Chapitre 17 - Hailey

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***

La chambre éclairée par le clair de lune, je regarde Alec dormir dans le lit que nous partageons désormais. Il semble si serein, un sourire sur ses lèvres qui appellent à la luxure. Après ma petite crise au salon de tatouage, nous avons passé la soirée à discuter. Je lui ai dit pour mon rendez-vous chez la psy, et il a eu l’air rassuré que je me fasse aider par un professionnel. Il m’a fait part de son envie d’inviter mes parents ici, chez nous, m’a-t-il dit.

Cet homme est un ange tombé du ciel. Je crois en lui, au fait qu’il soit ma rédemption. J’espère juste ne pas le faire tomber en état de damnation avec moi.

Les effets de manque commencent à se faire de plus en plus ressentir.

Je veux une ligne. J’ai besoin d’une ligne.

Je transpire et enlève les draps qui me recouvrent. L’envie de vomir est de plus en plus présente, aussi je me lève précipitamment en direction de la salle de bain pour y rendre le peu que j’ai si difficilement, réussi à ingurgiter.

Accroupie devant les toilettes, alors que je régurgite encore et encore tripes et boyaux, je sursaute quand une main chaude se pose sur mon dos.

Il me transmet sa chaleur dans mon corps pris de tremblements. De son autre main, il attrape mes cheveux qui collent à mon front et tient le tout en queue de cheval derrière ma tête.

Après plusieurs minutes, plus rien ne sort, même pas de la bile, alors je m’assieds en boule contre le mur. J’ai chaud, très chaud, mais ma carcasse grelotte comme si elle était dans un igloo.

La chaleur s’estompe lorsqu’Alec humidifie mon visage délicatement avec un gant. Un soupir de soulagement s’échappe de mes lèvres.

Prise de honte, je n’ose pas le regarder. Je dois faire peur à voir, je ne veux pas voir une lueur de pitié dans son regard. Je ne le supporterai pas.

Des larmes silencieuses dévalent le long de mes joues sans que je ne puisse les contrôler. Je sens la chaleur de son corps se rapprocher de moi, juste avant de me prendre dans ses bras réconfortants.

Soudain mon corps lâche prise et je suis saisie d’un énorme sanglot, suivie rapidement par des convulsions.

Ses paroles réconfortantes me parviennent sans que je ne puisse réellement les entendre. Je n’arrive plus à contrôler mes muscles qui tremblent tellement fort.

Ses mains prennent mon visage et le relève vers lui. Nos yeux s’ancrent, ses lèvres bougent. Au bout de longues secondes, j’arrive à me focaliser sur les sons qui en sortent.

— Hailey, respire. Fait comme moi. Souffle-t-il

Il inspire profondément, doucement, puis libère son souffle lentement. Il recommence l’opération deux fois, avant que je calque ma respiration à la sienne.

Mon cœur qui battait si fort, reprend progressivement un rythme lent.

Alec, rassuré, se redresse et me tend ses mains que je prends sans hésitation. En me relevant, mes jambes flageollent alors que je m’écroule au sol. Il se baisse à nouveau, passe son bras autour de ma taille pour me maintenir tout contre lui, avant de m’entraîner vers la salle de bain. Une fois devant la douche, il ouvre le jet d’eau de sa main restée libre, puis retourne son attention sur moi et m’enlève mon t-shirt que j’avais passé pour la nuit, mais qui a été sali par les vomissements. Mes yeux détaillent tous ses gestes. Il sont doux et assurés. Son regard quant à lui exprime toute la tendresse qu’il a pour moi.

Qu’ai-je fait pour mériter un homme si attentionné, si patient avec moi ?

Il me place dans la douche, et entre derrière moi, encore habillé pour éviter que je ne tombe.

Je le vois s’affairer autour de moi, une odeur boisée se dégage du tube qu’il vient d’ouvrir. Ses doigts commencent à me masser le corps avec le gel douche. Son toucher est délicat, le parfum enivrant. Quand il finit de me laver de tous les fluides nauséabonds qui pouvaient rester sur moi, il coupe l’eau et nous sortons. Il entoure une serviette autour de moi, tout en continuant de me maintenir. Sous son bras, il tient une autre serviette, et nous prenons la direction de la chambre.

Tout se déroule dans un silence pesant. J’ai bien vu à son regard qu’il était triste et démuni, mais aucune parole réconfortante n’arrive à sortir de ma bouche.

Alec me fait asseoir sur le bord du lit, part chercher un t-shirt dans la penderie qu’il me tend et que j’enfile à la hâte. Il en profite pour se sécher et se changer également.

Epuisée, je m’allonge sous les draps. Je sens sa chaleur et son odeur se glisser derrière moi avant qu’il m’enlace.

— Merci.

C’est le seul mot qui arrive à sortir de ma bouche, alors qu’il y aurait tellement plus à dire. Il m’embrasse le cou et ressert sa prise.

Je prends conscience, enfin, que la pente va être longue à remonter. J’espère ne pas emmener cet homme dans les tréfonds de mes malheurs.

C’est sur ces pensées que je m’endors, vidée de toute énergie.

Des bruits provenant du salon me sortent de mon sommeil. J’ai la tête comme dans du coton. Mes yeux peinent à s’ouvrir.

Je me fais violence et sort du lit, les yeux toujours à moitié fermés. Je manque de tomber à plusieurs reprises et atteins, non sans mal, la porte de la chambre.

Les voix se font plus précises, ce sont celles d’Alec et de mon père.

Je reste stupéfaite quelques secondes devant eux.

— Hailey ! Ma chérie ! Je suis si content de te voir !

Il s’approche rapidement, et m’enlace. Mes muscles se figent, puis se détendent aussi vite quand son odeur réconfortante parvient à mon nez et je lui retourne son étreinte.

— Moi aussi papa.

— Alec m’a appelé pour qu’on puisse passer l’après-midi ensemble.

Je me retourne vivement sur mon tatoueur, le regard noir. Sentant l’orage arriver, il évite mon regarde, préférant regarder ses pieds.

— Tu veux dire pour me chaperonner ? crié-je à moitié.

Ils me fixent, tous deux surpris par mon ton agressif.

Alec se rapproche de nous à grandes enjambées et plante ses yeux déterminés dans les miens.

— Ecoute ma puce, avec la crise d’hier soir je ne peux pas te laisser toute seule. Je dois aller au salon dans dix minutes et tu as ton rendez-vous chez la psy. J’ai un tatouage que je ne peux pas annuler, alors, oui, je préfère que ton père soit avec toi.

Mais merde ! Je sais bien que c’est pour moi, mais ce matin je n’arrive pas à supporter son côté moralisateur, et encore moins qu’il ait fait ça derrière mon dos, sans même m'en parler. Comme si j’aurais refusé directement, que je ne sois pas à même de prendre de bonnes décisions. J’ai l’impression qu’on me traite comme une gamine, mais j’ai franchement passé l’âge ! Je n’ai pas besoin que l’on couve sur moi comme sur un poussin.

Je les fusille du regard, les bras en l’air et crie :

— Puisque je n’ai pas le choix !

Je me retourne avant même qu’aucun des deux ne puissent dire un mot ou faire un geste et je m’enferme dans la salle de bain. J’ai envie de me retrouver seule. Et tant pis si ça les vexe.

Des coups sont portés au chambranle de la pièce d’eau, mais je décide de les ignorer.

— Ma puce, s’il te plaît ouvre moi, m’implore Alec.

Je pose ma main sur la poignée, hésite quelques secondes. Je l’entends souffler de son côté, puis des pas s’éloignent et la porte d’entrée claque.

Les larmes se déversent sur mes joues. Je ne comprends pas ma réaction. J’ai un mec en or. Il m’accepte malgré tout ce qu’il m’est arrivé, et je trouve le moyen de tout foutre en l’air.

***

Je sors du cabinet du Dr Mc Carty. Au début je ne savais pas comment agir alors je suis restée pendant presque cinq minutes sans une parole. Puis tel un torrent, les mots se sont déversés de ma bouche. J’ai enfin pu parler des sévices, des viols à répétition, des coups, de la drogue sans ressentir de la gêne, de la honte ou de la culpabilité. Elle m’a écoutée, m’a posée quelques questions, mais aucun jugement. On a mis en place une thérapie cognitive-comportementale avec un groupe de soutien, du même genre que les Alcooliques Anonymes. Cependant j’ai refusé de prendre un traitement de substitution. Je refuse de prendre une quelconque substance.

Mon père m’attend, tout sourire, devant l’immeuble de la psy. Il me tend une tasse chaude.

— Qu’est-ce que c’est papa ?

— J’ai pensé qu’après ton rendez-vous tu aurais besoin de quelque chose de réconfortant.

Je fais la grimace en repensant à ses jus de légumes abjects que nous buvions quand je vivais encore chez eux.

Ma mimique le fait marrer, et tout en secouant la tête, il répond à ma question silencieuse.

— C’est un bon chocolat chaud avec des chamallows, comme tu les aimais avant.

Je souris en repensant à toutes ces fois où il débarquait dans ma chambre alors que j’étais triste après l’école. Je n’avais pas besoin de lui dire si oui ou non ma journée avait été affreuse, qu’il me réconfortait avec son chocolat chaud, son sourire, ses câlins et ses histoires.

Je bois ma boisson, tandis que nous reprenons le chemin de l’appartement dans un silence rassurant. J’avais oublié combien les mots étaient inutiles avec lui. Il lit encore aussi facilement en moi qu’auparavant. C’est bon de savoir que certaines choses n’ont pas changé.

En rentrant, Alec est là, un sourire timide plaqué sur ses lèvres pleines. Je me plonge dans son regard pétillant, m’approche de lui, tout en prenant ses doigts, je lui chuchote un pardon tout en effleurant sa bouche. Un raclement de gorge et des gloussements me parviennent, lorsque tout en me retournant j’aperçois Betty, Wyatt et T.J.

Je hurle de joie et saute dans les bras de mes amis. Que je suis heureuse de les revoir ! Ils m’ont tellement manqué !

Mon père nous souhaite une bonne soirée et s’éclipse avant que je lui fasse promettre d’embrasser maman de ma part.

La soirée se passe à merveille. Moi, lovée dans les bras d’Alec, Betty sur les genoux de Wyatt, et T.J. qui se plaint de tenir la chandelle. Nous ne manquons pas de le charrier sur le sujet.

Cette soirée est un bon divertissement aux souvenirs que j’ai dû aborder cette après-midi. J’avais besoin de ce moment d’insouciance, de vivre comme une jeune de femme de vingt-un an.

Les invités partis, nous rangeons rapidement les cadavres de bière et les cartons de pizza. Alec est silencieux depuis que nos amis s’en sont allés, et ce silence m’affecte. Je m’approche de lui, et décide alors de briser cette tranquillité pesante.

— Alec ? Quelque chose ne va pas ?

Il noie son regard dans le mien pendant que ses mains attrapent les miennes. Il soupire avant de me répondre :

— Ça va mieux. Je ne vais pas te mentir, que tu me rejettes comme tu l’as fait tout à l’heure, ça a été dur à gérer.

Mes doigts se resserrent sur les siens. Je me refuse de pleurer, malgré les larmes aux commissures des yeux, car effectivement, il a toutes les raisons d’être blessé. Je n’ai pas été correcte avec lui, alors que de son côté il fait tout pour que mon retour à la vie se fasse dans la douceur.

— Je suis sincèrement désolée. Je ne sais pas ce qui m’a pris tout à l’heure.

Je commence à faire les cent pas devant lui tout en essayant de canaliser ce que je veux dire.

— Les choses sont de plus en plus difficile pour moi à gérer, commencé-je. Tu es absolument génial avec moi, je le sais. Et j’ai vraiment été une ordure tout à l’heure.

Il ouvre la bouche pour me répondre, mais je m’arrête deux secondes lui intimant de se taire pour me laisser continuer. Puis je poursuis ma tranchée qui commence à se former sous mes pas.

— Laisse moi continuer Alec. C’est pas évident ce que j’ai à dire. J’ai du mal à trouver mes mots, c’est tellement embrouillé dans ma tête, alors ne me coupe pas la parole s’il te plait… Cette nuit et encore plus cette après-midi, après mon rendez-vous avec la psy, j’ai pris conscience des choses. Qu’il fallait que je me fasse aider. Que la route serait longue, semée d’embûches. J’ai beaucoup plus de choses à gérer que ce que je n’imaginais. Mais j’ai confiance. Je commence après demain une thérapie avec un groupe de soutien. Mes séances avec la psy sont programmées une fois par semaine. Mais surtout, j’ai confiance car tu es là. Tu as toujours été là...

Ma voix se brise sur la dernière phrase. Il s’élance et m’enlace fort contre lui. Les larmes inondent mon visage, et avant même que je réfléchisse, les mots sortent tout seuls de ma bouche.

— Je t’aime, Alec

Ses mains prennent mon visage en coupe. Son regard humide ne laisse aucun doute sur ses sentiments à mon égard. Il se jette sur mes lèvres, tel un assoiffé. Sa langue entreprend la mienne dans une danse impudique. La chaleur monte vite dans le creux de mes reins. J’attrape son t-shirt que je fais passer rapidement au dessus de sa tête, tandis qu’il réserve le même sort à ma robe et la fait voler. J’ai envie de plus, très vite. Les dernières frustrations s’envolent au fur et à mesure que ses doigts se baladent, appréciateurs, sur mon corps. Ils s’éternisent sur mes seins durcis et en pince un de mes tétons de ses deux doigts. Sa bouche descend le long de mon cou dans une cascade de baisers. Il agrippe mes fesses et me soulève. Mes jambes s’enroulent naturellement autour de ses hanches, tout en frôlant sa queue qui a plus que besoin d’être libérée de son étau. Tout en marchant vers la chambre, sa bouche attrape mon mamelon au travers de la dentelle de mon soutien gorge. Mon corps se cambre sous sa douceureuse torture, amenant ma tête en arrière. Un grognement sort de sa bouche alors que je me frotte à son entre-jambe.

— Oh putain Hailey arrête ça où je te prends direct !

Sa phrase déclenche en moi une myriade de picotements dans tout mon corps. Joueuse, je bouge encore plus fort mon bassin.

Il me lâche d’un coup pour attraper un préservatif dans la table de chevet, et je rebondis sur le matelas tout en rigolant.

Quand il revient face à moi, je déboutonne son jean, attrape le rebord du pantalon et de son caleçon puis descends les deux tissus en une fois jusqu'aux chevilles.

Sa queue est droite, fière, devant moi. Je me lèche les lèvres, avant de passer le bout de ma langue sur son gland, comme on ferait avec une glace. Je le regarde droit dans ses yeux enfiévrés, tout en prenant son sexe entièrement dans ma bouche. Après seulement deux va et vient, il m’arrête et enfile le bout de plastique. Je me recule pour lui laisser de la place sur le lit, mais il en décide autrement en m’attrapant par les chevilles et me ramène droit sur lui. Il me pénètre de toute sa longueur, puis ressort entièrement. Il recommence une fois, deux fois, trois fois, me faisant haleter à chaque coup de butoir. L’orgasme me prend par surprise à sa nouvelle pénétration, alors que d’un mouvement ferme, sans même me permettre de me remettre de mes émotions, il me retourne sur le ventre. Son bras passe sous mon ventre pour me redresser à la bonne hauteur. Il me pilonne de plus en plus vite, de plus en plus fort, ses soupirs rauques dans mon dos. Je suis prise de nouveaux spasmes de plaisir alors que je le sens jouir dans un cri. Il s’écroule sur moi, tout en prenant soin de ne pas m’écraser. Ses lèvres caressent mon épaule avant d’attraper mes lèvres pour un énième baiser, plus doux, plus intense.

Comme à chaque fois depuis que nous faisons l’amour ensemble, il se dirige vers la salle d’eau pour se libérer du préservatif et revenir avec un gant. Je le regarde me nettoyer de mes fluides de jouissance. Le voir faire, aussi délicat, à un côté très érotique. Alors qu’il se redresse pour me donner un t-shirt pour dormir, je lui attrape le poignet, et l’embrasse. Je l’embrasse comme jamais je ne l’ai fait.

Il prend place derrière moi sous les draps. Il me chuchote à l’oreille un je t’aime avant de mettre son nez dans mon cou.

Je me réveille en sursaut dans la nuit. Je suis persuadée d’avoir entendu du boucan et des rires dans l’appartement.

J’essaie de réveiller Alec, mais celui-ci dort à point fermé, et ne daigne même pas ouvrir les yeux.

Je me lève du lit, et discrètement j'atteins le salon. Je n’ai pas besoin de lumière, celle de la ville entre par les fenêtres sans volets. Je ne vois personne. Les voix se font plus distinctes provenant de la cuisine. Je m’y dirige, toujours à pas feutrés, mais une fois passé le pas de la porte, plus un son. Je secoue la tête, personne non plus ici. Les voix reprennent dans la salle à manger.

Merde, comment j’ai pu les rater ?

J’attrape un couteau de cuisine avant de me diriger de nouveau dans la pièce à vivre. J’essaie de toutes mes forces de ne faire aucun bruit, mais je suis arrêtée net par un rire qui me glace le sang.

Il est là. Le Cerbère.

— Alors salope ! Tu croyais t’en tirer comme si de rien n’était ?

Comment a-t-il pu me retrouver ? Le FBI m’avait pourtant garanti qu’il ne sortirait pas de prison.

Mon corps est pris de frissons alors qu’il se rapproche dangereusement de moi. Je tiens le couteau de mes deux mains, fermement, devant moi alors que mon regard se dirige vers la porte de ma chambre.

Ce chien des Enfers voit mon manège et éclate d’un rire sans joie, d’un de ceux qui font peur.

— On va faire un deal toi et moi. Tu vas me sucer et je vais te baiser comme la sale pute que tu es, ou je tue ton gigolo devant tes yeux.

Il est maintenant si près de moi. Son odeur nauséabonde me donne la nausée.

Il avance d’un pas et son bras se tend pour attraper ma lame.

J’entends au loin la voix d’Alec m’appeler. Le biker me lance un rictus qui me fait froid dans le dos. Des gouttes de sueur perlent dans mon dos et sur mes tempes. Comme prise de démence, n’écoutant que mon courage, et mon besoin de sauver l’homme qui est tout pour moi, je me jette sur lui, le couteau en avant. Je touche ma cible deux fois. Son corps sous le mien ne bouge plus.

Je me recule contre le mur, tenant l’arme tout contre moi, comme si ma vie en dépendait. Je me met à crier de soulagement. Je hurle toutes ces années, puis les beuglements se transforment en sanglots. Je suis en transe et tremble de tout mon être.

Au loin, des gens tambourinent à l'entrée, des sirènes de polices se joignent progressivement au vacarme entêtant. Mais je n’entends plus rien. Mon âme est partie loin de son enveloppe. La porte, d’un coup, explose. Des agents arrivent, et essaient d’évaluer la scène. J’entend vaguement des secours demandés. Une femme en uniforme se penche sur moi et me retire délicatement des mains l’arme du crime.

Je prends à cet instant conscience de toute l’ampleur de mon acte. La bile remonte dans mon œsophage. J’ai juste le temps de tourner la tête pour ne pas me vomir dessus.

Mon Dieu j’ai tué un homme !

Je porte un regard sur moi, je suis recouverte de sang. Mais pas du mien, je n’ai aucune douleur. Mes yeux trouvent le corps allongé, inerte, au sol.

Et là tout s’écroule.

Ce n’est pas le Cerbère qui gît dans une mare rougeâtre et visqueuse. C’est Alec.

Ma vue se couvre des ténèbres. Mes jambes ne me portent plus. Je suis engloutie par les Enfers.

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