Chapitre 15 - Alec

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***

Pendant de longues minutes, j’ai observé Hailey. Là, nue, dans mon lit. Elle est parfaite, si belle, malgré ses traits tirés et son corps amaigri. J’aimerais que ce moment ne s’arrête jamais. Mais je sais que les prochains jours vont être difficile pour elle. J’ai essayé de rester fort quand elle m’a raconté tout ce qu’elle avait vécu. Et il va falloir que je le sois pour deux avec son témoignage à faire et le procès à venir. Il faudra aussi qu’on voit pour une cure de désintox, je ne vais pas être tranquille si je dois la laisser seule à l’appart, surtout que je ne pourrais pas prendre plus de jours de repos au salon, sinon Tyler va craquer à un moment donné.

Je me lève, enfile mon caleçon, pour aller fumer une clope à la fenêtre.

Putain ! Pendant trois ans ces fils de pute l’ont violée et torturée ! J’espère qu’ils vont prendre perpet. La dose létale serait juste trop douce pour ces enfoirés !

Je tire une taffe sur ma cigarette. Je me décontracte au fur et à mesure qu’elle se consume. Je jette un coup d'œil à l’horloge, une heure trente du matin. Il serait peut être temps d’essayer de me pioncer, heureusement que mon premier client n’est qu’à quatorze heures, sinon je serais vraiment claqué. Et même s’il m’est déjà arrivé de peu dormir avant un tatouage, j’aimerai accompagner ma puce à son entretien avec le FBI. Je sais d’avance que ça va être une matinée de merde. J’écrase le mégot dans le cendrier et retrouve ma chambre. Je me glisse tout contre le corps chaud d’Hailey, ma main entoure sa taille, et je m’endors le nez dans sa nuque à me repaître de son odeur.

Des mains caressent mes côtes et redessinent mes tatouages. Je réprime un frisson quand des doigts s’attardent sur l’élastique de mon caleçon. Ils se déplacent dessous et empoignent mon érection matinale pour glisser de haut en bas de ma queue. J’ouvre mes yeux et tombe sur ceux, gourmands, de ma belle blonde. J’effleure son téton de la pointe de ma langue alors que ma main descend le long de son ventre pour venir titiller son clitoris. Lorsqu'elle mordille sa lèvre, je me jette sur sa bouche alors un gémissement gronde dans ma gorge.

Des réveils comme ça j’en veux tous les jours !

J’attrape son bras pour qu’elle arrête sinon je vais jouir comme un puceau.

Je lui chuchote au creux de l’oreille :

— Je vais te faire l’amour ma puce. Je vais te faire jouir, te faire crier. Laisse moi m’occuper de toi, prendre soin de toi.

Ses yeux deviennent si noirs sous mes mots crus, que je crains un instant d’être aller trop loin. Mais lorsqu’un sourire carnassier apparaît sur ses merveilleuses lèvres, je sais que j’ai son feu vert.

Alors je lui saute dessus, comme un affamé. Jamais je ne pourrais me passer d’elle. Mes sentiments sont bien plus fort qu’un amour de gosse ou un problème de culpabilité. Je ferai tout pour lui rendre son avenir meilleur. Je la traiterai comme une princesse.

Je lui fais l'amour tendrement. Mes gestes lui montrent tous mes sentiments, les mots que je ne peux dire pour le moment.

***

En bas de l’immeuble du FBI, Hailey se ronge les ongles. Le stress a pris place dans chacun de ses gestes et regards. Je passe mon bras sur ses épaules, l’attire à moi, pour essayer de l’alléger du poids qui pèse sur celles-ci. Elle s'agrippe à mon t-shirt comme à une bouée de sauvetage.

— Reste avec moi, s’il te plaît.

Sa voix est faible, je la sens défaillir. J’attrape alors ses hanches et la colle contre moi.

— Je ne te lâche plus ma puce. Je resterai avec toi. Je serais comme un pot de colle, une sangsue, un boulet à ton pied.

Je la sens sourire contre mon torse.

— Allez viens, plus vite on y va, plus vite ce sera fini.

Nous passons les portes du bureau fédéral et attendons à l’accueil, après un passage à la machine à café, que les agents Martin et Cruz nous appellent.

Accrochée à mon bras, elle triture ses doigts. Je lui caresse les cheveux avec la volonté de l’aider à déstresser.

Son corps se rigidifie lorsque deux femmes arrivent à l’accueil. Elles se retournent en sentant le lourd regard de ma puce.

Toutes les trois se fixent, et je reste interloqué, passant mes yeux d’Hailey à la grande rousse et la petite brune qui nous font face.

Elles avancent vers nous, et ma jolie blonde se lève de son siège, me lâche en même temps.

Les trois femmes, si différentes les unes des autres, se prennent dans les bras et pleurent silencieusement.

Je n’ose pas déranger ces retrouvailles et attend en silence, dans mon coin. En les regardant, j’essaie de deviner ce qui les réunis. Puis je fais vite le rapprochement entre la convocation d’Hailey, la présence de ces deux femmes et leurs émotions.

Au bout de quelques minutes de pleurs silencieux, ma puce se retourne vers moi, un sourire ému aux lèvres. Elle me tend la main pour que je l’attrape, et lorsque mes doigts s’entrelacent aux siens, elle prend la parole :

— Alec, je te présente Kim et Lauren, les filles, voici celui qui a fait en sorte qu’on nous libère de cette grosse merde.

Les deux paires d'yeux se braquent sur moi, je hoche la tête pour les saluer. Les larmes chutent de plus belle alors qu’elles m'étreignent tout en me remerciant.

Assez mal à l’aise, je me fige, n’osant bouger. Elles se détachent rapidement lorsqu’elles sont appelés par des agents du FBI.

Le regard de ma jolie princesse coule sur moi puis elle pose sa tête contre mon torse.

L'entretien avec Cruz et Martin a été difficile pour ma puce. On nous a présenté le procureur fédéral qui s'occupe de l'affaire. Au début ils ne voulaient pas que j'assiste à l'entrevue, mais ils ont vite compris qu'Hailey ne les suivrait qui si j'étais présent, alors ils ont rapidement déclaré forfait.

C'est qu'elle a un sacré caractère quand elle s'y met ma princesse. Et j’aime ça quand elle s’affirme. Ça la rend plus que sexy.

Devoir entendre à nouveau tout ce qu'elle a subi, dans les moindre détails a été difficile. Mais ça l'a été encore plus pour elle. Nous avons appris que le procès aurait lieu d'ici quelques semaines. Mais vu les chefs d'accusation, enlèvement, séquestration, proxénétisme, trafic de drogue et d'être humain, ils devraient prendre plusieurs années de prison.

Le retour vers la voiture se fait dans un silence de plomb. Je ne comprend pas pourquoi elle a refusé de voir une psy que lui a proposé le FBI, et à priori ce n'est pas la première fois. J’ai essayé d’aborder le sujet, mais elle s’est renfermée instantanément. J’ouvre la portière et la referme une fois qu’Hailey s’est assise. Je fais le tour de ma caisse et souffle un bon coup, pour évacuer la tension qui monte en moi, avant de m’installer devant le volant.

Elle a le regard perdu vers la fenêtre. Une larme s’échappe de ses paupières lorsqu’elle les ferme. Alors je prends sur moi pour ne pas lui parler pour le moment, mais il est hors de question qu’elle reste comme ça sans en discuter à quelqu’un qui saura l’écouter et l’aider.

Je démarre la voiture puis me dirige vers le salon de tatouage. C’est inconcevable qu’elle soit seule après tout ce qu’elle a dû revivre, j’ai donc décidé qu’elle passera la journée avec moi. Au moins je suis sûre qu’elle ne fera pas de conneries.

Je me gare sur le parking du shop. Comme Hailey ne réagit pas, je presse doucement sa cuisse.

— Ma puce, on est arrivé.

Elle tourne sa tête vers moi et cligne des yeux plusieurs fois pour sortir de ses pensées. Elle regarde autour d’elle avant de demander :

— On est où ?

— J’ai des tatouages à faire cette aprem. Alors au lieu de rester seule, je me suis dit que ce serait mieux si tu restais avec moi.

— Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire toute l’après midi si tu bosses ?

— On a une super salle de pause avec un canapé très confortable, un babyfoot et flipper.

Je vois bien qu’elle n’est pas tellement ravie, mais je ne lui laisse vraiment pas le choix.

— Et puis, je n’ai pas du tout envie de te laisser seule à l’appart. Je te veux à côté de moi. Je te l’ai dis Hailey, je ne te lâche plus.

Elle me sourit timidement et je dépose mes lèvres sur les siennes pour un baiser chaste.

— Allez vient ma puce, tu verras ça va être sympa. Et puis je vais te présenter à Tyler. Tu verras c’est un mec super sympa. J’ai juste à déposer mes affaires et après on va manger un petit truc.

Je sors et lui ouvre sa portière en lui tendant la main, qu’elle prend au bout de quelques secondes d’hésitation.

Nous rentrons dans le salon de tatouage. Tyler se tient dans une banquette en train de griffonner un dessin. Il relève les yeux dans notre direction. Il se lève et me tape sur l’épaule, son éternel sourire aux lèvres. Hailey, quant à elle, jette un regard à la ronde pour s’arrêter sur mon ami, tatoué quasi intégralement. Même son crâne chauve n’a pas résisté au dermographe.

— Ah un revenant ! Comment tu vas mon pote ?

— Nickel vieux. Je te présente Hailey. Hailey, voici Tyler, mon patron.

Il couve ma princesse de son regard enjôleur, un sourire en coin.

Monsieur le dragueur est de retour !

Il lui tend sa main tatouée pour la saluer.

— Salut poupée.

Elle lui sourit et serre ses doigts tout en le saluant timidement.

Je grogne et rapproche ma puce contre moi.

— Pas touche à ma nana Tyler !

Il lève les mains en l’air en signe de défaite et éclate de rire tout en reculant.

— Ok, ok j’ai compris. Qu’est-ce que tu fous là, tu n’as ton rendez-vous que dans une heure.

— Ouais, je sais. Je dépose mes affaires et on va aller manger un bout. Hailey va passer son aprem avec nous.

— Ah putain, je crève la dalle ! Je me damnerai pour un chinois ! J’allais justement commander.

Je me tourne vers elle, qui paraît se détendre au fur et à mesure au vu du sourire qu’elle me fait. Ses muscles sont moins tendus contre mon torse.

— Ça te va chinois, ma puce ?

— J’en salive d’avance ! me dit-elle en riant.

Tyler nous amène la carte du restaurant.

Nous commandons et dix minutes plus tard, il va chercher nos repas que nous engloutissons.

Après avoir manger, Tyler discute avec une cliente. Mes yeux se posent sur Hailey qui inspecte les dessins et photos des projets déjà réalisés accrochés au mur. J’aime qu’elle soit chez moi, ici. Qu’elle fasse partie de mon univers.

Je m’en vais chercher un carnet à dessin et des crayons de différents types pour les lui apporter. Je la retrouve sur la banquette dans la pièce principale du shop, là où nous venons de manger.

— Tiens ma puce, si tu veux passer le temps. Mon premier rendez-vous ne va pas tarder. Sinon, si tu préfères, tu peux venir me voir tatouer dans ma pièce.

Elle fixe le carnet. Troublée, elle n’ose bouger. Elle ne dit rien, pourtant j’aimerai tellement savoir ce qu’il se passe dans sa jolie tête. C’est sûre que ces dernières années, elle n’a pas dû beaucoup dessiner. Je me lève et lui dis doucement :

— Si tu ne veux pas, ce n’est pas grave.

Elle pose sa main sur mon bras pour me retenir.

— Donne moi ça, Alec. C’est juste que ça me fait bizarre, en plus je dois être toute rouillée.

Je me rassieds à côté d’elle, pose ma main sur sa jambe puis lui caresse du pouce.

— Vu le talent que tu as, ça va vite revenir, je te fais confiance.

Je l’embrasse tendrement avant de lui donner le matériel.

Une moto s’arrête sur notre parking et un motard passe le pas de la porte. Je me lève pour accueillir mon client du jour. Hailey se fige d’un seul coup. Son corps tout entier se met à trembler. Son regard s’affole. Sa bouche se déforme en voyant qu’elle ne peut pas fuir devant le biker. Terrorisée, elle recule au fur et à mesure que l’homme avance vers le comptoir. Puis elle s’enfuit en direction de la salle de repos tout en bousculant la cliente avec qui parle Tyler.

Il m'interroge d’un coup d’œil, mais je pars à la suite d’Hailey en m‘excusant rapidement. Je la retrouve assise contre le mur, les jambes repliées contre sa tête, ses bras autour. Elle pleure tout en se balançant.

Je me baisse et m’assoie à ses côtés. Je la prend dans mes bras, mais elle a un mouvement de recul. Ça me fait un mal de chien de la voir dans cet état. Je me foutrai des claques pour mon manque de discernement. Je n’avais pas pensé à l’éventualité qu’un simple biker puisse la mettre dans cet état.

Quel con ! Je suis vraiment un abruti !

— Ma puce, c’est moi. Regarde moi ma chérie. Tout va bien. Je suis là.

Je répète la même phrase une deuxième fois, puis une troisième.

Elle semble enfin entendre mes paroles et relève la tête dans ma direction. Le visage dévasté, les yeux remplis de larmes. Elle me saute dans les bras.

Je lui caresse les cheveux tout en continuant de lui chuchoter des mots qui se veulent rassurant.

***

Je suis désolée que ce chapitre ait été plus long à venir que d'habitude, j'ai eu une petite baisse de régime.

J'espère qu'il vous plaira. Qu'en avez-vous pensé ?

La suite devrait arriver plus rapidement si tout va bien ;)

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