Chapitre 14 - Hailey

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TW : Scène hot

***

Alec met fin à notre baiser. Je reprend ma respiration.

Je me sens tellement bien dans ses bras. Une sensation de plénitude me prend. Mon corps s'embrase quand ses obsidiennes me caressent le visage. C’est bien plus puissant que la sensation ressentie juste après un rail de coke. Je me sens vivante, libérée de mes chaînes.

Se pourrait-il qu'il soit ma nouvelle drogue ou mon antidote ?

Il se décale légèrement et me sonde quelques secondes, puis me demande :

— Qu’est-ce que tu aimerais manger ? Quelque chose qui t’as manqué.

Tout te manque quand tu n’as que du gruau aux repas tous les jours, pendant trois ans. Mais il a déjà tant fait pour moi, je ne peux pas lui faire la réflexion, se serait mal venu. Il doit ressentir mes pensées, car il enchaîne, embarrassé, la main dans ses cheveux.

— Quel con ! Désolé je n’ai pas réfléchi.

Je pose une main rassurante sur son bras, qui frissonne instantanément.

— Ce n’est pas grave Alec, n’importe quoi m’ira très bien. Aujourd’hui ça peut être burger par exemple, et demain autre chose, lui dis-je un sourire aux lèvres.

— Ok, va pour un burger ! Tu veux qu’on prévienne Betty et Wyatt ?

Bien que j’adore Betty, j’ai envie d’être au calme, j’ai eu mon quota d’émotions pour la journée.

— Si on ne pouvait être que tous les deux, je suis un peu fatiguée. A moins que tu préfères vraiment qu’ils soient présent.

— Non, non. Ne t’inquiètes pas, ma puce.

Ma puce …

Des papillons s’éveillent dans mon ventre quand je l’entend m’appeler comme ça.

Je me lève, et il fait de même.

Son regard se pose sur moi et me détaille de haut en bas.

— On commande et j’irai les chercher, parce qu’il est hors de question que tu sortes avec mes fringues sur le dos. Je garde ça pour moi.

Il pose ses mains sur mes hanches et me colle à lui.

Je souris intérieurement. Son côté possessif me fait fondre. Puis après un léger bisou sur le nez, il s'en va chercher la carte et nous passons commande.

Tout en attendant Alec parti chercher notre repas, j'essaie de m'occuper comme je peux en faisant un peu de vaisselle et en rangeant l'appartement.

Je repense au goût de sa bouche, de sa douceur, à sa langue jouant avec la mienne, de ses mains sur moi qu'ont provoqué toute une envolée de papillons, sensation jusque là oubliée.

Puis-je réellement croire qu’il éprouve autant de sentiments à mon égard ? Sa façon d’être avec moi me pousse à ne pas douter de lui. Mais tant d’années captive ne m’ont clairement pas fait que du bien sur le sujet “estime de soi”. Déjà qu’avant ça, j’avais du mal à m’ouvrir aux autres, alors maintenant c'est encore pire. Avec Betty et T.J, j’ai toujours pu être moi, sans filtre. D'ailleurs, en sera-t-il de même encore maintenant avec eux ?

Ma meilleure amie semble faire confiance à Alec. Peut-être devrai-je juste croire que la vie n’est pas que tristesse et désillusions ?

Tout à coup la sonnette de l'entrée retentit m’extirpant de mes pensées.

J’ouvre en rigolant.

— Tu as oublié tes clefs Alec ?

Découvrant Kate sur le pas de la porte, je me fige instantanément. Une boule d'angoisse se forme dans ma gorge. Lorsqu'elle m'aperçoit, son sourire s'efface immédiatement pour se transformer en une grimace de colère. Ses yeux me détaillent et quand son regard bloque sur le t-shirt et le short d’Alec, il se transforme en mitraillette, prêt à faire feu.

Ok Hailey, zen.

Elle ne pensait clairement pas me retrouver ici, affublée des fringues qu'il m'a prêté. Rappelle toi qu’il faut faire confiance à Alec et à ses mots. Tu n’as aucune raisons de douter de lui. Contrairement à celle qui t’a balancé tout un tas de conneries plus tôt dans la journée.

— Qu’est-ce que tu fous chez mon mec ? me crache-t-elle au visage.

Je lève un sourcil, agacée qu’elle continue à vouloir continuer sur cette voie.

— Ton mec ? Vraiment ? C’est pas l’impression qu’il me fait. Il faudrait peut-être arrêter de rêver éveillée, ché-rie.

J'articule bien chaque syllabe du dernier mot.

Tant pis pour la zen attitude, elle m’agace vraiment trop !

Je ferme la porte, mais son pied bloque, et elle la repousse fermement me faisant légèrement reculer.

Elle enrage tellement, que si on était dans un vieux cartoon, de la fumée sortirait de ses oreilles. Je souris en l’imaginant dans une scène pareille. Elle me pousse, pas vraiment fort, mais perdue dans mes pensées, je n’ai pas eu le temps d’anticiper son geste venir, que je me retrouve les quatre fers en l’air.

Elle me saute dessus. Littéralement. Mes poumons se vident sous son poids.

Abasourdie, la colère prend le dessus, je commence à me relever pour lui rendre ses coups.

Elle espère faire peur, ou mal à qui ? J’ai eu à faire à plus coriace ces dernières années.

Je commence une prise pour la retourner d’un coup, lorsque le corps de Kate est soulevée de terre.

Je remarque un sachet d’une chaîne de burger à quelques mètres de moi quand je suis remise sur mes pieds, plus vite qu’il n’en faut pour dire ouf. Je n’ai pas besoin d’avoir les yeux ouvert pour savoir que c’est Alec qui me tient entre ses bras. Son parfum parle pour lui, celui qui me rassure tellement. Blottie contre lui, je me repais de son odeur musquée. Il se recule de quelques centimètres pour me jeter un coup d’œil et s’assurer de mon état. Arrimée à son regard ténébreux, nous nous plongeons dans une bulle réconfortante.

— Ça va ma puce ?

Ses doigts caressent la partie anguleuse de ma mâchoire et de ma joue.

J’acquiesce en hochant la tête. Puis tel un chewing gum qui explose, notre bulle éclate.

— Ma puce ?! Ma puce ?! hurle l’hystérique. Elle est revenue depuis à peine une journée qu’elle a déjà son petit surnom, alors que moi tu ne m’as jamais appelée comme ça en six mois ? Comme si elle comptait plus que moi ?

Elle se dirige de nouveau dans ma direction, menaçante, les poings serrés, prête à frapper, mais Alec se met entre nous, pour la stopper. Il lui attrape les bras et les maintient fermement.

— Tu ne la touches pas ! gronde-t-il d’une voix qui ne veut aucune contestations. Tu lui as assez fait de mal à lui raconter des conneries à notre sujet !

Elle le regarde stupéfaite. Des larmes apparaissent aux coins de ses yeux. De la voir ainsi, j’aurais presque mal pour elle-même. Si Alec me parlait avec ce ton dur et sans sentiments, je ne serais sûrement pas mieux qu'elle.

— Alec ? Qu’est ce que tu fais ? Elle détruit tout entre nous. C’est elle ou moi ! ajoute-t-elle avec aplomb.

Un rire moqueur sort de la bouche d’Alec.

— Mais il y n’y a jamais rien eu de sérieux entre nous Kate, fait-il tout en la repoussant jusqu’à la porte. Tu peux sortir de chez moi maintenant. On ne te retient pas.

Et sur ses dernière paroles, il claque la porte derrière lui, ne laissant aucune opportunité à Kate de répondre.

Il se retourne vers moi, le regard désolé, s’avance, puis pose ses mains sur mes hanches. L’air est électrique. Je le vois nerveux, voir anxieux de ma réaction, alors qu'une douce chaleur se diffuse à la base de mes reins. Je lui souris et pose mes lèvres sur les siennes, délicatement. Je sens ses muscles se détendre. Ses mains caressent mon dos, se glissant sous le t-shirt. Les miennes plongent dans ses boucles brunes.

Alec resserre sa prise et colle mon corps au sien. Le baiser se fait plus fougueux, passionné. Nos langues dansent ensemble dans un ballet effréné.

Nous nous détachons à bout de souffle.

Il me prend la main et me dirige vers la table. Je m'assieds.

— Est-ce que ça va ma belle ?

— Oui ça va Alec. Je n'ai rien je t'assure.

Je pose ma main sur la sienne pour appuyer mes propos et le rassurer.

— Je suis désolé du comportement de Kate.

— Alec c'est bon. Elle n'a rien eu le temps faire.

Rassuré, il s'en va chercher nos burgers et nous mangeons en discutant de tout et de rien. Il s'apaise et mon anxiété s'envole au fur et à mesure que l’ambiance se relâche. Ça fait un bien fou de redevenir une jeune fille, presque, insouciante de vingt et un ans.

Le repas fini, je m'occupe de débarrasser et de nettoyer la table, après avoir insisté auprès d'Alec qui voulait que je me repose. Je passe par la salle de bain pour me laver les dents. Alec a eu la gentillesse de m'acheter une brosse à dents neuve en allant chercher notre repas.

Je regarde mon reflet dans la glace, le visage est moins rond qu’avant, les joues sont creusées par le manque de sommeil, de nourriture. Mais sûrement aussi dû à la drogue. Un frisson me traverse la nuque. Il faut que j'arrive à gérer mes émotions, pour ne pas retomber dans cette merde. Ce n’est clairement pas la solution, j’ai fait peur à mes proches, ils ont assez souffert comme ça de mon absence. Y arriverais-je sans thérapie ? Alec, ma famille et mes amis me suffiront-ils ? Je me promet mentalement, qu’à la prochaine contrariété je contacterai la psychologue que les agents du FBI m’ont conseillé. J’espère simplement être assez forte pour le faire.

Après m’être débarbouillée et laver les dents, je sors de la salle d’eau. Je tombe sur Alec en train d’installer un drap et un oreiller sur son canapé. Mon cœur rate un battement. Je suis déçue, je pensais qu’on passerait la nuit ensemble. Je sais qu’il ne veut pas me brusquer, mais je ne suis pas en sucre.

C’est aussi mignon, que ça m’exaspère.

Il surprend mes yeux sur lui, alors je décide de prendre le taureau par les cornes. Je m’avance et attrape son oreiller.

— Qu’est-ce que tu fais Alec ?

Il n’ose affronter mon regard, et fait semblant de s’occuper du drap.

— Je vais dormir sur le canapé. Je pense que ce sera mieux.

Je dépose ce que j'ai dans les mains et m’approche de lui.

— J’aimerai qu’on dorme ensemble.

Mes mains caressent ses abdos sous son haut. Ses muscles se contractent et frémissent à chacun de mes passages.

— S’il te plaît, rajouté-je en me léchant la lèvre inférieure.

Ses yeux s’assombrissent en suivant le mouvement de ma langue.

— Tu es sûre ma puce ? Je ne voudrai pas précipiter les …

Je ne lui laisse pas le temps de finir sa phrase et fonce sur lui.

D’abord surpris, il se reprend rapidement, et ouvre la bouche. Ma langue s’invite pour reprendre sa danse commencée plus tôt. Ses mains se posent sur mes reins. Remonte le long de mes côtes tout en effleurant le galbe de mes seins pour redescendre le long de ma colonne vertébrale. Je soupire de plaisir lorsque ses dents mordillent mon lobe d’oreille. Son souffle chaud est saccadé quand il prend la parole :

— Si tu ne me dis pas d’arrêter maintenant, je n’y arriverai pas plus tard.

Pour seule réponse, je me recule légèrement, attrape les pans de mon t-shirt, le soulève et le passe par dessus ma tête.

Ses yeux s’obscurcissent quand il les pose sur ma poitrine et mon ventre.

Il me plaque tout contre lui, me faisant sentir l’effet de sa queue gonflée sous son jeans. Il se jette sur ma bouche, descend le long de mon cou. Un son étrange sort de ma gorge, je n’ai jamais ressentie une telle chose avec des caresses et des baisers. Ses mains attrapent mes seins. Il joue avec mes tétons, tantôt les caresse, tantôt les tire. Sous sa délicate torture, mon dos se cambre, lui laissant un meilleur accès. Ses dents attrapent un de mes mamelon, puis il vient le taquiner de sa langue.

Je gémis des sons de plus en plus fort. Alec se redresse, plonge son regard dans le mien. Mes doigts entourent sa nuque. Je m'approche pour l’embrasser. Nos dents s’entrechoquent sous l’excitation, que ni lui, ni moi, n'arrivons à maîtriser. Ses mains se déplacent vivement sous mes fesses et il me soulève tout contre lui. Mes jambes s’arriment autour de ses hanches, sans que nos lèvres ne se décollent.

Je sens, plus que je ne vois, qu’Alec nous amène dans la chambre, et ça se confirme lorsqu’il me dépose aussi délicatement que possible, compte tenu de notre agitation. Je me recule au fond du lit, plongeant mon regard dans le sien. Il se déplace tel un fauve au dessus de moi. En quelques petites seconde je me suis transformée en proie.

Tout en lui me prouve qu'il me veut, qu’il me désire.

— Je te le demande une dernière fois Hailey, après se sera trop tard, me fait-il de sa voix devenue si rauque qu’elle me fait frémir d’envie. Tu es sûre ?

Je me redresse pour lui faire face, m’approche de son oreille, le souffle court.

— Arrête de te poser des questions, je lui répond, aguicheuse.

Je soulève son t-shirt, mes baisers longent ses abdos, qui se contractent sur mon passage.

Mes doigts s’occupent des boutons de son jeans et plongent dans son caleçon qui retient prisonnier son sexe, jusqu’à ce que je le prenne en étau pour le caresser. Il est dur et doux comme du velour à la fois. Des soupirs gutturaux sortent de sa gorge au fur et à mesure de mes va-et-vient.

Il stoppe ma main, en l’attrapant dans la sienne.

— Doucement ma puce, je veux profiter de toi moi aussi.

Il m’allonge sous lui, son pouce frôle mon cou, ma poitrine, mon ventre qui se contracte, traçant une ligne de chair de poule. il attrape les élastiques de ma culotte et du short, puis les fait glisser le long de mes jambes. il reprend ses baisers le long de ma cheville et remonte sur mon mollet, l’intérieur de ma cuisse provoquant des décharges électrique dans le bas de mon dos. mes jambes s’écartent d’elles même pour lui laisser le passage à mon Mont de Vénus.

Il ne me quitte pas des yeux pendant que le bout de sa langue taquine mon clitoris, augmentant la chaleur dans mes reins. C'est si érotique. Son index puis son majeur s'insèrent dans ma moiteur.

Je me cambre quand il les crochette en moi, atteignant mon point G.

Mes pensées sont floues, savourant les sensations nouvelles qu’il me fait découvrir. Je halète de plus en plus vite, de plus en plus fort, jusqu’à ce qu’une vague de chaleur explose dans tout mon corps alors que mes mains attrapent le drap et resserrent leur poigne.

Alec se détache, créant un vide. Il me rejoint vite avec un préservatif qu’il se hâte d’enfiler sur son sexe bandé.

Ses obsidiennes plongées dans mes émeraudes, il se glisse en moi. La sensation est à la fois douce et oppressante. Il m’interroge du regard et je l’invite à poursuivre en levant mon bassin, pour l’enfoncer plus loin encore. Son corps contre le mien, il rentre, pour ressortir plusieurs fois, faisant connaissance de la plus sensuelle des manières. Il me pilonne de plus en plus vite, plus fort, nous rapprochant de l’extase.

Je me redresse et lui fait signe de s’allonger. Un sourire taquin aux lèvres, je m’installe à califourchon sur lui, je me pénètre de toute sa longueur dans un râle de plaisir. J’entreprend une danse lascive, le dos cambré, mes mains appuyées sur ses jambes derrière moi. Les siennes englobent ma poitrine et la caresse. Elles glissent ensuite pour atterrir sous mes fesses, imposant un rythme plus soutenu, jusqu’à ce que nous jouissons de délivrance, presque à l’unisson. Je m’allonge sur lui, déposant des baisers sur ses pectoraux, sa pomme d’Adam, pour finir par rejoindre ses lèvres pour une dernier baiser. Nos corps en sueur se détachent. Il enlève la protection qu’il noue.

Alec rejoint la salle de bain, la jette et revient avec un gant mouillé. Il entreprend de me nettoyer de nos fluides. Je m’endors de bien être sous les caresses du tissu humide. L’esprit enfin serein, depuis trois ans, l’impression d’être là où j’aurais toujours dû être.

***

Bonjour !

Tout d'abord je tenais à m'excuser, je n'arrivais plus à vous répondre, je ne sais pas pourquoi, du coup j'ai abandonné, mais ça à l'air de refonctionner.

Ce chapitre a mis du temps à venir, la dernière scène a été compliquée à écrire, alors j'espère qu'elle vous plaira.

Bon normalement Kate ne devrait plus les embêter.

A tout vite

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