Chapitre 12 - Alec/Hailey

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Alec

Porte toi bien

Mais quel con sérieux ?! Pourquoi lui ai-je dit ça alors que je mourais d'envie de la prendre dans mes bras et de l'embrasser.

De la voir entourée de ses parents, m’a rappelé combien j’étais fautif dans cette histoire. Je n’ai pas su la protéger cette fameuse nuit, et elle a été privée de cet amour parental, inconditionnel. De savoir qu’elle a vécu le pire, me rend totalement fou.

Assis dans ma caisse je frappe plusieurs fois sur le volant en repensant à son visage dévasté quand je lui ai dit ça. Elle a voulu paraître forte, mais j’ai bien vu à son visage qu’elle était ébranlée. Elle a beau eu le réflexe de se retourner pour pleurer à l'abri de mon regard, j’ai tout de même entraperçu les larmes couler sur ses joues.

Mais quel abruti !

Je souffle un bon coup, faut que j’aille me mettre la tête à l’envers. Au moment où je fais gronder le moteur de ma Cadillac 62, Wyatt ouvre la porte et se cale à côté de moi.

Il m’étudie longuement avant de me dire :

— Qu’est ce que tu fous ici ?

Je fronce des sourcils, putain il va me saouler, je le sens.

— Je me casse, ça se voit non ? Lui dis-je d’un ton cinglant.

— Ça je l’ai bien vu, mais pourquoi tu es ici dans ta voiture, alors que ça fait trois ans que tu la recherches comme un fou, et maintenant que tu l’as sortie de l’enfer, tu fuis ?

Merde, il me connaît trop bien, mais là, ça me gonfle, tout ce que je veux c’est oublier.

— Wyatt, ne commence pas s’il te plaît, grondé-je. Tout ce que je veux c’est me mettre minable pour le moment, soit tu viens avec moi et tu fermes ta gueule, soit tu descends !

Il soupire tout en secouant la tête de gauche à droite.

— Je viens avec toi, finit-il par dire. Hors de questions que tu boives sans moi mec.

Il peut dire ce qu’il veut, mais je vois bien son air inquiet.

Sans attendre plus longtemps je démarre en trombe. Quelques minutes plus tard, je me gare près d’un bar. Je descend de ma voiture et me dirige, sans un regard vers mon pote, vers l’entrée. Je m’atable au zinc, suivi de prêt par Wyatt.

Je commande un whiskey sec, que j’avale d’une traite. Le liquide ambré m’arrache une grimace en tombant dans ma gorge, mais j’en demande de suite un second. Mon camarade, sa bière à la main, pose ses yeux sur moi.

— Tu vas m’expliquer maintenant ?

Je souffle d’agacement, je ne suis pas venu ici pour parler de ça.

— Y a rien à expliquer, elle est libre, elle est avec ses parents, tout est bien qui finit bien, non ?

— Mais merde Alec, pourquoi t’es ici à te murger au lieu d’être avec elle ?

— Elle sera mieux sans moi Wyatt, je n’apporte que des problèmes.

Il secoue la tête, incrédule.

— Putain t’es vraiment un handicapé de l’amour toi ! Se marre-t-il. Betty voudrait que je te coupe les couilles.

Je hausse un sourcil, perplexe.

— Qu’est-ce que Betty a à voir là dedans ? Demandé-je complètement perdu.

— On était avec Hailey avant que je ne vienne te retrouver.

Je le vois hésiter avant de continuer. Il n’ose pas me regarder dans les yeux, ce qui est plutôt rare. J’en profite pour demander au barman un troisième verre.

— J’ai surpris une bribe de leur discussion. Je ne sais pas comment te dire ça. Mais Hailey était triste. Non, c’était pire que ça, ses paroles étaient “Je suis comme morte à l'intérieur sans lui”.

Il plonge son regard dans le mien

— Qu’est-ce que tu veux vraiment Alec ? poursuit-il.

D’apprendre ça c’est pire que de se prendre une claque dans la gueule. Tout ce que je voulais c’était la protéger, pas la détruire. Je l’aime trop pour ça. Putain j’ai merdé grave. Si j’étais chez moi j’aurais balancé ce verre contre le mur tellement je suis en colère contre moi même. Je prend mes cheveux dans mes mains et tire dessus de rage.

— Merde ! Je ne voulais pas ça ! grondé-je

Il me fixe, attendant clairement la suite.

— Je suis perdu Wyatt, lui avoué-je. Je ressens un truc fort pour Hailey. Ça me fait flipper tellement c'est puissant.

Il me sourit de toutes ses dents. Une vraie pub colgate à lui seul.

— Mais je ne lui ai apporté que des emmerdes, je reprend. Si j’avais su la protéger, elle n’aurait pas fini dans les mains de ces enfoirés ! Si je ne l’avais pas ramené chez elle ce soir là, elle n’aurait pas voulu m’aider quand ils me passaient à tabac.

Je me pince le nez pour éviter à mes traitresses de larmes de couler. Je tend mon verre à l’attention du barman et il me sers un nouveau verre.

— Mec, tu ne peux pas t’en vouloir de ça. En rentrant chez elle, elle aurait pu les rencontrer et cela aurait été pire car tu n’aurais pas pu les voir, et on ne saurait toujours pas où elle est. C’est toi qui l’a retrouvé, même si c’était un pur hasard. Tu as quand même risqué gros en t’enfermant avec elle dans la cabine de show privé. Tu as réussi à récolter des infos et garder ton calme. C’est toi qui a prévenu les flics. Alors tu peux bien vouloir prendre tous les malheurs du monde sur ton dos si ça te chante, si Hailey s’en est sorti, c’est grâce à toi !

Il tapote mon bras.

— Allez viens je te ramène chez toi. T’es pas en état de conduire.

Je lâche un billet sur le comptoir et suit sans broncher Wyatt.

Je ne pensais vraiment pas lui faire autant de mal. Ressent-elle la même chose que moi. J’ai longtemps pensé que les sentiments que j’éprouve pour elle, était lié à ma culpabilité. Mais ce serait se mentir. Dès que mes yeux se sont portés sur elle, j’ai été envoûté. J’imaginai être le seul à ressentir ça. Mais de ce que viens de me dire Wyatt, encore une fois j’ai faux sur toute la ligne. En montant, côté passager, dans ma voiture, je m’aperçois à peine que la nuit est déjà tombée sur Portland.

Perdu dans mes pensées, je ne me rend pas compte de suite que ma caisse est garé à son emplacement. J’ouvre la porte et Wyatt me tend mes clés. Je rentre chez moi, non sans tituber et en me tenant aux murs. Une fois dans mon appart je me couche tout habillé dans mon lit. La journée a été riche en émotion, et le whiskey aidant, je m’endors dans un sommeil profond.

Je suis réveillé par la sonnette de la porte d’entrée. Je grogne et rabat l’oreiller sur mes oreilles, mais mon visiteur n’a pas l’air de vouloir me foutre la paix. Je me lève agacé, me frotte le visage avec mes mains et me dirige à l’entrée. J’ouvre et le visage de Kate apparaît.

Qu’est-ce qu’elle fout là ?

Devant mon air étonné, elle entre telle une furie chez moi.

— Vas y fais comme chez toi, râlé-je.

Elle se retourne sur moi, son visage plein de haine.

— Où est-elle ? Crache-t-elle.

J’ouvre les yeux comme des billes.

Qu’est-ce qu’elle raconte encore ?!

— Putain mais de quoi tu me parles Kate ?

— J’ai vu aux infos que TA Hailey était sauve, dit-elle dédaigneuse. J’imagine qu’elle est ici, dans ton lit à ma place !

— T’es sérieuse Kate ? commencé-je à m’agacer. Ta place ? Mais tu n’as toujours eu qu’une place éphémère dans mon pieu ! Tu l’as toujours su ! On n’est pas ensemble, et on ne le sera jamais ! Je ne sais pas ce que tu t'imagines, mais maintenant tu te casses de chez moi !

Je l’attrape par le bras et la sort manu militari dans le couloir, me moquant éperdument de ses joues pleines de larmes, et je claque la porte derrière elle.

***

Hailey

Porte toi bien.

Ces mots résonne en moi.

Porte toi bien.

J’aurais reçu un coup de couteau en plein cœur, que j’aurais ressenti la même douleur.

Les coups, les viols, les humiliations ne m’ont jamais fait aussi mal que ces trois mots sortis de la bouche d’Alec.

Je me retrouve, le visage baigné de larmes devant une Betty plus belle que jamais. En voyant ma détresse, elle m’enlace de ses bras. Sa douce chaleur réconfortante m’a tellement manqué. Ma bouche sort des bruits étrange sous les sanglots qui ne tarissent pas. Ses mains font des ronds dans mon dos, elle me berce comme une petite fille apeurée. Lorsque les spasmes diminuent, elle prend mon visage en coupe dans ses mains et m’embrasse le front.

— Ca va aller ma belle, tu es sortie de cet enfer, on est là pour toi.

Je secoue la tête de négation.

— Non il manque une personne, soufflé-je.

Ses yeux étudient les personnes autour de nous. Son regard s’éclaire avant de s’obscurcir de colère.

— Alec ? demande-t-elle.

Je hoche la tête, tandis que les larmes de douleurs apparaissent à nouveau sur mes joues déjà rouge.

— Qu’est-ce qui s’est passé ?

Je respire profondément, pour calmer le torrent qui fait rage.

— Il m’a … dit, porte toi bien.

Elle affiche un visage incrédule.

— J’allais l’embrasser, dis-je timidement. Je me sens vide, je suis comme morte à l’intérieur sans lui.

— Oh le con ! souffle-t-elle. Je vais le castrer cet enfoiré !

Malgré moi, je pouffe avant de la serrer à nouveau dans mes bras.

— Tu m’as manqué ma Betty

— Toi aussi ma chérie.

Ma mère m'interpelle alors pour monter dans l'ambulance. Je lâche à contre cœur Betty.

Accompagnée de ma mère et de ma meilleure amie, j'attends, angoissée, dans une chambre d'hôpital.

La veille, une psy est venue pour que je puisse vider mon sac. Ça m’a fait un bien fou. Je me doute qu’il faut que j’apprenne à vivre normalement et que ça va prendre un moment. J’ai décidé de me sevrer entourée de ma famille et amis. Lorsque j’ai appris à ma maman que j’étais une junkie, et la triste vérité sur mon infertilité, j’ai craint de la décevoir, mais bien au contraire, elle m’a soutenue et je sais qu’elle sera là pour moi.

Après ça, une gynécologue est venue me voir. J’ai eu le droit à une batterie de test, et ce matin je dois avoir les résultats.

Je regarde les deux femmes qui sont à mes côtés. Je vois leurs airs soucieux, mais malgré tout elles me sourient.

La docteur entre et s’installe sur un tabouret proche de moi. Son visage est impassible, aucune émotion n’en ressort. J’espère que ce n’est pas mauvais signe. Je me ronge les ongles de stress.

— Bonjour Hailey. Alors j’ai les résultats. Je ne vais pas vous faire attendre plus longtemps, j’imagine dans quel état vous devez vous trouver.

Je hoche la tête. Betty s’assoie sur le lit, et passe ses bras autour de mes épaules, d’un geste qui se veut réconfortant.

— Bon, cela aurait pu être inquiétant, au vu de ce qui vous ait arrivé, mais vous n’avez qu’une légère infection. Cela passera avec un traitement à prendre matin et soir pendant une semaine. Et ne pas avoir de relation non protégée.

J’expire un long soupire de soulagement. J’ai juste un petit cachet à prendre. Le soulagement se peint également sur le visage des mes deux accompagnatrices.

Je remercie le médecin et après avoir pris mon ordonnance, nous nous en allons, délivrée de l’étau qui comprimait mon âme.

Une fois sur le parking, Betty est attendue par Wyatt. Je m’approche de lui, ne sachant pas trop comment réagir. Puis, je me souviens d’un coup de ce que pourquoi ils étaient au club.

— J’ai oublié de vous féliciter pour vos fiançailles ! m’exclamé-je.

Wyatt a ses lèvres qui s’étirent jusqu’aux oreilles, l’air vraiment heureux. Mon amie n’est pas en reste, et part se lover dans ses bras. Je suis heureuse de les voir aussi amoureux.

— Merci Hailey. On est encore plus heureux que j’espère que tu seras ma demoiselle d’honneur !

Je la regarde stupéfaite, ma bouche formant un O.

— Tu veux que je sois ton témoin ? lui demandé-je émue, les larmes menaçant de couler.

— Evidemment ma chérie ? Qui d’autres pourraient tenir ce rôle ?

Je suis touchée d’une telle attention et me jette dans ses bras, émue aux larmes.

Je me tourne vers Wyatt et le mêle à notre étreinte.

Après quelques minutes d’un câlin qui me remonte le moral, je me détache d’eux.

— Tu as intérêt à prendre bien soin d’elle, sinon tu auras à faire à moi, rigolé-je.

Il regarde Betty comme si c’était la huitième merveille du monde.

— Tinquiètes pas, elle est entre de bonnes mains.

Je hoche de la tête, satisfaite. Je me retourne et entreprend de rejoindre ma mère, quand Wyatt m’appelle. Je me retourne, étonnée.

— Est-ce que je peux te parler deux secondes Hailey ? me demande-t-il timidement.

Je me rapproche de lui, et acquiesce d’un signe de tête, puis m’assoie sur un banc à quelques pas de nous.

— Je voulais te parler d’Alec, m’avoue-t-il.

A l’énoncer de son prénom, je me ferme immédiatement.

— Je crois qu’il n’y a rien à dire, lui dis-je amère.

Il rit sous cape en secouant sa tête.

— Putain ! Vous êtes aussi têtus l’un que l’autre !

Je hausse un sourcil. C’est une blague j’espère ? C’est lui qui s’est barré avec sa phrase de merde, pas moi !

— Il me semble qu’il a été plutôt clair hier, m’énervé-je.

— Ecoute, s’il sait que je te dis ça, il va me tuer, mais tant pis. Vous avez assez morflé comme ça. Pendant trois ans il n’a eu de cesse de te rechercher. Il a repris le dossier quand la police a abandonné. Il a même été jusqu’à prendre un privé.

Totalement sonnée, j’essaie d’assimiler cette vérité. Il poursuit,

— Il t’aime à en crever.

Je l’interromp en me levant. J’ai pas envie d’entendre ça.

— Si c’était vrai il ne m’aurait pas arracher le cœur, pour le piétiner par terre, avant de s’en aller sans un regard.

Il secoue à nouveau la tête.

— Justement Hailey. Il a eu peur, et surtout il se sent coupable pour ton kidnapping. Il pense que c’est de sa faute.

Incrédule, je m’assois lourdement. Les larmes dévalant sur mes joues. Je sens le parfum de Betty à côté et ses bras passent autour de ma taille. Je me blottis tout contre elle, me laissant aller au réconfort.

— Il a l’impression que tu te porteras mieux sans lui, finit-il.

Mon cœur se serre, comment peut il s’en vouloir pour tout ça. Ce n’est qu’un malheureux hasard si on a croisé ces salauds.

— Est-ce que tu peux me déposer chez lui ? lui demandé-je après quelques minutes de réflexion.

Je préviens ma mère de mes intentions, elle part rejoindre mon père au restaurant. Le couple à l’avant discute d’un film sortit au cinéma, mais perdue dans mes pensées, je n’écoute pas. Je dois voir Alec pour mettre les choses au point. La vie est vraiment trop courte et semée d’embûches pour ne pas la vivre à pleines dents. Je sors de ma réflexion lorsque la voiture s’arrête complètement. Et quand je remarque que nous sommes garés, je comprend que nous sommes arrivés.

— Est-ce que tu veux qu’on t’accompagne ? me questionne mon amie.

— Non ça va aller Betty. Si jamais j'ai besoin de rentrer, je prendrai un taxi.

Elle acquiesce de la tête.

— C’est l'immeuble 693, au quatrième étage. La porte de droite.

J'acquiesce et sort de la voiture.

Je rentre dans le bâtiment et attend l’ascenseur. Une femme brune en sort avant que je ne m’y engouffre. J’appuie sur le bouton du quatrième étage. Les portes se referment, mais une main manucurée apparaît au dernier moment entre les deux portes pour les empêcher de se fermer.

Celles-ci s’ouvrent sur la jeune femme qui vient d’en sortir. Elle me détaille de ses yeux légèrement rougis, son regard acéré.

C’est quoi son problème à elle ?

— Hailey c’est ça ? Me questionne-t-elle.

Surprise, j’écarquille les yeux.

— Oui, on se connaît ?

— Non mais moi je te connais bien. Alec m’a beaucoup parlé de toi.

Je ne sais pas pourquoi, mais sa façon de me regarder ne me plaît pas vraiment. Elle semble malsaine.

— Oh et tu es ? continué-je, méfiante.

— Kate, sa fiancée et mère de son futur enfant. Si tu es venu le voir, il est en train de dormir, on a eu une nuit agitée si tu vois ce que je veux dire, dit-elle en ricanant.

Quoi ? Mais c’est quoi encore cette merde ? Wyatt ne m’aurait pas dit tout ça s’il était avec quelqu’un, non ?

Ecœurée, je sors de cette cage et m’enfuie à toute jambe. La bile remonte dans ma gorge et je me vide à quelques ruelles de là. L’envie de trouver une dose de coke me prend aux tripes et je me dirige seule et anéantie dans les quartiers malfamés de Portland.

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