Chapitre 24

Une minute de lecture

Aujourd’hui, vu qu’ils étaient en repos, Élisa décida d’aller rencontrer ce vieil homme qui s’était mis en tête d’organiser ses fausses funérailles.

Celle-ci ne comprenait pas son attitude qu’elle considérait comme absurde. Pour elle, en plus, c’est comme s’il jetait de l’argent en l’air par la fenêtre. Mais François voyait avant tout le gain que cette soirée pouvait lui rapporter. Au plus profond de lui, il se disait même que le seigneur devait comprendre la détresse de ce vieil homme.

Élisa se trouvait tellement décidée à l’affronter de front que François l’accompagna jusqu’à Bouchemaine. Il la laissa se présenter d’elle-même et rentrer seule dans la maison de monsieur Gourdon.

Attendant à côté de sa voiture, François vit Élisa sortir de la maison au bout d’une dizaine de minutes. Elle n’avait pas du tout l’air contente puisqu’elle claqua la porte d’entrée de la maison en se dirigeant vers la voiture.

Sans aucun mot à l’égard de François, elle s’installa côté passager. N’osant parler, une question brûlait les lèvres de François. Ne pouvant y résister plus longtemps, il demanda enfin :

— Alors, c’est annulé ?

— Non. Et rentrons à la maison. Je lui ai promis de convaincre un traiteur pour qu’il puisse intervenir à ses fausses funérailles.

François se retenait de rire. Mais au fond de lui-même, il songea à cette citation qu’elle aimait lui lancer de temps à autre : « Qui aime bien châtie bien ! »

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