Génération Disney

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Un enfant du monde merveilleux de Disney : c’est comme ça que je me définis. J’ai pour ainsi dire grandi avec les personnages de Walt – vous permettrez bien que je l’appelle Walt, n’est-ce pas ? Comme tous les enfants de mon âge, j’aimais le rose, et les paillettes. Comme tous les enfants de mon âge, je croyais aux fées. Puis j’ai grandi, et comme Walt me l’a enseigné, je n’ai jamais cessé de prier ma bonne étoile.

J’ai souhaité des amis, et j’ai eu des amis – beaucoup d’amis.

J’ai souhaité me marier, mon souhait s’est exaucé.

J’ai souhaité une famille, une carrière fulgurante, j’ai souhaité la belle vie…

Et tout s’est accompli. Tout.

A une exception près : la magie a cessé. Mon vœu le plus cher refuse de s’exaucer.

Je ne me plains pas, je mène une vie de rêve. Une vie de rêves. Génération Disney, c’est ce qui m’a façonné.

Un jour princesse, un jour sirène.

Tantôt sous l’océan, tantôt tapis volant …

J’étais tour à tour Belle, Aurore, Pocahontas, mais ce n’étaient que des rôles, je me voilais la face. Je ne serai pas princesse.

Car je suis Pinocchio, petit pantin de bois, menteur invétéré, refusant d’être droit.

Aujourd’hui je m’assume, voici ma confession: moi je suis un garçon, qui aime les garçons.

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J'étais là, face à ce démon dont j'avais tant rêvé ... plus qu'un corps pas tellement imposant, c'était tout un ensemble de principes, de moralités, de superstitions, de tout, que j'affrontais. En osant toucher du bout des doigts cette peau si réelle, pourtant si éphémère, j'assassinais le pourquoi de la continuité de l'humanité. Un crime contre l'humanité, mais surtout contre moi ...
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