Chapitre 1. CYLIA

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Il est à peine 22h30 et la soirée bat son plein depuis l’ouverture des portes trois heures plus tôt. Il y a peu de femmes ce soir, mais elles sont presque aussi bruyantes que leurs congénères masculins, venus en masse. Ça sent la testostérone, et ça transpire même l’imbécilité par moment. Tous ces hommes en costumes émoustillent Will qui glousse discrètement derrière le bar dès que je viens vers lui.

— Béni soit le saint patron des costards cravates et des pantalons à pinces, me lance-t-il alors que je m’affaire à la préparation de deux mojitos et un planteur. Est-ce que tu as vu tous ces petits culs bien habillés ?

Ses tentatives pour me déconcentrer sont vaines, je suis bien trop préoccupée par la réussite de la soirée pour m’attarder à bavasser ou à mater. Je repars en secouant la tête avec un sourire.

Les trois femmes qui attendent leurs cocktails, affalées sur la banquette côté vitrine, semblent bien se marrer entre elles et ont l’air déjà assez éméchées. D’ailleurs elles ne calculent même pas ma présence et ne m’adressent pas un regard pendant que je dépose leurs verres pleins et remporte les vides. Bon, de ce côté de la salle tout semble bien se passer. Satisfaire les clients, objectif numéro un.

Je jette un regard circulaire. La plupart des gens sont debout, accoudés aux tables hautes en petits groupes discutant avec animation. Ils vont et viennent, s’assoient sur les banquettes en skaï vert foncé autour des tables en bois patiné par le temps et les innombrables verres renversés dessus. Certains piochent allègrement des petits fours dans les différents plats disposés en buffet contre le mur de pierres apparentes en face du comptoir. Seules trois personnes ont décidé d’investir la mezzanine et bavardent, une bière à la main, appuyées contre la balustrade en chêne massif.

A cette dernière est accrochée la grande banderole blanche et bleue représentant un L majuscule. Pas de slogan racoleur, pas de nom complet. Laplagne Immobilier a depuis longtemps pignon sur rue et nul besoin de faire sa publicité de cette façon.

D’ordinaire, nous ouvrons à 16h30 mais exceptionnellement aujourd’hui, le pub a été privatisé pour l’entreprise, et nous avons accueilli nos clients à 19h30. Le PDG, un homme d’une soixantaine d’années aux cheveux blancs impeccables et à l’air déterminé, a fait une allocution concise dans un silence recueilli pour fêter les vingt ans de la société et féliciter son équipe pour l’année passée, et les exceptionnels résultats obtenus. Les hostilités ont ensuite été ouvertes et chacun s’est rué avec enthousiasme sur le buffet.

« Je veux que mon équipe ne manque de rien. Mettez tout en œuvre pour qu’ils passent une bonne soirée. » Ce sont les propos d’Amaury Laplagne que m’avait rapportés Hervé, mon patron et propriétaire du pub. « Je serai malheureusement obligé de m’absenter ce soir-là, m’avait-il également annoncé dans la foulée. Mais cet événement est très important, je ne peux en aucun cas refuser la demande de Mr Laplagne. En mon absence, Cylia, je veux que tu gères l’organisation. »

J’avais commencé par refuser, paniquée par la responsabilité qu’Hervé faisait peser sur mes épaules. Je lui avais suggéré de demander à Will, qui a plus d’ancienneté que moi, de s’occuper de cette mission. « Will et toi travaillerez en binôme, comme d’habitude, ne t’en fais pas. Mais il aura beaucoup de travail pour honorer toutes les commandes, et j’ai besoin de quelqu’un pour l’accueil et les éventuelles demandes particulières. C’est une grosse responsabilité, mais ce n’est pas le premier événement de ce genre auquel tu participes. J’ai toute confiance en toi. »

Pour une raison que je ne comprends pas très bien moi-même, il est habituel que les gens qui m’entourent aient « toute confiance » en moi. Une assurance que je suis bien loin de partager. Mais puisque Hervé plaçait ses espoirs en moi pour la réussite de la soirée, je me devais de faire mon maximum.

Je balaye à nouveau la salle du regard et particulièrement le buffet. Les mini-burgers et les flammenküches préparés par Maxence sont partis à une vitesse folle. Je note de recharger les deux plateaux avec le reste de la fournée qui attend à la cuisine. Gros succès aussi pour les verrines « façon Welsh » de Thierry. Une brillante idée pour donner à la cuisine du pub un côté un peu plus smart.

En revanche, le guacamole, un incontournable réclamé par la secrétaire de Mr Laplagne, n’a pratiquement pas été touché. Pas plus que le punch. Je ne suis pas surprise. Je l’avais prévenue que leur option softs + punch + crémant + boissons à discrétion était peut-être surdimensionnée pour le nombre de convives. Après la première coupe de crémant pendant le discours, chacun s’est vite empressé de passer des commandes particulières au bar.

Malgré les coups d’œil réguliers sur les pantalons à pinces, Will enchaîne les cocktails et le service des bières pression avec une dextérité remarquable. Je le vois faire signe à Maxence à travers le hublot de la cuisine. Un fût de bière blonde est à remplacer au sous-sol.

Mon téléphone vibre dans la poche arrière de mon jeans. C’est mon boss, justement. Je m’isole du bruit dans la cuisine.

— Hello Hervé !

— Salut Cylia ! Comment se passe la soirée ?

J’étais certaine qu’il ne pourrait pas s’empêcher de prendre des nouvelles, même à distance.

— Tout roule, apparemment !

— Mr Laplagne a l’air satisfait ? s’enquiert-il.

Je jette un coup d’œil par le hublot de la porte. Je ne l’ai pas vu dans la salle tout à l’heure.

— Je me demande s’il ne s’est pas éclipsé discrètement il y a quelques minutes.

— Quoi, tu ne surveilles pas nos invités ?

Je peux l’imaginer froncer les sourcils à l’autre bout du fil.

— Bien sûr que si, et plutôt deux fois qu’une depuis que c’est open bar ! En tout cas, ce que je peux te dire, c’est que tout le monde semble passer un bon moment, ils se régalent grâce à nos chefs et Will assure au bar. Bref, comme d’habitude, quoi !

— Bon, parfait, j’étais sûr de pouvoir compter sur toi.

Je souris comme une idiote.

— Sur « nous », le corrigé-je gentiment.

— Oui, bien sûr. Bon, par contre reste bien vigilante avec l’open bar, si leur patron est parti ça risque de les exciter un peu.

Il ne croit pas si bien dire. C’est à ce moment précis qu’un fracas retentit derrière la porte, me faisant sursauter.

— C’était quoi, ça ? s’inquiète Hervé.

— Un peu de verre brisé, je crois. Je te laisse, je vais voir ce qui se passe. Et ne t’en fais pas, nous gérons la situation !

Je raccroche et me précipite à nouveau dans le brouhaha. Je cherche des yeux l’incident. Au bar, Will, les mains occupées dans la préparation d’un Sex on the beach, me fait signe du menton en direction du buffet. La pile de verres, que j’avais soigneusement disposés pour que chacun puisse se servir du punch, a été renversée. Un tapis de verre brisé jonche le sol. Merde. Hervé ne va pas apprécier. J’essaye d’afficher une expression neutre – même si je me sens profondément blasée – et, armée d’une pelle et d’une balayette, je me dirige vers le buffet.

Je m’accroupis pour nettoyer, à proximité d’un quatuor d’hommes d’une trentaine d’années qui rit un peu trop fort. Je les soupçonne d’être à l’origine de l’incident. Hervé a raison, quand le chat n’est pas là, les souris dansent et picolent plus que de raison. Stoïque et professionnelle. C’est ainsi que je dois demeurer. Et tout se déroulera bien.

Stoïque et professionnelle. Même quand l’un deux, plus éméché que les autres, m’interpelle grossièrement. Même quand, vacillant, il me bouscule lourdement. Avec un sourire crispé, je refuse poliment la main qu’il tend vers moi pour m’aider à me relever. Du moins, je croyais que c’était pour ça.

Ses doigts boudinés agrippent soudain mon crâne et me projettent vers son bas-ventre qu’il se met à bouger d’avant en arrière, mimant une fellation. Mon visage heurte son pantalon à plusieurs reprises. Je me dégage brusquement, horrifiée. Je me relève d’un bond, rouge de honte et surtout de colère. Mon agresseur, un blond au teint rougeaud, se marre toujours, avec certains de ses collègues, comme on rirait à une bonne blague salace.

Je suis à côté de lui, mais il ne fait même plus attention à moi. Je vibre d’une colère sourde. Le sang bat à mes tempes. J’ai envie de l’insulter et de tous les foutre dehors. Mais je suis tétanisée. Paralysée face à la responsabilité de la soirée qu’on m’a confiée. Incapable de gérer une telle situation.

Derrière le bar, Will semble aussi choqué que moi. Alors qu’il fait le tour du comptoir pour me rejoindre et déclencher un esclandre, un autre homme, un peu plus âgé, fend déjà la foule jusqu’à moi.

— Viens par-là, on va discuter, décrète-t-il en attrapant fermement mon agresseur par l’épaule et en l’entraînant sans ménagement à l’extérieur du pub.

Ils disparaissent de mon champ de vision en quelques secondes. Dans le feu de l’action, et sous couvert de la musique et de l’ambiance débridée, l’incident a à peine remarqué, chacun s’en retournant bien vite à sa boisson et à ses discussions animées. L’ambiance de la soirée est sauve.

— Est-ce que ça va, Cylia ? me demande Will.

Il a laissé ses cocktails en plan et est passé en mode protecteur, fustigeant la foule du regard. Mais la foule s’en carre complètement, personne ne fait attention à nous.

— Ça va, marmonné-je.

— Tu es sûre ?

— Je te dis que ça va, retourne au bar !

J’ai répondu avec beaucoup plus d’agressivité que nécessaire. Will hausse les sourcils, mais obtempère sans broncher. Il se remet au travail et je tâche de faire de même. Je traverse la cuisine pour jeter rageusement les débris de verre dans la poubelle. Je me sens tellement honteuse et insignifiante.

— Tout va bien, Cylia ?

Je me tourne vers Thierry qui s’essuie les mains dans un torchon à vaisselle. Le quinquagénaire, ronchon et râleur par habitude, affiche un air inquiet. Derrière lui, Maxence, notre tout jeune aide de cuisine, a cessé de vider le lave-vaisselle et me fixe avec étonnement. Je les aime bien tous les deux. Avec Hervé et Will en plus, ce pub ressemble presque à une affaire familiale.

— Ça va. Non, en fait, ça ne va pas, soupiré-je avec agacement. Un client bourré. Gros lourd. Will te racontera. J’ai pas envie d’en parler.

— Tu veux qu’on le sorte ? me demande Maxence en se rapprochant.

Il a beau n’avoir qu’une vingtaine d’années et encore un sacré paquet d’acné sur le visage, il en impose avec ses gros bras. Je me suis toujours demandé comment on pouvait être aussi costaud si jeune.

— Surtout pas, malheureux ! Hervé m’en voudra à mort si je foire la soirée !

— Cylia, intervient Thierry, contrat ou pas contrat, y a aucune clause les autorisant à te faire chier. Si tu vois que ça risque de dégénérer, préviens-moi et on fera ce qui faut pour gérer la situation. En douceur, évidemment.

Il a raison. Même si Hervé m’a confié la soirée, rien ne m’oblige à gérer les problèmes seule.

— De toute façon, un collègue à lui l’a chopé et l’a sorti pour nous. Donc, on devrait être tranquilles. J’y retourne. Ça commence à devenir chaud, je trouve.

Le blondinet n’était pas le seul à avoir l’air saoul. Thierry jette le torchon dans la panière.

— Ecoute, j’ai fini ici et Max aussi. On n’a plus qu’à gérer le rechargement du buffet pour l’instant. Va aider Will au bar, et moi je m’occupe de la salle.

— Tu es sûr ? Je peux aller chercher les plateaux.

— On s’en charge.

Je lui souris avec reconnaissance. Lorsque je rejoins Will, il est penché par-dessus le comptoir et une grande blonde montée sur des échasses lui crie dans l’oreille pour se faire entendre. Après le semblant de calme de la cuisine, la musique de la salle me semble assourdissante. J’attends que la femme soit repartie pour demander :

— Elle a passé commande ?

— Ta table de tout à l’heure, vers la fenêtre. Même chose.

— Déjà ? Sacrée descente, ces nanas !

— Tu m’étonnes, je n’aimerais pas me la taper à vélo !

Je pouffe de rire. Il me sourit chaleureusement, de ce sourire qui le rend tellement irrésistible. Il pose sa main sur mon épaule. Je sais que ça veut dire qu’il s’inquiète encore pour ce qu’il s’est passé. Mais on en parlera plus tard.

Thierry vient de faire son apparition depuis la cuisine et, comme moi tout à l’heure, je le vois scruter chaque recoin et observer pour prendre la température de la salle. Je me concentre sur ma commande et me dépêche d’aller servir la table. Comme la première fois, les trois femmes font à peine attention à ma présence, et seule l’une d’elles me lance un « merci » à la volée.

Quelques instants plus tard, alors que je débarrasse et nettoie un mange-debout couvert de bière renversée, une voix derrière moi m’interpelle.

— S’il vous plait… ?

Je me retourne et me retrouve nez à nez avec mon agresseur de tout à l’heure. Je sens aussitôt tous mes muscles se tendre. Mais le blondinet, à peine plus grand que moi, semble avoir perdu son air triomphant. Contrit, il me dit :

— Je vous présente toutes mes excuses, Mademoiselle, pour ma conduite déplorable de tout à l’heure.

Surprise par ce revirement de situation, je ne sais d’abord pas quoi lui répondre. Stoïque et professionnelle, Cylia. Alors, je lui réponds froidement :

— Excuses acceptées. Souhaitez-vous un autre cocktail ?

Il me fait signe que non de la tête puis, l’air soulagé, il s’empresse de disparaître dans la foule. Même si je ne digère pas son comportement près du buffet, je suis forcée de reconnaître que ces excuses surprenantes me calment un peu. Il a dû dessouler un peu dehors avant de se rendre compte qu’il s’était comporté comme un vrai connard.

C’est alors que je remarque qu’on m’observe. Depuis la mezzanine, un homme adossé à un poteau me fixe. Je crois reconnaître celui qui est intervenu auprès de son collègue tout à l’heure. Comme tous les autres, il porte un pantalon de costume et une chemise mais, à la différence des autres, il les porte remarquablement bien. Le gris – l’anthracite, pardon ! – lui correspond tout à fait.

Il semble seul là-haut, comme s’il avait fait fuir tout le monde. Etrangement pourtant, malgré son air calme et son visage de marbre, je lui trouve quelque chose de magnétique. Le genre d’homme qu’on aimerait approcher mais sans oser. Le genre d’homme qu’on a envie d’écouter, mais auquel on sait d’instinct qu’il ne faut pas tenir tête. Même à cette distance, je peux sentir le charisme qui émane de lui.

Il ne me lâche pas du regard. Il incline la tête vers moi, comme un salut, avant de porter son verre à ses lèvres. Malgré ma timidité soudaine, je gravis l’escalier de bois jusqu’à lui. Il est plutôt grand, je dirais un mètre quatre-vingt-cinq ou quatre-vingt-dix. Une bonne tête de plus que moi. Un peu plus âgé aussi, si j’en crois les quelques fils d’argent parmi ses cheveux châtains impeccablement coiffés. Ses joues et son menton, que je supposé rasés il y a peu de temps, présentent une légère repousse de barbe.

— Est-ce à vous que je dois ces excuses inattendues ?

Ses yeux d’acier me considèrent avec attention. Cette couleur froide contraste avec l’intensité avec laquelle il me fixe, et je me sens soudain toute petite.

­­— J’aime que les choses soient en ordre, me répond-il simplement.

Sa voix, grave et posée, est aussi troublante que lui.

— Merci, en tout cas, lui dis-je dans un souffle.

— Je vous en prie. Vous sembliez en mauvaise posture. C’était mon devoir d’intervenir.

— C’est très chevaleresque, dis-je en lui souriant.

Il hausse les épaules, et un sourire se dessine aussi sur ses lèvres. Cela change aussitôt les traits de son visage qui parait moins dur et beaucoup plus chaleureux.

— Je suis de la vieille école. Je considère que ce genre de choses ne se prend pas par la force.

— Ce genre de choses ? répété-je, bêtement.

Il hausse le sourcil comme si ce qu’il venait de dire était suffisamment explicite. Je comprends soudain qu’il fait référence à la fellation, et malgré moi, je sens le feu me monter aux joues. Je baisse les yeux, quelque peu mal à l’aise. Une vraie collégienne !

— J’espère que vous passez une bonne soirée malgré le… enfin l’incident, bredouillé-je.

— Elle est plutôt bonne, et ne cesse de s’améliorer de seconde en seconde.

Il a dit cela d’un air très sérieux, sans un sourire cette fois, et ça me déstabilise. Je ne sais pas si c’est agréable ou désagréable. En tout cas, c’est culotté de sa part. Son regard pénétrant n’a pourtant rien de salace. C’est mon visage qu’il regarde, pas mes seins ou mes jambes. Rien à voir avec la façon dont les hommes du bar me reluquent en fin de soirée quand ils ont un peu trop bu.

— Et malgré le très léger incident de la soirée, reprend-il soudain, je suis convaincu que mon père sera très satisfait de la qualité de la prestation de ce soir.

Son père ? Je le dévisage bêtement, en fronçant les sourcils, avant de comprendre à qui j’ai affaire.

— Il faut que je retourne travailler, lui dis-je, soudain pressée de déguerpir.

— J’ai été ravi de vous rencontrer, me déclare-t-il. Mademoiselle… ?

— Cylia. Je ne suis que la serveuse.

Mais pourquoi est-ce que j’ai répondu ça ? Tu es ridicule.

— Enchanté, Cylia-qui-n’est-que-la-serveuse, ironise-t-il. Je suis Anthony-qui-n’est-que-le-directeur-général.

Je me décompose un peu plus. J’ai vraiment l’air d’une cruche. C’est donc le fils et bras-droit de Mr Laplagne qui m’a tirée de cette situation gênante que je n’ai pas su gérer seule. Merveilleux. Je devrais répondre que je suis enchantée moi aussi, et lui serrer la main, comme le font les gens civilisés d’ordinaire. Mais j’ai une étrange sensation au creux du ventre. Quelque chose qui me dit de ne surtout pas toucher cet homme, le même type d’avertissement que me donnerait mon cerveau reptilien face à du métal brûlant. Quelque chose qui me pousse à partir.

Tâchant de garder une contenance, j’incline la tête poliment en lui souhaitant une bonne soirée, avant de tourner les talons avec l’idée d’aller me terrer à la cuisine et de ne plus jamais en bouger. En redescendant l’escalier, je peux presque sentir sur moi son regard perçant, et un frisson me parcourt. Je ne suis pas prête d’oublier de sitôt ses yeux d’acier.

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