Chapitre 44

13 minutes de lecture

Août 2019

Fabian

Je dépose les bouteilles que j’ai dans les bras sur la table drapée d’une nappe d’un bleu ciel ressemblant beaucoup à la couleur de ma voiture. Paolo y ajoute des verres qu’il place minutieusement pour former deux triangles. Je retourne en cuisine récupérer les saladiers de chips et les dépose n’importe comment, ce qui le fait bougonner alors qu’il les replace. Monsieur fête ses trente ans en grande pompe, il a loué une salle magnifique avec de grandes baies-vitrées, qui sont ouvertes sur une plage privée avec terrasse où sont disposées quelques tables et fauteuils. Un groupe fait actuellement les balances sur la scène au fond de la salle et ses parents ainsi que les miens sont en cuisine pour finir de préparer l’apéritif dinatoire qui sera servi.

- Au fait, Morgane vient ? le questionné-je alors qu’il ajuste sa cravate.

Paolo et Morgane, l’amie de Jo, sont en contacts fréquents depuis que nous les avons faits se rencontrer. Jo et moi soupçonnons qu’il y ait eu rapprochement physique lorsque nous étions ensemble, mais aucun des deux ne nous en a parlé, même si nous les avons cuisinés.

- Ouais. D’ailleurs Fab…

Il fronce les sourcils et se gratte la nuque, visiblement mal à l’aise.

- J’ai invité Jo aussi.

- Oh…

C’est tout ce que je trouve à lui répondre. Que lui dire ? Jo et moi ne nous sommes pas vus depuis l’épisode en Allemagne il y a un mois. Elle m’a envoyé un message des plus classiques pour mon anniversaire il y a à peine trois semaines, et n’a pas répondu lorsque je l’ai appelée pour la remercier, prétextant être au boulot. Depuis, c’est silence radio et je ne lui en veux pas. Après tout, j’aurais sans doute fait pareil à sa place. Que Paolo l’invite ne m’étonne pas, ils s’entendent bien tous les deux et sont devenus amis également. Je me doute qu’il a dû pas mal hésiter avant de l’inviter pour éviter de me mettre mal à l’aise.

- Ouais, et… Elle m’a demandé si elle pouvait venir accompagnée.

- Quoi ?

Je me redresse, plante mes yeux dans les siens et le malaise que je lis dans son regard me tord les boyaux. J’enfonce mes mains dans les poches de mon pantalon et soupire.

- Elle…doit avoir pensé à Alex j’imagine.

- Non Fab, Alex vient avec Morgane, elle me l’a demandé.

La mine contrite de mon meilleur ami ne m’aide en rien à tenir le coup face à cette révélation. Jo va venir accompagnée à l’anniversaire de mon meilleur ami. Si je ne lui en veux pas de venir étant donné qu’ils se sont rapprochés pendant que nous étions ensemble, je ne peux réfréner ce sentiment en sachant qu’elle a décidé d’amener un autre homme alors qu’elle savait pertinemment que je serais là. Comment peut-elle me faire ça ? Venir accompagnée à l’anniversaire de mon meilleur ami. Et si moi j’étais venu accompagné, comment l’aurait-elle pris ? Elle abuse clairement et cela me met en rogne.

- Et bien, tant mieux pour elle, je m’en fous.

- Evidemment oui… ça se voit, soupire Paolo. Tu l’as bien cherché aussi, quelle idée de…

- Arrête tout de suite Pao, m’énervé-je en lui coupant la parole. Je l’ai fait pour elle, c’était le mieux à faire.

- Connerie, souffle-t-il alors que je tourne les talons pour rejoindre la cuisine et mettre un terme à cette conversation qui m’agace prodigieusement tant elle est récurrente.

****

Lorsque je la vois entrer dans la salle, mon souffle se bloque littéralement dans ma poitrine. Jo est resplendissante. Elle porte une petite robe blanche dont le haut est noué sur sa nuque, laissant son dos nu. La partie jupe est évasée et lui arrive à la mi-cuisse alors que son buste et sa poitrine sont moulés dans le tissu. Son décolleté est mis en valeur par le V du tissu et elle ne porte assurément pas de soutien-gorge. Ses cheveux sont noués haut sur sa tête en un chignon strict, d’où s’échappent quelques mèches ondulées qui encadrent son fin visage. Nos regards s’accrochent un instant mais elle détourne le sien rapidement. Morgane et Alex la suivent de près et, après l’avoir longuement observée, je pars visuellement à la recherche de la personne qui doit l’accompagner. Personne aux alentours, c’est bizarre.

Paolo me donne un léger coup d’épaule en se postant à mes côtés.

- Morgane est canon.

Effectivement, elle est magnifique dans sa robe, elle aussi blanche, longue et moulante. Mais mon regard est vite attiré de nouveau par ma belle alors que le trio approche. Jo a laissé passer ses deux amis devant elle, sans doute pas très contente que Paolo soit à mes côtés et qu’elle doive donc m’approcher. Il faudra que je pense à remercier mon ami de s’être approché de moi. Morgane s’accroche au bras de Paolo et lui fait une bise appuyée, alors qu’Alex me tend la main et serre la mienne. C’est une poignée de main virile, presque trop, et son regard froid confirme mon ressenti, je ne suis plus dans ses petits papiers. Il offre un sourire à Paolo en lui serrant la main également alors que Morgane m’ignore totalement et ne me dit même pas bonjour. Jo prend Pao dans ses bras et lui souhaite un joyeux anniversaire, puis m’embrasse sur la joue sans jamais me regarder dans les yeux. Je l’entends inspirer profondément alors qu’elle s’approche et pose ses lèvres sur ma joue râpeuse, comme si elle voulait se repaitre de mon odeur. J’en fais de même et mon bras glisse de lui-même autour de sa taille pour la rapprocher. Jo se crispe contre moi alors je la lâche à contre-cœur, non sans avoir déposé un baiser sur son front avant.

- Tu… tu es venue seule ? ne puis-je m’empêcher de lui demander.

Une lueur de panique traverse ses pupilles alors qu’elle plante enfin son regard dans le mien.

- Pourquoi, tu es venu accompagné toi ?

- Non, non ! m’empressé-je de répondre pour la rassurer. C’est Paolo qui m’a…

Je me tourne vers mon ex-meilleur ami pour observer son regard rieur alors que Jo tourne déjà les talons pour aller retrouver Alma et Dylan un peu plus loin.

- Abruti !

- Je sais, rit-il, je voulais juste voir ta réaction ducon.

- Content de toi ?

- Très !

Je bougonne en m’éloignant à mon tour. Paolo est un crétin, ce qui n’était qu’une hypothèse est maintenant une certitude !

****

Johanna

J’évite prodigieusement Fabian depuis le début de la soirée. Après lui avoir dit bonjour, j’ai réussi à me faufiler chaque fois que je l’apercevais pour ne pas avoir à échanger avec lui, ni même à me retrouver suffisamment proche pour sentir l’effluve de son parfum. Il porte une chemise blanche qui semble avoir été cousue sur lui. Ses épaules, son dos, ses muscles y sont bien visibles lorsqu’il bouge et il a remonté ses manches de telle façon que ses avant-bras puissants me font de l’œil depuis que je suis entrée ici. Les premiers boutons sont ouverts, laissant apparaître la peau bronzée de son torse et la fine toison qui le recouvre. Je ne vous parle même pas de son pantalon. Si, je vous en parle ! Pantalon noir de costume, bien taillé, qui moule divinement son fessier musclé et tentateur, surtout lorsqu’il glisse une main dans sa poche et tend davantage le tissu. Je pourrais littéralement baver pour ces fesses légèrement rebondies, ni trop ni pas assez, juste ce qu’il faut pour que je ne puisse m’empêcher de les reluquer chaque fois que je le peux. Ses cheveux sont un peu trop longs et je rêve d’y passer ma main, sa barbe est plus fournie que la dernière fois que je l’ai vu et j’adore ça. Bon sang je peux vous assurer que cette soirée est une torture pour mes hormones et pour mon cœur. J’ai juste envie de l’attraper, de l’attirer dans un coin et de me jeter sur lui. Encore davantage quand je le vois discuter avec une jolie brune qui se permet de le dévorer des yeux, de poser ses mains sur lui. Ils rient ensemble et j’ai envie de me frapper d’être jalouse et de vouloir marquer mon territoire. Je n’en ai plus le droit, il faut que je me reprenne. Mais comment peut-on oublier un amour aussi fort, une complicité si naturelle et le besoin que j’ai d’être à ses côtés, de tout partager avec lui ?

J’ai longuement hésité à venir. Paolo est après tout à la base un ami de Fab, je n’avais aucun droit d’être ici. Sauf qu’il a insisté, argumentant que j’étais aussi son amie à présent et qu’il comptait sur ma présence. Cependant, et bien que j’ai finalement décidé de venir, l’idée de passer toute une soirée en présence de mon ex me faisait flipper. Parce que je me connais, je sais l’effet qu’il me fait encore.

****

La soirée se passe tranquillement. Le côté apéritif dinatoire, la plage, la piste de danse à l’intérieur, tout me permet d’éviter au maximum de croiser Fab. Je profite d’Alex et Morgane, de Paolo et Roberto, de Dylan et Alma, de la musique et du buffet. Je me pose sur la plage avec Alex, discute avec lui, ris, chante, danse dans le sable. Alex est une bouffée d’oxygène qui me permet de profiter de la soirée malgré les regards que je sens. Fabian ne me laisse pas réellement respirer, je ne pourrais compter le nombre de fois où j’ai croisé ses yeux posés sur moi, son sourire timide, son regard mal à l’aise et désolé.

En fin de soirée, Paolo nous réunit autour d’un superbe gâteau et d’une pyramide de champagne. Nous trinquons tous avec le roi de la soirée. Cette fête est une réussite. La bonne humeur et l’ambiance sont au rendez-vous. Tout a été réuni pour que Paolo et ses invités passent une bonne soirée.

Je trinque avec Morgane et me retourne, à la recherche d’Alex. Je percute un torse et y dépose une lichette de champagne. Traduction : Je renverse la moitié de mon verre sur la chemise immaculée de Fabian en poussant un gémissement horrifié.

- Merde, merde, merde, merde pardon !

- Ce n’est pas grave Jo, me sourit Fab.

- Tu déconnes ! Si on ne nettoie pas tout de suite elle est foutue. Viens !

Je l’attrape par la main et l’entraîne dans la cuisine, vidée de tout serveur à cette heure. Une fois à l’intérieur, je m’active à la recherche de tout le barda nécessaire au nettoyage, sous les yeux d’un Fabian amusé. Imbécile ! J’approche et tamponne la chemise avec de l’essuie-tout, en tentant de rester maîtresse de mes émotions. Après tout, le tissu mouillé est plaqué sur son torse et son ventre. Je ne suis qu’une faible femme lorsque je mordille inconsciemment ma lèvre inférieure en sentant ses abdos sous le tissu que j’éponge.

- Enlève ta chemise, il faut la nettoyer avec du savon Fab.

Fabian hausse un sourcil et un sourire se dessine au coin de ses lèvres. Foutu arrogant ! Allez Jo, ne te laisse pas faire. Souviens-toi la dernière fois. Je hausse les sourcils et souffle de manière blasée, ce qui a le don de couper court à toute volonté de s’amuser de mon pilote. Il déboutonne sa chemise et je lutte pour ne pas profiter du spectacle. Peut-on être à ce point en manque du corps d’un homme ? Bon sang, je rêve de sentir sa peau sous mes doigts, ce fin duvet brun sous ma paume. On se calme Jo.

Fab me tend sa chemise et je m’applique à la nettoyer en lui tournant le dos.

- Tu sais que j’ai une autre chemise dans ma voiture ?

- Tant mieux, parce que celle-là est mouillée. Mais au moins elle ne restera pas tâchée. Tu veux que j’aille te la chercher ?

Il acquiesce et sort ses clés de la poche de son pantalon. Il me les tend et prend ma place au nettoyage alors que je sors de la cuisine et me rends sur le parking. Je repère sa voiture après l’avoir déverrouillée à distance et m’y rends. En ouvrant la portière, je suis saisie par l’odeur de Fab et je soupire de frustration. Je n’arrive pas à accepter cette séparation. Je déteste être dans cet état, je vous jure je me trouve pathétique. Parfois, j’aimerais oublier tout ce qui s’est passé entre nous pour arrêter de ressentir tous ces sentiments. La tristesse, la frustration, le manque, la jalousie, tant d’états d’esprit que je traverse encore et encore de manière cyclique. Je me gifle mentalement et récupère la chemise accrochée à un cintre à l’arrière avant de retourner dans la cuisine. Je retrouve Fab en train d’éponger le surplus d’eau sur sa chemise. Les muscles de son dos roulent sous sa peau et cette vision est des plus érotiques. Je suis prête à rejoindre l’enfer pour m’agripper rien qu’une fois encore à ces épaules, griffer une fois encore ces omoplates, sentir une dernière fois ces muscles sous mes paumes alors qu’il s’enfonce en moi. Seconde gifle mentale pour Jo.

Je me racle la gorge en le rejoignant et lui tends sa chemise en déposant ses clés sur le plan de travail. Fab l’enfile en silence et, alors qu’il desserre sa ceinture face à moi, mon cerveau décide de se mettre en veille au profit de mon corps. J’avance des deux pas nécessaires à me retrouver tout près de lui, glisse mes mains sous les pans encore ouverts de sa chemise et colle mon corps contre le sien, ma bouche contre la sienne. D’abord surpris, Fab ne reste immobile qu’une infime seconde avant que ses bras ne se referment autour de moi et que sa bouche ne s’entrouvre pour que nos langues se retrouvent. Notre baiser est passionné, désespéré. Je le serre contre moi à l’en étouffer et il fait de même, pour mon plus grand plaisir.

Je sais que je ne devrais pas, je sais que c’est une très mauvaise idée mais là, au creux de ses bras, alors qu’il me hisse sur l’îlot de cuisine et que ses hanches s’immiscent entre mes cuisses, je suis tout simplement heureuse. J’ai l’impression de respirer à nouveau, de revivre. Ma peau me brûle partout où Fab pose ses mains, caresse mes courbes. Sa bouche dévore la mienne alors que mes mains descendent sur son torse, son ventre jusqu’à ouvrir complètement sa ceinture puis son pantalon. Mon pilote grogne contre mes lèvres et ses mains viennent caresser l’intérieur de mes cuisses, ses doigts frôlant mon intimité humide et avide de le retrouver. Lorsque je saisis son sexe dans ma paume et le caresse, il me répond en glissant ses doigts sous mon tanga pour trouver mon clitoris gonflé de désir.

Je ne réalise pas bien ce qui se passe ensuite, mais mon sous-vêtement disparaît, le pantalon de Fab se retrouve sur ses cuisses, mes jambes se referment autour de ses hanches et je reviens à la réalité quand je sens son membre plonger en moi, d’une poussée franche et salvatrice. Je gémis dans son cou alors que Fab s’immobilise un instant, me laissant le temps de m’adapter à son intrusion. Lorsqu’il se redresse légèrement pour venir poser son front contre le mien, je peux me noyer dans ses yeux, y lire tout l’amour qu’il a encore pour moi et la tristesse qui s’y mêle. Je ne veux pas réfléchir à tout ça maintenant, je veux juste profiter de l’instant, le sentir se mouvoir en moi et m’aimer encore un peu. Alors ma main monte jusqu’à saisir sa nuque et je l’embrasse fougueusement tout en ondulant contre lui pour lui donner le signe du départ.

Contrairement à la dernière fois, notre étreinte est douce et passionnée. Fabian me fait l’amour et s’accroche à moi autant que moi à lui. J’ai l’impression de retrouver l’homme que j’aime, celui d’avant l’accident, d’avant la douleur, d’avant la peur. Je retrouve mon homme et je me rends compte que cet instant est la pire connerie de ma vie. Parce que maintenant que j’ai retrouvé le Fab qui m’a fait tomber amoureuse de lui, je ne sais pas comment je vais me relever et continuer à avancer. Il n’y aura plus de rancœur, plus de peur d’être utilisée comme la dernière fois. Il n’y aura plus que mon cœur qui bat pour le sien, mon corps qui parle au sien, mon âme connectée à la sienne. Et quand la jouissance nous fauche quasi simultanément, que Fab gémit mon prénom, ses yeux plongés dans les miens, je ne peux retenir la larme qui perle sur ma joue. J’aurais voulu que cela ne s’arrête jamais, que ce moment hors de la réalité perdure pour ne pas voir notre bulle éclater une fois encore.

Nous restons silencieux un moment, front contre front, nos corps l’un contre l’autre et l’un dans l’autre, reprenant notre respiration et retrouvant nos esprits petit à petit. Lorsque Fabian m’embrasse tendrement et recule, me faisant quitter la chaleur de ses bras, je prends conscience qu’il faut que je me protège immédiatement pour ne pas craquer. Je prends ma culotte, qu’il me tend sans croiser mon regard, descends de l’îlot et l’enfile. Et puis, dans un instinct de protection maximal, je lisse ma robe et lui tourne le dos, m’éloigne de lui jusqu’à quitter la cuisine. Hors de question de me faire jeter encore une fois, je préfère prendre les devants cette fois !

Je rejoins rapidement Alex qui sirote une bière avec Morgane, Paolo et Roberto en cette fin de soirée. Beaucoup de personnes sont parties pendant mon interlude avec Fab. Je me compose un masque neutre en les approchant alors que je sens encore mes jambes trembler, que ma nuque est couverte d’une fine couche de transpiration, que ma peau me brûle encore de ses étreintes.

- Ah te voilà, je te cherchais partout, me sourit Alex en glissant un bras sur mes épaules.

- Je suis fatiguée, ça vous dérange si on y va ?

Morgane fronce les sourcils et m’observe une seconde. Je me mords la lèvre et lui lance un regard suppliant en voyant Fab sortir de la cuisine.

- Allez-y tous les deux, Paolo me ramènera à l’hôtel.

Je la prends dans mes bras et la remercie puis salue en vitesse Roberto avant d’enlacer Paolo et de le remercier pour la soirée, lui souhaitant de nouveau un joyeux anniversaire. Je m’éloigne du groupe alors que Fab arrive à notre hauteur, sors de la salle sans lui jeter un regard et me dirige vers la voiture sans attendre Alex qui, je le sais, me rejoindra rapidement. Je récupère mon sac dans la voiture ouverte, en sors mon paquet de cigarettes et tire sur celle que j’allume avant de soupirer. Je sens encore ses mains sur mon corps, ses lèvres sur les miennes, sa divine intrusion entre mes cuisses. Il me faut une bonne douche et une nuit de sommeil pour effacer tout ça. Comme si ça allait suffire !

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