Chapitre 41

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Fabian

Jour de course. J’ai encore parfois du mal à croire que je suis de retour au plus haut niveau après mon accident en fin de saison dernière. Le corps est fabuleux. Il se reconstruit, retrouve ses habitudes, ses automatismes. Je ne dirais pas que je n’ai plus aucune douleur, même si je ne l’avouerai à personne. Parfois, mon dos me fait un peu souffrir, notamment après deux heures de course. Mais c’est tellement peu comparé à ce que j’ai vécu après l’accident que je passe outre sans problème.

Me voilà dans le garage, après avoir répondu à un certain nombre de journalistes, débriefé avec mes mécanos, m’être échauffé à base d’exercices sur les réflexes avec une balle, d’étirements des muscles du dos, du cou, des jambes, … De tous les muscles de mon corps en fait. Je me concentre dans mon coin après avoir salué les jeunes ainsi que Jo et ses collègues. Ecouteurs sur les oreilles, Muse en fond sonore, je ferme les yeux et visualise le circuit, courbe après courbe, virage après virage, chicane après chicane. Je me vois passer les vitesses, accélérer, freiner, modifier les réglages au fur et à mesure sur le volant. Chaque mètre de la piste, chaque geste, est calculé au dixième de seconde près pour me permettre de pousser ma voiture au maximum de ses capacités en fonction des variables de l'asphalte. La trajectoire est définie, les vibreurs sur lesquels je dois rouler, ceux à éviter. Je visualise même les dépassements possibles. Je me sens prêt.

Placé huitième sur la grille après avoir été gêné pendant les qualifications, je sais que je vais pouvoir remonter et mon objectif est la victoire. Toujours viser la première place.

Le départ se passe bien, je réagis rapidement à l’extinction des feux et dépasse deux voitures avant le premier virage. Enfermé à l’intérieur du virage, je dois éviter une monoplace qui me serre un peu trop à la corde en donnant un coup de volant, mangeant méchamment le vibreur et l’herbe de mes deux roues droites mais je m’en sors et prends l’aspiration sur la ligne droite qui suit pour lui rendre la monnaie de sa pièce et dépasser mon adversaire par l’intérieur au virage suivant, plongeant à droite et attrapant la corde. J’arrive à dépasser le suivant dans le troisième tour, après lui avoir collé au train un moment. Ma voiture est bonne, les réglages sont corrects, mais je manque de vitesse en ligne droite. Peut-être qu’il faudra enlever un peu d’aileron avant au changement de pneus pour lui donner plus de vitesse, même si je vais perdre en tenue dans les virages. Tony m’accompagne à la radio, me félicite quand je dépasse une monoplace, m’indique la température des pneus et me dit quand je dois prendre de la distance avec la voiture de devant pour les refroidir. Je me sens bien, je suis concentré et en forme. Je vis pour la course, pour cette adrénaline qui me maintient 100% réactif, pour cette vitesse grisante qui réduit mon champ de vision, pour ces combats roue contre roue.

J’approche dangereusement de la voiture devant moi, celle de Giani, mon coéquipier. Je peux le doubler au prochain virage. Je prends l’aspiration sur la longue ligne droite. Je vais plonger à la corde, freiner plus tard. Mes pneus sont encore en bon état, c’est faisable. Je me décale sur la droite, quittant l’aspiration de la voiture de devant, et après avoir regardé dans mon rétroviseur pour voir la voiture suivante, assez loin pour que je déboite sans danger. Quand j’arrive à hauteur de la voiture, tout bascule. Je suis percuté par l’arrière, ma voiture perd l’adhérence et mon pneu avant gauche vient heurter celui à l’avant droit de la Renault de mon coéquipier, avant de rouler dessus. Et je m’envole.

****

Johanna

Ce n’est pas possible, c’est un cauchemar. Quand je vois la voiture de Fabian être percutée par l’arrière, s’encastrer dans celle de devant et décoller en l’air, mon souffle se coupe instantanément et tout mon corps se crispe. J’ai l’impression que le temps ralentit et je ne peux que compter le nombre de tonneaux que sa monoplace fait dans les airs avant de venir s’écraser contre la barrière de sécurité, le laissant la tête en bas.

Je devrais me tourner vers les jeunes, les rassurer, leur dire que tout va bien aller, que Fabian va vite sortir de cette voiture et pètera la forme mais les images de lui sur son lit d’hôpital il n’y a même pas un an, les jambes plâtrées, intubé et dans le coma remontent à la surface et je suis tout simplement incapable de bouger ou d’aligner deux mots. Tout autour de moi n’est qu’un brouhaha. Je crois que le groupe murmure, choqué, alors que les mécaniciens eux ne bougent pas d’un poil, assis sur leurs chaises pliables. Je sens juste le bras de Peter, avec qui je discutais au moment de l’incident, entourer mes épaules.

Les secondes s’égrènent comme des heures, Fab ne sort pas de la voiture. J’entends dans le casque que je porte son ingénieur, Tony, lui demander si tout va bien. Le silence s’éternise et Fab ne répond pas. Réponds Fab, réponds je t’en prie, je ne supporterais pas ça une seconde fois. Tes parents ne supporteraient pas ça une seconde fois. Tony réitère sa question une seconde fois, puis une troisième, avant qu’enfin la voix de mon pilote se fasse entendre. Un simple « I’m ok. I’m ok. » essoufflé, quelques secondes avant qu’on ne le voie s’extraire tant bien que mal de la voiture ravagée par les différents impacts. Je souffle bruyamment sans quitter l’écran des yeux et le regarde ramper hors de sa monoplace et s’appuyer contre la barrière de sécurité pour se relever. Il fait quelques pas, légèrement chancelant, fait signe à la foule agglutinée dans les tribunes qu’il va bien, puis se penche en avant, casque toujours sur la tête, et pose ses mains sur ses genoux.

Un sanglot me déchire la gorge et je reprends pied avec ce qui m’entoure. Mes joues sont baignées de larmes et Peter me serre contre lui. Je tremble comme une feuille, mes jambes me maintiennent difficilement en équilibre et mon cœur cogne si fort dans ma poitrine que j’ai peur qu’il ne me lâche. J’entends mes collègues rassurer les jeunes derrière nous mais ne me retourne pas. Je dois faire peur à voir, je ne veux pas qu’ils me voient ainsi. J’ai toujours les yeux rivés sur l’écran, et ne les détourne que lorsque les images de l’incident sont rediffusées.

- Viens, ne reste pas là, me dit Peter en enlevant le casque sur ma tête et en me prenant la main.

Je le suis sans rien dire, la tête baissée, au fond du garage. Il s’arrête avant la sortie, se tourne vers moi et me prend franchement dans ses bras. Et je pleure. Je ne peux rien retenir, pas me contenir. J’ai eu si peur. Fab me tuera avec ces courses, c’est certain. On a beau ne plus être ensemble, il n’en reste pas moins l’homme que j’aime et voir ce genre de chose me fait un mal de chien.

Je finis par sécher mes larmes comme je peux, du dos de la main, et relève les yeux sur Peter.

- Je t’emmène dans l’hospitalité Renault, Fab ira après être passé au centre médical.

Ça me va. Je veux le voir. Je dois le voir et m’assurer qu’il va bien. Je ne sais pas s’il appréciera, après tout nous ne sommes plus ensemble mais je m’en fous. J’en ai besoin.

****

Lorsque je le vois fendre la foule de journalistes à travers la baie vitrée de l’hospitalité Renault, je respire à nouveau. Enfin j’ai l’impression de mieux respirer. J’ai besoin de le toucher, de le sentir, de m’assurer qu’il va bien, même si Peter m’a assuré que les médecins de la FIA qui l’ont ausculté n’ont rien trouvé de suspect. Il aura de bonnes courbatures et des douleurs durant plusieurs jours, c’est certain. J’avance vers la porte pour le retrouver devant le bâtiment mais Peter me retient par le bras.

- Attends, avec tous ces journalistes vous serez mieux ici.

J’acquiesce, il a raison. Ils ont déjà suffisamment bavé sur nous. Je recule même pour m’éloigner des baies vitrées.

- On va l’attendre dans sa chambre, ce sera plus tranquille sans toutes ces fenêtres.

Ai-je envie de me retrouver quasi seule dans une chambre avec lui ? Je n’en suis pas sûre. Enfin, mon cœur et mon corps le veulent, mon cerveau me dit de faire attention. Comme si Peter sentait la tension qui émane de moi et l’appréhension, il m’attrape par le bras et m’accompagne au premier étage. Nous n’entrons pas dans la chambre de Fab mais sommes dans le couloir qui l’y amène. Je me souviens de cette petite chambre, telle une cabine minuscule de bateau. J’y ai des souvenirs des plus agréables avec mon homme. Ce lit en a vu des vertes et des pas mûres, mais aussi des chamailleries, quelques disputes et surtout beaucoup d’amour. Enfin, je crois en tout cas.

J’entends des pas dans les escaliers et mon cœur se met une fois de plus en mode tachycardie. Fabian arrive sur le palier et balaie la pièce du regard, son téléphone vissé à l’oreille. Peter lui fait une accolade amicale en lui tapant doucement dans le dos et Fab lui sourit avant de river ses yeux aux miens. Je dois avoir l’air dingue. J’ai sans doute les yeux rougis par les larmes que j’ai versées, mon maquillage a dû couler. Je dois être décoiffée, et je suis encore tremblante alors que l’adrénaline et la peur quittent lentement mon corps. J’esquisse un faible sourire alors qu’il avance lentement vers moi. Quand il n’est plus qu’à quelques centimètres, je lève les mains et les pose sur son torse. Il se soulève au rythme de ses respirations, vibre au gré de sa conversation, chaud, et son cœur bat sous ma paume. Il est bien vivant, là juste devant moi. Debout, en bonne santé.

- Oui maman, ne t’inquiète pas. Je te promets que ça va.

Je soupire alors que sa main libre vient caresser ma joue, ferme les yeux et savoure ce contact. Il m’a quasiment ignorée durant tout le week-end et ça m’a fait un mal de chien, alors cette attention et cette soudaine tendresse mettent du baume sur mon petit cœur.

- D’accord maman. Je te rappelle ce soir. Je t’embrasse.

Il raccroche, ses yeux toujours accrochés aux miens, mes paumes toujours sur lui. Fabian avance d’un pas, colle son corps contre le mien, entoure ma taille de son bras et nous fait reculer dans sa chambre, dont il ferme la porte derrière lui.

- Je vais bien Jo, murmure-t-il.

J’acquiesce, incapable de sortir un mot. Je dois être devenue muette car je n’ai pas parlé depuis l’accident. Pour autant j’ai besoin de m’en assurer, alors je fais courir mes mains sur ses épaules, dans son cou, avant de redescendre le long de ses bras, de les poser sur sa taille et remonte les poser là où elles étaient, sur son cœur. Fab a fermé les yeux et les miens suivent le mouvement de mes mains.

****

Fabian

Je sais que je vais déconner à la seconde où je ferme la porte de cette petite chambre qui me sert à me couper du circuit quand l’afflux de monde commence à me peser. J’en suis conscient mais j’en ai trop besoin. J’ai besoin de me sentir vivant, de ressentir le plaisir après la peur qui s’est emparée de mon corps au moment de l’accident. On a beau dire qu’on n’a pas peur, quand on est au centre de l’accident, on ne peut que regarder ce qui se passe comme au ralenti et espérer s’en sortir indemne.

Je pose mes mains sur les hanches de Jo et la colle contre le mur. Je ne suis pas violent mais pas vraiment tendre non plus. Et mes lèvres qui s’emparent de sa bouche, alors que mon corps est encore pris de soubresauts par moment, ne se montrent pas très douces à leur tour. Jo se crispe entre mes bras, ses mains toujours sur mon torse, puis se relâche, comme si elle aussi avait besoin de sentir la vie en moi. Elle agrippe mon tee-shirt et ouvre la bouche pour que ma langue s’insinue entre ses lèvres et vienne jouer avec la sienne. Je colle mon corps, avide d’elle, avide de sensations, contre le sien. Mes mains s’arriment à ses fesses et nos hanches dansent les unes contre les autres. Jo dézippe davantage ma combinaison et la fait descendre dans des mouvements désorganisés alors que je remonte son tee-shirt dans son dos pour caresser sa peau nue. Quand elle glisse sa main dans mon boxer pour la poser sur mon membre dur et douloureux, je me recule légèrement, tout juste ce qu’il faut pour pouvoir venir ouvrir son jean. J’ai envie et besoin de me perdre en elle, là maintenant.

Je m’accroupis pour descendre son jean et sa jolie petite culotte en dentelle noire, en profitant pour caresser ses cuisses et y poser mes lèvres. Jo enlève ses ballerines du bout du pied avant que je ne puisse la débarrasser de son pantalon et le jette, lui et son sous-vêtement, sur le lit derrière nous. Elle en profite ensuite pour baisser ma combinaison et mon boxer sur mes cuisses, à la limite de mes genoux et je la redresse pour me plaquer contre elle et reprendre sa bouche d’assaut en plaquant ses mains contre le mur, au-dessus de sa tête. Les maintenant d’une main, je descends la seconde entre ses cuisses et viens caresser son intimité en grognant.

- Si douce, si humide… murmuré-je contre sa bouche.

Elle soupire en mordillant ma lèvre inférieure alors que je glisse un doigt entre ses lèvres intimes pour m’enfoncer en elle.

- Déjà prête pour moi… Bon sang Jo !

Je relève une de ses jambes contre ma hanche, lâche ses mains et prends ma verge pour la guider contre son intimité avant de m’enfoncer lentement en elle. Jo inspire bruyamment et retient son souffle.

- Mon Dieu Fab, gémit-elle alors que je me retrouve tout entier englouti dans mon paradis.

Je pose mon front contre le sien en fermant les yeux et m’immobilise au fond d’elle un moment. Bordel, ce que c’est bon de revivre ça ! Jo entoure mon cou d’un de ses bras et glisse sa main dans mes cheveux alors que je commence à me mouvoir en elle. Je ne vais pas tenir longtemps, je le sais. Je ne sais pas si je lui fais l’amour ou si je la baise contre ce mur, toujours est-il que je muselle toute émotion qui n’est pas du plaisir pur et dur. Je savoure le bonheur de me retrouver plongé en elle et de l’entendre gémir tout contre moi, de sentir son corps contre le mien, sa respiration hachée et inégale et ses doigts qui se crispent sur mon avant-bras alors qu’elle tire mes cheveux de l’autre main. Jo gémit doucement, ses yeux plongés dans les miens. Comme c’est bon de la retrouver, de se reconnecter à elle physiquement et mentalement, même l’espace d’un instant. Je lis dans ses yeux son désir, son excitation, et je suis frappé par la tendresse dans son regard. Jo m’aime encore, et si elle savait comme c’est réciproque…

La jouissance nous fauche rapidement tous les deux et j’enfouis mon visage dans son cou en reprenant mon souffle, la maintenant contre moi alors que ses jambes flageolent. Et comme la première fois où je lui ai fait l’amour, dans cette chambre d’hôtel où tout a basculé, le retour à la réalité est brutal. La culpabilité me gagne à l’instant où je réalise la connerie que je viens de faire. Je me suis servi de cette femme pour me sentir vivant. J’ai abusé de son corps alors que nous ne sommes plus ensemble et je le regrette.

Ne te comporte pas comme un mufle Fab. Bordel, j’ai encore merdé ! Je l’embrasse doucement dans le cou avant de déposer mes lèvres sur son front en soupirant. Jo se crispe entre mes bras. A-t-elle réalisé elle aussi ce que je viens de faire ? Le regrette-t-elle ? Ou espère-t-elle que nous nous remettions ensemble ? Il ne faut pas. Je recule doucement, quittant à la fois son intimité et ses bras et me rhabille la tête basse. Je la vois serrer les cuisses et hésiter, puis rejoindre le lit pour récupérer ses vêtements. Elle se rhabille en me tournant le dos.

- Jo… hésité-je. Je… Je suis…

- Oui, tu es désolé c’est ça ? gronde-t-elle froidement.

- Ça n’aurait pas dû arriver.

Elle ne répond pas, zippe la braguette de son jean en remettant ses ballerines et rejoint la porte de la chambre en prenant garde de ne pas me regarder, ni me montrer son joli visage. La main sur la porte, je la vois hésiter à nouveau, avant de l’ouvrir et de sortir. J’ai juste le temps d’apercevoir les larmes qui inondent ses joues avant qu’elle ne referme la porte. Quel con !

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