Chapitre 36

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Johanna

Je ne sais pas combien de temps je reste là, dos à la porte de la chambre, à pleurer silencieusement toutes les larmes de mon corps. Une minute ? Une heure ? Toujours est-il que lorsque j’essuie rageusement mes joues et me redresse pour quitter ce lieu au plus vite, je tombe sur les yeux noisette d’Abuelita. Le même regard que son petit-fils, souligné de rides qui prouvent que même si sa vie n’a pas été un long fleuve tranquille, elle a pris le temps de rire encore et encore. Maria Luisa me fait un mince sourire et un signe de tête pour m’indiquer de la suivre.

Nous nous retrouvons dans la cuisine où je dépose mon barda alors qu’elle s’assied à la petite table. Je me sers un grand verre d’eau plate et lui sers son habituelle eau gazeuse avant de la rejoindre.

- Mon petit-fils est un imbécile malheureux, sourit-elle tristement.

Je renifle, sans doute pas très joliment et essuie de nouveau mes joues. Ces foutues larmes ne cessent pas et je déteste ça.

- Je pourrais difficilement vous contredire Abuelita… Mais je sature et je ne sais plus quoi faire.

- A part prendre tes jambes à ton cou tu veux dire ?

Je soupire et détourne le regard. Je déteste l’idée de partir d’ici, de laisser Fab alors qu’il est au plus mal. Cependant je refuse d’être traitée ainsi. J’ai déjà bien trop souffert. Un frisson court le long de ma colonne vertébrale à la simple pensée d’Elliott. Evidemment, Fabian n’a rien à voir avec mon ex. Il est doux et attentionné, tendre et aimant. D’ordinaire. L’image du Fab d’aujourd’hui n’a rien à voir. Je ne mentais pas quand je lui ai dit que j’avais cette impression de revivre avec mon ex. J’ai ce feeling depuis plusieurs jours. A moindre échelle c’est sûr, car Elliott était monstrueux avec moi et sans raison particulière. Fabian a ses raisons et je peux les entendre mais cela ne m’oblige en rien à supporter quotidiennement ses crises.

- Il veut que je parte, il me l’a dit. Plusieurs fois même, mais aujourd’hui particulièrement.

- J’ai entendu oui.

Abuelita rougit légèrement, comme si elle était désolée d’avoir entendu notre conversation. Enfin, notre dispute plutôt.

- Tu sais comme moi que ce n’est pas réellement ce qu’il veut n’est-ce pas ?

- Honnêtement ? Je pensais ça oui, jusqu’à ce matin. J’ai de plus en plus de doutes.

- Tu sais qu’il s’en veut de te voir ici tout le temps au lieu de faire ce que tu aimes, de profiter de la vie et de vivre normalement ?

- J’en ai conscience. Mais je lui ai dit et répété que j’étais là où je voulais être, que tout ce qui m’importait était d’être là avec lui, pour lui.

Maria Luisa pose sa main sur la mienne et la serre un moment.

- Je suis contente de voir que mon petit-fils a trouvé quelqu’un qui tient à lui sincèrement. Tu es quelqu’un de bien Johanna et il le sait. Je pense que Fab a peur que tu lui en veuilles pour ce temps, qu’il considère comme du temps perdu, auprès de lui alors que tu aimes tant ton travail. Au final, je crois qu’il te sait suffisamment passionnée par ton boulot, et qu’il a peur que tu vives aussi mal le fait d’en être privée actuellement, que lui d’être privé de pilotage. Tu vois ce que je veux dire ?

J’acquiesce doucement. Je n’avais jamais vu cela de ce point de vue. Certes, peut-être en effet. Mais il y a quelque chose de magique qu’on appelle la « communication », discuter, échanger, se parler bon sang.

- Je te propose de passer la journée loin de tout ça, dit-elle en déposant un trousseau de clés devant moi. Va chez moi, repose-toi, pense à tout ça. Je vais rester avec cette andouille aujourd’hui.

- Votre petit-fils a été très clair Maria, il ne veut plus de moi ici.

- Mon petit-fils est aveuglé par la colère Johanna, mais je suis certaine qu’une journée sans toi va le calmer légèrement. Et je vais me faire une joie de lui remettre les pendules à l’heure de mon côté.

Elle me fait un clin d’œil et je ne peux m’empêcher de lui sourire. Je me lève et vais déposer un baiser sur sa joue. J’adore vraiment cette femme. Sa gentillesse, son empathie, sa jovialité, sont des baumes pour les cœurs meurtris et un cocon des plus agréables.

- Je prends mon téléphone, si vous avez besoin n’hésitez pas. Anastasia et José doivent venir d’ici une heure, et le kiné en début d’après-midi. Le déjeuner de Fab est près, il n’y a plus qu’à le mettre au four et il y a suffisamment pour quatre si ses parents restent. Je ferai les courses avant de revenir à la villa.

- Johanna, je t’ai dit de penser à toi, pas à lui là, rit-elle. Prends des affaires, si des fois tu veux rester dormir chez moi. Ça lui fera doublement les pieds.

Je ris doucement. Une nuit loin de Fab ? Ce n’est pas arrivé depuis longtemps. Et s’il avait besoin durant la nuit ? S’il faisait encore un cauchemar ?

- Arrête de réfléchir Johanna. Je passerai chez moi prendre des affaires pendant que ses parents seront là et dormirai ici. Il ne sera pas seul. File ma belle.

Je passe dans le dressing récupérer quelques affaires, dans la salle de bain pour ma trousse de toilette et enfourne le tout dans mon sac avant de revenir à la cuisine, où Maria Luisa m’attend. Je la prends dans mes bras et l’embrasse sur la joue.

- J’espère qu’il sera vivable avec vous.

- Oh il a plutôt intérêt, rit-elle. Il y a bien longtemps que je n’accepte plus de me faire marcher sur les pieds, et je ne suis pas une jolie demoiselle amoureuse.

Son air goguenard me fait rire et je rejoins ma voiture. Direction la maison d’Abuelita pour un bol d’air bien mérité !

****

Voilà trois jours que je suis chez Maria Luisa. Elle m’a appelée hier matin pour me dire de rester chez elle, que Fabian avait besoin d’un peu plus de temps pour intégrer les choses. Alors j’y suis restée. Comment désobéir à Abuelita ?

J’en ai profité pour faire un saut en ville et acheter tout ce qu’il fallait pour prendre soin de moi durant toute une journée : bougies parfumées, soins du visage et du corps, masque, et même du vernis, chose que je n’ai pas appliquée sur mes ongles depuis une éternité. J’ai passé l’après-midi à me bichonner et une partie de ma soirée à lire dans un bain bien chaud. J’en suis ressortie flétrie mais apaisée.

Evidemment, j’ai pensé à Fab. Comment faire autrement ? J’aimerais vraiment pouvoir l’aider à aller mieux mais je ne suis pas magicienne. Si lui ne veut pas aller mieux mentalement, je ne peux rien faire de mon côté. Cela ira beaucoup mieux lorsqu’il pourra marcher à nouveau même si la reprise du sport va se faire doucement. J’ai appelé Maria Luisa matin et soir chaque jour pour savoir comment cela se passait avec Fabian. Je me suis retenue de lui demander s’il parlait de moi. J’ai bien reçu messages vocaux et textes mais n’ai jamais répondu. Ce n’est pourtant pas l’envie qui m’en manque. Je veux le retrouver, je veux le serrer contre moi et m’assurer qu’il va bien, si tant est qu’aller bien soit possible en ce moment. Cependant, une partie de moi profite de ce moment de calme chez Abuelita. Je respire, je fais ce que je veux, je n’ai pas besoin de faire attention à tout ce que je dis ou fais. Je n’ai qu’à m’occuper de moi et, égoïstement, j’apprécie ce repos.

****

Fabian

J’adore ma grand-mère. Abuelita est une personne douce et attentionnée, aimante et pleine d’empathie. Mais alors trois jours avec elle en mode bouledogue… C’est un cauchemar. J’ai eu droit aux remontrances par rapport à mon comportement général, avec mes parents lorsqu’ils sont passés le premier jour. Et évidemment, j’ai eu droit au savon intégral concernant mon comportement envers Jo. Bien entendu, elle a plus que raison. Le moi normal n’aurait jamais un tel comportement. En réalité, le moi normal a très envie d’étrangler le moi-con. Ce que j’ai dit à Johanna pour qu’elle parte est juste inadmissible et impardonnable. Si j’avais eu des jambes fonctionnelles il y a trois jours je lui aurais couru après pour m’excuser un millier de fois. Bon, à condition que ma fierté se planque un peu, certes…

Jo est partie il y a trois jours. Je ne sais pas si elle est rentrée chez elle, où elle est et ce qu’elle fait. J’ai essayé de l’appeler, lui ai envoyé plusieurs messages, tous restés sans réponse. J’ai vraiment merdé, je le sais évidemment mais je ne contrôle plus rien du tout ces derniers temps et je suis au bord de l’implosion. Maintenant qu’elle n’est plus là, je me rends compte que son contact m’apaisait malgré tout ; la sentir contre moi chaque soir éloignait mes maux. Depuis trois jours je rumine. Est-ce vraiment terminé entre nous ? Et si c’est le cas, qu’en est-il de cette amitié que nous voulions tant préserver ? Bon sang, j’aurais grand besoin de courir, de me vider la tête en faisant du vélo, de m’épuiser pour dormir et arrêter de ruminer encore et toujours.

Ma grand-mère interrompt mes pensées en entrant dans ma chambre pour récupérer le plateau du petit-déjeuner.

- Tu n’as rien avalé Fabian.

- Je n’ai pas faim Abuelita.

- Faim ou pas, il faut que tu te nourrisses.

- On ne peut pas dire que je me dépense beaucoup.

- Qu’il est têtu ! soupire-t-elle en levant les yeux au ciel. Allez, enlève-moi ton tee-shirt que je te frotte le dos.

Je me renfrogne. J’ai perdu mon infirmière sexy au profit de ma grand-mère, beaucoup moins douce et…tellement plus autoritaire.

- Pas besoin, tu l’as fait hier matin, pour mon plus grand plaisir, ironisé-je.

- Ne discute pas, fais ce que je te dis.

Je soupire en me redressant pour passer mon tee-shirt par-dessus ma tête pendant qu’elle va chercher cette foutue bassine qui me sort par les trous de nez.

- Dis, Abuelita… Est-ce que tu as des nouvelles de Jo ?

- Des nouvelles de Johanna ? Pourquoi en aurais-je ? me répond-elle en déposant la bassine pleine d’eau.

- Elle ne te demande pas de nouvelles de moi ?

- Pourquoi m’en demanderait-elle ? Tu lui as clairement fait comprendre que tu n’avais pas besoin d’elle jeune homme, qu’elle n’avait rien à faire ici.

- Je… Je ne le pensais pas, tu le sais Abuelita.

- Tu l’as pourtant dit, crié même. Tu pensais qu’elle passerait au-dessus de ça en quelques heures ?

Je soupire, encore. Evidemment que non, je connais Jo. Elle n’est pas rancunière mais il ne faut pas non plus pousser, elle a un sacré caractère. Quand je pense qu’elle m’a comparé à son connard d’ex… Je n’ai rien à voir avec lui bordel ! Je sais que j’ai merdé, que j’ai été odieux avec elle. Quand je repense à la façon dont je me suis comporté avec Jo, je peux comprendre qu’elle fasse un parallèle. Je me prends une sacrée claque lorsque je réalise qu’elle n’a pas totalement tort. Bordel, je suis un monstre !

****

Six jours que Jo ne m’a pas donné de nouvelles. Je suis passé par plusieurs états. J’étais triste qu’elle parte, déçu qu’elle ne se batte pas davantage pour nous. Mais en avais-je le droit, vu mon comportement ? Et puis j’ai fini par être en colère. Six jours sans un message, sans répondre à mes coups de fil. Six jours qui font que je me demande si elle va bien, s’il ne lui est rien arrivé, si elle et moi c’est terminé. Je rumine depuis hier matin et même quand Abuelita m’a dit que Jo était chez elle, je n’ai pas décoléré. Six jours qu’elle est si proche mais ne revient pas ? Je n’en reviens pas !

J’ai été imbuvable avec le kiné, mais je m’en fous. J’ai encore plus envie d’envoyer tout promener depuis hier. J’allume la télé et récupère mon téléphone sur la table de chevet. Je le déverrouille et me redresse en voyant que j’ai un message de Jo.

Jo :

Salut. Comment vas-tu ?

Quoi ? Six jours de silence et j’ai droit à ce SMS de merde ?!

Fab :

Comment veux-tu que j’aille ?!

J’appuie sur envoi avant de réfléchir et regrette presque immédiatement ma réponse. Je patiente plusieurs minutes avant de recevoir une réponse.

Jo :

Je vois… Abuelita ne te torture pas ?

J’esquisse un sourire avant de répondre.

Fab :

Disons que ça pourrait être pire. Elle est moins patiente que toi…

Jo :

Je suis trop patiente, tu es devenu un gamin capricieux Fab.

Je bougonne. C’est pour ça qu’elle m’écrit ?

Fab :

Prends ma place et tu verras qu’on devient grincheux facilement.

Jo :

Peut-être oui…

Fab :

Quand est-ce que tu rentres ?

Jo :

Quand est-ce que tu t’excuses ?

Ok… ça, c’est dit. J’ai dit qu’elle avait un sacré caractère ? Ça fait parfois des étincelles elle et moi.

Fab :

Quand tu répondras à mes messages et appels peut-être.

Jo :

J’avais besoin d’un break.

Fab :

J’ai besoin d’un break sur ma situation actuelle et pourtant je ne peux pas tu vois.

Jo :

Moi je n’ai aucune obligation quant à ta situation actuelle. Pourtant je suis là et je ne bronche pas, parce que je t’aime et que je veux être près de toi.

Fab :

Tu n’es plus là depuis 6 jours.

Jo :

Putain Fabian ! Tu vas t’excuser ou pas ?

Fab :

Rentre.

Jo :

Je ne suis pas ton chien.

Fab :

S’il te plait.

Jo :

Excuse-toi Fabian.

Fab :

Tu me fais chier Jo.

J’attends un moment, pas de réponse. Oui, je suis allé un peu loin mais bon sang, elle me court sur le haricot là. Je devrais m’excuser de vivre un calvaire ? Evidemment que je vais m’excuser de mon comportement d’il y a six jours mais pas par message. Mon téléphone sonne au moment où je le repose sur la table de chevet. Je décroche immédiatement.

- Jo…

- Je te fais chier ?

- Jo écoute… Rentre, qu’on discute tous les deux.

- Non, pas tant que tu ne te seras pas excusé, et rajoute ton dernier message sur la liste des nombreuses choses pour lesquelles je veux des excuses. Tu m’épuises Fab, je te jure que je fais de mon mieux mais je n’en peux plus de ton comportement. Je t’aime mais là j’hésite entre t’étouffer avec un oreiller et mettre de la mort au rat dans ta bouffe !

Ça devrait être drôle mais la façon dont elle le crie dans le téléphone me ferait presque flipper.

- Putain Jo, je ne peux pas faire autrement ! Tu t’attends à quoi, des sourires, des rires, de la joie et de la bonne humeur alors que je crève de rester dans ce lit de merde ? Vous me saoulez tous avec votre compassion à deux balles, j’en peux plus !

- Ma compassion et moi on t’emmerde Fab, je n’en reviens pas bon sang.

Je l’entends faire les cent pas à l’autre bout du fil en reniflant. Merde, elle pleure. Et là, je tilte. Je comprends que j’aurais dû faire ça il y a un moment déjà plutôt que de lui pourrir la vie. Je comprends que je ne peux pas lui faire ça parce que même si elle revient, même si je fais des efforts, ça ne durera pas longtemps et je la ferai encore souffrir, je la ferai encore pleurer.

- Jo… Rentre chez toi, il vaut mieux qu’on arrête là tous les deux.

- P…Pardon ? répond Jo dans un murmure étouffé.

J’inspire profondément. Mon dieu que c’est dur ! Je n’ai pas le choix. Quand je pilote je ne suis quasiment jamais là, et là que je suis présent, elle souffre et je ne peux rien faire pour elle. Je suis un petit-ami quasi inexistant ou un gamin capricieux qu’elle ne supporte plus mais elle est trop gentille et honnête pour partir d’elle-même.

- C’est fini toi et moi. Vaut mieux qu’on reste amis, on ne se comprend pas, on… Toi et moi, on n’est pas sur la même longueur d’onde quand il s’agit d’autre chose que de l’amitié.

- Tu déconnes là ?

- Non Jo, c’est mieux comme ça. Je ne suis pas fait pour toi. Je te le dis depuis le début, et là je ne supporte plus de te voir traîner autour de moi. Je… Je suis désolé mais j’ai besoin d’air et tu m’étouffes. Je ne veux ni ta gentillesse, ni ta compassion, ni ton aide. Je ne peux plus et je ne veux plus, tout simplement.

Ces mots m’écorchent la gorge mais c’est mieux comme ça. Jo reste silencieuse à l’autre bout du fil durant un moment, puis prend une grande inspiration avant de répondre.

- Je n’en reviens pas… Tu… Tu ne peux pas penser ce que tu dis Fab… Tu es en colère contre le monde entier, malheureux et angoissé. Je t’en prie arrête et réfléchis une minute.

- Ça fait six jours que je réfléchis Bébé, et j’en suis arrivé à cette conclusion. C’est mieux comme ça. Au revoir Jo.

Et je raccroche avant de lui laisser le temps de répondre. Ça vaut mieux comme ça pour qui, imbécile ? Au moins, on ne pourra pas dire que j’agis égoïstement cette fois. Je viens de prendre une décision dans son intérêt à elle et je n’ai plus qu’à me laisser dépérir sur ce lit de merde, en ruminant sur ma vie de merde depuis cet accident de merde. Bordel !

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Lia 53
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