Olly et sa famille

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Je m’appelle Olly et je suis gentil.

J’aime la nuit, car on m’y scande « Olly, Olly, Olly ».

Contrairement à ma sœur, Candy, je n’ai pas besoin d’un miroir pour me faire prier. J’accours aussitôt. Mais bon, vous savez sans doute ce que c’est, la coquetterie féminine : du rouge à lèvres, du mascara, un peu de fard à paupières… Elle sort tout l’attirail pour se faire belle !

J’avoue, je n’aime pas me regarder dans la glace : je ne me trouve pas spécialement beau ! Cependant, j’ai quand même plus de style que mon frérot. Avec ses godillots, trop larges pour lui, son visage enfariné — d’accord, c’est du maquillage, mais quand même ! —, et ses vestes bigarrées : il ressemble à un vrai Arlequin. D’ailleurs, quand je le vois sortir comme ça, j’attrape un fou rire. On peut dire qu’il a un look surprenant.

Par contre, je préfère le sien à celui de mon cousin. Il se balade avec le même pull rayé rouge depuis plus de vingt ans ! Il me fait presque honte celui-là. Rouge avec des rayures noires : bonjour le mauvais goût. Je sais bien qu’il en faut pour tout le monde, mais il pourrait faire des efforts. On ne peut pas le manquer, vu l’odeur dégagée par ses vêtements… De plus, il prend un malin plaisir à faire crisser ses ongles et comme c’est un être qui aime la saleté, il ne les coupe quasiment jamais : on croirait un phénomène de cirque dans les années folles !

Le pire, c’est qu’il a tenté un défi avec un de ses frères. La tenue vestimentaire de ce dernier laisse également à désirer : une veste fripée toute élimée et un jean qui a dû être bleu au départ, mais qui a fini par déteindre. De plus, de nombreux trous perforent ses habits : les deux font la paire ! Le plus ridicule c’est son visage ; il aime tellement son sport qu’il le porte la majeure partie du temps sur sa face. C’est complètement ridicule. Il aurait mieux fait de mettre un palet dans sa poche, c’eut été plus pratique pour discuter !

A propos de pratique bizarre, je dois vous parler de mon oncle. Ce n’est pas tant son hobby, mais la manière dont il le pratique qui est étrange. C’est un passionné de pêche — jusqu’ici, rien de bien folichon ! — cependant, il est tellement féru qu’il porte en permanence son ciré, que ce soit par temps de pluie, mais également en pleine canicule ; à la maison — pour se détendre, qu’il ose dire ! —, en soirée mondaine, au supermarché… Bref il le traîne partout. En prime, il est tellement mordu, qu’il a placé un instrument de son activité à la place de sa main : vous savez comme le pirate ennemi du gamin qui ne veut pas grandir ! Du coup, il ne supporte pas les horloges, cela lui rappelle de mauvais souvenirs. On aurait dû l’empêcher de regarder ce film en boucle !

Remarquez son frère, ce n’est pas mieux : lui, il adore la forêt. En fait, non, ce qu’il préfère dans les bois, c’est la douce mélodie des troncs qui se fracassent ! Et pour ceci il fait le fier avec son engin. Des fois pour m’amuser, il le fait tourner autour de sa tête, heureusement qu’il s’y connait, car il pourrait se blesser avec la lame !

J’aime ma mère, c’est la plus douce de la famille. Elle est d’une beauté à faire pâlir les anges. Grande, élancée, svelte. Ses cheveux noirs de jais lui descendent jusqu’aux épaules. Elle adore danser, spécialement le tango argentin avec mon père. Ils forment un duo torride tous les deux et quand ils commencent, rien ne les stoppe. Au cours de danse et dans les soirées mondaines, les autres s'arrêtent dès leur entrée, comme hypnotisés. Je suis très fier de mes parents. Je les aime !

Je m’appelle Olly. Je suis le plus gentil de la famille !

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