Tourments abjects

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Abattu par mes larmes, je vis de remords
Incessants qui brûlent mes envies et mon sort.
Tragique digression enflammant mes yeux
Je me perds, infantile et souris devant eux.

Les griffes de la Mort qui encerclent mon cœur
Et écrasent mes chairs, lacrymales acides
Asséchant mes pupilles, qui ne voient que l'heure
Du déclin passager devant mes pleurs humides.

Je péris, déphasé, armé de mon chagrin,
Abruti par le cri des dieux accablés,
Assis sur l'avenir de mon cœur émietté,
Je détruis de douleur le passé souverain.

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wenchou
Suite à une erreur impardonnable pour ses parents, Lilou doit vivre sa première année universitaire en collocation avec son frère aîné, Mat, et son meilleur ami, le beau et ténébreux Neal. Les femmes restent difficilement insensibles à leur charme, et ils ne s'en privent pas !

Malgré l'attirance qu'elle éprouve pour son nouveau colocataire , une blessure bien plus profonde l'empêche d'y succomber. Elle a besoins stabilité dans sa vie et Neal semble bien trop dangereux pour sa santé mentale .

Quant à Neal, il n'est pas prêt d'arrêter sa liste de conquêtes et encore moins de sacrifier son amitié avec son meilleur ami. Son mépris apparent pour la jeune et belle Lilou risque fort de compliquer leur cohabitation.

Mais comment faire quand le désir prend le pas sur la raison ? Et que rien ne peut être contrôlé ?

Bienvenue à l'université, aux fantasmes devenus réalité et aux désillusions.
!! Ce roman "new romance" peut contenir des scènes à caractère sexuel pouvant heurter la sensibilité des jeunes lectrices et lecteurs !!
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Eurydictine


Il t'était une fois, une journée d'automne au froid mordant et à la brume épaisse. Alors que quelques feuilles d'or et de sang remuaient, d'autres volaient au gré du vent d'autan. Les gouttes d'une pluie cinglante s'écrasaient pour mourir sur les carreaux. Tu admiras ce ballet chaotique. L'été de la Saint-Martin touchait à sa fin, la froidure des aubes et les vesprées obscures rythmaient désormais ce cycle éternel de la nature.
Puis, au crépuscule, un message.
Une perte, une disparition.
Un dernier soupir fut rendu.
Sidérée, tu te laissas choir au sol. Cataleptique, tu restas ainsi jusqu'au bout de la nuit. Voyage immobile, transe douloureuse.
Tout se passa si vite. Dans ton chagrin tu ne saisis pas la réalité. Cela ne devait arriver qu'aux autres.
Pas à toi. Pas comme ça. Pas maintenant.
Frappée par l'action funeste des astres, ta stupeur te tétanisa.
Ebranlée, ton monde de jeune mariée fut englouti par la funèbre commission d'un inconnu.
Secouée, tes projets n'eurent plus aucun sens. Tu étais seule désormais.
Ton cœur s'affaiblit, meurtri.
Les minutes, les heures, les jours s'étirèrent, semblables, noirs d'idées et de sombres insomnies alors que les journées mornes se teintaient de cuivre.
Tu ne mangeas plus. Tu ne parlas plus.
Tu t'emmuras dans un donjon infranchissable et indestructible fait de silence.
Ton cœur se durcit.
Les amis qui furent présents dès les premiers jours s'effacèrent peu à peu, impuissants face à ta tristesse qui ne s'estompa pas. Tu refusas chaque main tendue, déclina toute compagnie. Personne, selon toi, ne pouvait t'aider, chacun ignorait tout de ta douleur.
Leur bonheur était une insulte, leur condescendance un affront.
Ton cœur se rétrécit.
Tu te laissas glisser, presqu'avec délectation dans une solitude cruelle.
Ton cœur se glaça.
Tu ne souris plus. Tu n'aimas plus. Tu ne sortis plus de ta fortification chimérique. Ta peau blêmissait, tes traits se décomposaient, tes yeux se ternissaient.
Ton cœur se mourait.
Tu t'échappas de ce monde auquel tu ne voulais plus appartenir. Ce monde fait d'illusions et d'apparences. Car au fond la destinée était la même pour tous. A quoi bon tromper la Mort ? Elle finirait par venir te prendre, un jour ou l'autre.
Les derniers rayons de l'automne s'éteignirent avec mélancolie dans les premiers frimas funestes de l'hiver. La nature portait le deuil de cette séparation.
Tu n'étais qu'une princesse à l'âme veuve, captive de ses angoisses.
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Dehorian Green
En musique :

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