Leatherface

4 minutes de lecture

Plainfield, Wisconsin : 1957

 Les ténèbres commençaient à prendre place sur la petite ville de Plainfield. A la lueur d’une bougie, Ed terminait sa sombre besogne. « Allez Ed encore un effort ! » se disait-il. Il était affairé à dépecer le corps de Bernice Worden. Une créature immorale de moins en ce bas monde comme aurait dit maman qui aurait été fière de lui. Papa et Henry quand à eux ne le comprenaient pas, à leurs yeux il était qu’un bon à rien dont la vie était vouée à l’échec…
Mais Henry avait eu son compte lors de l’incendie du marais sur les terres de la maison. La masse avait suffie pour lui fracasser le crâne. L a mort avait été rapide mais il avait déposé le corps un peu plus tard de manière à ne pas éveiller les soupçons. Bernice même si elle était gentille avait toujours eu des doutes quand aux circonstances la mort d’Henry. Elle l’aimait beaucoup tant il était serviable envers elle et les autres habitants. Elle avait été trop curieuse et avait beaucoup de questions. Il l’avait alors droguée avec le chloroforme et l’avait amenée ici. Personne ne l’avait vu il en était certain…

 Il l’avait dans un premier temps décapité. Elle avait un joli visage qui une fois empaillée rendrait à merveille à côté des autres sur le buffet que maman aimait tant. Elle lui manquait énormément. La magie n’avait pas sue la ramener il avait pourtant suivi les instructions à la lettre dans ces vieux livres qu’il s’était procuré. Lui offrir un nouveau corps était peut être la solution. Il avait commencé avec celui de Mary Hogan peu de temps après son décès. Elle avait des jambes magnifiques maman avait toujours rêvé d’en avoir des pareilles. Il avait ensuite reconstitué le corps avec ceux qu’il avait déterré au cimetière. Il avait pour habitude d’allait les chercher à la tombée de la nuit après qu’ils aient été mis en terre.

 Mais elles n’étaient pas parfaites il ne prenaient donc que les parties de premier choix comme un boucher qui sélectionne sa viande. Mais le reste n’était jamais perdu. Un bon ragoût, une cuisse émincée accompagnée de quelques légumes du jardin. Il y avait toujours de bonnes choses à préparer. Le plus important qu’importe le corps restait la peau. Il s’était confectionnée de jolis gants, une somptueuse paire de rideaux ornaient le salon mais ce qu’il préférait était les abat-jour des lampes il en était fier. Le tout était de bien détendre la peau comme pour le cuir…
Le crâne de Bernice était parfait pour un nouveau bol, son buste allait compléter la veste qu’il avait commencé à confectionner. Il avait donc pris soin de l’éventrer convenablement et de bien enlever les entrailles. Il ne lui manquait plus que la tête et maman pourrait enfin revenir. Le fait de procéder de nouveau au rituel dans un corps neuf permettrait peut être de la retrouver pour de bon. Il avait pris soin de laisser sa chambre comme elle l’avait décorée mais avait un peu oublié le reste de la maison… Il ferait tout cela une fois sa veste terminée. L’aiguille glissait à travers la peau, il avait pris un fil bien épais pour assembler les membres à la perfection. Sa nouvelle tenue serait bientôt achevée et il serait le plus beau pour son retour… Mais celà devrait attendre, les feux d'une voiture éclairaient soudain son atelier et il reconnut le shérif à travers la petite fenêtre. Que voulait-il à cette heure?


Round Rock, Texas : 16 ans plus tard.

 Bubba Sawyer s’apprêtait à s’offrir un nouveau visage. Il avait attrapé cette pauvre fille qui avait eue le malheur de s’aventurer sur ses terres avec ses amis. Mais il la trouvait vraiment jolie. Il n’avait jusque là que récupéré des auto-stoppeur de seconde classe qui étaient plus destinés à la cuisine pour grand-père et les autres. Mais celle-ci il y tenait vraiment… Grandpa allait lui porter le coup décisif comme le bétail à l’abattoir quand il était jeune. Ensuite la tête serait pour lui mais en attendant il graissait la chaîne attendant sa prochaine victime pressé d’entendre le ronronnement de sa tronçonneuse tel un enfant dans l’attente du père noël…
- Coupez ça suffit pour aujourd’hui. On reprendra demain merci à vous tous…
Tobe Hooper était content de cette journée de tournage. Chacun prenait son rôle très à cœur et faisait de son mieux malgré la chaleur étouffante. Demain allait être la plus dure journée. La scène du repas ! Il avait donc calfeutré le salon pour éviter les trop grosses chaleurs, le mobilier était en place, les animaux morts aussi il voulait que cette scène soit la plus réaliste possible afin de dépeindre à merveille la folie de la famille Sawyer… Au fil du tournage il repensait sans cesse à l'histoire de cet homme Ed Gein dont l'histoire l'avait effrayé durant toute son enfance. Mais son esprit était surtout tourné vers Bernice, dont la découverte du corps avait permis celle de tous les autres...

 La sortie du film était prévue pour l’automne 1974. Un long travail l’attendait encore et il espérait que le public serait au rendez vous pour le « Massacre à la tronçonneuse »…

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 1 versions.

Vous aimez lire SOAnarchy ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0