La femme vaisseau : I

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Attention à tout l’équipage. Ligne d’horizon à 45° bâbord. Crash imminent.

La voix était désincarnée et hachurée, extrêmement désagréable à l’oreille.

J’ouvris les yeux d’un seul coup. Je n’étais pas en train de rêver.

Je répète. Ligne d’horizon à 52° bâbord. Crash imminent.

Bondissant hors du lit cette fois, je me précipitai hors de ma cabine. Une fois sur le pont, je tombai nez à nez avec Dea, qui avait l’air aussi sonnée que moi.

C’était la première fois que je la voyais sans son chignon lisse, les cheveux détachés.

— Tu as entendu ? me demanda-t-elle.

— Attends, c’est pas toi qui as fait l’annonce ?

À mon grand désarroi, elle secoua la tête.

— Non. J’étais en train de faire du vélo elliptique quand je l’ai entendue. Mais je suis formelle : le vaisseau est renversé sur le côté. On ne le sent pas encore à cause de la gravité artificielle, mais il est en train de tomber dans l’espace.

Je regardai autour de moi, sonnée.

L’Elbereth. C’était l’Elbereth qui avait fait l’annonce, sortant de son mutisme et s’adressant à nous en Commun, pour nous interpeller. Pourquoi ? Et que faisait Ren ?

Nous nous précipitâmes dans la salle des commandes. Ren y était, debout, branché sur le vaisseau. Mais il ne répondit à aucun de nos appels, et en passant devant lui, je découvris où était le problème : il était inanimé, sa combinaison dégoulinante de sang.

Je montai sur la console pour le débrancher, tandis que Dea, derrière, essayait de le réceptionner pour l’empêcher de s’écrouler par terre. Nous l’allongeâmes sur le sol. Dea dézippa sa combinaison jusqu’au nombril, dévoilant ce que je n’avais pas du tout envie de voir.

Sur le torse de Ren, le globe rouge qu’il appelait cœur était traversé par trois lignes de fracture. Il pissait le sang. Sa forme sphérique était désormais aplatie, comme s’il avait perdu une grande partie des fluides qui se trouvaient à l’intérieur. Autour, partant dans toutes les directions comme un soleil empoisonné, des veines blanches craquelaient la peau obsidienne de Ren, en suivant des lignes fractales ressemblant à des traces de foudre, et qui m’évoquaient les éclairs sinistres sortis de la bulle d’énergie lorsqu’il avait réalisé sa configuration sur Keteres. Ren était en train d’en payer le prix.

— Son cœur est fissuré, observa Dea alors que je restais là, les bras ballants, incapable de faire quoi que ce soit. C’est pour cela que le vaisseau dérive : comme il est synchronisé avec elle, son état a une influence directe sur la sphère motrice.

Elle. L’Elbereth. C’était elle qui nous avait appelées.

Pour moi, il était clair que la blessure de Ren était due à la configuration qu’il avait réalisée pour atomiser le CERG, à Keteres. Mais lorsque je lui fis part de ma théorie, Dea secoua la tête.

— Non, cela remonte à plus loin. Réaliser des configurations, même complexes et énergivores, fait partie du quotidien des ældiens. Je pense que le tir gravitationnel qui a effleuré l’Elbereth lors de la bataille d'Arkonna y est pour quelque chose, ainsi que les sentiments que le commandant a pour toi, Rika. Tout cela l’a affaibli, et il n’a pas supporté la dernière configuration.

Je jetai un coup d’œil mécontent à Dea. De quoi se mêlait-elle ? Mais je décidai de ravaler ma remarque et de lui en parler plus tard.

— Ren, suppliai-je en le secouant par les épaules, Ren, parle-nous, s’il te plait... Qu’est-ce qu’on doit faire ? Le vaisseau est en train de se crasher, Ren !

Dea était déjà en train d’ouvrir un pack de secours d’urgence. Elle colla un pansement régénérant sur le coeur ensanglanté de Ren, ce qui, selon moi, n’allait pas servir à grand-chose. D’ailleurs, le susnommé l’arrêta en refermant sa main sur son poignet. Il ouvrit les yeux et lui murmura quelque chose en ældarin.

Pourquoi s’adressait-il à Dea et non à moi ? Je le compris en constatant l'efficacité de la femme cyborg. Arrêtant de jouer à l’infirmière, elle se releva immédiatement et sprinta vers les appartements principaux.

Ren plongea ses yeux miroitants dans les miens.

— Il faut que tu redresses le vaisseau, me dit-il. Je te donne les commandes.

— Est-ce qu’il y a un moyen de piloter ce truc en manuel ? demandai-je, très angoissée. Des commandes basiques, un genre de système structurel, caché quelque part ?

Ren secoua la tête.

— Non. Tu vas devoir te connecter... Tu as un implant, maintenant. Ça risque de changer ton format... Mais c’est le seul moyen.

Dea revint à ce moment-là.

— Je vais le mettre dans la cuve de bioplasma, m’apprit-elle. Ça devrait stopper l’hémorragie.

— On a une cuve de bioplasma ? m’exclamai-je, surprise.

— Il y en a une dans l’habitat principal. Le commandant vient de me le dire.

Dea attrapa Ren sous les bras, comme s’il ne pesait pas plus de cinquante kilos, et elle le tira vers les quartiers d’habitation du vaisseau. Quant à moi, je me dirigeai vers la salle des commandes pour affronter Elbereth.

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