La justice de la République : IV*

11 minutes de lecture

Des rations sommaires mais néanmoins bienvenues nous attendaient dans notre cellule, ainsi que tout un vivier de nouvelles recrues. Krorgo, qui avait dévoré la sienne en moins de temps pour le dire, brutalisa la plupart d’entre-eux, s’emparant de ce qui était probablement leur dernier repas.

— Krorgo s’est battu, Krorgo a faim ! grogna-t-il comme pour se justifier.

Après avoir terminé ses agapes, il émit un gros rot sonore. Repu, il tourna son regard mauvais dans ma direction.

— Krorgo a frôlé la mort, éructa l’infâme créature en me regardant avec concupiscence. Krorgo envie dun-dun ! Pas attendre l’ylf.

J’avalai vite fait ma dernière bouchée, avant d’en jeter l’emballage sur le côté. Même avec l’habitude – après tout, je n’avais qu’à pas être organique – les menaces de viol allumaient toujours une alarme dans ma tête.

— Il faut attendre ylf, Krorgo, tentai-je en m’éloignant à reculons dans la direction opposée à lui. Sinon, ylf pas content !

L’infâme personnage eut un ersatz de rictus.

— Bientôt, toi esclave de Krorgo. Commencer dès maintenant à satisfaire Krorgo ! Pas attendre ylf.

— Si, insistai-je. Il faut attendre ylf !

Krorgo rugit, et il se redressa de toute sa hauteur.

Pas attendre ylf ! tonna-t-il en s’avançant vers moi.

Je piquai un sprint vers le groupe des nouveaux, qui me repoussèrent vers mon agresseur d’un seul mouvement. Je tombai dans ses pattes, pile devant le monstre. Krorgo me saisit par la jambe et il me tira vers lui.

Il se débarrassa de ses oripeaux avec une écœurante impatience, et produisit un vit si monstrueux que je restai là, paralysée, à le fixer. J’étais trop choquée pour tenter quoi que soit. La situation me rappelait douloureusement celle de Demeria Tri, et l’infamie qu’ils m’avaient promise en plaisantant sur le sexe supposément monstrueux de Ren. Sauf que cette fois, il n’y avait nulle échappatoire.

Bien sûr, Dea tenta l’impossible pour m’aider. Mais Krorgo ne cessait de balayer ses interventions d’un revers de main, sans jamais arrêter de m’arracher la maigre protection que constituait ma combinaison.

— Toi, plus belle, lança-t-il à Dea. Toi attendre ! Dun-dun après.

Visiblement, Krorgo, que la blondeur de Dea fascinait, s’imaginait que cette dernière avait plus de prix aux yeux de Ren : il voulait la garder pour après son arrivée, et faire d’abord son affaire avec moi, qu’il considérait sûrement comme la plus vile des esclaves de notre ami. Je n’osai imaginer sa réaction lorsqu’il s’apercevrait que Dea ne possédait pour tout orifice qu’un port ISD-3 ! Il la tuerait sûrement.

Finalement, agacé, Krorgo finit par assommer Dea en la jetant contre le mur, et, constatant que j’en avais profité pour ramper plus loin, il me rattrapa et me colla au sol, face contre terre, m’assénant un coup violent pour m’empêcher de me débattre, qui me laissa à moitié sonnée. Du coin de l’œil, je vis tous les autres prisonniers qui tournaient le visage contre le mur, l’air à la fois désolé et horrifié. Peu d’entre eux semblaient se réjouir : la scène devait vraiment être affreuse.

Mais pas un ne m’aida. Lorsque Krorgo m’arracha mon pantalon – et mes sous-vêtements de la même manière – je me surpris à penser que cela ne me serait jamais arrivée si j’avais été capable d’opérer des configurations et d’apparaître comme l’ældienne Baran. J’aurais fait la même taille que lui, et j’aurais pu lui briser les couilles d’un seul coup de genou. Ou les lui arracher avec les dents. Au moins, le combat aurait-il eu un semblant d’équité et de dignité. En attendant, ma faiblesse et les circonstances me forçaient à endurer cette situation, qui s’aggravait de secondes en secondes.

Je poussai un hurlement de peur et de rage en sentant les horribles mains noires de Krorgo sur mes reins. Il se mit à hurler lui aussi, et je m’attendis à souffrir la mort d’un instant à l’autre, mais rien ne se passa. En fait, Krorgo s’était fait projeter à son tour contre le mur. J’entendis un bruissement à mes côtés et sentis qu’on me recouvrait. Bien à l’abri dans ce sac improvisé, je me retrouvai contre quelque chose de ferme et de chaud, dont je reconnus le contact immédiatement. C’était Ren. Son odeur familière et rassurante envahit mes narines, et je compris soudain ce que Krorgo avait senti sur Dea et moi.

J’étais à la fois reconnaissante, honteuse, et furieuse : un mélange terrible qui m’empêcha de ressentir du soulagement et d'exprimer ma gratitude. J’avais froid et j’étais incapable de m’arrêter de trembler, mais malgré ça, je demandai à Ren de me reposer. Il s’exécuta et me déposa dans un coin sombre de la pièce, à côté de Dea dont la tempe saignait. Agenouillé devant nous, il nous regarda l’une et l’autre d’un air préoccupé.

— Est-ce que ça va aller ? murmura-t-il, les sourcils froncés.

— C’est Dea qui a tout pris, répliquai-je d’un ton plus brutal que je ne le voulus. Occupe-toi d’elle.

Ren me lâcha du regard pour examiner Dea. Ses longs doigts passèrent doucement sur son crâne, tâtant et cherchant la présence d’une blessure. En voyant sa main fine, de la même couleur que celle de Krorgo, je détournai les yeux.

— Elle n’a ni fracture ni oedème, observa-t-il.

— Ça va aller, commandant, lui apprit Dea bravement. Merci. Mais derrière vous...

Ren regarda par-dessus son épaule. Krorgo était déjà sur pieds. Un peu groggy, mais visiblement encore vaillant, il secoua la tête et se frotta les tempes à son tour, avant d’apercevoir son agresseur.

— Ylf Noir ! gronda-t-il en pointant Ren, l’œil allumé.

Ce dernier se releva, faisant face à son adversaire, qui dardait ses crocs sur lui, proférant de gutturales menaces. Krorgo s’empara des deux lames de fortune dans son dos et écarta les bras dans une posture de défi, en poussant un hurlement qui déclencha une alarme.

Lui et Ren faisaient la même taille, mais le gabarit de Krorgo étant le double de celui de Ren, il paraissait plus grand. Et il était armé. En regardant Ren, je réalisai qu’il s’était débarrassé d’une partie de sa combinaison pour couvrir ma nudité. Sa peau au glacis bleu nuit luisait sous la lumière blafarde de la cellule où nous étions entassés : il était nu jusqu’à la taille, seuls ses avant-bras étaient couverts. Cela le faisait paraître terriblement vulnérable face à Krorgo qui, lui, était bardé d’acier et d’iridium.

Malgré cela – ou plutôt à cause de cela – Ren se jeta immédiatement au combat, pénétrant la défense de son adversaire pour l’empêcher de l’atteindre avec ses armes. Il réussit à lui en arracher une, que Krorgo ne tarda pas à récupérer, et la bataille dégénéra en un corps à corps violent, les deux luttant pour récupérer l’avantage. Dea vint se pelotonner contre moi, essayant de rafistoler ma combinaison tant bien que mal.

— Laisse, murmurai-je à mon amie qui était en train d’enlever sa veste.

Alors, comme si elle avait été décidée par ce geste altruiste venant d’un robot, une femme s’avança du groupe des nouveaux. Elle me tendit une combinaison.

— C’était à ma fille, me dit-elle. Elle a choisi la dévertébration, mais ils m’ont rendu sa combinaison après.

Une telle générosité m’étonna, au sein de l’enfer sans foi ni loi dans lequel nous étions plongés. Jusqu’ici, cela avait été chacun pour soi. Avec un pincement au cœur, je la remerciai sans savoir si je serais capable de lui rendre ma dette.

Pendant ce temps-là, la lutte féroce entre Ren et son adversaire battait son plein. Les gens, collés au mur, tentaient d’éviter les deux belligérants du mieux qu’ils pouvaient, mais soudain, Ren, qui venait d’asséner un coup lesté de griffes au visage de Krorgo – sans que cela fisse grand-chose à ce dernier – fut violemment projeté contre le mur par ce dernier, fauchant au passage un wê apeuré. Alors qu’il se relevait, jetant un œil rapide au wê qui, ne devant son salut qu'à sa taille, s’éloignait en clopinant, Krorgo, planté sur ses jambes et les bras écartés, hurla sa victoire en ouvrant une gueule bardée de dents. Son rugissement nous poussa à nous boucher les oreilles, et il déclencha une nouvelle alarme, tant il était puissant.

— Viens, petit ylf noir ! Viens affronter Krorgo ! Krorgo fort ! Krorgo grand guerrier ! hurla-t-il.

Sonné, Ren secoua la tête. Une méchante coupure lui barrait le torse, d’où perlait un sang écarlate, et il avait la bouche maculée d’hémoglobine.

J’étais étonnée que notre si stratège commandant tienne à affronter ce monstre visiblement plus physique que lui au corps à corps, presque nu et sans arme. Et pourquoi ne faisait-il pas de configurations ?

— Ren ! lui hurlai-je. Tu te crois dans un match de boxe amical, ou quoi ? Arrête de tourner autour du pot et finis-le !

Mon exhortation fut appuyée par l’encouragement sonore de quelques courageux de la populace, qui profitaient de l’aubaine pour se soulever contre la tyrannie de Krorgo (j’appris plus tard qu’il avait déjà fait dun-dun à quelques malheureuses, qui étaient mortes le lendemain de ce sort ignoble).

— Ouais ! Allez, l’ylf ! Fais pas ta fiotte ! Tu vas l’avoir ! hurla la femme qui m’avait donné la combinaison de sa fille.

Ren se releva, l’air résigné. Je poussai un soupir de soulagement en voyant les longues griffes vif-argent glisser hors de la gaine de ses doigts. Les ongles de Ren étaient redoutables, mais ils l'étaient encore plus lorsqu'ils étaient sortis. Comme s'il était parcouru d'un courant électrique, le panache de Ren se hérissa, le poil si doux et soyeux se durcissant en terribles piques acérées. Cette fois, il était sérieux.

Après cela, tout se passa trop vite pour moi. Quelques glapissements de peur de la part des non-belligérants, des grognements d’orc, des bruits de chocs violents... Finalement, les lames de Krorgo furent catapultées hors de la mêlée, venant se planter en vibrant dans la paroi, à deux doigts d'un des réfugiés apeurés. Krorgo fut projeté contre le mur, la poitrine en sang. Ren se dressa devant lui, l'argent miroitant de ses griffes et de sa queue éclaboussé d'hémoglobine. Jamais il n'avait autant mérité son nom que ce jour-là.

Krorgo darda son regard mauvais sur son adversaire. Il lui montra les dents à nouveau, menaçant, éructant rugissement d’outre-tombe et filets de bave. Mais pile au moment où il tentait de se relever, son assaillant le cloua à la paroi du bras gauche, et le décapita du droit. La tête sauta littéralement : elle fut rattrapée au vol par Ren qui la jeta à mes pieds.

— Berk ! s’exclama la femme qui m’avait couverte.

Un filet de sang noirâtre éclaboussa le sol, suscitant un hoquet de dégoût des survivants. Sans s’en soucier, Ren se laissa glisser contre le mur. Visiblement épuisé, il grimaça, avant de masser son épaule de sa main gauche.

— Il t’a touché ? vins-je lui demander.

Au lieu de me répondre, Ren releva le visage vers moi.

— Et toi ?

— Tu veux savoir s’il a réussi à me violer, c’est ça ?

— Je veux juste savoir si tu es blessée, répondit Ren sur le même ton.

— Je ne suis pas blessée, lui concédai-je. Juste... énervée.

Ren tourna la tête, rompant le contact avec moi, et il soupira. Réalisant que c’était la première fois que je le voyais depuis Padma, je poussai un soupir à mon tour. Lors de l’attaque de Arkonna, j’avais cru le perdre, et je m’étais jurée d’arrêter de lui faire la tête. Mais j’étais tellement furieuse et honteuse que Ren m’ait vue dans une telle position d’humiliation que je ne savais plus comment aller vers lui. Finalement, c’est lui qui brisa la glace :

— Viens, me dit-il simplement en m’ouvrant les bras.

Surmontant ma colère, je vins aussitôt m’y blottir, étouffant quelques larmes au passage. Dea, qui s’était rapprochée, vint s’asseoir à côté de nous. Ren la regarda, sans cesser de me serrer contre lui.

— Félicitations, commandant, fit-elle en lui souriant. Encore une belle victoire.

— C’est vous deux que je devrais féliciter pour vous être montrées si courageuses, dit-il en resserrant sa prise sur moi. C’était un orcanide. L’un des adversaires les plus sérieux qui existent, pour un sidhe. Il est bien plus dur d’en venir à bout que d’un Sans-Yeux ou une manticore ! Nous avons eu de la chance.

Un orcanide... J’avais déjà entendu ce nom, cité une fois par Ren, puis par Pas Douée, alors qu’elle jouait avec sa sœur.

— Ren, murmurai-je alors, comment as-tu fait pour atterrir ici ?

— Je me suis rendu à Varma. J’ai accepté de ne pas les attaquer à condition qu’ils me mettent en ta présence, et voilà, c’est fait.

— Et maintenant ?

— Maintenant... On va profiter de la prochaine sortie pour partir, et rejoindre l’Elbereth, qui est en orbite autour de Keteres, camouflée.

Je relâchai un soupir de soulagement. Tout était tellement plus facile avec Ren.

Il tourna son attention sur Dea.

— Ton corps est très abimé : il a été attaqué par une contamination au radium, et elle continue de s’étendre. Je vais t’envoyer à bord de l’Elbereth. Là-haut, elle te donnera un nouveau corps, identique au précédent.

Dea baissa la tête.

— Merci, commandant, murmura-t-elle d’une voix étouffée, que je ne lui avais jamais entendue.

— Je t’avais dit qu’il accepterait, lui dis-je en posant ma main sur son épaule valide.

C’est vrai que Dea était très endommagée.

— Demain, continua-t-il, au moment où ils nous sortiront, je donnerai ton pack d’urgence à une eyslyn, qui l’amènera sur l’Elbereth. Ne t’inquiète pas : les eyslyn profitent du bouclier de l’Elbereth ; elles sont donc hors d’atteinte et invisibles. En outre, elles possèdent un dispositif qui permet de mettre hors d’état de nuire tout ennemi instantanément, pour un temps déterminé. Tu ne crains rien avec elles.

Dea le remercia à nouveau, chaleureusement.

— Si tu souffres trop, dit-il encore, Rika peut te déconnecter dès maintenant.

Dea secoua la tête.

— J’ai débranché mes capteurs synaptiques. Je veux rester avec vous. Je ne demanderai qu’une faveur, commandant… Mais je ne sais si c’est vraiment approprié.

— Je t’écoute, l’encouragea Ren.

Dea le regarda. Pour la première fois, elle semblait presque timide :

— Puis-je venir contre vous ? En vous voyant ainsi tous les deux, je me sens très seule, commandant.

Le susnommé eut un grand sourire.

— Bien sûr, Dea, que tu peux venir. Je n’osais pas te le proposer.

Ren lui ouvrit son bras libre, sous lequel l’androïde vint se nicher. La queue de fourrure de notre ami et sauveur vint s’enrouler autour de nous, formant un cocon douillet qui nous isolait de cette horrible cellule, de cette horrible planète, et de cette horrible situation. Satisfait, sa longue nuque appuyée contre le mur, Ren ferma les yeux. Autour de nous, les condamnés nous fixaient, ahuris et silencieux.

Annotations

Recommandations

Défi
Olivia Gellin

Offre contre bon soin petit coeur abimé, peu servi mais bien usé. Il faudra l'aimer, le respecter, le chérir. Il vous le rendra à en mourir.
Si vous savez en prendre soin, il vous fera tant bien. Il aime donner de l'amour nuit et jour, il aime rêver et espérer, qu'un matin quelqu'un viendra et le tiendra au chaud dans ses bras. Il est fait pour vivre à deux, sans quoi il sera vite bien malheureux. Si vous êtes doux, tendre et protecteur, il saura remplir votre vie de bonheur. Bourreau des coeurs s'abtenir, il mérite un plus bel avenir ...
7
4
1
0
Défi
phillechat
Senteur et mélodie
7
8
0
0
MimieCookie

À mon Dieu

Aujourd’hui, j’ai très mal au ventre , mais j’ai décidé  de réviser mes leçons et de commencer à écrire ce témoignage pour mon baptême. Au début, et encore même ce moment, je ne pas quoi dire , car je n’ai pas l’habitude  de me livrer à qui que ce soit et surtout pas à une assemblée de personnes. Pourtant je vais essayé de faire un bon témoignage qui pourrait  peut-être une seule personne  à aller vers toi. Même si ce n’est qu’une, je serais fière  du bonheur, de la joie que tu pourrais accordé  à cette personne  par ta grâce.
Mais tout d’abord je voudrais un simple mot à toi qui veut tout dire; désolé. Oui je voudrais m’excuser auprès de tout le monde  de t’avoir attristé et peut-être encore aujourd’hui parce que tu es mon papa  et tu le sais très bien, je ne suis pas facile à vivre. Là j’imagine en écrivant cela  que beaucoup de personnes  peuvent être étonné qu’une fille aussi douce  puisse être difficile,mais comme tu me connais si bien, tu sais très bien que je n’étais pas très respectable envers toi ni très très gentille envers moi-même.
Pour cause j’ai osé me demander, hier soir,  si tu étais mon allié dans la vie; deux jours à peine avant mon baptême. Oui je l’avoue, j’ai douté parce que je ne me suis jamais imaginé que tu pouvais m’aimer  autant que les autres, car moi je me suis laissé croire  que même dans la vie chrétienne et dans la vie de ce monde, qu’il fallait être quelqu’un d’extraordinaire pour avoir bien  des bénédictions  de ta part. Je sais que c’est faux , mais il faut un temps pour se le persuader, n’est-ce pas? Cela m’a beaucoup angoissé et j'espère que cela ne m'angoisse plus maintenant parce qu’il y a que toi seul  qui est merveilleux et s’est  par ton amour que tu bénis chacun d’entre nous.  
Je pense que ce que tu attends de nous tous, c’est tout d’abord que tous chrétiens à son histoire avec toi Jésus. Une histoire qui se doit d’être sincère , amoureuse et respectueuse.


La nôtre à nous deux n’a pas toujours été  symbolisé par ses adjectifs, et pourtant elle a commencé comme telle. Ma mère Gloria ( au passage, je te bénis de l’avoir parce que c’est la personne la plus courageuse que je peux connaître) a eu  des problèmes de grossesses et à ma naissance, j’ai eu des soucis de santé.  A chacun de ces moments j’ai été sauvé de justesse. Pourtant je n’ai jamais fais attention à la portée de ce geste de vouloir à tout prix  que je vive. Non parce que j’ai été absorbé par beaucoup de choses en grandissant. A partir du collège j’ai appris  que le monde n’est pas comme tel que je le voyais auparavant. Il est moins beau  que les bras de maman. Les gens jugent ton apparence , ta personnalité, ton autisme et c’est traumatisant parce que c’est toujours une réalité qui encombre ma vie.  Même moi à force, je me mets à juger les autres.  Je me dis parfois que ce sont les gens qui ont un problème, et ça peut paraître une bonne chose , mais à force de résister; j’ai du mal  à ne pas être comme eux dans mes pensées. Mais je le dis devant tout le monde; nous juger chacun d’entre nous  soit parce qu’on envie l’autre, soit parce qu’il a un défaut insupportable n’arrange pas les choses. Je ne sais pas si c’est bien Dieu, mais je suppose qu’il faut se dire que chacun a un coeur et d’être apprécié à sa juste valeur même si cela n’est pas simple tous les jours de respecter tous les jours.  En pensant comme cela, je suis désolé d’avoir eu des mauvaises pensées, pour des mauvaises raisons contre beaucoup de personne.
A toi Dieu, à toi qui j’ai longtemps comparé  à quelque chose de mal même si quelque chose en moi me disait que c’était faux, je m’excuse d’écouter les autres ou l’adversaire qui lui ne voudrait pas que j’ai de bénédiction de ta part. Tu n’as jamais été mon ennemie=  et tu ne le seras jamais. Malheureusement, je me rends compte seulement en écrivant cette lettre.
Tu sais Dieu tu as toujours veillé pour moi encore lorsque je vais au plus mal, alors pour cela je te dis merci. Un grand merci. J’aimerais terminer ce témoignage  par ce merci. J’aimerais terminer ce témoignage  par ce merci  mais je désire avant tout te demander une nouvelle fois pardon. A cet instant, c’est le pardon le plus important selon moi. Je te demande pour pardon parce que je ne t’aime pas certainement comme tu le voudrais que je t’adore, car tu mérites réellement tout mon amour. Je t’ai souvent abandonné au profit de rêves  d’être quelqu’un d’autre ou le fait de choisir moi-même mon avenir.  Tu sais ce que je voudrais être plus tard, être plus satisfaite de ma vie en ayant tout ce que je veux. Néanmoins, j’ai appris que l’amour des biens et des êtres humains ne sera en aucun cas  aussi parfait que celui de Dieu. C’est pour cela que j’aimerais te dire  que je t’aime. Seulement parce qu’à force de rester à tes côtés, et même si je veux toutes belles choses, je veux me forcer à rester humble envers toi et à ne pas oublier que tu es le premier à m’aimer.  J’aimerais que tu m’offres deux choses (mais la seconde chose j’aimerais la garder entre nous pour l’instant). Mon premier cadeau  c’est de grandir dans la foi . La confiance en toi est une grande chose pour nous deux parce que je n’aimerais plus savoir qui je suis ou à demander des choses  sans faire des calculs dans ma tête. Je pense avoir un coeur  comme tout le monde mais je veux apprendre à t’aimer , sans être un enfant égoïste et impatient comme je le fais si  souvent. J’aimerais être souvent qui ne se pose pas de questions, respecte son père et les autres et se plaint pas quand ça n’aille pas je le voudrais.  
J’aimerais que ma foi soit la chose la plus forte  que j’ai à l’intérieure de moi. Ce n’est pas purement pour avoir des miracles dans ma vie , mais aussi pour te donner un amour de grande valeur. J’aimerais vraiment que tu penses que ta fille t’aimes vraiment  même si ce n’est pas simple tous les jours. Pour moi même si tu ne me le dis pas, le fait que tu ne le penses serait une grande chose pour moi. Le seul truc que j’aimerais te dire , c’est que même si je fais des erreurs, qui m’arrive malheurs ou que je fais des bonnes oeuvres et qui m’arrive de beaux moments , j’aimerais rester humble envers toi comme j’aimerais apprendre à te discerner.
0
3
0
5

Vous aimez lire Maxence Sardane ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0