Le cinquième passager : VI

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Ren se tourna vers moi. Il me détailla des pieds à la tête. Je ne pouvais pas lire grand-chose sur son visage étrange, mais ce regard me parut froid comme le vide spatial.

— C’était ta première bataille, humaine ? me demanda-t-il.

Je hochai le cap vigoureusement.

— En effet ! Je te rappelle que je suis une navigatrice, pas une légionnaire de l’infanterie mobile !

Ren s’autorisa un sourire indulgent.

— Légionnaire ? Qu’est-ce que c’est ?

— Les faibles adversaires que tu as affrontés aujourd’hui ! hurlai-je, à bout. C’était toute une flotte de légionnaires, l’unité de combat la plus redoutée dans la Voie depuis la Guerre de Fondation ! Et toi, tu les as balayés sans même savoir ça ?

— Non, je l'ignorais, avoua Ren en se frottant le menton. Ils étaient là lorsque je suis arrivé, et ils ont ouvert le feu immédiatement. Je n’ai fait que me défendre… La flotte la plus redoutée actuellement, tu dis ? Ah ! Ont-ils seulement vu une formation korridite, ou un seul vaisseau ultari, ces légionnaires ?

— Ils ont combattu les korridites avec les nekomats, sous l’égide plus ou moins bienveillante des derniers ældiens. Et aujourd’hui, ils sont spécialisés dans le combat contre les ligues hérétiques et les homoncules, lui appris-je.

Ren me regarda.

— Peu importe. Ils sont faibles. Ils ne méritent pas leur réputation de flotte de guerre la plus redoutée de la Voie.

Je soutins son regard blanc.

— Mais toi, dit-il sans sourire, tu t’es montrée à la hauteur, aujourd’hui. Pour une petite humaine, s’entend. Tu aurais presque mérité d’étudier à Æriban… Si tu avais commencé bébé, tu aurais pu faire une sidhe convenable.

— Une sidhe ?

— Oui. Un artisan qui se dévoue à une facette de Naeheicnë, la guerre. Tu n’aurais sans doute pas dépassé le grade d’aspirant avant de rendre ton arme, mais j’ai connu des prétendants au titre moins courageux et résolus que toi. Prise de décision, rapidité d’exécution… Tu as des qualités indéniables. De l’idée, aussi. À travailler, tout ça.

Je le fixai, ébahie. Qu’est-ce qu’il me racontait là ?

— T’es en train de me donner une leçon ? m'enquis-je.

Il haussa les épaules.

— En quelque sorte. C’est toi qui t’es placée dans cette situation, en venant me retrouver ici. Tu t’es targuée de me donner des conseils tactiques, aussi. C’était plutôt culotté, d’ailleurs…

Il émit un rire bref, guttural. Je n'arrivai pas à déterminer si c’était effrayant ou touchant.

— Bon… Je dois donc t’appeler professeur ? ironisai-je.

Ren vissa son regard dans le mien.

— Tu dois m’appeler ard-ael, ou Maître, asséna-t-il d’une voix soudain froide comme la glace. C’est comme ça que le monde s’adresse au premier sidhe d’Æriban. Déjà, estime-toi heureuse d’être en vie.

Je baissai le nez piteusement. Il avait raison. Après tout, il m’avait sauvé la vie, à deux reprises, alors que rien ne l'y obligeait. Ren me tourna le dos pour s’intéresser à la console du navigateur. Qu’est-ce qu’il allait faire, encore ?

— Trêve de plaisanteries. Remets-nous sur notre trajectoire, et vite.

Je m’approchai timidement.

— Quelle trajectoire ?

— Avant que le bataillon « Recherche et Destruction » de l’Holos ne nous engage, le capitaine s’apprêtait à gagner le Trou Noir Super Massif de Sibalba, m’apprit l’IA d’un ton docte. Nous atteindrons l’horizon des évènements dans moins de trente minutes.

Je faillis m’étrangler.

— Quoi ! On y va vraiment ?

Ren leva un sourcil.

— Tu as une objection à faire ? Si oui, le module t’attend toujours.

Je déglutis.

— Non, c’est bon, grinçai-je. Je me réjouis de cette magnifique initiative, Maître !

Ren hocha la tête, approbateur.

— Très bien, fit-il en continuant de pianoter sur l’écran. Je n’en attendais pas moins de toi. Par ailleurs, on ne va pas y rester bien longtemps.

— Que va-t-on y faire ? lui demandai-je.

— Récupérer quelque chose qui m’appartient, me répondit Ren d’un timbre sibyllin. Ordinateur, où en est-on ?

— Plus que quelques dizaines de minutes, Capitaine, fit l’IA d’un ton pincé.

Ordinateur ! Il voulait se mettre le navigateur à dos, ou quoi ?

— Ça ne va pas assez vite, s’impatienta Ren en tapotant la console. Passe en hyper-espace.

Cette fois, je décidai d’intervenir.

— Passer un trou noir en vitesse lumière ! m’emportai-je. Mais tu es fou, ma parole ! On ne sait même pas où on va !

Ren me regarda.

— Toi, tu ne sais pas, mais moi, je le sais. Du reste, une nouvelle armada de tes légionnaires sera là avant qu’on ait passé le trou noir, si on se laisse porter comme tu le préconises. Je ne suis pas contre une nouvelle bataille spatiale, personnellement : cet avant-goût m’a mis en forme. Mais j’ai des choses à faire. Et puis moi, je peux survivre dans le vide sidéral, même sans combinaison : mon organisme est prévu pour ça. Toi, humaine, rien n’est moins sûr. On prend le risque ?

J’avais compris. Ren prévoyait l’arrivée d’une escouade encore plus conséquente que la première, peut-être accompagnée d’un super-porteur amiral avec CERG embarqué. Aucun accélérateur ou collisionneur de particules ne peut arrêter, ni même dévier, un tir à faisceau gravitationnel. Si c’était le cas, avec notre vaisseau dont le calibre le plus élevé était un LEP plus ou moins défectueux, nos chances de survie étaient quasi-nulles. Ou plutôt, Ren estimait mes chances de survie à zéro.

— Passage en vitesse-lumière, ordonna Ren à l'IA. Tout de suite.

— Bien, Capitaine. Destination ?

— Prends les coordonnées que je viens d’entrer sur le navigateur manuel.

C’était donc ça qu’il faisait… Je lâchai un soupir. Dans tous les cas, il n’avait jamais eu l’intention de ne pas faire ce saut : ce que je disais, ma présence même, ne comptait pour rien du tout.

— Je me demande si je ne vais pas prendre l’option du module, finalement, bougonnai-je. Si tu me dis qu’une flotte de l’Holos arrive… Ils vont sûrement me secourir, et je retrouverai alors une vie normale, sans être l’otage d’un terroriste qui ne pense qu’à avoir une mort violente et glorieuse.

— Tu mourras aussi, fit Ren d’une voix sans sentiments. Il y a de fortes chances pour qu’ils te prennent pour leur ennemi, ayant identifié le module du vaisseau pirate qu’ils ont pris en chasse. Bref : une mort vaine et sans gloire, oui. Contrairement à ce que tu crois, tes chances de survie sont plus nombreuses avec moi. Sinon, il te reste dix secondes pour te réfugier dans le module.

L’IA confirma ce fait.

— Passage en hyper-espace dans 5, 4, 3, 2...

Je me jetai dans le fauteuil. Hors de question d’être collée au mur à nouveau !

Je fermai les yeux, appréhendant vraiment l’idée de me retrouver dans les couloirs aveugles de l’hyper-espace. Mais lorsque je les rouvris, je me rendis compte que le vide était le même que de l’autre côté, si ce n’est qu’il était encombré d’astéroïdes. Était-ce mieux ? Non, résolument non.

— Collision imminente ! nous avertit l’IA. Préparez-vous à l’impact !

Combien de fois avais-je entendu cette phrase, ces dernières heures ? Résignée, je me ramassai dans mon fauteuil, tendant le dos, lorsque Ren se plaqua sur moi. Le choc fut violent, mais surtout psychologiquement : qui aurait envie de contact avec une créature exo hostile, adepte d'une idéologie guerrière, et de toute évidence, démente ?

— Dégâts significatifs. Pont D entièrement détruit. Je dois vous informer que nous avons également perdu notre collisionneur LEP, capitaine.

— Cela n’a pas d’importance, fit Ren en se redressant. On aura bientôt mieux.

Je me sortis du fauteuil à mon tour. Autour de nous, ça clignotait de partout. Les dégâts étaient… substantiels, pour dire au mieux.

— On est dans l’hyperespace ? demandai-je timidement. Pourquoi ce n’est pas monochrome ?

Le rire métallique de Ren retentit sombrement.

— Mais non, idiote, fit-il, aimable. On est toujours dans l’espace réel, mais sur un autre plan. Qui a dit que Sibalba donnait sur l’Autremer ? Ce n’est qu’une rumeur infondée. En revanche, regarde : là oui, c’est une tempête gravitationnelle.

Je suivis du regard la direction que m’indiquait Ren sur l’écran et constatai la présence d’une nébuleuse violette, parcourue d’éclairs de mauvais augure.

— C’est une porte donnant sur l’Autremer, me signala Ren, on est bien d’accord. Mais on y est pas. Pas encore.

Je me redressai, soudain inondée par une suée froide.

— Tu comptes y aller ?

— Je plaisantais.

Super, pensai-je, furieuse. Il se moquait de moi, en prime !

— Capitaine, reprit l’IA, permettez-moi de vous informer que notre situation est critique. L’habitacle ne sera viable que quelques heures. Avez-vous un plan B ?

Ren, que l’urgence de la situation ne semblait pas du tout affecter, releva le menton vers l’écran, les bras croisés.

— Dirige-toi vers ce gros astéroïde, ordonna-t-il. P-134.

— Tout de suite, Capitaine. Cap sur P-134.

Gros astéroïde, le mot était faible. On aurait carrément dit une planète. Un truc énorme, rond et gris, avec une autre ceinture d’astéroïdes autour.

— J’espère que tu ne comptes pas nous faire débarquer sur ce caillou, grinçai-je à l’attention de Ren. Cela ne me semble pas du tout terraformé. Et les parasites homoncules...

— Je me fiche que ce soit terraformé ou non : je suis capable de m’adapter à une grande palette d’environnements différents. S’il y a des parasites, encore mieux : cela me donnera l’occasion de récolter de nouveaux trophées.

— Saint Youliga ! murmurai-je en me frottant le front.

C’est bien la première fois que j’entendais quelqu’un se réjouir de la présence d'homoncules quelque part. Autant se suicider tout de suite : au moins, je ne souffrirais pas.

— Pour répondre à ton inquiétude croissante, humaine… Non, on y va pas, eut la gentillesse de préciser Ren.

— On va où, alors ? m'écriai-je, vexée comme un pou. Y a un truc que j’ai raté ?

Qu’est-ce qu’il pouvait m’énerver avec ses facultés exo prétendument supérieures !

— Regarde, fit-il en me pointant un caillou plus sombre que l’autre.

Au fur et mesure de notre progression, ce dernier révéla ses angles cachés. Et là, je le vis : un énorme bâtiment aux lignes fuselées, projetant ses tours noires dans tous les sens.

Un vaisseau ældien.

— Alors, ça te convient ? ne put s’empêcher de balancer Ren, savourant son triomphe avec un sourire carnassier. À moins que tu ne préfères ton module ?

Je croisai les bras étroitement, rouge comme un signal d'alarme.

— Ce vaisseau est peut-être habité ? tentai-je.

— Non, il ne l’est pas. Et si il l’est, je tuerai l’occupant.

— Tout exo hostile et maître de guerre que tu sois, tu penses avoir la moindre chance contre un ældien ? fis-je, incrédule. Dea et Yany m’ont dit que c’était les êtres les plus puissants de l’histoire de la Voie !

— Ah ah, ricana Ren en me regardant. Mais où sont Dea et Yany, actuellement ?

Je me renfrognai à nouveau, choquée par tant de méchanceté. Cependant, je n’osai rien dire. Plus qu’un terroriste, Ren m’apparaissait désormais comme un tueur en série qui saute de vaisseau en vaisseau après avoir massacré ses occupants pour continuer son voyage vers je ne sais où, comme un animal parasite ou un virus. Mais c’était un adepte d’un bizarre culte extraterrestre, à n’en pas douter : qui d’autre ce serait amusé d’une telle situation ?

Lorsqu’il se sera emparé du vaisseau ældien, compris-je, il me tuera sûrement. Il m’offrira en sacrifice à Demosariel, Kozer, Kurga ou quelconque autre horreur intersidérale.

Ren ne sembla pas remarquer ma sombre humeur. En fait, il exultait.

— Approche-toi du pont min, ordonna-t-il à l’IA. C’est par là qu’on va apponter.

Min : recherche. Occurence trouvée : langue ultari. Pont min identifié. Demande d’appontage. Objectif muet, Capitaine. En outre, le bâtiment n’a aucun numéro d’identification. Dois-je tout de même m’en approcher ?

— Envoie ce code d’abord, précisa Ren, enfin précautionneux. Charge le script ultari.

Il pianota sur l’écran, affichant l’environnement ultari. Une série de glyphes et de signes incompréhensibles apparut sur l’écran, avec lesquels il se débrouilla comme un chef. Effarée, je contemplai cette créature exogène piloter un croiseur de guerre et coordonner une riposte avec autant de virtuosité que l’amirale Priyanca Varma, puis programmer des codes dans une langue morte que plus personne ne parlait. C’était fort, quand même !

Le passage en ultari sembla fonctionner. Soudain, nous vîmes le vaisseau ældien en face de nous bouger : ce qui ressemblait à une tourelle s’abaissa, alors qu’une myriade de lumières embrasait le noir solide.

— L’objectif répond, annonça l’IA. Il nous ouvre le pont.

Je me tournai vers Ren. Ce dernier semblait habité, transporté par un sentiment d’exaltation sans commune mesure. Si j’avais été poète, j’aurais presque dit que ses yeux lactescents, à la courbe cruelle, étaient mouillés de larmes. Mais ce serait faire de l’anthropomorphisme.

— Tu n’as jamais vu un vaisseau aussi beau, pas vrai ? me lança-t-il en constatant que je le regardais. Conviens que c’est autre chose que ces croiseurs de l’Holos !

Ce vaisseau était assurément magnifique. On aurait dit une forteresse effilée et imprenable flottant dans l’espace. Une fois toutes ses tourelles allumées, on pouvait se rendre compte de sa taille : elle devait faire au moins deux fois celle d’un croiseur de classe A-4. Sur ce que j’identifiai comme sa coque, je vis les glyphes dont Dea m’avait montré quelques images : un triangle inversé marqué de trois paires d’yeux, plus un dernier : sept au total. Plutôt inquiétant, comme symbole.

— J’ai déjà vu ça…, murmurai-je. Dea me l’avait montré. Il semblerait que tous les bâtiments ældiens ont des yeux sur la proue.

— Ce sont les yeux du navire, m’apprit Ren. Elle s’appelle Elbereth, ce qui signifie Reine des étoiles.

Le navire nous avait donc dit son nom.

— Est-ce qu’on doit se présenter aussi ?

Ren me jeta un regard intéressé. Je crus qu’il allait se moquer de moi, mais il ne le fit pas.

— C’est une sage idée. Tu le feras éventuellement quand on sera à bord. Il faudra d’abord lui apprendre le Commun, mais avec une langue aussi basique, ce sera une simple formalité !

De nouveau, je dus me faire violence pour retenir une remarque cinglante.

Ren vint se planter devant moi.

— Bon, tu as le choix, humaine… Rika, se rappela-t-il aimablement. Je t’autorise à monter à bord de cair Elbereth avec moi, à la seule condition que tu fasses tout ce que je dis. Sinon, tu peux rester sur ce vaisseau et tenter de retourner vers la colonie nekomate. Il fallait quoi, trois sauts ? En comptant la sortie du trou noir, quatre. C’est peut-être jouable.

— Probabilité très faible, Capitaine, nous informa l’IA. Le vaisseau est très endommagé.

— Le fourneau gravitationnel fonctionne, objecta Ren. Si c’était moi, je le tenterais. C’est toi qui vois.

Il me tourna le dos, enfilant le casque de sa combinaison keihilin. Mine de rien, il n’avait pas envie de tester sa capacité à survivre dans l'espace.

— Au revoir, Capitaine, dit l’IA. Ça a été un plaisir de travailler avec vous !

Ren ne répondit pas. Il avait déjà quitté le pont et pénétré dans le sas.

Je n’hésitai pas à le suivre. Contrairement à ce qu’il prétendait, avais-je le choix ?

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Aujourd’hui, j’ai très mal au ventre , mais j’ai décidé  de réviser mes leçons et de commencer à écrire ce témoignage pour mon baptême. Au début, et encore même ce moment, je ne pas quoi dire , car je n’ai pas l’habitude  de me livrer à qui que ce soit et surtout pas à une assemblée de personnes. Pourtant je vais essayé de faire un bon témoignage qui pourrait  peut-être une seule personne  à aller vers toi. Même si ce n’est qu’une, je serais fière  du bonheur, de la joie que tu pourrais accordé  à cette personne  par ta grâce.
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Pour cause j’ai osé me demander, hier soir,  si tu étais mon allié dans la vie; deux jours à peine avant mon baptême. Oui je l’avoue, j’ai douté parce que je ne me suis jamais imaginé que tu pouvais m’aimer  autant que les autres, car moi je me suis laissé croire  que même dans la vie chrétienne et dans la vie de ce monde, qu’il fallait être quelqu’un d’extraordinaire pour avoir bien  des bénédictions  de ta part. Je sais que c’est faux , mais il faut un temps pour se le persuader, n’est-ce pas? Cela m’a beaucoup angoissé et j'espère que cela ne m'angoisse plus maintenant parce qu’il y a que toi seul  qui est merveilleux et s’est  par ton amour que tu bénis chacun d’entre nous.  
Je pense que ce que tu attends de nous tous, c’est tout d’abord que tous chrétiens à son histoire avec toi Jésus. Une histoire qui se doit d’être sincère , amoureuse et respectueuse.


La nôtre à nous deux n’a pas toujours été  symbolisé par ses adjectifs, et pourtant elle a commencé comme telle. Ma mère Gloria ( au passage, je te bénis de l’avoir parce que c’est la personne la plus courageuse que je peux connaître) a eu  des problèmes de grossesses et à ma naissance, j’ai eu des soucis de santé.  A chacun de ces moments j’ai été sauvé de justesse. Pourtant je n’ai jamais fais attention à la portée de ce geste de vouloir à tout prix  que je vive. Non parce que j’ai été absorbé par beaucoup de choses en grandissant. A partir du collège j’ai appris  que le monde n’est pas comme tel que je le voyais auparavant. Il est moins beau  que les bras de maman. Les gens jugent ton apparence , ta personnalité, ton autisme et c’est traumatisant parce que c’est toujours une réalité qui encombre ma vie.  Même moi à force, je me mets à juger les autres.  Je me dis parfois que ce sont les gens qui ont un problème, et ça peut paraître une bonne chose , mais à force de résister; j’ai du mal  à ne pas être comme eux dans mes pensées. Mais je le dis devant tout le monde; nous juger chacun d’entre nous  soit parce qu’on envie l’autre, soit parce qu’il a un défaut insupportable n’arrange pas les choses. Je ne sais pas si c’est bien Dieu, mais je suppose qu’il faut se dire que chacun a un coeur et d’être apprécié à sa juste valeur même si cela n’est pas simple tous les jours de respecter tous les jours.  En pensant comme cela, je suis désolé d’avoir eu des mauvaises pensées, pour des mauvaises raisons contre beaucoup de personne.
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Tu sais Dieu tu as toujours veillé pour moi encore lorsque je vais au plus mal, alors pour cela je te dis merci. Un grand merci. J’aimerais terminer ce témoignage  par ce merci. J’aimerais terminer ce témoignage  par ce merci  mais je désire avant tout te demander une nouvelle fois pardon. A cet instant, c’est le pardon le plus important selon moi. Je te demande pour pardon parce que je ne t’aime pas certainement comme tu le voudrais que je t’adore, car tu mérites réellement tout mon amour. Je t’ai souvent abandonné au profit de rêves  d’être quelqu’un d’autre ou le fait de choisir moi-même mon avenir.  Tu sais ce que je voudrais être plus tard, être plus satisfaite de ma vie en ayant tout ce que je veux. Néanmoins, j’ai appris que l’amour des biens et des êtres humains ne sera en aucun cas  aussi parfait que celui de Dieu. C’est pour cela que j’aimerais te dire  que je t’aime. Seulement parce qu’à force de rester à tes côtés, et même si je veux toutes belles choses, je veux me forcer à rester humble envers toi et à ne pas oublier que tu es le premier à m’aimer.  J’aimerais que tu m’offres deux choses (mais la seconde chose j’aimerais la garder entre nous pour l’instant). Mon premier cadeau  c’est de grandir dans la foi . La confiance en toi est une grande chose pour nous deux parce que je n’aimerais plus savoir qui je suis ou à demander des choses  sans faire des calculs dans ma tête. Je pense avoir un coeur  comme tout le monde mais je veux apprendre à t’aimer , sans être un enfant égoïste et impatient comme je le fais si  souvent. J’aimerais être souvent qui ne se pose pas de questions, respecte son père et les autres et se plaint pas quand ça n’aille pas je le voudrais.  
J’aimerais que ma foi soit la chose la plus forte  que j’ai à l’intérieure de moi. Ce n’est pas purement pour avoir des miracles dans ma vie , mais aussi pour te donner un amour de grande valeur. J’aimerais vraiment que tu penses que ta fille t’aimes vraiment  même si ce n’est pas simple tous les jours. Pour moi même si tu ne me le dis pas, le fait que tu ne le penses serait une grande chose pour moi. Le seul truc que j’aimerais te dire , c’est que même si je fais des erreurs, qui m’arrive malheurs ou que je fais des bonnes oeuvres et qui m’arrive de beaux moments , j’aimerais rester humble envers toi comme j’aimerais apprendre à te discerner.
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