Chapitre 39 - Partie 3

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  –sse…. Tesse. Comtesse ?

  Je revins brusquement à la réalité et au Prince qui me regardai d’un œil étrange. Je m’éclaircis la voix et tentai de retrouver bonne contenance.

  –Pardonnez-moi, j’étais perdue dans mes pensées. Qu’y a-t-il ?

  –Je voulais vous demander une dernière chose. Que s'est-il passé avec le Prince Náttmörður ?

  Je me renfrognai.

  –Cela ne vous concernait pas.

  –Comtesse... fit-il d'un ton insistant.

  Nous nous affrontâmes du regard quelques instants avant que je ne capitule dans un soupir, de peur qu’il ne veuille plus m’emmener chez les Kamsoski.

  –Il avait fait preuve d'irrespect et je lui ai juste fait part de mon opinion à ce sujet.

  Les traits du Prince se durcirent.

  –Comment cela ? Qu'a-t-il dit et qu'avez-vous dit précisément. Alors que j'avais enfin réussi à l'oublier, mon échange avec le Prince Náttmörður rejaillit dans mon esprit.

« Dommage que tu ne sois pas une fille de plaisir car je me serais fait un plaisir de t'accueillir dans mon lit pour m'occuper de toi... ».

« Quand bien même j'aurais été une fille de plaisir j'aurais refusé de partager votre couche... Proférer pareilles paroles devant votre femme et mon époux. N'avez-vous honte de rien ? Voulez-vous que je lui traduise ce que vous venez de dire, pour avoir son avis ? »

  Il s’était permis ce commentaire, pensant que je ne parlais pas sa langue. Malheureusement pour lui, je l'avais apprise en vue de nos fiançailles et j'avais parfaitement compris.

  Mais je n'avais absolument pas prévu ce que j'avais rétorqué par la suite. Mes mots étaient sortis tous seuls et je ne m'en étais rendu compte qu'après coup. Je me sentis de nouveau mal à l'aise. Il était hors de question que je l'admette à haute voix au Prince. C'était une erreur qui ne devait plus jamais se reproduire.

  –Vous l'auriez su si vous parliez l'eld'fólkjallais, répondis-je vaguement.

  Et avant qu’il ne me pose de nouvelles questions, je me levai et m’empressai de quitter son bureau. Je poussai un profond soupir de soulagement en refermant la porte du secrétariat dans mon dos. J’avais ressenti beaucoup trop d’émotions en l’espace de quelques minutes.

  –Alors ? fit Magdalena, un petit sourire sur les lèvres.

  –Il… Le Prince m'accompagne d'ici une dizaine de jour.

  –Eh bien, parfait.

  J’esquissai une légère grimace. Ce n'était pas exactement le mot que j'aurai employé.

  Je jetai un dernier coup d'œil derrière moi et retournai à mes appartements, toujours suivi de Magdalena. En chemin, nous croisâmes un petit groupe de jeune noble. L'une d'entre elles attira mon regard. Au milieu de leurs chevelures toutes aussi noires que le plumage d’un corbeau, la sienne, d’un magnifique blond vénitien, ressortait comme une lumière au milieu de la nuit. La femme que j’avais surpris en train de discuter avec le Prince possédait exactement la même couleur. S'agissait-il de la même personne ?

  Je l'observais encore quand elle releva les yeux et nos regards se croisèrent. Le sien devint aussitôt aussi tranchant qu'une lame de rasoir. Un frisson remonta le long de mon échine. Durant quelques secondes, aucune de nous deux ne bougea et les jeunes femmes avec elle nous dévisagèrent l’une après l’autre. Puis, brusquement, la noble blonde se détourna et me dépassa. Mais qui était-elle ? Que lui avais-je fais pour mériter un tel regard ? Rempli de mépris, de colère et de haine ?

  Je me tournai vers Magdalena pour lui demander, mais soudain, ma bouche devint très sèche. Je cherchai à déglutir, en vain. Je n'y arrivai pratiquement pas, j'avais l'impression de ne plus avoir de salive. Un mal de tête commença à me gagner et tout devint trouble autour de moi. De peur de m'effondrer, je m'adossai au mur.

  –Princesse ? S'inquiétèrent les nobles. Quelque chose ne va pas ?

  Je ne leur répondis tout de suite. Je fermai les yeux et me forçai à inspirer lentement pour faire passer mon malaise. Plus vite que je ne le pensais, il commença à se dissiper. Même s’il n’était pas encore complètement parti, je me redressai pour leur faire face.

  –Non, tout va bien, assurai-je. Merci de votre inquiétude.

  Et je repris ma route vers mes appartements. Dame Nature, j'avais été tellement pressée d'avoir l'autorisation du Prince pour me rendre chez les Kamsoski que j'avais sauté le petit-déjeuner. Je savais pourtant que je ne pouvais me permettre de manquer des repas au risque de me sentir mal. Il fallait absolument que je mange avant de m'effondrer pour de bon.

  Arrivée devant la porte, je la dévérouillai et passai le seuil. Magdalena me poussa brusquement vers le canapé et m'obligea à m'asseoir.

  –Attendez ici.

  Puis elle disparut dans ma chambre en courant. Je ne bougeai pas, légèrement surprise. Depuis quand se permettait-elle de me donner des ordres ? Cela ne lui ressemblait pas du tout, elle qui restait toujours très discrète.

  Elle réapparut avec un grand verre d'eau en main et s'empressa de revenir près de moi tout en veillant à ne pas le renverser.

  –Tenez, fit-elle en me le tendant. Vous êtes encore un peu pâle.

  Je le pris et bus une première gorgée. Je ne m'étais pas rendu compte que j'étais assoiffée avant que l'eau ne se déverse dans ma bouche. J'avais l'impression de ne pas avoir bus depuis des jours. Je vidai mon verre bien rapidement et lui en demandai un autre que je finis tout aussi vite.

  –Merci beaucoup, Magdalena. C'était exactement ce dont j'avais besoin... D'ailleurs, je ne serais pas contre un dernier verre, admis-je.

  Aussitôt dit, elle partit me le remplir une nouvelle fois et me le redonna.

  –Autre chose ? demanda-t-elle.

  –Non, c'est bon. Merci.

  –Pas même de quoi manger ?

  Ah, si, j’avais failli oublier. J’acceptai sa proposition. Magdalena se releva, se dirigea vers les cordelettes près de la porte et tira celle pour convoquer un domestique. Puis elle revint à mes côtés.

  –Voilà, cela ne saurait plus tarder.

  Je la remerciai d'un petit sourire puis continuai à boire. Du coin de l’œil, je pouvais voir l’inquiétude qui peignait toujours ses traits.

  –Allons Magdalena, détends-toi, fis-je d’une voix douce. Je te promets que je me sens mieux maintenant. Je dois juste faire attention à ne plus manquer de repas.

  Elle se décrispa.

  –Oui, vous avez raison, c’était simplement ça… Mais puis-je vous donner un conseil, Madame ?

  –Bien évidemment. À quel propos ?

  –Ne restez jamais seule avec la noble au cheveux vénitiens que nous venons de voir.

  –Pourquoi ?… Qui est-ce ?

  –La Marquise Lokia Piemysond, l'ancienne fiancée de votre mari.

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