Chapitre 37 - Partie 2

3 minutes de lecture

  Comme toutes les nuits précédentes depuis un mois, je gagnai les appartements de la Comtesse sur les coups de trois heures du matin. Mais bizarrement, cette fois, je trouvai son lit vide.

  –Magdalena. Où êtes-vous ?

  –Encore dans la salle de réception. Mais ne vous inquiétez pas, nous avons bientôt fini et votre sœur est avec nous.

  –Merci.

  Complètement exténué, je m'écroulai sur le lit et m'endormis en à peine une seconde.



  Encore plongé dans ma torpeur, c'est à peine si je sentis les légères secousses sur mon épaule.

  –Tesse... tesse... Altesse ? Il est l'heure.

  Cette voix... cela faisait si longtemps. J'avais l'impression que toute la fatigue que j'avais accumulé ces dernières semaines me retombait dessus, pourtant je trouvai la force d'ouvrir les yeux. La Comtesse était là, assise sur le matelas, à m'observer de ses étranges yeux turquoise. Mon regard glissa sur ses joues. Elles n’étaient enfin plus aussi creuses qu’avant.

  –Quel heure est-il ? marmonnai-je.

  –Dix heures. La délégation sera là pour midi.

  Je me redressai brusquement.

  –Mais pourquoi ne m'avez-vous pas réveillé plus tôt ?

  –Votre sœur m'a prévenu que vous étiez fiévreux, alors je vous ai laissé vous reposer.

  Valkyria...

  –Vous sentez-vous mieux à présent ? s'assura-t-elle. Magdalena a ramené une tisane thérapeutique si besoin.

  –Oui, tout va bien.

  Avant qu'elle ne continue son interrogatoire, je sortis du lit et me rendis dans mes appartements pour me préparer. En entrant dans ma chambre, je remarquai que ma tenue était déjà prête. S'en était une nouvelle, spécialement conçue pour l'occasion, composé d’une chemise violet foncé, d’un veston violet plus clair aux revers blancs, d’une veste violet foncé ornée de broderies dorées, ainsi que d’un pantalon blanc et d’une cape d'un violet très sombre. Cela faisait un peu trop de violet à mon goût. Après une douche, je m'habillai et mis ma couronne, puis je retournai dans les appartements de la Comtesse.

  J'avais à peine mis un pied dans son salon qu'elle quittait l'intimité que lui offrait son paravent. Elle s'était également changée et portait à présent une robe blanche et lavande qui faisait ressortir son teint hâlé, ainsi qu'un chignon haut entouré d'une tresse et des boucles d'oreilles tombantes qui mettaient son port altier en valeur. Pendant quelques secondes, je ne pus détourner le regard. Je ne l'avais jamais trouvé aussi élégante.

  Je refermai la porte dans mon dos et m'avançai jusqu'à elle.

  –Cette tenue vous va à ravir.

  Ses joues se colorèrent très légèrement de rouge et elle détourna le regard.

  –Merci...

  –J'ai juste une petite question, (elle releva les yeux vers moi), pourquoi tant de violet ?

  –Car il est coutume chez les Eld'fólkjallais de porter cette couleur lors des premières rencontres, en signe de paix et d'amitié.

  –Et vous m'avez demandé l'autorisation de changer l'uniforme des gardes pour la journée car...

  –À part en art, ils ont proscrit le rouge, m'apprit-elle. Il rappelle trop le sang versé lors des guerres et de la Punition. En porter est synonyme d'intentions mauvaises voir même belliqueuses. Les Eld'fólkjallais savent que de nombreux pays acceptent cette couleur mais je me suis dit que si vous cherchiez à mettre en place une alliance, il valait mieux l'éviter.

  –Vos connaissances sur leur culture sont impressionnantes. Inutile de dire que je n'aurais jamais penser à me renseigner sur tout cela si je m'étais occupé de la réception. J'avais vraiment bien fait de lui faire confiance et de lui confier.

  –Je vous l'ai déjà dit, je m'intéresse beaucoup aux cultures étrangères.

  Oui, mais tout de même. Pour connaître jusqu'à la signification des couleurs pour une nation, elle avait dû faire des recherches très poussées.

  –Madame ?

  La Comtesse se retourna et eut un mouvement de recul qui la rapprocha de moi. Magdalena lui présentait son diadème. Comme elle ne bougeait pas, j'allais le chercher et lui ramenai.

  –Tout va bien, la rassurai-je tout en le déposant sur sa tête. Au bout d'une petite heure, on l'oublie.

  Elle baissa les yeux, gênée, puis l'ajusta correctement. Nous sortîmes de ses appartements, prêts à recevoir la délégation.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 1 versions.

Recommandations

enkulator

Pendant longtemps, je me suis couché super tard. Parfois, ma meuf s"était tirée, mes yeux se fermaient si vite que je n'avais pas le temps de dire: ouf." Et, une demi-heure plus tard, la pensée qu'il était temps de regarder le sommeil m'a angoissé; Je voulais mettre le volume de la chaine à fond. Je ne m'étais pas arrêté en pensant à ce que je venais de faire, mais ces réflexions avaient pris une tournure assez particulière. il me semblait que j'étais moi-même le sujet du travail: une femme super bonne en train de se caresser sur une couette douce comme la lagune de Venise.
4
2
0
0
Défi
PM34

Le voleur courait dans la forêt, les gardes sur ses trousses. Il allait être pris, il le savait, mais le peu d'espoir qu'il lui restait le faisait courir. Soudain, il vit devant lui une tour immense. Peut-être, pensa t-il, que c'est la tour de la légende ?
Dans le doute, il s'en rapprocha en hurlant : Sauve-moi ! Donne-moi de quoi monter !
Quelques instants plus tard, une longue mèche de cheveux tomba au sol, et le voleur s'en servit pour monter au sommet de la tour. En haut de celle-ci, à la place de la douce jeune fille qu'il pensait trouver, il ne vit qu'un vieux. Excusez-moi, lui demanda-t-il, mais où est la jeune fille de la légende ? Range ta bite p'tit con, y a pas d'jeune fille ici. Hein ? Mais alors les cheveux..? Ça c'est ma barbe, et d'ailleurs t'a encore les pieds dessus alors bouge ! Pardon... Dites j'peux rester ici un jour ou deux siouplé ? Histoire d'attendre qu'ils arrêtent de me chercher en bas. Ouais s'tu veux. Mais va falloir que tu fasses quelques corvées. Comme quoi ? Hum, penche toi et tousse ! Alors non, pas trop... Dommage, soupira le vieux, bon bah fait à manger alors. Ok...
Ainsi, la cohabitation entre les deux hommes se passa bien. Le voleur fit le repas, le ménage, ainsi qu'une dizaine d'autres taches ingrates. Le vieux, lui, se contentait de gueuler un coup quand son esclave marchait sur sa barbe par inadvertence.
Quelques jours après que le voleur se soit caché, le chef des gardes eut l'idée de demander au vieux s'il avait vu passer le fuyard. Ouaip, lui dit-il, d'ailleurs il est en train de récurer mes chiottes là. Donne le nous ! J'ai pas envie de devoir te foutre en taule pour complicité... Plus tard ! Il a encore le balai à passer à la cave ! Bon sang fait pas chier ! Tu sais quoi, viens ce soir avec Zoé et Nora et je te le donnerai. Mais je peux pas de donner des putes à chaque fois que j'ai besoin d'un service ! Alors va te faire foutre ! C'est bon... Ce soir sans faute, sinon je te jure que je détruis cette tour moi même.
Le vieillard demanda donc à son invité de se dépêcher dans la réalisation des corvées. Le soir venu, il le fit venir près de la fenêtre en lui disant qu'il allait pouvoir partir. Quand le voleur fut descendu, les gardes l'attrapèrent. Zoé et Nora montèrent sur la barbe du vieux. Vous savez, leur dit-il, y a pas qu'ma barbe qu'est grosse !
2
6
7
2
Anthony C
Lenzo Stark est un espion de l'espace. Employé par les services de renseignement terriens, il effectue des missions secrètes dans toute la galaxie.
Jo bolton, un diplomate humain a été enlevé. Retenu prisonnier sur une planète hostile, Lenzo Stark est chargé de l'exfiltrer et de le ramener vivant sur Terre. Réussira-t-il sa mission ?
Le début d'une aventure pleine de dangers et de rebondissements pour les deux hommes.
0
3
8
32

Vous aimez lire Asa No ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0