Chapitre 36

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LUNIXA


  Je feuilletai à nouveau le dossier que m'avait laissé le Prince et mon regard tomba sur la liste de la délégation. Un nom en particulier retint mon attention.

  Le Prince Náttmörður, hien ?

  Je n'arrivai toujours pas à croire qu'il allait venir ici. Quelles étaient les chances que nous nous rencontrions dans de telles conditions ? Même si nous ne nous étions jamais vus, il avait été mon promis pendant plusieurs mois, quand je vivais encore au palais. Mais je ne voulais pas me fiancer avec lui, alors j'avais cherché à le fuir. Et c'est toute ma vie que j'avais fini par fuir.

  À ce souvenir, d'autres suivirent et un visage s'afficha dans mon esprit. Un frisson glacial remonta le long de mon échine. Je ne voulais pas me rappeler de tout ça.

  Je refermai le dossier et changeai de direction. J'avais énormément de chose à faire pour préparer la réception, mais je devais me changer les idées, avant que d'autres souvenirs rejaillissent.

  Je traversai tout le château. Les couloirs se faisaient de plus en plus vides à mesure que j'avançais, puis le devinrent complètement. Je continuai de marcher pendant encore une minute avant de m'arrêter devant une porte. Sans hésitation, je glissai la clé dans la serrure et l'ouvris.

  Mon regard se posa sur le piano et immédiatement, les vestiges de mon passé refluèrent. Je m'approchai de l'instrument puis fis courir mes doigts sur le bois verni. Depuis que le Prince m'avait amené ici, je n'étais encore jamais revenue. Je ne comprenais même pas pourquoi. La sérénité que dégageait cette pièce... Je ne m'étais jamais senti aussi détendue qu'ici depuis mon départ d'Illiosimera.

  Je soulevai le couvercle des cordes et le bloquai avec la béquille pour qu'il reste ouvert, puis je m'installai sur le banc. Je ne pus contenir mon sourire en ouvrant le clavier. Deux mois... Deux mois que je n'avais plus joué ! Comment avais-je pu tenir aussi longtemps ? J'en faisais presque tous les jours chez Giulia.

  Je n'avais aucune partition sur laquelle m'appuyer mais il me suffit de fermer les yeux pour en visualiser une, Nuit d'été de Sangos. Je positionnai mes mains et entamai le morceau, laissant mes doigts parcourir les touches.

  Le son était ample et profond, les notes d'une pureté divine, les harmonies parfaites... La qualité de ce piano était tout simplement incroyable. Seul un facteur de talent, dévoué corps et âme à son métier pouvait avoir conçu une merveille pareille. Dire que le Prince m'en avait fait cadeau...

  Plongée dans mon monde musical, je continuai à jouer toute l'après-midi, enchaînant les morceaux actuels comme de l'Ancien Temps, laissant parfois ma voix se joindre aux sons des cordes. Je ne m'arrêtai qu'au crépuscule, quand le soleil ne fut plus suffisant pour éclairer la pièce, doucement recouvert par le manteau de la nuit.

  Je gardai mes doigts sur les touches ainsi que le pied sur la pédale pour faire durer le dernier accord. Lorsque je les retirai, un silence noble et réconfortant emplit la pièce. Un immense sourire fendit mon visage. Je ne m'étais pas sentie aussi bien depuis des mois, c'était comme si tous mes problèmes avaient disparu, comme si...

  –C'était incroyable, Madame.

  Un cri m'échappa. Je portai une main à mes lèvres et me retournai. Magdalena me dévisageait, surprise par ma réaction. Je poussai un profond soupir de soulagement.

  –Dame Nature, murmurai-je. Magdalena… je suis sincèrement désolée.

  –Désolée ? Mais pourquoi ?

  –Eh bien... Vous avez dû vous embêtez.

  –Pas le moins du monde. J'ai rarement le temps de me rendre à des concerts. Et Madame... Je n'ai même pas les mots pour décrire le récital auquel je viens d'assister. Votre maestria, votre voix... C'était tout simplement magnifique. Vous êtes une véritable virtuose.

  –Non, pas du tout, le piano y est pour beaucoup.

  –Même avec le meilleur instrument entre les mains, un piètre musicien ne pourrait pas se faire passer pour un authentique artiste, déclara-t-elle d'un air malicieux. Vous êtes vraiment très talentueuse, Madame.

  –Merci beaucoup.

  Je fermai le clavier et le caressai délicatement. Puis je me tournai à nouveau vers elle.

  –Que voulez-vous faire à présent ? s'enquit-elle.

  –Je pense que je vais retourner dans mes appartements et y rester pour la soirée. Je commencerai la préparation de la réception demain.

  Elle me sourit et nous regagnâmes mon salon. Magdalena reprit son ouvrage, de la broderie, alors que je passai la fin de la journée à lire, la voiture de mes enfants à côté de moi.

  Dès le lendemain matin, je me consacrai pleinement à la réception. J'y passai mes journées et me réservai quelques heures le soir pour poursuivre mes recherches. Même si le Prince avait promis de m'aider, je préférai ne pas y mettre un terme, au cas où il ne trouverait pas quelque chose de suffisamment compromettant pour contrecarrer la menace de son père. Deux poids valaient mieux qu'un seul.

  Magdalena m'assista durant tout ce temps, me conseillant des musiciens, des chefs cuisiniers, des couturiers, les personnalités à convier... Elle supervisa également la rédaction des invitations, comme j'étais incapable de vérifier qu'elles soient écrites correctement.

  –Alors, le chef m'a confirmé que les aliments arriveraient sous peu et qu'il est parvenu à cuisiner le plat eld'fólkjallais que je lui ai demandé. Les musiciens passent les auditions dans deux jours. Ah, les fleurs, je dois absolument les commander demain... Voyez-vous quelque chose que j'aurai oublié ?

  –Votre tenue ? fit Magdalena.

  Ah oui, c'est vrai.

  J'avais pensé à contacter des couturiers pour refaire les vestes d'uniforme des gardes, ainsi qu'une tenue pour le Prince, bien précisé aux invités qu'ils ne devaient en aucun cas porter de rouge, mais je n'avais pas pensé à moi.

  –Vous voulez que je m'en occupe ? continua-t-elle.

  –Vous cousez ?

  Elle brodait souvent quand elle restait dans mes appartements, mais ce n'était pas tout à fait la même chose.

  –Oui, j'ai déjà fait votre robe de mariage et je suis en train de faire celle pour vos renouvellements de vœux.

  Je me statufiai, choquée.

  –C'était vous ?

  –Oui, sourit-elle.

  J'avais été dans un tel état durant cette soirée que tout ce qui la concernait était très flou dans mon esprit, mais je me souvenais parfaitement de la robe que j’avais portée. Elle était tout bonnement splendide.

  –Ce serait avec plaisir, mais vous risquez de ne pas avoir le temps, non ?

  –Je pense que si. Au pire des cas, je pourrai également mettre ma mère à contribution. Elle est bien plus douée que moi et je suis sûre que cela lui fera plaisir.

  –Eh bien dans ce cas... oui, je veux bien. Merci.

  Magdalena me sourit et nous reprîmes notre route vers mes appartements.

  J'ouvris la porte et m'arrêtai brusquement tandis que la lumière du salon se déversait dans le couloir. Les bougies étaient déjà allumées ? Mais qui était là ? Serait-ce... le Prince ? Il avait tellement de travail que je ne l'avais plus vu depuis le soir où il m'avait confié la réception. Il passait ses journées dans son bureau et également une bonne partie de ses nuits. J'étais certaine qu'il me rejoignait au lit, mais il dormait tellement peu que je me couchai seule et qu'à mon réveil, il était déjà parti. Cette situation durait depuis bientôt trois semaines. Mon cœur se mit à battre bizarrement. D'une main très incertaine, je poussai la porte jusqu'au bout. Un profond soulagement me gagna, c'était simplement Paulina.

  Elle s'inclina immédiatement en me remarquant.

  –Je suis navrée, Princesse. Je ne devrais pas profiter de votre gentillesse, mais je devais apporter son repas au Marquis Trotsligge, alors je...

  –Paulina ? la coupai-je. Respire et détend toi. Tout va bien, tu ne profites de rien du tout. C'est moi qui t'ai dit de venir ici.

  Elle retrouva son souffle et opina d'un petit mouvement de tête. Je l'abandonnai quelques instants et passai de l'autre côté du paravent. Alors que je défaisais ma coiffure, Magdalena m'apporta ma chemise de nuit. Je me changeai avant de retourner dans le salon.

  –Vous êtes vraiment la femme du Prince Kalor ? me demanda Paulina.

  Je me pétrifiai une seconde, puis détournai le regard. J'avais beau essayé de m'y faire, c'était toujours bizarre. Mais Elle m'avait posé cette question d'une façon tellement innocente… Je finis de tresser mes cheveux.

  –Oui, admis-je avec difficulté.

  –Alors pourquoi vous allez de nouveau l'épouser ?

  –Je ne vais pas l'épouser à nouveau. Nous allons renouveler nos vœux.

  J'appréhendai d'ailleurs ce moment. Je ne risquai plus d'être dans un état second cette fois. Alors comment pourrais-je consciemment prononcer les mots qui me condamnaient ?

  –C'est bien dans quatre semaines ? s'assura-t-elle. Pratiquement toute la noblesse va venir et le majordome commence déjà à nous répartir.

  –S'il t'affecte au Marquis Trotsligge, préviens-moi d'accord ? Je ferais en sorte que tu sois chargée de quelqu'un d'autre.

  –Non, c'est bon, je suis au service du Duc Kamsoski.

  Kamsoski ? Pourquoi ce nom me disait quelque chose ?... Ah oui, sa femme avait perdu leur premier enfant durant l'année qui avait suivi la mort de la première reine.

  –Et de la Duchesse aussi, j'imagine ?

  –Non. Elle ne viendra pas.

  Ah... d'accord. C'était son droit après tout.

  –Mais ne vous inquiétez pas, Princesse, ce n'est pas contre vous, voulut me rassurer Paulina, pensant que j'étais blessée. Ça va faire des années qu'elle n'a pas mis les pieds au château.

  Comment ?

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Your Acid Jazz

En entrant dans sa chambre, la première chose que l’on puisse remarquer est la couleur. Pas bleue, pas rose, mais un doux mélange de ces deux couleurs. La tapisserie qui couvre les murs est pleine d’arabesques fleuries. Le sol est masqué par une moquette bleutée, qui se marie au ton des murs.
Le lit ne peut être plus proche de la fenêtre. Ce dernier possède une tête d’un blanc crémeux, sur laquelle est déposée une veilleuse ronde, qui, d’après les motifs qui l’ornent, projette un effet étoilé, lorsqu’elle est allumée. Idéale à utiliser lors d’une nuit solitaire et froide. Le drap, lui, est d’un bleu comparable à la nuit. La grosse couverture moelleuse et rassurante est nuancée de bleu et de violet, agrémentée par des petits pois blancs. Vus de hauts, ces derniers sont comparables à des étoiles.
Une petite table de nuit accompagne le meuble. Sur celle-ci, une lampe bien plus grande que celle qui trône sur le lit. Sûrement plus utile pour lire, que pour dormir. Dans le compartiment, trois livres sont empilés. Ce sont tous des romans. Deux d’entre eux sont des récits fantastiques, d’aventures et le troisième est un roman policier. Près d’eux, une console de jeu.
Puis, au coin des murs où se trouvent le lit et la porte, une étagère. Celle-ci est en bois blanc, rien de plus simple. Son côté visible est camouflé par un poster grandeur nature d’une héroïne de jeu vidéo, en costume de combat. L’étagère comporte des romans, des recueils de nouvelles, des DVDs, des cassettes de jeux divers, en passant d’un quelconque jeu d’arcade à celui le plus élaboré et attachant qui soit. Ensuite, on a des produits de beauté, comme du parfum, des crèmes, du déodorant ou encore un stick à lèvres, mais pas de maquillage en vue. Sur le même étage repose une tirelire en forme de tortue, sur ses petites pattes vertes. Le trou qui sert à y entrer des pièces se trouve dans la carapace. C’est cette dernière qu’il faut tourner un certain nombre de fois avant de pouvoir accéder à toutes les économies de la jeune fille. Après le reste, ce n’est que des affaires scolaires. Des cahiers, des manuels, des sacs. Pleins de sacs, à vrai dire. Faits main. Mais sûrement par quelqu’un d’autre, puisqu’aucun matériel de couture n’est présent, ici.
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Contre le mur en face du matelas multicolore, se dresse une armoire. Elle aussi, semble bien simple, de l’extérieur. Toujours en bois, mais elle n’est pas repeinte. Après, bien sûr, ses deux portes sont décorées. L’une d’elle contient un poster d’un lieu sombre, faisant référence à une série télévisée, et un autre, plus joyeux et fantaisiste, faisant référence à une autre série magique. L’autre porte n’est décorée que par des photos souvenirs. Deux jeunes filles souriantes, exposant leur appareil dentaire. Un garçon et une fille, partageant une glace. Un groupe d’amis qui éclatent de rire. Et d’autres encore, qui ne peuvent que réchauffer le cœur de quelqu’un. L’armoire, qui d’habitude est fermée à clés, est ouverte. Elle permet à quiconque de jeter un coup d’œil à l’intérieur. La majorité des vêtements sont suspendus et une absence de robes ou de jupes est facilement remarquable. Ca ne veut pas dire pour autant que les hauts ne sont pas féminins.
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Il s’accoude au bureau, il a la tête qui tourne.
Il ferme les yeux. La bile qui était remontée se coince dans sa gorge.
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Quelle magnifique chambre.

Qu’est-ce qu’ils vont bien pouvoir en faire, maintenant qu’elle est morte ?
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Défi
StephanieG
En réponse au défi Nouvelles BoD. Inspirée d'un texte que j'ai écrit et posté sur fanfic il y a quelques années.
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