Chapitre 34 - Partie 1

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KALOR


  Lorsque mes paupières se soulevèrent, la Comtesse était à nouveau blottie contre moi. Elle avait eu le sommeil très agité pendant une bonne partie de la nuit, sûrement victime de cauchemars, mais là, enfin, elle était profondément endormie. En veillant à ne pas perturber sa léthargie, j’ôtai mon bras de sa taille et m'assis sans la quitter du regard. Elle avait tellement pleuré que le dessous de ses yeux était rougi.

  Je savais qu’elle me cachait quelque chose. Qu'avait bien pu lui dire mon père pour la mettre dans un état pareil ? Je commençais tout juste à la connaître mais j’avais tout de suite compris qu’elle était bien plus forte que son apparence ne le laissait supposer. Elle n'avait jamais hésité à me tenir tête, m'avait confronté quand elle m’avait cru responsable de son empoisonnement et n'avait pas tremblé quand le Marquis Trotsligge l'avait vitupérée. Au contraire, elle avait affronté sa colère la tête haute. Alors pour qu'elle craque ainsi, pour qu’elle soit presque impossible à consoler…

  Je sortis du lit et me rendis dans mes appartements pour me changer. À mon retour dans le salon, Magdalena était déjà arrivée.

  — Que s’est-il passé ? demanda-t-elle d'emblée.

  — Rien de particulier.

  — Elle a voulu vous quitter, Altesse, je ne dirais pas qu'il ne s'est rien passé.

  Je pris une profonde inspiration.

  — Elle n'a jamais voulu être avec moi en premier lieu et nous sommes juste mariés sur le papier, il n'y a rien entre nous. Donc me quitter ? Ce n'est pas tout à fait ainsi que je l'aurais formulé.

  — Vous ne vous êtes pas unis et alors ? Elle n’en reste pas moins votre femme.

  Je ne relevai pas et me dirigeai vers la porte.

  — Tenez-moi au courant de son état, s'il vous plaît.

  Elle soupira.

  — Je le ferai.

  Je me dirigeai vers la sortie quand un éclat sous le canapé attira mon regard. Je revins sur mes pas, posai un genou au sol, puis le ramassai. C'était l'alliance de la Comtesse. L'anneau était si petit, surtout au creux de ma paume. Dire qu'elle avait les doigts suffisamment fins pour le porter. Sans faire de bruit, je retournai dans sa chambre et le posai sur la table de nuit.

  — Pourquoi vous ne le lui remettez pas ? s'enquit Magdalena.

  — Parce que je préfère qu'elle le fasse d'elle-même. Je ne veux plus la forcer.

  J'observai encore quelques instants l'Illiosimerienne, ses longs cheveux nivéen légèrement bouclés à présent étalés tout autour d'elle, son visage au teint cuivré enfin détendu… Elle paraissait presque irréelle.

  Sentant sa peau aussi douce que la soie effleurer la mienne, je réalisai soudain que j'avais la main sur sa joue. Mais qu'est-ce que je faisais ? La retirant prestement, je me massai la nuque, mal à l’aise, puis quittai ses appartements.

  — Vous êtes incorrigible, soupira Magdalena.

  Cela faisait maintenant plus d'une heure et demie que j'étais au complexe d'entraînement, à enchaîner les joutes à l'épée contre des soldats. Mes muscles brûlaient sous l’effort et un voile de transpiration recouvrait l’ensemble de mon corps, mais j’aurais pu rester ici toute la journée. Me dépenser me faisait un bien fou. Je ne comprenais même pas pourquoi j’avais délaissé les combats au cours de ses derniers moi. Dès que ma main épousait la fusée d’une épée, mon esprit se vidait de toute pensées et se concentrait sur mon adversaire, me permettant d’oublier, l’espace d’un instant, tous mes problèmes. Malheureusement, les hommes autour de moi cessèrent soudain leurs activités et s'inclinèrent. Je laissai retomber mon bras le long de mon corps et soupirai. Celui qui venait d'arriver allait très probablement mettre fin à mon entraînement. Après une profonde inspiration, je me retournai. Mon frère s'approchait de moi.

  — J'ai été étonné de ne pas te trouver dans ton bureau, déclara-t-il une fois à mes côtés. Comment vas-tu ?

  — J'étais enfermé depuis beaucoup trop longtemps, m'expliquai-je en continuant de faire des moulinets avec mon arme d'entraînement. Je me sens mieux depuis que j'ai échangé le premier coup.

  — Dans ce cas prends ton épée, m'ordonna-t-il en dégainant sa lame, un air de défit au visage. Nous allons passer aux choses sérieuses.

  Un des soldats me lança la mienne et je la sortis de son fourreau. Je ne pus contenir mon sourire en voyant mon frère se mettre en position de combat. J'avais l'impression qu'une éternité s'était écoulée depuis la dernière fois que nous nous étions opposés. Il ouvrit les hostilités.

  Le contact de nos lames résonnait dans le complexe avec force et les coups pleuvaient dans un ballet aussi vif qu'envoûtant. Même si Thor était un excellent épéiste et que je m’étais déjà bien dépensé avant son arrivée, je parvenais à tenir la cadence grâce à ma grande endurance – l'un des avantages d'être Lathos. Le fait que nous nous connaissions contribuait aussi à rendre notre joute très serrée : nos stratégies, feintes et bottes secrètes n'avaient aucun secret pour l'autre. Dès que l'un commençait à prendre l'avantage, l'autre rééquilibrait le combat en deux attaques. Les soldats ne savaient sur qui parier.

  Après quelques minutes, je réussis toutefois à déceler une faille dans la garde de mon frère. Je m'y engouffrai avant qu'elle ne se referme, puis, d'un mouvement vif, je le désarmai et arrêtai ma lame sous sa gorge.

  — Comme d'habitude, petit frère, tu es bien meilleur que moi, haleta-t-il les mains sur le côté, en signe de soumission.

  — Et comme toujours, tu es loin de donner le meilleur de toi-même, répliquai-je en baissant mon épée.

  Il me sourit tandis que des soldats nous apportaient des serviettes humides. Je la passai sur ma nuque et mon visage collant de transpiration.

  — Au fait, Thor, pourquoi me cherchais-tu ?

  Embrassant du regard les alentours, mon frère ordonna aux hommes de reprendre leur entraînement avant de se pencher vers moi.

  — Parce que toi et moi, nous devons parler. Valkyria nous attends.




  Même si les mots de mon frère m'intriguaient beaucoup, je pris le temps de me doucher et me changer avant de me rendre à son bureau. Valkyria et lui étaient installés dans le coin salon, des cafés fumants posés devant eux. Je les rejoignis à grandes enjambés et sautai par-dessus le dossier du canapé pour m'asseoir juste à côté de ma sœur.

  — Eh bien, tu as failli nous faire attendre, plaisanta-t-elle en me donnant un petit coup d'épaule.

  — Contrairement à toi, ma matinée était remplie, ripostai-je.

  Elle roula les yeux, puis porta sa tasse à ses lèvres tandis que Thor m'en donnait une. Sachant à quel point il l'aimait amer, je mis du sucre avant même d'y goûter et j'en ajoutai encore après ma première gorgée. Pendant ce temps, mon frère avait repris sa lecture du journal et Valkyria s'était avachie sur moi pour m'embêter, tout en grignotant des gâteaux. Je pris le temps d'apprécier ce petit moment. Les occasions de nous réunir ainsi, tous les trois, devenaient de plus en plus rares. Valkyria ne vivait plus au château et, bien que ce soit encore le cas pour Thor et moi, nous étions tellement occupés que nous n'avions que peu de temps pour nous voir en dehors des repas.

  Val et moi restâmes silencieux, le temps que notre frère entame la conversation. Après tout, il était celui qui nous avait rassemblés. Pourtant, les minutes s'écoulèrent sans qu'il ne prononce un mot, plongé dans sa lecture. Pourquoi ne parlait-il pas ? D'après le ton qu'il avait employé, la situation m’avait semblée urgente.

  — Mathilda est enceinte, lâcha-t-il soudain sans quitter son article des yeux.

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