Chapitre 33 - Partie 2

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  J'avais arrêté de pleurer depuis plusieurs minutes, pourtant, j'étais encore dans ses bras et je n'avais pas envie de les quitter, de peur de m'effondrer. Sans dire un mot, le Prince me bascula sur le côté, me porta jusqu'au lit et me déposa délicatement dessus. Puis il se rendit dans la salle de bain et revint avec un verre d'eau qu'il me donna. D'une main tremblante, je le pris et bus quelques gorgées avant que j'aie la gorge trop nouée pour continuer. Le Prince le récupéra et le mit sur la table de nuit. Il posa un genou à terre, cherchant à croiser mon regard. Ses yeux étaient compatissants et brillants d'inquiétude.

  –Voulez-vous en parler ?

  –Non. Non. Non. Je veux juste rentrer chez moi et retrouver ma famille. C'est tout ce que je demande. S'il vous plaît laissez-moi la retrouver.

  Il soupira et baissa la tête tout en me prenant la main.

  –Ce n'est pas ce que voulez entendre, mais c'est ici chez vous à présent. (Mon cœur se brisa). Et je sais que je ne pourrai jamais remplacer celle que vous aviez à Illiosimera, mais depuis que nous sommes mariés, nous sommes une famille.

  Non, il ne pouvait pas. Rien ne pourrait jamais remplacer l'amour que j'avais pour mes enfants.

  Alors que je pensais être à court de larmes, je me remis à pleurer.

  –J'ai essayé.... J'ai vraiment essayé, sanglotai-je. Mais je n'y arrive pas.

  –Si, vous vous en sortez très bien.

  –Regardez-moi. Regardez-moi, insistai-je entre deux sanglots. (Il releva les yeux). Comment voulez-vous que je sois une Princesse ? Je suis brisée, une simple coquille vide.

  –Non, vous êtes effrayée par la vie qui vous attends et c'est tout à fait normal. Surtout depuis qu'on a tenté de vous assassiner, rien n'aurait pu vous préparer à cela. Et vous êtes bien plus qu'une simple coquille vide.

  –Vous ne me connaissez pas.

  –Même si vous êtes encore un vrai mystère pour moi, nous apprenons doucement à nous connaître. N'oubliez pas que nous nous sommes rencontrés il y a moins d'un mois et que vous étiez alitée durant la première semaine.

  –Pourquoi vous comportez vous ainsi ? Ce serait tellement plus simple pour vous si je n'étais plus là.

  –Oui, c'est vrai, concéda-t-il. Cependant, même si j'aime une autre femme et que ce n'était pas du tout ce que j'avais prévu, c'est avec vous que je suis marié aujourd'hui. C'est donc mon rôle de prendre soin de vous, car vous êtes ma femme, Comtesse Zacharias.

  –Ce n'est même plus mon nom...

  –Vous êtes peut-être Lunixa Talvikrölski à présent. Mais cela ne change pas qui vous êtes.

  Il avait tort, un nom faisait tout. Avant j'étais une Illios, un membre de la royauté, puis j'étais devenu une Zacharias, une simple institutrice. Et on m'avait forcé à changer une dernière fois pour devenir une Talvikrölski, de nouveau un membre de la royauté. Et désormais ce nom serait mien jusqu'à ma mort.

  –Je me sens si seule, avouai-je en me recroquevillant sur moi-même, je n'ai plus personne...

  –Ne dites pas cela, m’ordonna-t-il en prenant mon menton en coupe pour que je le regarde. Il y a des personnes qui tiennent à vous dans ce château : Magdalena, ma sœur, la petite domestique que vous avez défendue... moi. Mais nous ne pourrons pas vous aidez tant que vous ne vous ouvrirez pas à nous. (Il fit une courte pause). Vous savez Comtesse, le climat de ce pays est peut-être glacial, surtout pour quelqu'un comme vous qui vient d'un pays ensoleillé. Mais en dehors de ces murs, les habitants n'en sont que plus chaleureux.

  Il avait repris ma main dans la sienne et la douce chaleur qu'il me transmettait par ce contact mit fin à mes pleurs. J'essuyai mes joues trempées.

  –Vous pouvez encore pleurer si cela vous aide à vous sentir mieux, je ne bouge pas d'ici.

  –Pourrais-je avoir un nouveau verre d’eau ?

  Le Prince acquiesça et me donna celui sur la table de nuit. Je le terminai et lui remis. En attendant qu'il le remplisse, je cherchai à retrouver le contrôle de ma respiration, mais elle tremblait encore, comme mes mains, quand il revint. Il me confia le verre et s'assit à mes côtés.

  –Encore un ? s'enquit-il quand j'eus fini de boire.

  Je tournai la tête de droite à gauche et me laissai tomber sur le côté, contre lui. Je le sentis se crisper avant de se détendre et de s'autoriser à poser une main sur mes cheveux.

  –Je pense qu'une bonne nuit de sommeil vous fera le plus grand bien, d'accord ? (J'opinai). Puis-je dormir avec vous ?

  –Oui.

  J'avais toujours pris l'habitude d'aller dormir avec quelqu'un quand j'allais mal. Au début, c'était avec mes parents, puis avec Giulia, et enfin avec mes enfants. Et là, j'étais en train de toucher le fond. Je n'avais aucune envie d'être seule, dans ce grand lit... et il était là.

  Il passa une main apaisante dans mes cheveux puis se leva pour aller se changer. Bien plus facilement que moi, il déplaça le meuble que j'avais mis devant la porte dérobée et s’en servit pour rejoindre ses appartements. Il revint quelques minutes plus tard, en tenue de nuit et s’installa sur le lit en soulevant les couettes. Il les replaça sur nous après que je me sois glissée en dessous. Pour la première fois, je ne m'isolai pas au bord du matelas avant de fermer les yeux.

  Pratiquement endormie, je ne me rendis pas compte que je me déplaçai avant d'entendre la respiration lente et profonde du Prince, juste à côté de moi. Dans son sommeil, il enlaça ma taille et me blottit contre son torse. Je savais maintenant ce qui m'attirait inconsciemment vers lui chaque nuit depuis que nous partagions ma couche. C'était cette chaleur réconfortante et rassurante qui émanait de lui. Et c'est dans ses bras que je sombrai définitivement dans le sommeil.

  À mon réveil, le Prince était déjà parti. Le cœur encore lourd, je m’assis au bord du lit. Je remarquai la bague laissée sur ma table de nuit. L'alliance. Mon alliance. Je la pris entre mes doigts. Cela ne tenait qu'à moi de la remettre ou non.

  Ne sachant que faire, je jouai avec. Elle était vraiment belle, travaillée par la main habille d'un orfèvre. Je finis par sentir des inscriptions gravées à l'intérieur. Je ne savais même pas qu'il y en avait. Intriguée, j'y jetais un œil.


Lunixa ∞ Kalor.

À toi, pour toujours


  Même si cette phrase n'avait aucune valeur sentimentale – ce n'était pas lui qui avait décidé de l'écrire et c'était une formulation courante –, une boule se forma dans mon ventre.

  Encore incertaine de ce qui m'y poussa, je la remis à mon doigt.

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maé_lys


Voilà bientôt cinq ans que je suis assistante de communication, chez T&C Holding Entreprise, elle est spécialisée en consulting et management.
Je suis en charge de personnalités connues, dans le monde de l'industrie du cinéma et de la musique.
Mon rôle au sein de cette société, c'est de me battre contre certaines presses à scandale bien connues.
*****
Je suis née de l'union de deux êtres merveilleux Pierre et Héléanne Marx, trois ans plus tard, est arrivé une pièce rapportée, Clément Marx mon amour de petit frère.
Mon père est canadien plus précisément de Québec la partie francophone vous savez là où il parle le français bizarrement avec des expressions étranges.
Il y a décidé de quitter sa contrée lointaine pour venir tenter sa chance à Paris comme il dit tout le temps c'est la meilleure décision de toute sa vie, il est diplômé d'une grande école de commerce. La H.E.C. Il dirige les meilleures agences immobilières de la capitale.
Ma mère est une pure Parisienne se rêvait à devenir une grande avocate, elle a suivi des études de droit à Assas Paris II.
Lorsqu'ils se sont rencontrés il y a bientôt trente-cinq ans, lors d'une soirée organisée par l'école de mon père ça a été le coup de foudre immédiat, elle n'a pas hésité une seule seconde à tout plaquer pour suivre mon père, quand je lui ai posé la question tu ne regrettes pas de ne pas être devenue avocate, elle me répond simplement si c'était à refaire, elle n'hésiterait pas, elle a toujours vu en lui le mari parfait et le père aimant, ils représentent "mon couple parfait".
Je ressemble beaucoup à mon père aussi bien physiquement que caractériellement nous avons les mêmes yeux, même couleur de cheveux, je suis aussi têtue, combative, honnête je ne regrette jamais le passé et je croque mon présent et j'aspire à mon futur.
Il n'a y pas que ça que j'aspire, mais ce n'est pas le sujet.
Héléanne est mon idéale, brune aux yeux verts, elle est calme, attentionnée douce et aimante mon frère lui ressemble beaucoup, il est l'eau je suis le feu nous, nous complétons.
Mamie Marx ! ma grand-mère est un être exceptionnel, elle un franc-parler, si elle doit vous dire les choses, elle le fait, mais, rarement avec l'art et la manière ...
Après le décès de mon grand-père, mon père lui a proposé de venir s'installer chez nous, elle lui simplement répondu :
Tu es grand garçon avec une vie sexuelle épanouie, tu n'as plus besoin ta maman, mon père faillit s'étrangler, je n'ai jamais autant ri, même ma mère qui est plutôt calme n'a pu s'empêcher de rire.
Je vous parlerais plus tard de la famille Marx, je ne suis même pas sûr qu'un chapitre suffise ...
*****
Il y a quatre ans j'ai rencontré Steeve Delmas nous travaillons dans la même entreprise, je ne peux pas dire qu'entre nous ça été le coup foudre, il est plutôt bel homme, grand brun aux yeux bleus et un sourire magnifique, j'ai attendu un an avant d'accepter d'aller boire un verre après le boulot, nous avons appris à nous connaitre, nous nous sommes découvert des points communs. Notre première nuit ensemble n'a pas été époustouflante, comme d'habitude après le sexe je m'apprêtais à partir quand il m'a demandé de rester.
Je sens son regard se poser sur moi et il me dit :
- Je ne t'ai pas fait la cour pendant un an pour que tu puisses t'échapper après avoir donné mon meilleur orgasme.
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– Tu sais je ne suis pas de celle qui reste.
– Et si je te disais, j'ai envie de fonder quelque chose avec toi.
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C'est à ce moment-là que ma mère a décidé de s'immiscer dans ma tête
Dydy tu as vingt-sept ans il serait temps te poser tes valises, merci maman !
– Je ne te promets rien, on passe juste le reste de la nuit ensemble.
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Six mois plus tard, nous décidions d'emménager ensemble, et oui il s'était amélioré côté sexe.
Enfin des orgasmes même si je l'ai travaillé au corps.
Alors que nous étions dans une routine presque établie il m'a fait sa demande je dois avouer que ça n'a pas été un oui enthousiaste je pensais être amoureuse ...
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Je vous rassure ils ne m'ont pas vu ni entendu rien étonnant à cela vu comment elle criait.
Quand Steeve dit « super connard » est rentré à notre appartement, il s'est approché de moi comme chaque soir pour m'embrasser j'ai dû garder mon self-control pour ne pas le frapper...
Alors qu'il me racontait sa journée comme tous les soirs je sentais la colère monter en moi.
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Je l'ai vu blêmir j'ai même cru qu'il allait tomber dans les pommes. Dommage j'aurais pu lui mettre un ou deux coups bien placés.
– Alors j'écoute ?
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– Je te conseille de me répondre très vite sinon toutes affaires vont passer par la fenêtre tu as moins de trente secondes pour me répondre !
– Je suis désolé je te jure je vais l'appeler lui dire que tout est terminé.
– Ne te donne surtout pas cette peine tu exactement deux minutes trente pour quitter cet appartement je ne veux plus jamais te revoir. Au fait je te laisse le soin d'annoncer à tous nos proches pour notre mariage est annulé.
– Tu peux faire un mail groupé si tu veux, mais surtout n'oublies pas de dire « J'AI BAISE LA DEMOISELLE D'HONNEUR DE MA PROMISE DANS LES TOILETTES ».
– Mais mon amour tu ne peux pas tout arrêter je t'aime je ne peux pas vivre sans toi.
S'il dit encore une fois mon amour, je l'étripe !
– Eh bien ça il fallait y penser avant de fourrer ta bite dans n'importe quoi.
– Vite, vite ton temps est presque d'écouler.
Je m'approche de la fenêtre commence à l'ouvrir, je croise mes bras sur ma poitrine tout en regardant ma montre.
Pendant ce temps-là il met quelques affaires dans sa valise
– Tu n'es pas obligé de tout prendre.
– Alors ça veut dire que tu vas me pardonner ?
– Non ça veut juste dire que je vais quitter cet appartement et tous les souvenirs qui y sont.
– Oui ?
– Je lui flanque une gifle monumentale, et je lui lance sa bague au visage.
– N'oubliez de l'offrir à Célia elle aime passer après les autres.
*****
Je me dirige vers notre chambre enfin la mienne maintenant ...
– Surtout, n'oublie pas de laisser les clefs sur la table crie-je
J'effondre sur mon lit je pleure, je n'ai plus de meilleure amie évidemment.
– Tu as une drôle de voix ça ne va pas ?
– Si tu savais Steeve et moi, c'est terminé.
– Attends j'arrive je ne suis pas loin de chez toi.
– OK je t'attends.
Cinq minutes à peine Cathy débarque chez moi elle me sert dans ses bras
– Ma chérie raconte-moi tout qu'est-ce que ce connard t'a fait ?
– Steeve m'a trompé avec Célia...
– Oh là, attend de quoi tu parles tu en es sûr ? Ta Célia ?
– Oui je l'ai surpris dans les toilettes de la société. Cet abruti n'a même pas pris la peine de fermer la porte correctement. Dis-moi comment je vais faire.
– Écoute comme tu le sais je pars pour L.A viens avec moi.
– Je ne peux pas quitter mon travail comme ça et je n'ai même pas fait ma demande de Green card. Merci c'est gentil, mais je ne peux vraiment pas.
– Alors, je reste !
– Ne fais surtout pas ça tu as toujours rêvé d'y aller ça va être dur pendant quelque temps. Je finirais surement par m'en remettre.
– Si, je ne peux pas te laisser toute seule, je vais demander à monsieur Collins de me réintégrer à mon poste.
J'ai rencontré Cathy Spencer il y a quatre ans, elle occupait le poste d'assistance de direction auprès du P.D.G, elle et moi c'était une évidence elle était extrêmement timide peut-être dû son côté british oui elle est Anglaise, mais elle vit en France depuis toute petite.
Cathy était vraiment très discrète, mais elle est toujours au courant des derniers potins de l'entreprise, tous les midis j'avais le droit à la révélation du jour qui couche avec qui, qui est la cocue du jour, même si je ne pensais pas un jour au cœur des potins enfin bref ...
Ne parlons pas de choses qui fâchent !
Quand vous êtes une grande entreprise environ mille employés, des commérages toujours plus ou moins fondés circulent. Nous, nous sommes vraiment liées d'amitié, elle faisait partie des personnes qui volaient à votre secours, un peu comme Célia mon ex/meilleure amie.
– Écoute si tu changes d'avis appelle-moi je viendrais te chercher. Je dois finir de préparer mes affaires ça va aller ?
– Oui ne t'inquiète pas, c'est juste le choc je vais aller prendre une bonne douche et me coucher
– Je laisse mon portable tout près de moi téléphone-moi de jour comme de nuit et j'arrive, tu le sais.
Elle me serre dans ses bras, je dois avouer que c'est très réconfortant.
– Dydy ?
– Oui ?
– Tu veux que j'aille lui briser les couilles.
– Mademoiselle Spencer quel est ce langage.
J'embrasse Cathy et lui promets que ça ira.
Après ma douche évidemment je ne me sens pas mieux, je décide quand même d'aller m'allonger.
Après une nuit mouvementée j'ai très peu dormi voir pas du tout.
Une nouvelle journée commence je vais devoir les affronter...
En cinq ans je ne me suis jamais absentée, alors pour une fois ...
Franchement il aurait pu se taper la standardiste du rez-de-chaussée ! non il fallait que ce soit absolument ma meilleure amie Célia et moi nous nous sommes rencontrées pendant nos études supérieures. Entre elle et moi ce n'était pas l'amour fou, je la trouvais, arrogante superficielle, hautaine tout ce que je détestais, elle est noir ébène, grande, mince des yeux verts ses cheveux toujours lissés, très bien habillés et légèrement maquillés. Nous étions dans la même école de com je voulais devenir assistante de communication, elle se rêvait à être dans le monde de l'édition.
Elle m'a littéralement bousculé en entrant dans la salle, je la vois se diriger vers sa place, je m'avance vers elle.
– Ça t'aurait écorché la bouche de dire pardon.
– Désolé tu es tellement insignifiante que je ne t'avais même pas vu.
J'allais lui donner une réplique dont j'ai le secret quand monsieur Albert notre professeur de com entra dans la salle.
– Mademoiselle Marx veuillez regagner votre place, pour le combat de poule ça attendra la fin de mon cours.
Célia me lança un regard hautain ... comme elle en avait le secret
Monsieur Albert commença son cours par notre prochain devoir, vous allez travailler en binôme pour le premier, je choisis, Mesdemoiselles Marx et Henry, votre thème de la haine à l'amitié. Je veux un dossier d'au moins cinquante pages tout ça pour lundi.
Super je vais devoir me la taper toute la semaine et surement tout le week-end
Pour les autres renchérit-il, je vous laisse le choix du partenaire et du sujet
Mais Monsieur, crions en cœur, ce n'est pas juste.
– Mesdemoiselles, je n'aime pas que mes choix soient remis en question.
C'est confirmé je hais les lundis.
Je n'ai jamais trouvé le cours aussi long et ennuyeux, enfin la sonnerie retentit, elle s'approche de moi.
– Tu préfères que l'on bosse chez toi ou chez moi.
– Peu importe, aucun de ces choix, me ne convient.
– Je te rassure ça se m'enchante pas plus que toi, mais on devra faire avec. Alors ?
– Tu connais l'Oasis située dans le XIV arrondissement ?
– Oui je vois où il se situe, on dit dix-huit heures trente là-bas ne sois surtout pas en retard.
Gna gna gna !!!
La fin de la journée se déroule sans encombre et sans Célia.
J'arrive à notre rendez-vous avec cinq minutes de retard, elle me saute dessus.
– Je t'avais demandé d'être à l'heure.
– Quelques petites minutes ce n'est pas grand-chose.
– Plus vite on aura terminé plus vite je me tire d'ici.
– Écoute, je sais que l'on ne s'apprécie pas, mais on va devoir se supporter. Cette semaine, donc si tu veux bien être ... aimable je ferais de même.
– Très bien, excuse-moi.
– Oh Célia Henry qui s'excuse, on aura tout vu.
– Je ne suis pas si méchante que ça
– Très bien ... une idée pour le sujet ?
– Je pensais "une amitié détruite pour l'amour d'un homme"
– Un peu cliché non ?
– Si tu as mieux à proposer, vas-y.
– Non, allons-y
Jamais je n'aurais imaginé qu'on se retrouverait dans cette situation quelques années plus tard.
Pendant cette semaine nous, nous sommes découverts pleins de points communs, la littérature, la musique, le cinéma, les hommes, notre amitié est née comme ça.
Après avoir obtenu notre diplôme, elle a été engagée comme assistante d'édition dans une petite maison qui débutait, moi j'ai décroché un poste au sein d'une grande entreprise franco-américaine.
C'est grâce à elle que j'ai découvert la "New-Romance" elle m'a offert le premier tome de la saga 50 Nuances de Grey. Je suis littéralement tombée amoureuse de Christian Grey mon maniaque de contrôle.
Et c'est le mien !
Mais comme on dit chaque chose à une fin... Une amitié de plus dix ans envolée.
*****
Donc je me décide enfin à sortir de mon lit je me dirige vers la cafetière, je sens que je viens trouver ma nouvelle meilleure amie enfin au moins pour aujourd'hui, me voilà seule avec mon amie la tasse quand je décide d'allumer mon portable, j'avais trente messages vingt-huit de ce connard une de cette salope et un autre de ma mère qui me demandait de ne pas oublier notre rendez-vous de ce soir pour l'essayage de ma robe. Je vous avoue que je n'ai même pas lu leurs messages ...
Pourquoi souffrir encore non merci !
Cependant il va falloir annoncer à ma mère que je n'ai plus besoin de robe, car il n'y a plus de mariage ...
Bon je décide que je la rappellerais pendant l'heure de déjeuner même si je sais déjà ceux qu'elle va me dire ...
Quant à mon frère, il va surement vouloir le tuer
Je ne vous parle même de mon père qui lui va vraiment le faire.
Après avoir fini ma tasse de café je décide de me préparer pour aller travailler de toute façon à quoi bon ne pas affronter la situation, il le faudra bien tôt ou tard alors vaux mieux tôt.
Je décide appeler un taxi pour m'y rendre je n'ai vraiment pas envie de prendre le métro et le tram et voir tous ces gens déprimés. La déprime elle m'est réservée.
Après quarante minutes de trajet et de mettre fait délester de cent euros, je rejoins, le hall d'entrée présente mon badge au vigile je lui adresse à peine un sourire, je me dirige vers mon bureau quand Sophie la standardiste m'interpelle.
Saut Eddy,
– Salut, Sophie, que puis-je pour toi ?
– Tu as une sale tête que ce qui se passe ?
– Merci Sophie tu veux vraiment me parler de ma tête ? Car tu vois, j'ai beaucoup de boulot.
– Mais non je voulais juste te dire qu'il cherche une nouvelle attachée de com pour l'agence de L.A tu te rends compte toi qui rêves d'y aller c'est ta chance j'ai entendu dire que Tom Collins allait faire passer lui-même les entretiens, car il ne veut pas envoyer n'importe qui là-bas.
Tom Collins mon fantôme de patron.
– Je te remercie Sophie si tu savais je viens de me sauver la vie... autant te le dire tout de suite, Steeve et moi avons rompu, hier soir, et je vais te donner la raison il a baisé ma meilleure amie.
Elle me regarde surprise par ma révélation, mais pas choquée outre mesure, devrais-je y voir un signe ?
En fait non je ne veux rien y voir du tout .... Comme on dit la cocue est toujours la dernière informée !
Après une matinée bien remplie coup de téléphone par ci, mail, par là une réunion improvisée l'heure du déjeuner arrive Sophie m'appelle sur la ligne directe.
– Bureau Eddie Marx bonjour,
– C'est Sophie je voulais savoir si tu voulais aller manger avec moi chez Francis. Tu ne vas rester toute seule ce n'est pas bon dans ton état.
– Pourquoi pas de toute façon j'aurais surement besoin de quelqu'un pour me tenir la main pour annoncer à mère que mon mariage est annulé.
– Très bien dans cinq minutes alors ?
– Je la rejoins nous nous dirigeons vers la brasserie au coin de la rue, quand mon portable se met à sonner le nom de ma mère s'affiche à l'écran je prends une grande bouffée d'air.
– Salut, maman, ça va ?
– Oui ma chérie et toi ? Tu n'as pas oublié notre rendez-vous de ce soir ?
– Justement à propos de mon mariage ...
– Maman il n'y aura pas cérémonie, tout est annulé.
J'ai même cru ma mère, faisait un malaise.
– Maman tu es toujours là ?
Après lui avoir raconté toute l'histoire détails compris et lui avoir fait promettre solennellement que ni mon père ni mon frère devait le tuer ... même si ce n'est pas l'envie qui m'en manque.
Après avoir déjeuné, avec Sophie où nous avons parlé de tout et de rien des derniers potins.
Oui parfois cela fait du bien d'entendre parler du malheur des autres, cela fait oublier le vôtre pendant quelques minutes.
Sophie Delcourt cousine cachée de Cathy Spencer ?

Nous voilà de retour, à T&C Holding entreprise je la remercie pour ce moment et lui promets de recommencer très bientôt.
Je retourne à mon bureau quand je reçois un appel de Claire ma responsable me demandant de venir dans son bureau immédiatement.
Je me dirige vers son bureau en me demandant ce qu'elle me voulait.
Je frappe à sa porte.
– Entrez !
– Claire, vous vouliez me voir ?
– Oui s'installez-vous, je vous en prie ?
– J'ai fait quelque chose de mal ?
– Non, je voulais simplement vous parlez de quelque chose, je ne vais pas y aller par quatre chemins j'ai entendu dire que votre mariage était annulé je ne vous demande pas de m'expliquer pourquoi, donc voilà comme vous le savez surement il y a un poste qui vient de se libérer dans notre agence de L.A
– Même si je dois vous dire que vous allez me manquer vous étiez notre meilleur élément, après moi bien entendu, logiquement c'était notre PDG qui devait faire passer les entretiens, mais il a dû partir d'urgence là-bas pour une affaire de dernière minute, il m'a laissé la lourde de tâches de choisir la bonne personne. Et c'est vous !
– Je vous remercie je n'ai même pas de mot ...
– Je vous en prie vous le méritez.
– Mais je n'ai pas fait de demande de séjour.
– Ne vous inquiétez pas tous vos papiers sont en ordres.
– Très bien merci.
Je sors en courant de son bureau descends à grands pas les 10 étages qui me séparent de l'accueil je cours embrasser Sophie en la remerciant
Vous avez déjà essayé de dévaler 10 étages en talon de 12 cm pas,si simple, et vous, vous demander pourquoi je n'ai pas pris l'ascenseur et pourquoi pas !
Elle me regarde avec des yeux ronds.
– Tu es bien joyeuse tout d'un coup
– Si tu savais ...
– Dis-moi ?
– Je viens d'obtenir le poste pour L.A. Je suis trop contente.
– Mais je ne comprends pas ce n'est pas le PDG qui devait décider ?
– Logiquement, mais d'après ce que j'ai compris, il devait régler une affaire urgente ou un truc dans le genre.
Sophie et moi décidons que nous devions fêter ça, on prend rendez-vous pour vendredi.
De retour dans mon bureau je reçois un nouvel appel de Claire.
- Bureau Eddie Marx bonjour.
- Eddy, j'ai juste oublié de vous dire.
- Oui ?
- Vous partez samedi pour L.A et lundi vous commencez.
- Saaammmedi ? Si vite.
- Ça vous pose un problème ?
- Non aucun, merci encore, Claire.
- Je vous donne le reste de la semaine pour préparer vos affaires.
La journée se termine aussi vite qu'elle a commencé.
Dieu merci je n'ai même pas eu le temps de penser"
Cette fois je suis rentrée en métro, en arrivant devant la porte je découvre un bouquet de roses rouges, je décide de prendre la carte et de la déchirer sans même prendre le temps de la lire, évidemment le bouquet atterrit dans la poubelle.
Dans moins d'une semaine je serais à L.A ....
La semaine passe à une vitesse folle mes parents mon frère ont décidé d'envahir mon petit appartement de profiter de nos derniers moments.
Je contacte la société Emmaüs pour le faire don des meubles, je décide de lui laisser le lit, comme ça quand ils baiseront j'espère qu'elle verra mon visage et qu'elle sentira mon odeur.
Le vendredi arrivé je fais un saut vite fait au boulot, pour un dernier, en revoir.
Bien entendu, c'était sans compter sur Sophie qui a organisé un pot de départ
Tous mes collègues oui tous ! étaient là oui ils m'ont tous félicité. Ils m'ont souhaité bonne chance, et beaucoup de bonheurs.
Steeve et Célia se sont approchés moi, et maladroitement ma coupe de champagne s'est renversée sur son joli chemiser ....
Oups je suis vraiment très maladroite !
Je me suis retournée sans même un regard.
J'en profite également pour envoyer un SMS à Cathy pour lui annoncer mon arrivée.
Enfin le départ même si je suis triste de quitter ma famille, elle va énormément me manquer j'ai vraiment besoin de respirer, laisser cette vie derrière moi mon seul regret c'est ne pas avoir rencontré Sophie plutôt c'est vraiment une fille adorable elle m'a promis de venir me voir en vacances.
Attention Los Angeles me voilà
À suivre ...
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Défi
Aeden Frem

Monsieur le juge, chers jurés. Je vais m'efforcer d'être bref.
Mon client n'est pas coupable du crime dont vous l'acusez mais si vous pouviez me rappeler ce crime se serait aimable.
Il est donc accusé d'être un tueur à gage. Interessant.
Mais mon cher, si je peux me permettre de vous appeler ainsi, j'aimerais savoir si vous avez une preuve formelle que mon client est ce tueur à gage...
Pas de réponse. Bien je suppose que vous n'en avez pas. Si vous n'avez pas de preuve formelle que ce soit mon client cela pourait être n'importe qui. Or mon client n'est pas n'importe qui: C'est Monsieur Harry... Votre nom s'il vous plait.
Cover? Voilà donc c'est Monsieur Harry Covert.
Serieusement Harry Covert?
Mais imaginons qu'il soit effectivement ce tueur à gage. Est-ce que si vous l'aviez aidé, vous M.le juge et chers jurés, si vous l'aviez aidé au lieu de le laisser vivre sa vie triste, terne et sans argent. Est-ce que? Je vous le demande est-ce que ce M. Harry Covert -Non franchement ce nom- l'aurait fait? Est-ce que si vous lui aviez accordé un minimum d'importance, il aurait été obligé de tuer pour gagner sa vie? Et bien je ne pense pas.
Donc est-ce que ce n'est pas un peu de votre faute s'il a tué? Vous devriez être accusé d'avoir indirectement poussé cet homme à tuer.
Vous ne pouvez donc décemment pas être juge ici. Et s'il n'y a pas de juge il n'y a pas de procès donc mon client est libre pour l'instant.
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Emma B
Trois chapitres du tome 2 qui servent à présenter Zarhan qui est un personnage clef de l'homme qui touchait les étoiles.
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