Happy December

13 minutes de lecture

Cassie.

1er décembre.

(...) Et j'ai rencontré un Père-Noël hyper hot, en décembre dernier, oui. Il m'a fait voir toutes les couleurs des guirlandes lumineuses me faisant passer par tous les états émotionnels, mais j'ai quand même rencontré Casey ... Alors qu'est-ce qui pourrait m'arriver cette année ? Hormis être loin de ma famille, bien-entendu, me dis-je. Une météorite ? Une rupture mondiale de choco...

- Voilà, pour moi c'est terminé, m'informe Rachel souriante en déposant plusieurs articles dans le caddie commun. Tu as besoin de quoi d'autre, toi ? Et tu as lu le mail de la direction ? On nous propose de rentrer quatre jours chez nous pour les fêtes de fin d'année, c'est la boîte qui paie ! C'est génial !! s'extasie ma copine alors que mon cerveau est paralysé. Cassie ? Tu es toute pâle, tu ne te sens pas bien ?

Alors ça, ce n’était pas sur la liste...

- Cassie ? Merde Cassie ! CAS...

Il neige dehors, mais je suis gelée de l'intérieur, tout à coup. Mes oreilles bourdonnent, mes yeux affichent des petits points lumineux qui dansent devant moi. Ma vue se brouille, je suis incapable de parler. <<1er décembre bonjour !>> pensé-je avant qu'un voile noir ne recouvre tout.

***


Des sons désagréables et étouffés. Des sirènes. Des paroles que je ne comprends pas. Puis de l'anglais. Mon esprit revient lentement vers la réalité, quittant le blanc cotonneux de mes songes. Étranges songes, invoqués par l'image de Rachel déposant ses achats dans le petit caddie bleu.

J'ai lu, et entendu, à plusieurs reprises, qu'on ne connaît qu'une infime partie du fonctionnement de notre cerveau. Qu'il est une machine si complexe, que jamais peut-être l'homme n'en connaîtra tous les rouages. Il est mystérieux ... et a un sacré sens de l'humour ! Si une odeur peut nous rappeler bien des souvenirs, un goût rester pour toujours en bouche, un simple regard peut éclairer en fanfare une petite vérité que l'on n'avait pas comprise avant, car le noir masquait le blanc, que le moins annule le plus.

Et soudain, en un millième de seconde, l'inattendue vérité vous gifle de plein fouet à coups de guirlandes et de <<Oh Oh Oh >> pointant du doigt un espiègle intru qui malgré les infimes signes de sa présence que je n'ai pas relevés comme tel, n'a pas non plus fait la rêve party comme l'organise l'autre squatteuse quand elle a un truc à me dire...

Un bon équilibre à nous deux...

Jusqu'à il y a quelques minutes. Pourtant, rien de transcendantale : deux boîtes de tampons jetés sans délicatesse ni remord dans l'amas d'objets inanimés qui n'attendaient plus qu'à faire leur ultime voyage sur le tapis noir de la caisse avant d'être payés et de rejoindre leur dernière demeure. Normalement, mes yeux n'auraient même pas dû relever les petites boîtes bleues, car je n'en ai pas besoin. Pour ne pas être incommodée pendant mon stage par des menstruations aussi douloureuses et horripilantes que l'était Tyranocon, je suis passée en août à une pilule non-stop pour ne plus avoir mes règles, même avant d'avoir la réponse positive de mon grand-patron, car il ne pouvait pas en être autrement. Pourtant ... tout mon corps s'est figé à la vue des protections hygiéniques. Nul temps pour l'incrédulité, les preuves sont arrivées en instantanée.

Quelques flashs éclairs. Moi, en pleine partie de vidage d'estomac avec mon ami le WC à Las Vegas, la moue de Casey quand je lui ai encore fait remarquer que sa baguette n'était pas conforme pour la sortie -enfin pour l'entrée au dortoir- , mon besoin obsédant de chocolat qui avait pris une ampleur assez rocambolesque -mais j'avais mis cela sur le compte du stress et de l'éloignement- , mes maux gastro-intestinaux certains matin, sans jamais vomir néanmoins, des petites crises de nausées pas abouties que je m'étais justifiée par justement, une trop grande conso de ma gourmandise favorite. Devenu repas, en réalité. Mon émotivité face à la frustration de ne plus en avoir. Mes seins un peu plus tendus, endoloris à plusieurs moments de la journée. Je n'étais plus seule, et pas que dans ma tête. Le Père-Noël était passé par là, un peu en avance. Il avait zappé toute une nuit le sac à sapin, aussi appelé le sac à bûche... En vomissant ma pilule après l'avoir prise j'ai illuminé l'étoile donnant le chemin aux décos pour atteindre sans mal le sommet ... et Bam. Santa a assuré la relève !

C'est la Mamie-Noël, qui va être contente que son fils ait oublié le bonnet sur le bonnet de neige, mais pas de sortir la carotte magique...

Diane O'Neill. En quelques semaines, elle a donc recruté deux lutins dans son Royaume : Jackson, et le mini Santa à venir. Car je n'ai aucun doute, qu'une certitude, même sans prise de sang : Le Père-Noël est passé en avance, cette année.

***

Dans la pièce joliment décorée qui nous fait oublier que nous sommes malgré tout dans un hôpital, une cadence rythmique soutenue vient de devenir ma musique préférée. Je crois que les battements de mon cœur qui bat plus fort depuis que j'ai compris veulent se caler sur celui de ma petite surprise. Je ne cherche pas à retenir mes larmes. Là, tout de suite, elles ne sont que je joies et ont réussi à souffler suffisamment fort sur l'angoisse du <<après>> qui n'attend que de s'abattre sur moi. Je sais qu'il y arrivera. Mais pour l'instant, entendre le petit cœur de mon bébé balaie tout le reste, dans une tempête de bonheur et de soulagement grâce aux mots de l'obstétricien qui se veut rassurant :

- Tout va bien, m'annonce-t-il en essuyant sommairement les excès de lubrifiant sur mon ventre, avant de me tendre un nouveau morceau de papier que Rachel, dont je serais toujours la chaude main réconfortante, saisit pour moi voyant que je ne réagis pas. Le développement du fœtus correspond bien à dix à douze semaines de grossesse réelle. Médicalement, il a dépassé le stade de l'embryon.

L'écran est éteint, mais j'y vois toujours la silhouette mobile de mon petit lutin discret. La tête et les membres déjà bien reconnaissables, il ou elle est parfait. Simplement parfait.

Mon cœur se serre, car lorsque mon visage pivote vers mon accompagnatrice qui, bien que relativement silencieusement depuis que je lui ai fait part dès mon retour des vapes du ma condition me permet d'entendre par ses yeux encore surpris les pensées de sa tête, ce n'est pas Casey qui se tient à mes côtés.

- Bien, vous pouvez vous rhabiller Mademoiselle, je vous attends dans mon bureau à côté pour faire le point. La poubelle blanche pour le sopalin, la jaune pour la blouse, s'il vous plaît, me dit-il dans un anglais parfait avant de nous laisser Rachel et moi.

- Eh bien ... si je m'attendais... souffle-t-elle en me tendant mes fringues.

Et elle alors !

- Je ne les oublierai jamais, ces courses-là, crois-moi ! ajoute-t-elle pour me dérider. Cassie ?

Trois... Deux... Un... Hormones bonjour ?!

Je savais que l'angoisse reviendrait. Je pensais <<plus tard>> mais puisque rien n'est jamais comme je le pense, c'est tout de suite le rendez-vous entre elle et moi. J'éclate en sanglots, mon visage dans mes mains, comme si c'était le moment pour moi d'avoir un crise de pudeur alors que Rachel vient de voir mon bas-ventre découvert, et est la première à apprendre l'existence de ce petit farceur caché bien au chaud dans ma cheminée.

- Hey ma belle... chuchote-t-elle contre moi, respire un bon coup ! Tu as entendu, tout va bien ... Onze... Oh mon Dieu Cassie !? Tu aurais voulu avorter ? C'est encore possible ? Min...

Les deux mains sur mon ventre d'instinct en signe de protection, je la coupe dans le film qu'est en train de fomenter son imagination morbide. Je ne suis pas mon père, je ne l'abandonne pas ! Il est là, il va y rester encore six mois ! Personne ne va me le prendre, ça non ! Je sèche mes larmes avec mes manches, renifle à remporter la palme de l'enrhumée en plein rhume des foins.

Faut investir dans une fabrique de mouchoirs là Cassie.

Je vais surtout investir dans une immense bibliothèque et la remplir d'une multitude de catalogues Grossesse et Bébés...

- Il va falloir que tu appelles ton copain, non ? Tu crois qu'il va le prendre comment ?

Mon copain. Oui... Ça c'est la question à cent million de dollars ! Comment Casey va-t-il le prendre ? Cette fois quelque chose se met bien en place dans mon estomac mais ce n'est pas uniquement de l'angoisse, c'est quelque chose de plus fort, un sentiment bien connu, déjà vécu, avec lequel je n'ai pas passé que des moments. C'est bien plus qu'une angoisse de devoir annoncer la nouvelle à Casey. C'est la crainte, pure. Celle que mon bébé vive ce que moi-même j'ai expérimenté il y a d'années. Je préfère encore l'assumer toute seule dès le début que de prendre le risque qu'il perde un jour son père, qui aurait accepté d'endosser un rôle qu'il lui est tombé sur le coin de la figure un beau matin de décembre ! Cette souffrance de l'abandon fait des ravages, et je sais de quoi je parle. Hors de question que mon petit lutin connaisse cette douleur un jour. Je porte peut-être le bébé de mon Père-Noël, mais rien ne garantit qu'il avait envie d'être papa, et si tôt, en plus...

-Casey...je... ne sais pas, Rachel, je marmonne sans plus faire attention à ce que je dis le regard attiré par un poster de la gestation humaine, trop chamboulée par mon monde qui vient de basculer en moins d'une heure. Je ne peux pas lui dire par téléphone, ça c'est une certitude, mais dès que je vais quitter le stage pour rentrer à L.A il va l'apprendre... évidemment, qu'une de ses stagiaires a abandon...

Pour te répondre, non, on ne peut pas rembobiner.

Rachel, prête à avaler une roue de traîneau en une seule bouchée, me regarde comme si j'étais une crèche de Noël qui vient de se mettre en mouvement devant elle. Ses yeux regardent partout sur moi à la fois. Je vois bien qu'elle essaie de formuler quelque chose dans sa tête, mais cela semble compliquer.

Bravo Cassie ! Au moins avec du chocolat dans la bouche, je dis moins de conneries... D'ailleurs, en parlant de chocolat, il va falloir m'en trouver et vite. Je suis certaine que cet hosto doit avoir une super cafétéria, c'est là que je trouverai mon graal ...

À vue de nez, elle va prendre vingt kilos pour la grossesse, et vingt autres pour le chocolat...

Rabat-joie.

- Eh bien ! s'extasie Rachel contre toute attente, au moins on peut être sûres d'un truc, toi et moi !

- Quoi ?

-Ton bébé ne manquera de rien ! me répond-elle sur le ton de l'évidence. Casey O'Neill est peut-être sur les nerfs en ce moment, mais il est très investi auprès des enfants dans diverses associations, alors pas d'inquiétude, il va assurer avec le sien ! Petite cachottière... tu vas tout me dire !!

Oui. J'espère qu'il va l'accepter, mon cadeau de Noël en avance ... En tout cas, moi, j'en suis déjà folle.

***


- Mais c'est mon expatriée préférée ! Tu cherches à joindre ton mec ou c'est moi qui te manque ? raille mon interlocuteur très enjoué. Parce il est en réunion là et ...

- William !?

Mon ton suppliant et ma voix chevrotante lui font cesser tout début de palabre.

- Je dois rentrer, mais Casey ne doit absolument pas être au courant. Tu peux m’aider ?

- Je t'écoute, réplique-t-il du tac-au-tac.

- Ok. Mais assieds-toi, je lui conseille. Et de préférence au pied d'un sapin, histoire d'être dans le thème ...

Je lui explique, donc. Ma situation. Et pour la première fois depuis que je le connais, le beau Viking a perdu son éloquence mais aussi son humour qu'il nous sort à tout va. Ou pas... car il finit par s’écrier m’obligeant à m'éloigner du téléphone :

- Ton ventre vient de passer dans le domaine public mon lutin ! Diane ne va plus te lâcher !

Non tu crois ?

Ouais. J'y ai déjà pensé. Mais moi c’est au Père-Noël, que je veux me menotter avec des kilomètres de guirlandes rouges et blanches.

Fuck le calendrier ! Cette fois c'est moi, qui t'ai ...

Entubé. Restons polies, il y a un bébé lutin dans le Kinder...

***

Présent

- Il était bien caché jusqu'à ce que je comprenne, il y a quelques jours. Et ... je crois que j'ai déjà dépensé tout mon salaire du mois en achetant des magazines de grossesse, alors tu vas devoir me nourrir jusqu'à ma prochaine paie, Santa. Et de préférence avec du chocolat, beaucoup de chocolat, sinon je pleure ... à cause des hormones, tu vois ?

Sa main délicatement posée sur mon ventre naissant pour faire de la place à notre bébé -ou peut-être est-ce mon addiction au chocolat qui est en cause- fait couler mes larmes plus que de raison. Même à travers mon pull, que j'ai fait faire sur un site internet pour l'occasion après avoir longuement cherché comment faire mon annonce de manière originale, ma peau arrive à aspirer sa chaleur. De délicieux picotements s'installent confortablement dans ma nuque, prennent d'assaut le moindre centimètre carré de mon épiderme, diffusent un bien-être que je n'avais encore jamais expérimenté. J'imagine ce que cela donnera, quand le contact en sera vraiment un. Quand nos corps ne feront plus qu'un, nus de tout obstacle cette fois, mon sang dépourvu de toute trace d'alcool pour m'empêcher de profiter vraiment de lui, en entier. Ma libido acquiesce, gourmande et impatiente, déjà titillée par le courant chaud qu'elle accepte avec un tapis rouge, de la couleur du costume de Santa. Costume qu'il va devoir retirer dans peu de temps. Mais il ne le sait pas encore. Mais d'abord, on va régler un problème. Car même s'il n'a pas dit <<non>> à ma motion concernant mon régime alimentaire du moment, le fou rire que cela lui déclenche n'atteint pas que mon cœur qui fond sous ce son mais aussi mon estomac qui se tient prêt à ordonner à mes larmes de couler encore, piqué au vif par mon émotivité exacerbée.

Et pas que l'émotivité. Mais chaque chose en son temps.

- Ecoute moi bien, Petit Papa-Noël, je me renfrogne faussement en croisant mes bras sur ma poitrine gonflée, tu viens d'admettre que tu es un homme qui assume ce qu'il fait, mais après tout, tu n'es qu'un homme, je lui dis en haussant les épaules. Alors je vais te faire une fleur qui va te servir d'avertissement en te traduisant plus clairement ma situation : mon sapin a besoin d'engrais pour nourrir le lutin surprise que tu as placé là parce que ta bûchette ne supportait plus le cellophane du sac à sapin ! Donc, le bébé, le chocolat et moi, on est un lot qui ne peut pas être dépareillé, on n’est pas chez Ikea, je ne suis pas un Kit, moi ! Alors tes milliards, je te conseille de t'en servir pour investir dans une usine de chocolat, parce que crois-moi, il va y avoir un retour sur investissement, avec moi ! Et si tu n'es pas prêt à assumer jusqu'au bout et à suivre à la lettre mes besoin qui méritent même une ordonnance, j’irai me trouver une autre bûche pour...

- Cassie ?

- Humm ?

Ses mains remontent jusqu'à mon visage qu'elles englobent. Un long soupir de soulagement trahit ce que sa caresse me fait. Ça m'a manqué. Même quelques jours. On a eu beau restés collés l'un à l'autre autant que possible pendant qu'il était à Dublin avec moi, j'ai eu beau tenter de me convaincre que cela me suffirait pour tenir plusieurs semaines sans lui, que j'avais rempli ma jauge, c'était faux. J'ai déjà tout consommé, vidé ma perf. Ses lèvres qu'il humidifie de sa langue détruisent la distance, mais au lieu de fusionner avec les miennes, me frustrent à m'en faire couiner de douleur quand elles arrêtent leur course pour qu'il souffle ces quelques mots :

- Tu as gagné. Tu avais déjà gagné il y a un an, quand tu as volé mon cœur devant cette porte, mon lutin cambrioleuse. Mais ne me le rends pas, il t'appartient, jusqu'à ce que la dernière aurore boréale cesse d'éclairer ma vie. Tu as gagné, mais je n'ai pas perdu, ajoute-t-il en effaçant mes nouvelles larmes de ses pouces, mon cœur au diapason du chant de sa déclaration. J'ai gagné à un loto auquel je n'avais même pas participé, parce que décembre est magique, Cassie. Et tu viens encore de me le prouver. Je t'aime, et j'ai hâte de vivre tous les décembres du reste de ma vie à tes côtés.

Avant, je détestais décembre, mais ça, c'était avant. Avant lui, avant ce foutu Père-Noël trop Hot capable de faire fondre la calotte glacière en un regard océan, même en étant à des milliers de Kilomètres du Pôle-Nord.

Avant, je n'aimais plus Noël, parce que j'étais en colère contre le calendrier qui m'avait tellement pris. Mais ça, c'était avant. Avant qu'un Sexy Santa foute le bordel dans mon bordel. Qu'il envoie valser mon passé pour me montrer un avenir plus allégé.

Avant, j'avais peur du changement. Mais ça c'était avant. Avant que mon Père-Noël ne me rebranche à la guirlande de la vie, m'en donnant une nouvelle définition: Une succession de hasards, bons ou mauvais, qui nous mène lentement mais sûrement vers le sommet, le bonheur. Il faut savoir chuter, pour remonter. Pardonner pour avancer. Mais toujours, il faut savoir aimer.

Et pour elle le bonheur est double, aujourd'hui.

Et là, tout de suite, j'ai envie de l'aimer. Et je ne me prive pas pour le lui dire. Car après tout, ma petite surprise chatouille plusieurs de mes envies, pas uniquement celle du chocolat. Alors, sur la pointe des pieds, mes yeux accrochés aux siens illuminés de perles de joie qui me bousculent une fois de plus, j'annonce sans fard d'une voix lascive que son planning de la fin de journée est déjà overbooké.

- Et moi, Santa, j'ai hâte que tu laisses la place à Tim qui arrive là-bas, je lui indique d'un coup de menton, et que tu me vires ton costume de Noël pour que je puisse assouvir une envie dithyrambique de femme enceinte qui hurle qu'il faut l'assouvir, vite. Et comme j'ai de la chance, je vais pouvoir faire d'une pierre deux coups : c'est le jour de la bûche au chocolat, aujourd'hui, et sans emballage...

Ses yeux s'écarquillent, ses pupilles se dilatent, de désir. Oui, j'ai gagné. Je vais l'avoir, mon chocolat.

Et la bûche, aussi.

- Je te donne trois secondes d'avance, mon lutin...

OK. Je joue le jeu. Parce que je sais qu'il va m'attraper. Et je vais pouvoir lui monter à quel point maintenant, j'apprécie décembre...

FIN

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