Réveil brûlant

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Cassie.

Entre deux mondes, je ne sais plus vraiment lequel est le mien. Où est le rêve, où est la réalité. Qui est qui, car tout est mêlé. Mais ça ne dure pas, ce n'est qu'un instant.

Au lieu de se dissiper, le brouillard de mes pensées se fait plus opaque. Le rêve était clair, et moins douloureux surtout. Ma tête est plus lourde que le sac à main d'Hannah. Et elle y met toute sa vie... et toutes ces vies futures plus toutes les antérieures. En fait, c'est presque une valise, le truc.

Un wagon.

Je n'ose pas ouvrir les yeux. M'étire péniblement, le corps totalement endolori. Je peux compter tous les muscles qui me composent, même les plus profonds. Ma bouche est aussi sèche qu'un désert, mes oreilles bourdonnent. Dans mon crâne, mon pouls est tel une batterie durant un concert de Hard Rock : hurlant dans une résonance fracassante. Sans possibilité de baisser le volume. À l'aveugle, je remonte sur moi la couette qui me tient au chaud. Cette canicule, c'est pour le moment la seule chose qui m'apaise, en attendant que je trouve un moyen de m'injecter en intraveineuse des kilos d'ibuprofène. Je tente de me rendormir, mais rien n'y fait, la douleur est trop vive. J'ouvre laborieusement mes paupières, l'une après l'autre. La clarté est limitée, mais le peu qui filtre à travers les rideaux des baies vitrées m'agresse avec violence. J'inspire autant qu'il m'est possible de le faire, plusieurs fois, cherchant à contrôler mes céphalées. Me résigne. J'ai trop mal. Putain de champagne !

Le champagne ne fait pas tout.

Les yeux clos dans une lutte vaine contre la migraine, je me redresse difficilement contre la tête de lit, bute sur quelque chose de dur à ma droite. Dur et chaud.

Très très hot Cassie.

Quelques bribes de souvenirs me font grâce de s'afficher dans l'écran de ma tête, si réalistes que je peux sentir l'odeur des verres d'alcool que je me suis enfilés. Et ils étaient nombreux, à priori. Je vais mettre des jours à cuver tout ça, puisqu'il j'ai plus de champagne que se sang dans mes veines. Ouais, encore une belle idée de merde Cassie ! L'alcool et toi ça fait huit, je m'engueule comme une grande.

Je tire sur mes cheveux comme si cela pouvait soulager mes maux, masse mes mâchoires, mes tempes. Réfléchis à une solution rapide pour faire disparaître la douleur. Mais la concentration n'est pas mon fort, au réveil. Encore moins lorsqu'il s'agit d'une résurrection après un coma éthylique. Donc, j'ai le choix entre accepter mon sort et mourir dans ce lit ou tenter de sauver mes fesses. Fesses tout aussi courbaturées que le reste de mon corps, au passage. Bravo Cassie !

Au concerto dans ma tête vient se superposer une musique aux notes érotiques, voire au chant carrément sexuel. Une symphonie rythmique qui j'en suis sûre n'a rien d'imaginaire.

C'était bouillant.

Fin de la séance vidéo. Mon estomac se rappelle à mon bon souvenir, et ne me laisse plus le choix quant à la suite des évènements : je me tortille comme je peux sans hurler de douleur, me faisant la réflexion que je ne savais pas qu'il était humainement possible d'avoir mal à certains endroits, manœuvre en tâtonnant et me propulse hors du lit sans me péter un bras ou une jambe. Un véritable miracle dont je me félicite. Un œil me servant d'éclaireur, le deuxième toujours fermé, je repère la porte qui je pense mène à la salle de bains. Mais au point où ma panse et moi en sommes, n'importe quel endroit en dehors du lit douillet que je viens de quitter à contrecœur fera l'affaire. Je trouve le variateur pour la lumière que je règle au minimum, cligne plusieurs fois des paupières pour m'habituer à la luminosité mais même au plus bas elle me frappe trop fort. La bille me monte si vite que j'ai à peine le temps de rejoindre la cuvette pour éviter les dégâts sur le carrelage en marbre. Je vide tout ce que j'ai dans la souffrance qu'apportent les spams de mon corps. Ma trachée est en feu, des larmes voilent pas vue. J'ai l'impression qu’une semi-remorque m'est passé sur le corps juste après un train.

- Putainnnn ça fait mal.

De partout.

Mais ce n'est que le premier round. Le deuxième arrive, me prenant par surprise. Je vomis le reste de mon estomac, gis un temps indéterminé côte à côte avec mon nouvel ami le WC, les fesses à même le sol, son froid anesthésiant au moins cette partie de mon anatomie. La tête me tourne, ma température corporelle alterne entre le froid et le chaud. Ce fut un moment pénible qui m'a paru durer des heures alors que non, mais la douleur est maintenant moins lancinante, plus supportable. Dans mon ventre du moins, mon corps se mouvant encore avec beaucoup de difficulté, mais parvenant jusqu'à la douche olympique. L'eau chaude calcine ma peau mais détend mes muscles qui se décontractent perceptiblement pour mon plus grand bonheur. Même ma migraine se fait un peu moins hurlante au milieu des vapeurs d'eau. Je reste là longtemps, sans bouger, juste à profiter des bienfaits des jets magiques. Quand je me décide à me savonner, je retiens un cri de surprise en voyant l'état de ma peau, mais m'étrangle avec ma salive. Une constellation de bleus marque ma peau : mon ventre, mes seins, mes hanches. Je tourne la tête, mon derrière n'est pas en meilleur état.

-Donc cette chambre est une scène de crime, quoi, je marmonne en m'inspectant avec rigueur, obligeant mes yeux à rester dans leurs axes, et bien ouverts.

Étrangement, je me rends compte que je ne suis même pas vexée d'avoir joué à un combat aussi endiablé qui m'a laissé autant de traces. Mon estomac est vide, pourtant je me sens rassasiée d'une faim peut-être tout aussi vitale à assouvir que celle qui implique de la nourriture.

Les deux ne sont pas incompatibles.

Je ne doute pas que toi aussi, tu as dû prendre ton pied, sale perverse.

J'ai arrêté de compter les points.

Enroulée dans deux grandes serviettes, je trouve mon graal dans un tiroir sous l'immense vasque de la toute aussi gigantesque salle de bains : une brosse à dents neuve, fouille dans une grande trousse de toilette noire pour en sortir du dentifrice mentholé. Parfait. Tout en effaçant le goût amer de la bille de ma bouche, je convoque mes souvenirs pour une réunion au sommet afin d'analyser méticuleusement les souvenirs d'une nuit Ô combien marquante, et combler les vides.

Il y a bien un autre vide qui a besoin d'être comblé dans l'urgence...

Les images arrivent par flash, la tête m'en tourne, réclamant un anti-douleurs rapidement. Je sors le plus silencieusement possible, traverse la chambre pour ne pas réveiller l'habitant du lit, me file une claque mentale pour avoir accepté ce déguisement de Super-Girl mais aussi pour avoir baptisé mes sous-vêtements que je ne vais pas pouvoir remettre. Cul nu dans le couloir ma vielle ! je m'applaudis intérieurement.

Ou alors ...

Non.

Je m'autorise une deuxième claque, bien réelle cette fois, pour me remettre les idées bien en place et me punir d'avoir autant bu. Je me promettrais bien de ne plus le faire, mais c'est comme jurer que plus jamais je ne mangerai de chocolat. IM.PO.SSI.BLE !

TOTALEMENT CHIMÉRIQUE.

Devant la porte d'entrée de la suite, au sol, mon sac main avec un mot, signé d'Harrys m'informant que ma sœur lui a fait rapporter mes affaires que je trouverai dans le salon, et qu'une boîte de paracétamol m'attend sur la table basse avec une bouteille d'eau.

Donc plus besoin de sortir d'ici...

- Oh mon Dieu ! J'espère qu'il n'est pas venu pendant que je chantais des paroles obscènes !

Il a dû en voir d'autres ...

Horrifiée, je me sens rougir à cette pensée puis suis prise d'un vertige qui m'oblige à rejoindre le canapé pour m'y allonger après avoir ingurgité pilule, vitamine C et deux cachets pour anéantir ma migraine.

Quand enfin ma tête commence à se sentir mieux, c'est la nausée qui prend le relais. Round 3.

- Putain de champagne !

***


Une bonne heure, un café fumant, un brossage de dents minutieux et un nettoyage d'évier de cuisine plus tard, mes pensées sont bien plus fluides et cohérentes. J'ai eu le temps d'examiner à la loupe -voire au microscope- toute ma situation. Je viens de revivre un véritable grand huit émotionnel qui m'a retournée à plusieurs reprises comme une crêpe. Le constat est sans appel : j'ai fait preuve de ténacité sans faille à la hauteur de l'éducation que m'a donné ma sœur et de mon sale caractère, ces dernières semaines.
En un an, je suis passé par tous les états. Ma vie pépère et monotone m'a plaquée dans l'Illinois, je suis revenue chez moi pour repartir à zéro, ce que j'ai fait. Je n'ai pas eu le temps de souffler qu'un foutu Père-Noël débarquait dans mon boulot et dans mes draps pour me faire enrager comme jamais, et prendre mon pied comme jamais, aussi. Avec lui, pas de demi-mesure. Même les chutes sont vertigineusement hautes, en couleurs, en mots, en maux, en tout. J'ai essayé de fermer les yeux après avoir clos un chapitre de presque sept mois de mon livre, comme si j'avais pu par ce simple geste oublier l'un des personnages de l'histoire. Mais ce n'est pas possible. Même avec le meilleur des blancos, les phrases sont toujours là, visibles, palpables, vives. Indélébiles.

<<Il y a une raison à tout >> chuchote la voix de mon cœur qui bat mieux ce matin. Et dont les réactions éprouvantes n'ont jamais faibli malgré les jours qui défilaient quand mes pensées s'évadaient vers lui. Un large sourire se dessine sur mon visage, détruisant la poignée d'idées vengeresses et rancunières encore en rébellion dans ma tête. Elles disparaissent, d'abord floutées par les rayons de lumière qui s'allument vivement en moi, puis explosent en feu d'artifices. Parce c'est l'effet qu'il a sur moi, depuis le début. Un bâton de dynamite qui a le pouvoir de me faire colère en un rictus en coin sur sa foutue bouche trop sexy, fondre comme neige en plein cagnard en un regard azur, jouir en un geste de la langue ou du doigt, et enrager de jalousie sans même s'en rendre compte...

Et bien ce n’est pas trop tôt !

... Hurler de douleur en un mensonge bien rodé, aussi. Quel que soit le sentiment, c'est toujours explosif avec lui. Et c'est tout ça qui m'effraie. La puissance de mes réactions. De mes maux quand je suis durement touchée par la douleur. Mon cœur rate des battements, par crainte que je ne recule encore, lui qui ne cherche que l'apaisement par son médicament qui n'est pas un que je peux avaler.

Ça se discute...

Charmante image ...
Il faut donc que je remercie quelqu'un d'avoir respecté mes limites quand moi j'en étais bien incapable. Sinon ...

Ton derrière serait bien plus douloureux ce matin, et bien moins chaste.

Je chasse les souvenirs de la langue de Casey à cet endroit pour le moment. Reviens vers des pensées moins salaces. Quoi que... à la lecture des messages que m'a envoyés Scarlett, c'est à se demander si cette obsédée est bien la femme qui m'a élevée !

{La Guerre est finie, ma craquinette.
Vous avez chacun gagné et perdu des batailles, fait des dégâts sur vos organes qui ne peuvent battre qu'à l'unisson.
Tu enterres cette saleté de hache et tu déterres le joystick du plaisir à en faire trembler les murs de ce fucking palace en or massif ! Si je ne t'entends pas hurler de plaisir, je les lui coupe à ton Santa et effectivement, je devrais prêter Jackson à Diane O'Neill de temps en temps pour qu'elle joue à la mamie gâteau.
Ouvre grands tes chakras ma puce ...
Oui, je parle de ta minette. Il paraît que Santa a une superbe carotte aussi grosse qu'un concombre et qu'il n'est pas un ☃Bonhomme de neige mais plutôt un Diable explosif, très démoniaque. Allez, en scelle ! }

Je manque de m'étouffer. Le doute m'englobe : Est-ce vraiment Scarlett qui a tapé ça ? Ça ressemble comme deux gouttes d'eau à Hannah... Quoi qu'il en soit, elle - ou elles- n'a pas tort. Le temps de la discussion est arrivé. Je ne vais pas fuir ou m'enfuir comme une voleuse après un coup d'un soir.

J'en perds ma voix. Je vais mettre un cierge.

J'ai des questions qui méritent d'obtenir des réponses. Même si je ne suis pas prête à faire certaines concessions, cette conversation est plus que nécessaire. Mais avant ...

On obéit à sa sœur.

À pas de loup je retourne dans la chambre où dort toujours Casey. Allongé sur le ventre, les bras sous son oreiller, la couette ne couvre plus que la partie basse de son corps, mais dévoile à mes yeux avides de sa carrure sculptée au scalpel, une musculature dorsale assez impressionnante. Pas étonnant qu'il soit capable de me pilonner avec vigueur debout, moi dans ses bras et même sans l'aide d'un mur en appui. Je comprends aussi qu'il soit encore dans les bras de Morphée : pour ce que je m'en souviens, il n'a pas été avare cette nuit, bien au contraire. Il a baigné dans la générosité sexuelle, même quand son membre devait faire une pause pour se régénérer. Maintenant j'en suis sûre : le Père-Noël est une machine.

Avec une robotique très bien huilée !

Je pose un genou sur le matelas qui s'affaisse un peu, puis un deuxième en grimpant par le pied du lit, remonte le long des jambes de Casey, qui bouge mais sans se retourner. Je réfléchis juste une seconde mais décide que mon plan est le bon, puis pose mes lèvres au creux de ses reins, parsème sa peau brûlante de mes baisers humides. Les muscles de mes jambes et mes bras sont encore ankylosés de mes efforts de la nuit dernière, mais je me fais violence pour mener à bien la mission que je me suis confiée : lui donner du plaisir à la hauteur des bienfaits qu'il m'a accordés des heures durant. Casey laisse échapper un grognement rauque de satisfaction m'indiquant qu'il se réveille. Ce son se répercute dans mes veines faisant se libérer une chaleur enivrante qui part s'insinuer jusque dans les fibres de ma moelle épinière. J'arrive à hauteur de sa nuque, m'allonge complètement sur lui, de nouveaux flashs de nos étreintes torrides venant attiser mon désir. Je lèche la base de sa nuque, trace un sillon mouillé du bout de ma langue autour de son oreille. Il soupire d'aise, ouvre les yeux, sourit tel un chat devant son bol de lait -ou Garfield devant ses lasagnes.

Ou toi devant du chocolat.

- Bonjour mon ange.

- Hmmm Hmmm ... moi je ne suis pas un ange, je susurre contre sa peau qui frémit, je suis une Vilaine fille qui a un dessein parfaitement indécent en tête et un appétit sexuel bien plus féroce qu'un animal affamé dans la jungle. Ne le répète à personne, mais tout est la faute du Père-Noël. Il est bouillant comme les braises et me fait mouiller comme personne...

- Merde Cassie tu ne peux pas ...

Mes dents agrippent son lobe pour le faire taire. Chacun de ses mots qu'il a prononcés cette nuit me revient et gonfle un peu plus mon cœur pour le réparer. Je sais qu'il nous faudra parler, mais on va commencer sans vocable, ou du moins sans fausse note. Après...on verra.

- Si, je peux. Mais si tu n'es pas d'attaque Grand-père, je peux toujours...

- Même pas en rêve ! gronde-t-il en se retournant me faisant basculer. Je te l'ai dit, tu es à moi Cassie. A MOI ! Je. Ne. Te. Partage. Pas !

Sa remarque sur un ton catégorique fait naître un frisson électrique qui longe ma colonne vertébrale et réchauffe encore mon épiderme. Je ris, mais quand il emprisonne mon corps du sien au-dessus de moi, que ses yeux fusionnent avec les miens, l'émotion qui me consume devient trop vive pour que le second degré ait sa place ici. Casey me sonde avec insistance. Et avant qu'il ne pose la question que j'ai déjà lue en lui, je lui souffle, au bord des larmes, sentant mon bas ventre papillonner et se tordre en même temps :

-C'est bien moi, et je sais ce que je fais.

Un voile de soulagement passe sur son visage, puis il m'embrasse dans une folie qui dure plus que de raison, nous laissant hors d'haleine. Sa langue capture la mienne, la fait virevolter dans un bain d'une impudique frénésie. Il se frotte à moi avec ardeur, son membre en érection bien calé sur mon clitoris qui ne demande qu'à exploser sous l'assaut de ses frictions continues. Ma tête bouillonne, je sens que je fuis entre mes jambes tellement je suis mouillée. Les minutes suivantes, je suis la victime consentante de l'appétit de mon amant devenu cannibale sur ma peau : il me dévore littéralement. Quand ma vue est obstruée par un voile noir puis que l'extase me prend toute entière au rythme de ses coups de langue et doigts qui explorent sans relâche l'intérieur de mon vagin, un orgasme démentiel s'infiltre en moi, si bien que je crois un instant qu'il n'y a pas que mon corps qui convulse mais l'hôtel tout entier.
Mes pensées me quittent. Je flotte au-dessus de la scène, incapable de bouger. Ou de respirer correctement. Je ne suis plus que de la lave en fusion tellement j'ai chaud, allongée en étoile de mer, plus humide qu'un linge trempé laissé sous la pluie. Et vu la sueur que je sens perler partout sur moi, mon ventre et mon sexe qui me semblent prêts à être essorés, c'est à se demander s'il n'a pas plu sur moi.

Ou si tu ne t'es pas transformée en fontaine...

Mes yeux s'ouvrent pour revenir à la réalité. Casey, le visage luisant de mon plaisir, se lèche les lèvres d'une façon absolument luxurieuse puis repart à l'assaut de ma bouche. Mes mains se faufilent entre nous pour masser sa longueur qui je le sais réclame de l'attention. Il est dur comme de la pièce et brûlant comme les enfers. Son propriétaire geint d'appréciation, n'interrompt pas ses va-et-vient dans mes mains qui le masturbent pendant qu'il m'embrasse avec plus de fièvre en écho à son plaisir qui grimpe. Au contraire, ses mouvements de hanches s'accélèrent. Je sens que lui aussi lubrifie. Il inspire plus fortement le son résonne dans la chambre, me rend ma bouche au goût de la sienne, gonflée par nos baisers et le râpeux de sa barbe qui ombrage ses joues.

- J'ai tellement envie de toi Cassie... Comme un fou... je suis fou de toi ...

Une phrase et mon cœur en chamallow fondu s'emballe encore, alors que ma tête elle, sort d'une buée dense bien trop tôt. Je triture ma lèvre inférieure de mes dents, me mords les joues, en proie à un conflit intérieur qui ne devrait pas être là maintenant. Je me redresse, m'agrippe à ses cheveux, l'embrasse dans un sanglot avec désespoir, parce que les choses ne sont pas encore réglées. Casey soupire, fait reposer son front contre le mien, comprenant à quoi je pense, mais nous ramène en un regard à ce que nous sommes en train de faire : laisser parler nos corps qui eux se posent bien moins de questions de nous, que moi.
Je sens sa verge se positionner à l'entrée de ma vulve pendant qu'il joue encore avec ma langue, hoquette de surprise et me détache de lui d'un coup.

- Minute Cowboy, je marmonne en posant un index entre ses deux yeux, je vais finir par croire que tu as besoin d'un cours d'éducation sexuelle...

Semblant surpris, il met quelques secondes à réagir, ses yeux soudés à mon visage. Sans un mot il tend le bras vers la table de chevet, mais n'y trouve pas ce qu'il cherche. Oui, en même temps dans les hôtels, il y a une voire deux capotes pour les urgences...

Pas une boîte de 12, c'est sûr ! On devrait faire une réclame à Harrys.

Oui au prix de la nuit, ils devraient même mettre un distributeur dans chaque pièce ! pensé-je pendant que Casey part faire ses courses dans sa trousse de toilette.
Gainé de latex, Casey se rallonge sur le dos et me fait signe de grimper sur lui.

- A toi de faire le boulot mon démon ...

Sa voix basse mais suave fait frétiller mon clitoris comme si elle y était directement reliée et me donne très envie d'aller lâcher de nouveau sa pomme d'Adam. Ce que je fais après m'être empalée centimètre par centimètre, d'une lenteur aussi frustrante que jouissive en le sentant prendre autant de place en moi. La sensation de le recevoir et le savoir si loin en moi est inouïe. Son intrusion se mue en cri commun, qui ne faiblit que lorsque nos poumons sont à sec.

Mais ce n'est pas le dernier.


***


Casey

Séché et habillé après un bain duquel Cassie m'a viré sous prétexte que nous n'en sortirons plus jamais si je restais sur elle -mais je ne vois pas où est le problème- , je me sens soudain moins apaisé qu'à mon réveil, ou plutôt quand elle m'a affirmé savoir ce qu'elle faisait. Plus de brume d'alcool pour la désinhiber. Quasiment plus. Des réveils comme celui-ci, j'en veux d'autres, beaucoup d'autres. Et pas que pour la séance de cardio intense qu'elle m'a encore fait faire. Juste parce qu'elle était là, alors que je m'étais endormi avec la crainte qu'elle ait disparu quand j'ouvrirais les yeux.

Elle n'est pas partie.
Elle ne semblait pas en colère. Peinée quand quelques larmes furtives se sont invitées à l'effervescence de notre étreinte, mais plus de signe d'un éventuel courroux sur son visage ou dans ses mots.

Cette nuit, je n'ai vécu qu'au rythme de la cadence de son plaisir. Chacun de ses soupires ou souffles a ressuscité le mien. Chaque à-coup des battements de son cœur a rendu un pouls plus régulier au mien, parce que nous sommes liés, elle et moi. Et pas par un putain de contrat de travail !

Il y a neuf mois, je me suis égaré sur un chemin que je ne connaissais pas. Un truc inédit que je ne pensais pas pouvoir être aussi fort, quand bien même on nous rabâche les oreilles avec toute notre vie. Le coup de foudre existe, et ma foudre c'est Cassie. Depuis deux mois, je survis en apnée dans l'attente et l'espoir fou qu'elle abrégera bientôt nos souffrances. Nos souffrances. J'ai vu avec un certain soulagement hier qu'elles sont partagées, même si c'est égoïste de l'avoir souhaité.

Je me suis perdu sur un sentier que je ne pensais pas trouver, mais je ne veux jamais pouvoir faire demi-tour. J'ai simplement besoin de trouver la main de Cassie pour avancer avec moi et de ne plus jamais la lui lâcher.
Je ne suis pas naïf, la décision ne me revient pas entièrement, malheureusement.

Sinon elle sera déjà enfermée à double tours.

Triple, au moins.

Ces dernières années, j'ai assisté à bien des réunions capitales, rencontré des hommes et des femmes bien plus influents que moi, dans des domaines allant de la politique à la presse, de la pharmaceutique à l'immobilier en passant par les télécommunications. Or aujourd'hui, je sens que l'enjeu et de taille, alors que les négociations vont se jouer à huit clos. Entre elle et moi.

Des petits coups à la porte coupent le fil de ma réflexion. Le brunch que j'ai commandé arrive jusqu'à la cuisine du duplex. Cassie m'a assuré n'avoir aucun appétit après ses crises de vomissements de ce matin, mais sait-on jamais.

J'ai dormi d'un sommeil si profond que je ne l'ai même pas entendu se lever ou être malade. Deux mois que mes nuits étaient entrecoupées toutes les deux à trois heures. Et malgré l'angoisse qu'elle se barre et me laisse en plan, j'ai enfin pu profiter d'un véritable repos. Parce qu'elle était là, près de moi.

Un médicament explosif.

Quand elle débarque dans le séjour, vêtue d'une petite robe blanche, fluide et large, qui laisse apparaître le haut de ses cuisses, ses épaules fines et la naissance de sa poitrine parfaite, je peine à déglutir. Sérieuse comme un Pape, elle lisse plusieurs fois les plis imaginaires de sa tenue avant de s'installer dans l'un des fauteuils de l'autre côté de la table basse qui nous sépare, alors que le canapé sur lequel je suis assis est assez long pour douze personnes. Un frisson m'assaille, mais je tente de ne rien laisser paraître, de ne rien dire. Loin d'être dupe, je sais de quoi elle va vouloir parler. Son regard cherche puis attrape le mien, Cassie pince ses lèvres, inspire, et énonce la phrase que tout homme normalement constitué et sain d'esprit n'a pas hâte d'entendre de la bouche de sa compagne, en particulier quand ils sont prononcés avec un aplomb auquel on ne s'attendait pas :

- Il faut qu'on parle, Casey.

Même en l'ayant vu venir, c'est douloureux.

J'accueille l'uppercut du mieux que je peux. Pas les bras grands ouverts, non, mais en serrant les dents, bloquant ma respiration pour rendre l'impact moins violent ; ne réplique pas et lui fais simplement un geste de la main l'invitant à se lancer.

Sans élan si possible.

Elle passe ses doigts dans ses longs cheveux, mais ne sectionne pas notre lien.

- Je ne regrette pas ce qu'il s'est passé cette nuit, commence-t-elle en faisant ainsi disparaître un poids phénoménal de ma cage thoracique. Ni ce matin, ajoute-t-elle avec un sourire qu'elle tente de réfréner, ses joues rosissant à ce souvenir, et mon membre acquiesçant alors qu'il devrait dormir un peu, du sommeil du juste.

Il a bien travaillé.

- C'est rassurant, je m'entends prononcer. Mais ?

Parce qu'il y a toujours un mais.

Pessimiste.

- Casey ... soupire-t-elle plus agitée, je ne veux pas marcher à reculons, je veux avancer, mais pas au détriment de certaines de mes ambitions. Je veux pouvoir séparer ma vie personnelle et ma vie professionnelle...

- Je comprends mon ange, je la coupe pour anticiper sa crainte. Mais les gens feront l'amalgame quoi que nous fassions ! Même si nous ne nous sommes pas rencontrés dans un cadre professionnel et que ton métier est une coïncidence dans notre histoire, même si nous compartimentons nos relations, ça arrivera et ...

Eh merde.

Comment tombé dans le piège en une leçon.

Je saute sur mes jambes, tourne en rond comme un lion en cage en me frottant les yeux des paumes, rumine cette connerie et fulmine de m'être laissé piéger en une seule réplique par le petit bout de femme qui me tient par les couilles, m'a foutu à ses pieds sans essayer. Elle me rend fou, et c'est pour ça que je l'aime, cette emmerdeuse !

- Ne me demande pas ça Cassie ! je grince suppliant en me plantant devant elle. J'ai respecté tes limites, respecte les miennes !

Mais qu'il est con ! Bravo O'Neill, tu viens de rallumer la mèche imbibée de fuel en lui foutant le détonateur dans les mains...

Cassie plisse les yeux, secoue sa tête de droite à gauche, se redresse à son tour, un air tempétueux sur le visage. Ma conscience a raison, je viens de lui filer les armes pour me remettre à terre. Mais contre toute attente, c'est sur un ton calme mais empreint d'une lassitude qui me retourne l'estomac qu'elle s'exprime, dans un regard affligé, presque resigné :

- Tu me parles des autres, des gens, mais toi-même tu es incapable de faire la part des choses, Casey. Alors OK, c'est comme tu veux, je vais m'adresser à mon patron... Monsieur O'Neill, dit-elle en s'approchant de moi, la tête haute reprenant son air assuré qui l'avait quittée un instant, j'ai fait il y a plusieurs semaines une demande de stage d'immersion en Europe, sur les conseils de la directrice des agences de L.A. Stage que VOUS avez créé Monsieur, et pour lequel vous avez VOUS-MÊME fait un appel à candidatures. Mon dossier répond à tous les critères...

- Cassie non !

Putain c'est pas vrai...

-... À tous les critères que vous demandez pour pouvoir y participer, ne s'interrompt-elle pas. Et je sais de source sûre qu'il reste encore trois places vacantes. Vous n'avez répondu à aucune de mes relances ni de celles de la RH, le stage commence dans moins de trois semaines...

- Ne me demande pas ça ...je soupire en prenant son visage en coupe, la respiration mise sur pause par ce que cela implique pour nous. S'il te plaît...

- ... Dans moins de trois semaines et vous allez devoir me donner une réponse par écrit quoi qu'il advienne, termine-t-elle, la voix tremblante. Alors je veux savoir Monsieur, me refusez-vous cette opportunité pour des raisons professionnelles ou ...

- Parce que je t'aime, Cassie, je murmure contre ses lèvres en effaçant les traces de ses larmes de mes pouces. Je t'aime ! Quatre mois sans toi, je ne peux pas ... Encore moins après ces deux mois de séparation...

- Alors il faut que je démissionne, c'est ça ? sanglote-t-elle en se tenant à mes avant-bras, blessée tout autant qu'attristée par mon refus.

Pourtant c'est moi qui me sens frappé et recule d'un pas.

- Quoi ? je m'étrangle. NON ! Pourquoi veux-tu... ? Bon sang non !!

Hors de question qu'elle démissionne !

- Parce que tu me refuseras toujours des opportunités comme celles-ci Casey ! s'écrie-t-elle. Parce que tu es incapable de séparer nos vies ! J'ai choisi ce métier parce qu'il me plaît, j'ai travaillé dur pendant mes études pour obtenir des bourses, j'ai fait des petits boulots pour aider Scar ! Et même si c'est Will qui m'a faite embauchée chez MRE , j'ai vraiment bossé dur depuis janvier! Mais toi tu t'en fous de tout ça ! Je ne suis pas une pute de luxe qui veut se faire entretenir par son petit copain milliardaire ! J'ai ma propre carrière à construire, moi aussi ! Pourquoi tu souris comme ça ? Casey ? Oh !

Parce que qu'il n'a retenu qu'un mot, l'abruti.

- Casey ?

Elle claque des doigts devant mes yeux, et moi je souris comme un con. Je la soulève par les fesses, fais passer ses jambes autour de ma taille et me laisse tomber sur le sofa, Cassie a califourchon sur moi.

- Hey mais qu'est-ce qui te prend là ? s'enquiert le joli ver de terre qui tente de s'enfuir, mais je la retiens. Et fais gaffe avec des grandes pattes ! J'ai des bleus de partout, je vais me plaindre à Scarlett je te préviens !

Et sûr qu'elle le fera ...

- Donc si j'ai bien compris ce que tu viens de dire mon ange, nous sommes ensemble, c'est bien ça ?

Pas de retour en arrière, a-t-elle dit. Je compte bien m'en servir si nécessaire.

Mes yeux fixés à ses lèvres d'envie de les dévorer sans plus m'arrêter, j'attends patiemment qu'elle réussisse à verbaliser quelque chose. Pour le moment, elle est si interloquée que semble chercher où elle s'est grillée. Et j'ai le temps, parce que je jubile.

- Putain de migraine !

- Cassie ?

- Casey ?

D'accord. Ça va me tuer, mais si c'est la seule solution.

- Est-ce que tu aurais fait cette demande si tu ne m'avais pas quitté ? je l'interroge le cœur tremblant en me faisant violence pour ne pas exploser de rage contre moi d'avoir inventé ce truc qui va l'éloigner durant quatre mois.

- Oui. Oui, bien-entendu, je l'aurais fait, affirme-t-elle.

Elle supprime la distance entre nous, les quelques centimètres à peine, abat sa bouche sur la mienne, demande l'accès à ma langue que je lui accorde sans délai, mon visage entre ses mains, comme si je pouvais vouloir aller ailleurs qu'ici.

- Monsieur O'Neill ?

En maintenance.

- Je ne croyais jamais dire un truc pareil mais bordel pourquoi tu n'es pas un tout petit peu vénale mon ange ?

La peste ressort du placard, je le vois dans ses yeux. Mais je perçois aussi une autre lueur qui va me ramener dans le monde des vivants :

- Parce que c'est de toi que je suis amoureuse, Casey. Pas de ton argent, juste de toi, sans les mensonges... Mais si tes milliards veulent m'offrir des tonnes de chocolat, je ne peux pas refus...

Mon cœur éclate dans ma poitrine dans un bruit tonitruant. Trop de mots. Je la coupe par un baiser enflammé à la hauteur de l'incendie qui fait rage dans tout mon corps, et la ramène dans notre chambre. Nous reprendrons plus tard, quand je lui aurais montré à quel point je l'aime, et à quel point son absence va encore me faire crever. Mais surtout, à quel point je suis fou d'elle, de ce qu'elle est.

***

-Une fois par mois ?

- Non.

- Et si je refuse ? je lui demande en caressant ses cheveux en soleil sur mon épaule.

- Je ne peux pas t'empêcher de venir, mais je ne veux pas être logée différemment de ceux qui vont devoir se passer de leurs proches pendant seize semaines, Casey, répond-elle en dessinant du bout des ongles des arabesques sur mon pectoral gauche.

Ongles qui ont tatoué la peau pour plusieurs jours au moins.

- Tu peux venir entre fin novembre et début décembre ? Après mon anniversaire ? On coupe la poire en deux. Tu viens à la moitié du stage.

Seize semaines. Huit capitales d'Europe dans lesquelles MRE a des partenariats avec des agences de haut standing : Paris, Madrid, Berlin, Dublin, Rome, Stockholm, Athènes et Amsterdam. Quinze agents juniors ou confirmés peuvent y participer chaque année. Et évidemment il fallait que Cassie veuille y aller. Quand j'ai reçu sa candidature, après notre rupture, j'ai cru qu'elle voulait fuir ou me planter un nouveau poignard dans le cœur, que ça allait lui passer, que c'était simplement un coup de folie décidé par sa colère. Mais elle n'a rien lâché et a continué à m'envoyer mail sur mail pour avoir une réponse. Que je ne pouvais me résoudre à lui donner positive, mais n'arrivais pas non plus à lui refuser, n'ayant aucun motif valable autre que mes sentiments pour elle.

- Semaine huit et un Joker, je lui propose en roulant sur elle.

Elle fait mine de réfléchir, alors je la chatouille et fonds de nouveau sur sa bouche tentatrice.

- Semaine huit, un Joker, valide-t-elle dans mon cou. Mais pas de Men-In-Black. Ils restent ici, c'est non négociable.

Oh.oh.oh...

Bordel de Merde, j'ai bien entendu ce qu'elle a dit ?

Je crois, oui.

- Casey ? Tu sais que tu n'es pas un chat ? se fout-elle de ma gueule. C'est n'est pas parce que tu ne bouges plus en jouant les statues grecques que je ne te vois plus beau-gosse !

- Quoi ?

Loquace, Casey.

- Les gardes du corps, je n'en veux plus. Je n'en ai jamais eu besoin en plus...

Je me redresse, m'assois face à elle.

- Comment ?

Elle se met à rire, fière avec un sourire mesquin assumé et m'explique :

- Je lis des livres policiers, Casey. Et j'adore les séries sur les crimes, alors on va dire que c'est une sorte de déformation de lectrice compulsive. J'avais remarqué une voiture qui était souvent dans mon rétroviseur. Où que j'aille, elle n'était jamais loin, du matin au soir. Gaby a dit que je me faisais des films, mais je savais que non. Quatre fois en semaine, j'ai pris le bus pour aller en ville, et le même type est monté. Puis deux week-ends j'ai fait des trajets en métro, un autre type était là. Franchement Casey, ils doivent se faire chier avec ma petite vie à se relayer tous les deux. Bon, une fois je m'en suis servi comme taxi parce que ma voiture était en panne ! Si tu avais vu la tête du mec quand je suis rentrée comme une fleur dans sa bagnole ! À mourir de rire !

Elle est dingue ! Cette femme est dingue. Comme sa sœur !

Et tes gardes du corps se sont faits grillés...

- Cassie Green qu'est-ce que je vais faire de toi ?

À part lui faire l'amour à l'infini, j'entends. Je me suis brûlé les ailes, mais avec elle j'ai encore de quoi m'envoler.

- Ne me mens plus, Casey O'Neill, m'avertit-elle en s'asseyant sur moi, enserrant mon menton entre ses doigts fins. Et ne me fais plus souffrir, sinon le monde n'aura plus de Père-Noël hyper canon ...

Trop.de.mots.

- Je t'aime, mon lutin.

- Putain de Père-Noël trop sexy qui me rend folle ...

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