Quêtes

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Casey.

-Il y avait un truc entre nous, c'est indéniable rétrospectivement. On a couché ensemble là-bas, mais jusqu'à ce que tu décides de te déguiser en tombeau scellé pour MRE, c'était rattrapable je pense. Maintenant ...

Comment ça "il y avait un truc entre nous" ? Non non non ! Ça va trop vite. Pourtant le mur que je vais me prendre, je le vois arriver. Le crash va faire mal, et Cassie pleure déjà telle un oracle annonçant les pires agonies. Mais il suffit d'un reflex, une nanoseconde pour éviter le drame.

Ça se tente.

- Cassie prends le temps d'y réfléchir, je la supplie déchiré et sur le point de péter un plomb comprenant ce qu'elle fait. Prends quelques jours s'il le faut mais pas comme ça, pas à vif, pas sans recul ! C'est trop import...

- Important ? Non. Non Casey, me coupe-t-elle une fois de plus. Pas assez, je ne l'étais pas assez, c'est tout. Je ne le suis jamais assez pour personne... souffle-t-elle dévastée. Tu as voulu limiter la casse en repoussant l'inévitable. Sauf qu'à autant de mains, ce n'est plus juste de la casse là, c'est du broyage Casey... en bonne et due ... forme, peine-t-elle à énoncer. Je ne suis jamais assez...

Elle me rend dingue, complètement aliéné. Comment faut-il le lui dire ? Je vais vraiment finir par le lui faire tatouer sur le front, en rouge et en gras !

Essaie plus clairement, déjà.

Mes yeux menottés aux siens, le froid qui s'empare de moi quand sa main quitte ma joue est désarmant, tout autant que son regard larmoyant qui me flingue la poitrine comme jamais. Malheureusement je crains que mes mots ne soient pas assez pour éviter qu'elle ne dégoupille ce qu'il lui reste de munitions. Cette pensée que file un frisson d'effroi qui fait se resserrer un peu plus l'étau qui encercle d'une main de fer mon cœur apeuré qui ne sait plus sur quel rythme battre, ou s'il doit encore battre. Elle est blessée, je comprends à quel point elle est peinée et se sent trahie, j'ai entendu ses mots.

Chacun de ses mots fut un uppercut foudroyant face auquel je n'ai pas pu me défendre. La force de frappe d'un Mike Tyson doublé d'un Mohammed Ali, les deux sous stéroïdes et EPO. Je les ai tous acceptés comme les châtiments providentiels et divins qui me pendaient au nez et viennent de me péter plusieurs dents. Sous le choc des coups qu'elle m'a assénés phrase après phrase, acérés et précis tels des lames de rasoirs à la précision chirurgical digne d'un robot. Mais aussi à cause de mes mâchoires qui se serrent au gré du flot de mots dénigrants à souhait qu'elle s'inflige à elle -même, véritable diarrhée verbale, en pensant qu'elle vaut moins qu'une autre, qu'elle ne mérite pas les plus pharaoniques et démentielles des attentions. Mais sur ce point elle a tort, elle ne peut pas avoir plus tort, d'ailleurs. J'ai merdé, je le sais. J'en suis amèrement conscient depuis des mois. Mais Cassie a allumé la lumière là où je croyais déjà voir le jour. Je me plantais. Jusqu'à maintenant je m'étais convaincu je ne lui avais simplement pas tout dit. Certainement par peur du mot dont j'ai arrêté de compter les apparitions à dix depuis le début de cette tempêtueuse discussion.

MENSONGE.

Oui. Je me suis endoctriné seul. Je suis le seul coupable à blâmer sur l'échafaud de ce mensonge. Au moins celui sur mon nom de famille. Je l'ai certes emprunté à ma mère, mais il est le sien, pas le mien. Même si notre hérédité n'est pas à prouver. J'ai bien menti, falsifié la vérité pour retarder l'explosion de la bombe. Mais elle a bel et bien explosé, et je suis dorénavant en attente de mon pronostic vitale qui semble engagé.

Mal engagé

Très mal engagé.
J'ai menti sur mon nom. J'ai quelque peu simplifié ma situation professionnelle. <<Magna de l'immobilier, PDG de Magestic RE, Vice-PDG de MTW, Héritier malgré lui de l'empire qu'est M&ON invest>> -Mongomery& O'Neill Invest, la société créée par mes grands-parents qui rassemble une dizaines de filiales dont Médias,Compagnies d'assurances et d'investissements, Électronique et Banque Privée- ça faisait un peu long en CV. Et je n'ai même pas pu lui dire Agent Immobilier quand elle me l'a demandé, puisque Will m'avait déjà parlé de son véritable métier à elle avant d'aller dans le Colorado... alors oui. J'ai simplifié. Mais à Aspen,j'avais réellement l'intention de tout lui dire. Et puis après...

Le temps a passé sur ta Rolex. Et juillet est arrivé.

Tellement vite. Mais aussi parce qu'avec Cassie, je ne vois pas le temps défiler. Sauf quand elle est loin de moi. Là, il semble durer des mois quand ne passe qu'une journée.

T'es dans la merde, Casey. Tu vas attendre des siècles que la tempête se calme.

Alors c'est le moment de dévoiler ma dernière carte. Même si j'aurais préféré le faire autrement. Car elle mérite tellement mieux que de l'entendre enfermée dans une salle de bains, dans une villa qui grouille d'un monde qui n'est pas le sien, après avoir pleuré toutes les larmes de son corps à s'en déshydrater chaque cellule. Non, elle méritait mieux que ce que j'ai à lui offrir, dans l'immédiat. Un comble pour un milliardaire.

Le comble suprême, Casey.

Comme quoi l'argent ne fait pas tout. Je devrais peut-être faire passer un mémo à mes invités à ce sujet. Enfin, ceux que mes parents ont eu l'extrême désobligeance d'inviter chez moi ce soir, car d'ordinaire c'est dans leur propriété à eux que tout ce beau monde se retrouve.

Je la regarde et ce que je vois me coupe toujours le souffle. Putain qu'elle est belle... Elle m'a touché dès le premier regard, mis terre en une parole. Elle transpire la douleur et c'est ça, le plus dur à cet instant. Qu'elle souffre. A cause de moi, entre autres. Je vois tout ce qui la brise depuis que Tuker n'a pas pu fermer sa gueule et je sais que je dois me lancer du haut de la falaise. Je la rapproche de moi, encercle son visage d'une main espérant qu'elle ne me rejette pas une fois de plus. Le contact de nos peaux me galvanise, m'électrise d'une chaleur bien plus aiguë et vindicative que d'habitude. Je positionne mon visage au plus près du sien, message subliminale pour lui exprimer à quel point j'ai besoin d'elle, de cette proximité, de cette communication entre nos deux corps en recherche constante l'un de l'autre, de tout ce qu'elle m'apporte depuis qu'elle est entrée comme une tornade dans ma vie, un cadeau de Noël avec de l'avance.

- Tu es importante pour moi Cassie, parce que je t'aime, je lui avoue manquant d'air.

Figée face à ma déclaration, elle ne dit pas un mot, sonde mes yeux, qui sont en accord parfait avec ce que je viens de lui dire. Ils lui expriment sans fard ni pudeur à quel point je l'aime, à quel point elle compte pour moi. Je sais qu'elle est capable de lire ce que mes pupilles écrivent pour elle. Et je sais aussi avant même qu'elle ne parle que ce n'était pas assez.

Une brûlure ardente se manifeste dans mon estomac qui se compresse dans une danse parfaitement synchronisée avec mon cœur. Je vois arriver la grenade qui va tout faire exploser en moi. Ses magnifiques yeux verts dont l'un est taché d'ambre semblent même me demander pardon avant qu'elle ne décapite sans pitié la tête de ma santé mentale. Elle se sépare de moi, recule. Putain oui, je sais déjà que je vais m'écraser, car cette séparation physique est le prémices de bien plus. Je retiens mon souffle, passe compulsivement mes mains sur mon visage, mime un "NON" de la tête, pour moi-même, comme pour me convaincre que ce n'est pas en train d'arriver. Je ne suis pas en train de me faire arracher tripes et boyaux par un petit bout de femme qui a bouleversé ma vie.

Tu as toi-même mis le couteau dans ses mains.

- Dans d'autres circonstances, je t'aurais répondu que moi aussi, Casey. Mais il y a quelques minutes, je me suis rendu compte que la personne dont je suis amoureuse n'existe pas.

Douloureuse déclaration.

C'est pas vrai ... Elle ne peut pas me dire ça, non. Mon cœur s'arrête. Il ne rate pas des battements, il interrompt totalement sa course quand les mots me percutent. Lui aussi doit se dire " A quoi bon fonctionner si c'est sans elle ? ".

- Non Cassie ne...

- L'homme qui me fait face, je ne le reconnais pas, je.ne.le connais.pas, continue-t-elle avec insistante et une affliction non dissimulée comme si c'était elle qui venait se faire arracher l'organe ne plus vital par une personne qui l'est tout autant.

Durant un moment in quantifiable, je perds toute notion de tout si ce n'est de la souffrance qui a déposé sur moi son manteau ensanglanté. C'est le bruit de la serrure qui me ramène à la réalité que mon esprit torturé veut fuir, en retournant dans le passé. Mais c'est impossible. Le passé est passé. Je ne peux plus qu'avancer avec l'espoir fou que je serai capable de réparer, quoi qu'il m'en coûte. Alors je lui répète encore une fois ce que je ne veux pas qu'elle ait pris pour des paroles sorties du désespoir uniquement, car je pense chaque putain de syllabe. Je suis amoureux d'elle à en crever. Et j'en crève, en ce moment.

Et pas à petit feu.

- Je t'aime Cassie, ne l'oublie pas...

Si même lui se fout des coups ...

Non. Je ne voulais pas le lui dire ainsi.

Sur le seuil face à mon meilleur ami qui nous détaille méticuleusement l'un après l'autre mais m'épargne pour le moment tout commentaire ou question, elle hausse les épaules puis sort de mon champ de vision.
Ça ne peut pas finir comme ça ! je me hurle en silence. La douleur me cloue mais mes sentiments pour elle sont plus forts que mes plaies béantes. Je la poursuis, la rattrape presque à la porte, et me foutant royalement ceux qui sont passés du grade d'invités à celui d'intrus indésirables je lui lance ce que j'aurais dû lui dire plus tôt :

- J'allais te le dire Cassie ! Demain !

On n'est pas arrivés à destination avec un handicap tel que lui ...

Elle se statufie, un pied déjà hors de chez moi, résolue à me quitter ainsi et quand elle daigne m'accorder son attention, se retourne, que son regard larmoyant s'arrime au mien avec douceur, j'ai un instant l'illusion folle qu'elle va changer d'avis, revoir son jugement, alléger ma peine, la nôtre, par sa clémence au lieu d'énoncer la plus lourde des sentences qu'elle avait dans sa liste. Mais ça ne dure qu'un instant, un battement d'ailes de papillon.

- On ne le saura jamais. Tu n'as jamais réussi en sept mois Casey, tu n'aurais peut-être pas réussi plus demain. Je te l'ai dit, je n'étais simplement pas assez ...

Elle est tout. Au contraire.

- Tu l'es ! Je te le prouverai ! Ça prendra le temps qu'il faudra, mais je ne renoncerai pas à toi ! je lui lance armé d'une conviction qui elle ne me quittera pas.

- Je renonce pour deux, alors, retorque-t-elle blessée en tirant sur moi à bout portant. Au revoir, Monsieur O'Neill.

La porte se ferme derrière elle. Je pourrais voir cela comme un signe. Mais je refuse. Ce n'est pas la fin du livre. D'un chapitre peut-être, et encore. Cassie est mon but, mon enjeu. Il me faut trouver la clé, la solution pour parcourir le labyrinthe qui mènera à mon trésor. Cassie est le trésor. Elle est mon nouveau mantra : peu importe le temps dans l'horloge, je n'abandonnerai pas cette quête. Elle mérite chaque peine que je vais endurer. Que j'endure déjà.

Tu vas ramer pour t'évader du bagne que tu viens d'intégrer.

- Pourquoi tu ne m'as pas laissé entrer mon frère ? me questionne Will posant une main qui se veut certainement plus apaisante que réconfortante sur ma nuque après m'avoir laissé m'isoler dans ma chambre quelques minutes.

- C'est mon combat, Will.

- Nous sommes tous et chacun sur le banc des accusés, tu n'as pas à être le seul à être condamné Caz' voyons ! Tu n'as rien dit n'est-ce pas ? s'enquiert-il plus fort en me faisant face d'autorité dans le couloir, une paume sur mon omoplate pour m'empêcher de rejoindre l'escalier. Pourquoi ?

Parce qu'on ne change pas le passé. Ça ne change rien au fait que j'ai laissé le temps tourner les pages du calendrier jour après jour.

- Tu vas où ? Tu vas faire quoi maintenant ? tonne-t-il quand je le dépasse.

- Prévenir ma mère que si elle veut des petits-enfants un jour, mieux vaut qu'elle lance une procédure d'adoption pour un autre enfant !

Dans ma tête, tout allait aussi bien que possible, mais l'enfoncer me l'entendre dire à voix haute et claire, ça me lamelle le cœur et le ventre. Mon portable vissé la main depuis qu'elle a passé la porte, j'attends un autre châtiment qui ne devrait plus tarder à se faire connaître.

- Emma ? me demande-t-il en me suivant à travers les portefeuilles curieux qui ne manquent pas de me dévisager comme s'ils ne m'avaient jamais vu.

Emma oui. Mais je ne sais pas pourquoi, alors que la vérité à éclater telle du cristal pendant une fusillade, j'ai encore l'étrange pressentiment que je ne suis pas au bout de mes désagréables surprises.

Une prémonition.

Je repère ma mère, qui elle aussi n'a pas raté mon arrivée, faute à la rumeur dans la salle nul doute. Son regard tendre tout autant que désolé est la preuve flagrante qu'elle sait déjà. Plus qu'à lui dire le reste.

***

- Mon chéri tu es sûr que tu ne veux pas que nous restions ? Ce n'est pas la place qui manque !

Bravo maman CIA.

J'ai plutôt besoin du FBI, là.

- ça va aller maman, j'ai vingt personnes qui s'occupe de tout remettre en ordre et...

- Casey ne joue à pas ça avec ta mère fiston, me réprimande mon père avec une fermeté moins exacerbée que ce à quoi il m'a habitué quand je me moque de lui. Ou de ma mère, en l'occurrence.

- Excusez-moi, je m'éloigne quand la sonnerie de mon téléphone résonne de nouveau, alertant les autres et surtout Emma, qui trépigne d'impatience et se ronge les sangs depuis des heures.

- Monsieur, sa voiture n'a toujours pas bougé, m'informe mon chef de la sécurité. J'ai eu accès à ses comptes, elle a retiré 200$ à un distributeur après l'heure à laquelle Mademoiselle Suarez a dit l'avoir quittée sur le parking de l'agence. Elle a dû prendre une chambre dans un hôtel, je vous ...

- TROUVEZ-LA ! je lui hurle à la limite de mes possibilités vocales dans le téléphone. Elle n'a pas pu disparaître sans laisser de traces quand même ! Appelez tous les hôtels de la ville qui ont des chambres à moins de deux cents dollars, proposez une récompense s'il le faut mais trouvez-là ! Ne me dites pas qu'une jeune femme qui lit des romans d'amour, regarde des séries médicales ou apocalyptiques à la télévision est capable de se cacher comme un mafieux évadé de prison et que vous êtes tous dépassés par son petit jeu de cache-cache sinon je vous vire tous ! C'est ma journée aujourd'hui !

- Casey, il a raison, tempère Emma qui vient poser une main chaude et affectueuse sur mon avant-bras, les yeux rougis une fois l'appel terminé, mon initiative. Elle n'est pas dehors sous un arbre. Elle doit être enfermée quelque part, assise au sol avec des dizaines de feuilles de papier étalées autour d'elle, en train de manigancer son plan de vengeance avec plus de rigueur et de méticulosité qu'un braqueur de banque professionnel ou que le Pentagone avant une frappe décisive en zone de guerre, me sourit-elle contrite mais encourageante.

Plus qu'à se trouver un boomker pour se mettre à l'abri alors.

Ou affronter l'ouragan.

- Elle aurait au moins pu t'envoyer un message à toi, au lieu d'éteindre son téléphone ! je réplique exaspéré que nous en soyons arrivés là, Emma en particulier.

- <<On ne déteste que ceux qu'on aime>>, cite-t-elle les yeux humides.

Les mêmes yeux que sa cadette. Décidément, j'aurai eu de l'effet sur les deux sœurs Green aujourd'hui.

Ça ne mérite pas de félicitations

- Son silence en soit est déjà une vengeance Casey, poursuit-elle en retournant s'assoir sur le canapé dans les bras de son mari qui vient de revenir après être allé vérifier dans la chambre où nous avons installé leur fils que tout allait bien. C'est sa manière à elle de nous dire " vous m'avez baladée quand j'étais avec vous alors autant que je sois seule, et que vous bien inquiets ". Sale petite peste vicieuse... marmonne-t-elle dans son menton.

- Tu l'as bien élevée à ton image mon amour, se moque Gabriel pour lui tirer un sourire - et ça marche. Tu as beau essayé de te montrer toujours mature et responsable quand tu dois jouer ton rôle de maman avec elle, mais tu es pire que Cassie quand il s'agit de faire des crasses. Elle est allée à bonne école avec toi ...

- Bon ! intervient ma mère qui est toujours dans le sillage tout en déposant l'air de rien un plateau rempli de tasses de thé et de café fumantes. Si celui-là est incapable de faire de moi une mamie avant que je ne sente définitivement le sapin ou tous les conifères d'une forêt, dit-elle en me désignant avec un clin d'œil railleur sachant parfaitement dans quelles circonstances Cassie et moi nous sommes rencontrés ainsi que le contenu de nos joutes verbales educolorées sauce Noël , je pourrais peut-être emprunter ce merveilleux petit garçon qui est déjà tout fait ? s'enquiert-elle auprès d'une Emma aussi ahurie qu'amusée par les idées saugrenues -mais on ne peut plus réfléchies croyez-moi- de ma mère en mal de mini-lutins.

Cette femme n'est pas croyable ! Elle ne rate pas une seule occasion de me lancer des messages tout sauf subliminaux.

Et si tu avais écouté le message non codé qu'elle a adressée depuis des semaines tu n'en serais pas là abruti.

Toujours écouter sa mère, je m'en souviendrai.

***


Il est presque 4h du matin ce 4 juillet quand, touché par l'illumination, un feu d'artifices digne d'un nouvel an à Time Square s'éveille dans ma tête. Comme touché par la grâce, je sais.

- Je sais où elle est ! je m'exclame dans un rire en me levant, m'insultant néanmoins intérieurement de ne pas y avoir pensé dès le début car d'une certaine manière, j'ai toujours eu la réponse sous les yeux.

- Quoi ? OÙ ?

C'est dans une harmonie parfaite et d'une même voix que m'interrogent et me scrutent sans patience tous ceux encore présents dans mon salon : mes parents, Hannah et Will, Gabriel et Emma, et même Neila qui a fini par nous rejoindre et n'a pas manqué de se présenter à sa manière disons... explosive - ma joue parle en connaissance de cause. Encore une qui tout compte fait a rapidement mis de côté mon statut. Comme quoi, je suis où je dois être. Mes yeux s'accrochent aux siens, suppliants de lui donner la réponse qu'elle attend depuis des heures car quoi qu'elle dise de la fierté qu'elle ressent envers la " petite peste qui a de qui tenir ", elle s'inquiète comme une louve à qui il manque un petit.

- Au dernier endroit où nous serions allés la chercher, bien-sûr !

Peste, mais maligne le lutin.

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