Questions électriques

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Juillet


Cassie.

Assise à l'îlot de la cuisine devant mon petit déjeuner que je n'arrive encore pas à avaler ce matin, je vois défiler devant mes yeux le film des derniers mois. Celui qui commencé à mon retour de l'Illinois, il y a sept mois jour pour jour. Ce matin du 1er décembre, quand je regardais le calendrier sur mon frigo flambant neuf, tant d'autres images venaient voiler mes yeux, d'ombres et de larmes contre lesquelles je luttais.

Il y a des dates qui nous marquent à vie. Plus indélébiles encore qu'un tatouage envahissant, plus accrochées à nous qu'une maladie ancrée dans notre ADN. Il y a des cancers qui n'en sont pas mais ont le même goût amer, apportant la même douleur, la même dévastation. Je ne parle pas des anniversaires, ou du moins pas celui des naissances. Je ne parle pas des jours heureux, des mariages, des diplômes. Non, moi, je parle des dates qui ont le pouvoir de pourrir jusqu'à la moelle la plus magique des pommes enchantées, la plus pure des innocences, de ternir le plus brillants des rayons de soleil.

Le 1er décembre est l'une de ces dates-là, pour moi. Parce que le premier jour du dernier mois de l'année a donné il y a bien longtemps l'impulsion à d'autres, ses petits frères, pour cadencer quatre semaines dont la douleur causée n'est plus à prouver. Celle de l'abandon volontaire d'un père qui a pensé un beau matin que comme au Monopoly, on pouvait faire table rase des pions sur le tapis pour recommencer une nouvelle partie, avec d'autres joueurs. D'un père, d'un mari, qui s'est dit qu'une épouse et une mère mourante enclenchait une autorisation tacite pour devenir un fantôme dans une maison déjà en berne, avant de la quitter pour de bon, le décembre suivant, sans se retourner sur deux enfants éplorées.

Les premiers jours de décembre, c'est ma mère allongée dans une salle de bains. C'est une ambulance criarde remplie de soignants dans l'urgence qui s'affairent autour d'un corps frêle. C'est une assistante sociale aussi gentille que désabusée face à l'horreur des paroles d'un père qui n'en est plus un, d'une enfant de douze ans seule dans une salle morose à qui elle doit dire qu'elle ne pourra pas rentrer chez elle avec sa grande sœur. Décembre, c'est un mois de foyer, c'est ma mère qui rejoint les cieux, ma sœur qui fait tout pour ne pas craquer et trouver des solutions d'adultes alors que jamais ce poids n'aurait dû reposer sur ses épaules. Elle cherchait des solutions, pour elle, pour moi, nous. Courant entre l'hôpital, le foyer, l'université, le bureau de son avocat, les entretiens pour du boulot. Je n'aime pas décembre. Et même si ma résolution de ce début d'année a été de tourner la page du passé, même si j'ai dans ma tête tourné définitivement clos ce chapitre, décembre ne sera jamais le même qu'avant.

Avant la maladie de maman. Avant le départ de mon père. Avant celui de Mika. Pour ce dernier, il est moins amer qu'avant, il m'a rendu service, mais c'est la douleur qu'il est fait ça précisément ce jour-là, qui m'a le plus touché. C'était de la pure méchanceté.

Nous ne sommes pas en décembre. Mais il est encore une fois un point de départ. Celui d'un nouveau chapitre. Celui du film dans ma tête. Une pellicule plus heureuse, qui apporte néanmoins encore des questions que je repousse depuis quelques semaines.

L'estomac en vrac, je me lève sans un mot, vide le contenu de ma tasse dans l'évier sous les yeux interloqués de Scarlett et Gaby qui restent toutefois silencieux tout en se parlant par échanges visuels. Je me rassois, replonge dans mes réflexions qui se bousculent dans ma tête pour être toutes traitées. Et je sais qu'il est temps de se mettre au boulot. J'ai assez laissé la liste s'allonger, elle est aussi longue que la route 66.

Depuis que Casey m'a rejointe en coup de vent à San Francisco pendant la convention, je me sentais un peu plus apaisée. Surtout après lui avoir déballé tout ce que j'avais tu jusqu'à là sur mon mentor. Je lui avais déjà raconté qu'il se comportait en bon tyran, toujours sur notre dos à Neila et moi, me foutant les jetons à la simple idée d'être en retard ou de ne pas pouvoir traiter chaque dossier dans les temps. Quelques péripéties avaient fuité, mais rien en comparaison du "tout". Après ma demi-heure de psychanalyse, quand je lui ai proposé de rejoindre Neila qui commençait plutôt légitimement à se demander si il ne fallait pas qu'elle me fasse interner avec Hannah car elle n'avait jamais ni vu Will ni lui, il m'a dit qu'il devait repartir.

Dommage, pas de round 3.

Non, et je n'étais pas en condition. Dans ma tête du moins. Mais le simple fait qu'il ait fait le déplacement alors qu'il avait lui-même des obligations ailleurs depuis quinze jours, et simplement pour quelques heures en plus, ça a servi de baume à quelques-uns de mes maux, comme si Emma ou Jack lui avaient donné un peu de leur magie. Voilà, depuis, ça allait mieux. L'ombre de Tyrannosaure était certes encore flottante dans mon environnement professionnel, mais je me sentais mieux. Jusqu'à il y a quarante-huit heures.

Depuis, c'est le fouillis le plus complet dans la décharge de pensées qu'est ma tête en fusion. Peut-être à cause de Tyrano qui semble épier encore plus nos faits et gestes depuis que la RH Générale est passée à l'agence pour nous déposer nos avant-contrats, à Neila et moi. Je ne sais pas s'il pensait que seule l'une d'entre nous serait embauchée à l'issue des six mois de formation interne, ou bien qu'aucune de nous deux ne voudrait rester après les avoir côtoyés lui et son caractère de bouse de vache folle, mais il s'est fait pigeonner, le dino. Nous sommes toujours là, et toutes les deux !!

Tout comme ton angoisse ...

Oui, mais elle est le reflet de toutes mes peurs. J'ai des questions, il me faut des réponses. Je crois même que dans mon esprit embrumé, il me manque quelques questions, comme si mon cerveau menait sous cape une enquête dont je commence à peine à avoir conscience. Et puisqu'il faut bien commencer par quelque part ...

- Scar, je l'appelle dans un souffle.

- Je vous laisse ! Je mène Jackson chez la nounou ! se lève plus vite que son ombre Gabriel qui déguerpit pensant qu'il s'agit encore d'un problème de filles.

Putain ce type est prof dans un lycée, il entend toutes sortes de choses de la bouche d'ado dont les hormones sont encore plus en ébullition que les miennes quand Casey est dans la même pièce que moi, mais s'il a la moindre suspicion sur le fait que je dois parler de règles ou d'un truc féminin à ma sœur, il se téléporte loin d'ici. A chaque fois ! Quand j'avais dix- sept ou dix-huit ans ok, mais maintenant il a peur que je lui pose quoi, comme question à sa femme ? C'est pas comme si j'étais toujours vierge quand même !

Je confirme. RIP ton hymen.

Et puis il est gonflé lui, il sait que je les entendais la nuit alors que jamais ses oreilles n'ont eu à subir mes ébats ! JAMAIS !

Sale ange hypocrite !

- Je t'écoute ma craquinette, me sort ma sœur de ma rêverie en débarrassant la table du petit déjeuner.

Quand faut y aller ...

Ouais, putain. C'est ça le saut à l'élastique ?

Non ça c'est une simple question, Cassie.

Je la regarde s'activer autour du lave-vaisselle, incapable d'aller l'aider, clouée à ma chaise. Les mains moites et les jambes prises de tremblote, je ne sais même pas si mes cordes vocales vont daigner m'aider. Scarlett ne dit rien, attend que je me décide, elle sait que je le ferai. Une grande inspiration pour me donner du courage s'il m'en faut, comme si j'allais plonger en apnée dans les fonds sous-marins, et je me lance :

- Comment tu as su que Gabriel était le bon ?

Je ne sais pas à quoi elle s'attendait mais certainement pas à ça. Un verre lui échappe et éclate en morceaux sur le sol. Je tente un mouvement, mais d'un geste de la main elle me fait signe de ne pas bouger d'où je suis, laisse tout en plan, s'installe sur le haut tabouret à ma droite, soude nos regards identiques. Je la connais par cœur et le voile d'inquiétude que j'ai vu passer dans ses yeux ne calme pas mon stress, au contraire. La boule est plus lourde dans mon ventre, l'aigreur plus chaude. Elle pose ses mains sur mes genoux pour faire cesser leur danse :

- Je ...

Elle reprend quelques dizaines de secondes pour réfléchir, puis son visage se fend d'un sourire éclatant bienveillant chassant pour un temps mes angoisses :

- Est-ce qu'il t'es déjà arrivé de prévoir quelque chose, une soirée, une journée, une sortie, un week-end, n'importe quoi, de le prévoir vraiment Cassie, de l'organiser mais en sentant quand même que tu n'en serais pas ? Que pour une raison ou une autre chose, tu n’iras pas ? Que même en préparant tout, tu ne t'y visualises pas ? Comme si tu pouvais toucher du doigt le futur ? me demande-t-elle en caressant le dos de mes mains.

- Oui. Ça m'est déjà arrivé.

- Quand on est avec la bonne personne Cassie, on le sait. Parce que dès lors que l'on se projette à demain, qu'il soit dans un jour, un an ou dix, on vit presque déjà ce futur, on le sent, on le ressent, on le goûte, m'explique-t-elle des étoiles dans les iris en pensant j'en suis sûre à son mari. Quand je regarde Gaby, continue-t-elle, je me vois dans ses yeux, tu comprends ? Pas la moi d'aujourd'hui, mais la Emma dans vingt ans, dans trente, dans quarante. Quand je serai grand-mère, quand on marchera encore sur la plage main dans la main, quand on se disputera pour savoir lequel choisira le programme sur la télévision dans la chambre, sourit-elle les larmes aux coins des yeux faisant venir les miennes. Quand je suis avec Gabriel, le futur est déjà là en quelque sorte, parce que c'est lui, mon avenir Cassie. Et ça, ce sentiment qui me prend aux tripes quand je pense à lui, fait-elle en posant une main sur son ventre, quand je suis avec lui ou quand on fait l'amour, je ne l'avais jamais expérimenté avec personne. J'ai été amoureuse avant lui tu le sais, mais c'était ... -elle réfléchit encore et s'éclaircit la voix - c'était ... différent, comme quand vas voir un super film que tu attendais depuis longtemps. Tu es impatiente, tu as déjà vu les bandes annonces, tu sais donc que le film devrait te plaire. Et quand tu sors de la salle de ciné 1h30 plus tard, tu as adoré, évidemment. Ça, c'était moi avant de rencontrer Gabriel. Puis tu retournes voir le film encore une fois, avec d'autres personnes peut-être ou les mêmes peu importe, ou même le vois-tu à la TV, mais cette fois, tu repères des petites choses que tu n'avais pas vu avant. Des détails d'arrière-plan, et même si tu connais déjà la fin du film, tu le trouves encore plus riche que la première fois, l'intérêt est différent mais encore plus puissant car ton attention n'est pas que sur le script mais partout à la fois. Justement parce que tu connais l'issue mais l'envie d'aller jusqu'au bout du film est encore bien là. L'amour n'est pas le même à chaque relation. Le jour où le véritable amour te tombe dessus, tu sais. Tu n'as plus juste envie de passer du temps avec ton copain parce que tu es bien avec lui, c'est plus fort, c'est un véritable besoin. Un besoin d'être dans la même pièce même sans rien faire. C'est ça l'amour Cassie. Et Gabriel, il est tout ça pour moi, il est aussi mon film préféré ma puce, tu vois ce que je veux dire ?

Je crois, oui.

- Est-ce que tu te poses des questions sur Casey et toi ?

Non, sur le Père-Noël et elle !

Bravo, j'applaudis mentalement à ta connerie !

Pour toute réponse, je me pince les lèvres et hausse les épaules avant de quitter ma chaise. Il est l'heure d'aller bosser.

- Cassie ? me rattrape-t-elle par le coude quand je passe le seuil de ma chambre. Se poser la question, c'est déjà avoir la réponse tu sais ?

Le courant électrique qui me traverse des pieds à la tête quand elle pose sa question qui en soit n'en est pas réellement une, mais une réponse à celle qu'elle sait tourner derrière mes yeux, bloque mes poumons une toute petite seconde. Sa question est électrique oui, et la réponse de mon corps foudroyante, explosive et ... terrifiante. Pourtant, c'est demain 4 juillet.

Mais elle comprend enfin le pourquoi des feux d'artifices clandestins ...

***

- La RH a appelé pendant que tu étais avec les Roosembloom, m'informe Neila quand je rentre dans notre bureau commun et m'affale sur mon siège en virant mes escarpins d'un coup de talon. Elle m'a proposé un rendez-vous le 5 juillet à 9h30 ici ou au siège de MRE, enfin elle nous a proposées, se corrige-t-elle. J'ai accepté pour nous deux, j'espère que ça te convient ?

Elle croit que tu vas dire non pour aller signer un contrat ?

- C'est super ! je m'exclame en tirant mon téléphone de mon sac.

- Est-ce que tu as montré l'avant contrat à William ? Enfin s'il existe, plaisante-t-elle encore en m'envoyant un clin d'œil moqueur.

- Hannah ne t'a toujours pas montré de photo de son viking ? je réplique en riant. Elle en a pourtant des CENTAINES dans la galerie de son téléphone. Une vraie paparazzo celle-là ! Mais je te préviens, elle est tellement accro à Will qu'elle sort les crocs dès qu'une femme se frotte à son mec de près ou de loin, alors si tu tiens à la vie et que tu veux encore pouvoir t'envoyer en l'air après avoir rencontré son Dieu vivant, contente-toi de dire qu'il est canon, mais ne t'amuse pas à lui balancer que tu aimerais bien goûter au charme du surfeur australien, sinon tu n'auras même plus tes yeux pour pleurer !

Oh oui, mieux vaut prévenir, elle ne plaisante pas, Hannah.

On est certaines qu'il n'y a pas un lien de parenté entre Scarlett et elle ?

C'est vrai que parfois, elle me fait penser à ma sœur. D'ailleurs elles sont étranges en ce moment toutes les deux. J'ai souvent l'impression qu’elles marchent sur des œufs.

- Attends Cassie ! Will est australien ? s'étonne-t-elle en criant la bouche ouverte jusqu'au sol. Mais ...

- Au lieu de vous penser dans un salon de thé Mesdemoiselles, si vous alliez plutôt travailler, non ? gronde Tyrano en déboulant tel la plaie sur les pauvres sans avoir frappé à la porte. Mademoiselle Suarez, vous avez il me semble une visite dans vingt minutes à West Hollywood, soyez un peu intelligente et prenez de l'avance ! Ce n'est pas parce que vous êtes pistonnées que vous êtes intouchables, tenez-le-vous pour dit ! Mademoiselle Green, hurle-t-il ensuite en se tournant vers moi, j'ai deux visites à Beverly Hills, je vous veux sur la seconde à 17h00, je vous envoie l'adresse, ne soyez pas en retard !

Il claque la porte à faire vibrer les murs, mais la rouvre aussitôt :

- Et pour ce soir, je ne tiens pas que l'une de vous se perde ou n'arrive pas à l'heure, alors je vous attendrai devant l'agence, je vous fais l'honneur d'être votre chauffeur, ne me remerciez pas. Tenue de soirée correcte par pitié ! Et habillée, cela va sans dire ! crache-t-il de plus belle. On ne va pas à un bal de promo. 19H15, pas 16 !

Il a fumé quoi, le TyranoCon ?

- Monsieur de quoi parlez-vous ? lui demande Neila tout aussi ahurie que moi m'arrachant les mots de la bouche.

Oui c'est quoi cette histoire de faire un truc avec lui ce soir ? Il nous a pris pour des escortes ou quoi ? Même pour un million de dollars, pas moyen que je fasse quoi que ce soit de près ou de loin avec ce con ! Il faut qu'il arrête de prendre ses désirs pour des réalités. Je ne sais pas s'il a l'habitude que les femmes lui disent "OUI" parce qu'il joue de son statut d'agent immobiliers des élites hollywoodiennes, qu'il a une grosse voiture et une montre tout aussi chère qu'elle, mais moi, c'est NON, en long, en large ...

Et en travers. Et s'il faut, Casey lui expliquera d'une manière moins diplomate, plus physique ...

Oui, il est plutôt du genre jaloux.

- De qui croyez-vous vous moquer au juste Mademoiselle Suarez ? siffle-t-il entre ses dents en refermant la porte derrière lui. La réception biannuelle de bienfaisance de ce soir ! Vous avez dû recevoir les invitations par mail il y a quinze jours déjà !

Non. Mais impossible d'en placer une pour le moment, il crie tellement que tout le quartier doit l'entendre ce malade mental ! Mon portable vibre dans ma main. J'attends que le Tyrano claque de nouveau la porte pour oser regarder, Neila disparaissant à sa suite pour ne pas être en retard à sa visite.

Casey.

{Mon ange,
Je suis toujours pris ce soir, mais demain je suis tout à toi.
J'ai des choses à te dire, à et de montrer aussi.}

Et un autre message de Tyrano avec l'adresse à laquelle je dois le rejoindre dans une heure.

Bon, bah tu vas devoir passer la soirée avec lui, et gratuitement, en plus ...

Et trouver une tenue habillée, aussi !

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