Nuit de Noël

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Casey.

Une main couvrant totalement celle de Cassie posée sur mon torse, l'autre sur sa hanche gauche cachée par le drap de soie et l'épais plaid polaire bleu nuit qui protègent son corps de ma vue, je la regarde dormir paisiblement contre moi. Sa chevelure dense forme une corole autour de son visage, s'étend sur ses épaules, mon cou et mon pectoral, me chatouillant dès qu'elle bouge.


Un coup d'œil vers le réveil sur la table de chevet : 5h08. Soit déjà plus d'une demi-heure que je suis immobile, surveillant son sommeil, et surtout hésitant à la réveiller une nouvelle fois. Elle a besoin de dormir quelques heures mais moi j'ai besoin d'elle. De sentir encore son souffle se mélanger au mien dans des baisers aussi torrides que savamment maîtrisés, revigorants. De profiter de la chaleur de son corps, de sa peau en sueur, de son antre humide de désir, plus lubrifié qu'un tube entier de vaseline après que je me sois occupé comme il se doit de sa douce et enivrante féminité.

Ensorcelé par le lutin.

Je hume l'odeur de ses cheveux, mélange de son shampoing fleuri et de l'eau du jacuzzi. Jacuzzi que je ne verrai plus jamais du même œil, d'ailleurs. Puis mon corps décide pour moi, n'y tenant plus que je prenne trop de temps pour réfléchir, et le contenter.


Ma main droite soulève sa tête avec précaution pour libérer mon épaule, la repose correctement sur l'oreiller. Cassie lâche un petit grognement de chaton, et elle a en effet tout du félin, cette fille. On a autant envie de la protéger quand elle est vulnérable que de courir se planquer quand elle sort les griffes.

Je passe sous les draps, mon érection frétille comme la queue d'un chien heureux de retrouver son maître ou ici en l'occurrence, c'est ma maîtresse qui me met dans cet état d'excitation avancée.

Tu as trouvé ton maître, surtout.

Je fais pivoter son bassin pour la caler complément sur le dos. Elle bouge. Mes mains remontent le long de ses cuisses, ma bouche s'occupant de déposer une pluie de baisers à l'intérieur de ses genoux. J'ai bien repéré tout à l'heure que c'est une zone qui lui a tiré des ronronnements de plaisir, et ... je suis absolument dévoué à son plaisir. La faire jouir est ma manière de la marquer, tout comme elle a elle-même estampillé mon dos lors de nos trois premiers rounds. A ce rythme là, je vais devoir aller braquer une pharmacie pour refaire un stock de protections. À quatre par nuit, même à Los Angeles je vais avoir besoin de remplir les tiroirs de chaque pièce de la baraque, car j'ai beaucoup d'idées.

Cassie gigotte un peu plus, feule en s'étirant , soulève la couverture pour regarder le spectacle au moment où j'assouvis une fois de plus une faim qui m'a comprimé trippes et boyaux durant tout le temps où elle m'avait encore fait attendre, devenant un véritable fantasme : mener une nouvelle expertise minutieuse de son intimité avec ma langue, évaluer encore le goût du jus de son désir jusqu'à déclencher chez elle les chutes du Niagara. Et comme un con, c'est moi qui ai chuté, de très haut. Elle a le goût de la damnation éternelle, celui d'une drogue si dure et addictive dès la première prise qu'aucune cure de désintox ne sera jamais capable de vous sevrer, ni aucune médication. Et comme je le lui ai dit hier soir, je suis un putain de drogué carrément consentant. Je suis déjà bien avancé sur la route de la damnation, mais du moment que Cassie est ma récompense, j'accepte tous les châtiments sans exception. Je suis prêt à crever mille fois, à vivre mille morts douloureuses pour l'avoir une fois. Son corps est une putain d'ode à la luxure, son cul me donne des idées sataniques plus que catholiques, ses seins sont à la taille parfaite pour mes mains mais aussi pour mon membre qui trépigne d'impatience de se retrouver encore logés au chaud entre eux. Quand à son fourreau humide, je mettrais mes couilles en gage qu'il est moulé pour moi.

T'es foutu Casey.

- Casey mais qu'est ... merde mais t'es branché ... sur secteur ... ou quoi ?

Son souffle est déjà défaillant alors que je viens de commencer à la lécher. Ok, j'y mets vraiment du mien, je suis un homme appliqué, avec elle surtout. Je veux que chaque cellule de sa peau porte mon nom quand elle va exploser dans un orgasme qui va me faire perdre des décibels d'audition. Je veux que chaque fibre de son corps soit tatoué de mon empreinte, ancrée en elle, encrée de manière si indélébile que rien ne pourra l'effacer. Parce que dès la première seconde, son regard m'a foudroyé, marqué au sceau doré jusqu'à mon ADN.

Putain t'es dans la merde.

Oh oui. Je m'enlise pour plusieurs raisons, mais j'y penserais plus tard.

Avant qu'il ne soit trop tard Casey ... avant que la chute ne te flingue.

Hypnotisé par la rotation de ma langue autour de son bouton rose érigé pour moi, la pensée qu'elle est mon cadeau de Noël et que j'aime autant rouler une pelle à sa chatte qu'à sa bouche au goût sucré libère une décharge électrique qui court le long de mon épine dorsale jusqu'à mon gland, et je dois me retenir de toutes mes force pour ne pas éjaculer comme un précoce le jour de sa première fois. Cassie me fait un tel effet que tout est différent avec elle, comme si tout était véritablement ...

Une première fois Colombo.

- Oh mon Dieu Casey ! Ne t'arrête pas ! Ouiii ...

Je ne comptais pas m'arrêter en si bon chemin. L'une de ses mains vient agripper mes cheveux. Cassie se déhanche sur ma bouche comme une amazone sur sa proie, ses jambes sont prises de tremblements annonciateurs qu'elle y est presque et les sons qui sortent de sa bouche deviennent incompréhensibles, car elle perd la tête, et manque d'air aussi. Je réponds à son besoin de décoller son bassin du matelas, passe ses jambes sur mes épaules puis me redresse sur mes genoux. Sa respiration étant maintenant spasmodique, je sais qu'il ne manque presque rien pour déclencher son orgasme, et je sais exactement comment la faire basculer ... Je suce son clitoris comme une sucette, l'aspire comme pour le détacher de son corps, et elle explose, aussi bruyamment que prévu, faisant trembler mes tympans ... et mon membre qui a bien dépassé le stade de la douleur. C'est un miracle si Hannah et Will ne l'entendent pas, même à l'autre bout de la villa. Quand son corps retrouve son calme, je la redépose sur le lit et m'empresse d'aller l'embrasser.

Accueilli par un immense sourire sur ses lèvres appétissantes et ses jades brillantes d'une libidineuse indécence, je fonds. Parce qu'elle est absolument magnifique, encore plus quand elle vient de jouir, de me laisser la posséder d'une manière si intime.

- J'aime mon goût dans ta bouche, souffle-t-elle hors d'haleine quand je me détache d'elle.

- Tu vas me tuer Cassie, tu t'en rends compte au moins que tu me rends fou là ?

Son regard glisse entre nous pour observer ce qui repose contre son sexe trempé, elle se mord la lèvre inférieure et je ne trouve rien de mieux à faire que d'onduler mon bassin pour tenter de soulager la tension dans le mien. Ses doigts écartés sur mon postérieur pour m'encourager, je me laisse un peu trop aller à cette délicieuse masturbation qui me crame profondément jusqu'à glisser involontairement en elle. Cette minuscule seconde de pénétration peau contre peau tente d'annihiler le peu de self-control qui est encore présent en moi, mais je suis plus fort que cette pulsion bien qu'elle m'ait flingué, empoisonné d'un désir pur. Cassie me repousse vivement en même temps que je me retire.

- Attends Casey ...

- Pardon Cassie, je te jure que je ne l'ai pas fait exprès, je n'aurais jamais fait un truc pareil sans ton accord ! je m'excuse en la regardant se saisir d'une capote dans le tiroir soulagé ceci-dit qu'elle ne nous punisse pas moi et ma queue trop pressée de s'enfouir en elle.

Ses petites mains viennent me couvrir, elle me fait signe de m'assoir avant de se positionner à califourchon sur moi. Mais je sais lire en elle maintenant, comme si nous nous connaissions depuis toujours, elle est tout de même en pleine réflexion. Alors je continue malgré le supplice qu'elle me fait vivre en s'empalant sur moi bien trop lentement :

- Au cas où tu te poserais la question, je suis clean ma belle. Tu ne me croiras peut-être pas après ça, mais je me protège toujours, j'ai fait mon dernier dépistage il y a cinq mois et je n'avais eu personne depuis toi.

Elle stoppe ses mouvements de bas en haut que j'aidais de mes mains sous ses fesses, les yeux écarquillés d'étonnement. Oui je sais, Will me surnomme Le Moine pour mon manque d'activité sexuelle ...

- T'es sérieux ? me demande-t-elle les yeux dans les yeux. Enfin non, pardon, je te crois oui mais putain tu faisais quoi depuis cinq mois Sexy Santa ? T'hibernais au Pôle Nord ou quoi ? pouffe-t-elle finalement.

Petite peste ! En punition, je la fais glisser jusqu'à la garde m'enfonçant en elle aussi loin qu'il m'est possible, insistant en soulevant mon bassin. Sa bouche s'ouvre en un O absolument parfait, en écho à ses yeux qui vont quitter leurs orbites. Oui, mon égo m'a poussé à faire ça.

Enorme, l'égo.

Et j'ai un plan pour qu'elle cesse de se foutre de ma gueule ... avant de hurler de nouveau en prenant son pied dans très peu de temps. En même temps, je peux la rassurer, je ne suis pas un salaud qui laisserait une femme en galère si elle tombait enceinte. Ma bouche par en expédition entre ses seins, d'abord, puis mes dents mordillent tour à tour ses tétons qui me criaient de s'occuper d'eux. Cassie s'arque-boute sur moi, en lâchant un long gémissement, entre le douleur et le plaisir je crois. Ma main droite la fesse une fois, puis une deuxième, et je la vois sourire, cette petite coquine qui apprécie bien trop ce genre d'attentions selon moi. Et enfin, tout en écartant de mes doigts ses deux monts que j'espère bientôt pouvoir explorer d'une toute autre manière, je lui énonce d'une voix rauque qui je sais lui dévoile mon niveau d'excitation :

- Je crois que depuis tout ce temps je t'attendais, Cassie... Et ne t'inquiète pas pour ce petit accident, j'assume toujours ce que je fais.

Va falloir t'en rappeler quand elle va découvrir le pot aux rose, mon vieux.

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