Manteau de neige - Partie 2

28 minutes de lecture

Cassie

Penchée vers mes pieds, je noue contentieusement les lacets des patins à glace que Casey m'a fourrés dans les mains il y a deux minutes. J'avais pourtant dit lorsque les garçons nous ont soumis l'idée d'aller glisser sur la glace que je me contenterais de les observer de loin, mais le message semble ne pas être arrivé à destination, ou du moins n'avoir eu aucun effet sur Sexy Santa qui ne l'a pas entendu de cette oreille.

Mais toi il te fait de l'effet, le canon ...

Ma besogne accomplie, je bloque sur ce qui chausse mes pieds. De l'extérieur, je dois avoir l'air fascinée par le blanc virginal des chaussures à lames qui semblent neuves. Or, la vérité est tout autre. Les souvenirs affluent et ne ménagent pas les plaies toujours ouvertes sous mon sein gauche. Bien qu'à mes pieds, je ressens durement la piqûre tranchante des lames d'acier qui martèlent même la partie encore saine de mon cœur. Un voile humide floute soudain ma vue, faisant réapparaître avec lui un étau dans mon œsophage qui ne m'avait pas manqué. Combattre la loi de ma gravité est vain, je le sais. Mes yeux vont déborder au prochain battement de cils.

- Je déteste décembre, j'articule du bout des lèvres sans émettre un seul son.

L'une des mains aux longs ongles vernis de rouge grenade d'Hannah se pose sur les miennes, croisées sur mes genoux. Elle aussi a retiré ses gants. Lasser des chaussures avec ces trucs, ça relève de l'exploit sportif, tout de même ...

Casey est certainement médaillé d'or dans un domaine réservé aux majeurs ... Un truc où la langue a son importance... et puis j'aimerais bien vérifier si sa baguette est réellement magique, moi!

Qui m'a collé cette obsédée de la braguette ?!

- Cassie ? Ma puce ? Tu m'entends ?

La voix de ma sœur sortant du téléphone d'Hannah qu'elle tient contre mon oreille fait éclater mon cocon. Mes yeux trouvent ceux de mon amie, qui tente un sourire affectueux alors que je sais qu'elle s'inquiète. Elle m'a déjà présenté plusieurs fois ses excuses pour ne pas m'avoir avertie avant de la présence de Will - et donc Casey - avant que je ne les découvre par moi-même en arrivant, mais aussi pour avoir négligé que le moment était mal choisi pour m'envahir avec des inconnus.

Pas si inconnus que ça Cassie ! Surtout l'anatomie du grand brun, miam.

- Je suis là Scarlett, je renifle.

Hannah s'éloigne pour nous laisser un peu d'intimité. J'entends ma sœur soupirer exagérément, je sais déjà ce qu'elle va me dire. Mais je la laisse faire son taff. Parce que je sais qu'elle le fait pas trop mal, pour ne pas dire très bien. Le problème ne vient pas d'elle mais de moi.

A force, ça va bien finir par s'imprimer quelque part.

- Cassie, dit-elle avant de déjà marquer une pause donnant une bonne occasion à mon émotion de reprendre le dessus. Tu ... je ... Décembre n'a rien à voir là dedans, c'est dans ta tête. Je ne sais plus quoi faire pour t'aider, et ...

- Tu m'aides Scarlett, mais il y a des maux incurables, tu ne veux pas comprendre que mon cas est désé ...

- Non ! me coupe-t-elle sèchement. Tu es désespérante parce que tu as envie de cultiver ce truc malsain, car ça l'est Cassie ! Décembre n'est qu'un mois, un mot parmi des millions d'autres. Tu vois noir parce que tu ne veux pas voir la couleur. Tu vois une fatalité là où il n'y a toujours eu qu'une coïncidence, merdique je te l'accorde, mais une putain de coïncidence Cassie ! J'aurais dû faire plus, c'était à moi de ...

- Arrête s'il te plait, je lui demande en sanglotant plus.

Mais elle continue sur sa lancée, alors j'écoute sans plus l'interrompre, comme si c'était ça, la clé, mais elle n'existe pas. Certaines phrases viennent adoucir les petites plaies comme du miel quand on a un début de mal de gorge, mais les béantes sont telles des trous noirs intergalactiques, rien ne les panse, car elles sont capables d'aspirer la plus vive des lumière guérisseuse, même celle chargée d'amour de ma grande sœur que j'aime plus que tout, à qui je dois tellement. Avant de raccrocher, elle termine son long monologue par une nouvelle pensée philosophique :

- Tu penses qu'il n'y a pas de remède à tes maux ma puce, mais tu as tort. J'aurais dû passer la main dès le début car j'ai bien vu que je n'étais pas assez armée pour mener cette bataille à tes côtés, mais j'ai pensé que prendre le taureau par les cornes en faisant intervenir quelqu'un d'autre risquait de nous séparer. Nous venions déjà de lutter pour... enfin. Je ne l'ai pas fait par égoïsme tu sais, me dit-elle la voix peu assurée tout à coup, mais pour toi, pour ne pas que tu penses que je te tournais le dos. On ne changera pas le passé, mais on peut travailler sur le futur Cassie. Tes maux sont toujours là parce que tu as gardé des mots qui auraient dû sortir depuis longtemps. Tu vois des signes à tout en décembre parce que tu interprètes tout de manière à en voir, tu as besoin que chaque chose négative qui t'arrive en fin d'année soit expliquée par ce simple mot : décembre, comme une fatalité redondante et prévisible. Evacue ton passé une bonne fois pour toute, laisse-le dans le Colorado même ! s'exclame-t-elle. La vie est trop courte pour se permettre de gâcher un mois sur douze. Pense positif, le positif te répondra !

- Mais Mika ...

- Il l'a fait exprès, pas de doute, pour te blesser ma puce. Mais Karma est mon deuxième prénom, ajoute-t-elle sur un ton trop solennelle pour que je n'y vois pas une menace à l'attention de mon ex, et le Karma n'oublie personne. A demain.

Je prends une minute pour remettre mes pensées dans l'ordre, chasser celles qui n'ont pas leur place ici, aujourd'hui du moins. Une grande ombre vient cachée la mienne. Une seule inspiration me met sur la voie de l'identité de son propriétaire, l'odeur de son parfum masculin étant déjà bien enregistrée dans mon disque dur. Casey, comme tout à l'heure à la sortie du café, se penche au dessus de moi, dépose un baiser sur mon bonnet, juste pour me montrer qu'il est là. Même sans réel contact entre nos corps, l'attention fonctionne, un début de sourire arquant mes lèvres. Puis les siennes se posent timidement, comme une aile de papillon, sur ma joue gauche, en même temps qu'une nuée de lépidoptères colorés chatouillent mon ventre. Le geste est éphémère mais le grondement intérieur que cela provoque en moi digne de la rencontre sous-marine entre deux plaques tectoniques.

Le Tsunami sera puissant.

J'ai encore la tête sous l'eau, et je ne suis pas prête à me noyer.

Comme s'il entendait mes pensées, Casey chochotte à mon oreille :

- N'aies pas peur mon lutin, je ne te veux que tu bien.

Sors ta baguette de sorcier Santa ! Il va t'en falloir de la magie pour soigner un lutin amoché.


***


- Elle n'est même pas tombée, je n'en reviens pas ! râle encore Hannah comme un vieux disque rayé. Moi j'en fais tous les ans et mes airbags n'ont pas été de trop pour amortir les chutes !

De deux doigts dirigés vers son postérieur, elle illustre ses "airbags", ce qui fait éclater de rire Will et Casey une nouvelle fois, à s'en tenir les côtes. Ou peut-être est-ce surtout le souvenir de mon amie ratant coup sur coup les figures qu'elle tentait d'effectuer comme une patineuse qu'elle n'est définitivement pas. Et d'ailleurs, même pour simplement glisser sur le sol gelé, l'équilibre lui a grandement fait défaut aujourd'hui. Les hommes l'ont traité de maladroite sur deux jambes gauches, voire sur béquilles bancales, moi je pense surtout qu'elle a manqué de concentration. Entre garder ses yeux sur ses pieds, les fixer sur son Viking et surveiller les regards en coin des autres femmes sur Will, le choix fut Cornélien pour elle. Et les conséquences de cette bataille qu'elle a perdu sur tous les plans digne d'une vidéo gag.

On aurait pu faire un show entier rien qu'avec ses chutes.

Mais pour être honnête, si je ne me suis pas pété le col du fémur, les deux hanches ainsi que les poignets, c'est surtout parce que Casey ne m'a jamais lâché la main. Dans le cas contraire, je serais en ce moment même le sosie parfait d'une momie égyptienne, dans un lit d'hôpital au lieu de passer la soirée assise devant un feu, sur un confortable pouf accoudée à une magnifique table basse en bois précieux. Hannah se plaint que son copain se foute de sa gueule, poings sur les hanches à présent qu'elle est débout et nous surplombe tous, puis lui lance une pique qui à l'effet d'un sceau rempli de glaçons :

- Ris bien William, mais tout à l'heure quand tu iras te coucher tout seul dans ton lit, moi aussi je rirai en imaginant tes grandes mains en train de soulager la pression qui n'a cessé de grandir dans ton caleçon toute la journée. Enfin, sauf si tu veux dormir sur la béquille, mais j'en doute. Donc, pour aujourd'hui, ta carotte n'est plus mon problème ! Cassie, tu viens m'aider dans la cuisine ? J'ai envie d'un autre chocolat chaud.

Le grand blond se fige, bouche-bé ceci-dit de s'être fait coupé la chique comme ça. La voyant quitter la pièce, il reprend forme humaine puis part à ses trousses. C'est mal connaître mon Hannah des montagnes que de croire qu'il lui suffira d'un sourire pour la calmer, cette fois. Car moi, je sais comment elle fonctionne : elle adore faire tourner les hommes en bourrique, les faire courir après sa silhouette de déesse. Alors puisque cette fois elle ne considère pas Will comme un passage éclair dans sa vie et envisage quelque chose de pérenniser, nul doute qu'elle va le faire languir un peu. Comprenez jusqu'à ce qu'elle décide d'aller se coucher, elle ne dormira pas seule, j'en suis certaine.

Elle a de la chance, elle.

Une main chaude s'enroule autour de ma nuque sans que je ne l'ai vue arriver. Casey quitte son pouf à ma droite pour s'agenouiller face à moi, ancrant ses yeux bleu acier aux miens. Sans parler, il approche son visage du mien, frôle mes lèvres du bout de sa langue croyant jouer avec moi, avec mes nerfs. Mais comme notre partie de Monopoli en cours que je mène haut la main, je ne suis pas prête à me laisser doubler. Le prenant de cours - c'est le cas de le dire - et ayant décidé plus tôt de me laisser porter pour ce soir au moins, je fonds sur sa bouche en happant sa langue. Un hoquet de surprise lui échappe mais encore une fois je le sens sourire tout en me rendant mon baiser, ardemment. Mes bras passent sur ses épaules, ses mains sous mon pull, dans mon dos. Ses doigts s'étalent sur ma peau, la font crépiter libérant un flux qui part se loger à la vitesse de la lumière entre mes jambes où une pression qui s'y était déjà installée cet après-midi se réveille en fanfare. Nos langues s'enroulent l'une à l'autre. Sans mot, elles se parlent portant, se criant au porte-voix que le manque était douloureux. Nos têtes bougent, nous dents s'entrechoquent poussées par une fièvre qui en avait marre de rester tapie dans l'ombre. La mienne, en tout cas. J'ai la sensation d'être bien plus près de la cheminée que je ne le suis en réalité. Tout bien réfléchi, je suis contre une flamme dont la pulpe des doigts caresse maintenant mes flancs jusqu'à la lisière de la dentelle de mon soutien-gorge. Sur la même longueur d'onde, Casey grogne dans ma bouche en sentant le tissu qui recouvre ma poitrine, ce qui ne fait qu'accroître mon niveau d'excitation.

Et d'humidité, Cassie.

D'un mouvement, Casey nous fait basculer sur le tapis blanc moelleux, mon corps recouvrant avec peine le sien bien plus massif. Je ne suis ni fine comme un spaghetti ni légère comme une plume, et au moins vingt bons kilos nous séparent sur la balance. Ce type est taillé en V, et dans du marbre, en plus. Pourtant, il ne semble pas si écrasé que ça sous moi. Et en parlant de marbre, la dureté de son érection confirme mes pensées salaces. Ses mains massant à présent mon crâne, nouées dans ma chevelure qu'il malaxe comme un boulanger pétri précieusement sa pâte à pain, un gémissement de bien-être se fraie un chemin dans ma gorge en même temps que mon bassin qui mue d'une volonté qui lui est propre, commence un déhanchement pour soulager mon clitoris en souffrance. Et c'est ce moment que choisit mon esprit pour me rappeler que si je ne suis pas prête à me noyer, je dois bien réfléchir avant de me brûler les ailes, puis Will pour tirer à vue dans notre bulle de luxure :

- Putain Hannah si eux ils baisent et pas moi, je me jette dans le lac gelé en bas de la propriété ! s'exclame le grand blond le plus sérieusement du monde en levant les mains au ciel.

Commence par les laisser se dévorer Ducon !

Et mon partenaire d'échauffement d'ajouter tout aussi sévèrement :

- Et moi je te jure que si tu ne vas pas t'y jeter tout de suite mon vieux, c'est moi qui t'y colle dans ce putain de lac !

Mais vu comme il est hot le Santa, le lac en question va devenir geyser avant même que son pote ne touche l'eau. Merde, je vire obsédée !

Non, tu redeviens normale, Cassie.

- Allez, on se fait mettre la mine par Cassie et après on saute dans le jacuzzi ! sautille Hannah son maillot de bains rouge déjà dans les mains.

- Je n'ai pas pris de maillot, réfléchis-je à haute voix.

- Si jamais tu lui conseilles de se baigner à poils devant toi, je t'étouffe pendant ton sommeil Will ! le prévient Casey en se relevant, le pointant d'un doigt hargneux.

Will hausse un sourcil, un rictus qui va bientôt signer son arrêt de mort fend sa bouche. Je sens déjà la connerie, tout comme ma meilleure amie qui recule de deux pas.

- Mais regardez ! C'est qu'il est jaloux notre Père-Noël quand on taquine sa copine le lutin !!! s'escaffe-t-il. Mais que c'est mignon ...

- Trois secondes d'avance Will, deux ...

Will n'attend pas son reste et disparaît aussitôt. Casey me lance un clin d'oeil avant de se mettre en chasse. Pas sûr qu'on la finisse, cette partie de Monopoli. Hannah, amusée et pouffant de rire face à la connerie de ces deux grands gamins qui ont pourtant passé le cap de la trentaine si j'ai bien compris ce qu'elle m'a expliqué sur Will, du moins, me prend par le cou et me donne un coup de hanche complice, notre marque de fabrique :

- Viens mon lutin, j'ai pris plusieurs maillots, et je sais déjà lequel tu vas enfiler pour te faire enfiler par ton Santa ensuite ...

Et là, c'est cette sale garce qui part en courant dans les escaliers en hurlant de rire, cette fois.

- Hannah !

Je t'aime, Sainte Hannah !


***

Plusieurs coupes de champagnes plus tard pour ma meilleure amie, nous entrons dans un grand jacuzzi frémissant comme si nous avions le diable aux fesses. Ou le froid, car le grand bain d'eau chaude se trouve sur la terrasse, de la chambre qu'occupe Casey. Et une question s'impose à moi de plein fouet :

- Casey comment se fait-il que TU te sois arbitrairement octroyé la plus grande chambre avec le plus grand jacuzzi ? C'est vrai quoi ! C'est pas juste ! On aurait pu tirer au sort !

Ce n'est pas galant, surtout.

Je m'attendais à ce qu'Hannah renchérisse, c'est une féministe jusqu'à la pointe des cheveux, mais non seulement elle ne dit rien, mais elle semble tout à coup avoir été mise sur pause, comme si j'avais appuyé sur un bouton magique.

Si c'était toujours aussi facile, ce serait cool, me dis-je.

Cette fille est une pile électrique. Will est frappé du même mal, mais le sien dure moins longtemps, et quand il va pour ouvrir la bouche, c'est le voleur de chambre qui parle en premier de sa voix suave pour m'amadouer en me prenant par la taille, me rapprochant de lui :

- Je n'ai rien contre le fait de la partager, cette chambre mon lutin.

Instantanément, je bous. Un peu de honte qu'il ait osé dire ça devant les deux voyeurs compulsifs, beaucoup parce qu'il vient une phrase et une simple caresse sur ma cuisse d'augmenter de 4000% le thermostat de ma température corporelle, et pas du tout parce que je baigne dans une eau à plus de trente huit degrés.

Putain de libido déréglée !

Putain d'aveugle qui ne comprend rien ... SAV ?

Masqués par les bulles et la lumière tamisée du balcon, aucun de nos deux amis ne peut voir ce qu'il se passe sous l'eau qui nous offre une relative intimité, heureusement. Mais ayant en mémoire les prouesses du Viking ici présent qui semble avoir de la suite dans les idées, couplé à mes connaissances sur une certaine petite coquine qui le bouffe des yeux à longueur de journée, je doute que leurs mains à eux soient aussi sages.

Celle de Casey remonte toujours sur ma cuisse, mais ne s'aventure pas sur le maillot que m'a prêté Hannah. Je ne sais pas s'il est pris d'une vague de pudeur ou attend un consentement de ma part qu'il n'aura pas en public, mais je l'en remercie intérieurement. Echanger nos fluide buccaux devant eux ok, passer pour une dévergondée limite libertine voire exhib' sur les bords, non merci.

Un frisson de plaisir nait sur ma nuque au moment où Casey y laisse traîner le bout de langue, glisse le long de ma colonne vertébrale se muant en tremblement, traverse mon corps comme si mes veines et artères étaient soudainement devenues des autoroutes sans limitation de vitesse, descend jusqu'à mes pieds puis remonte aussitôt pour terminer son électrisante course au creux de mon ventre après un coup de klaxon tonitruant sur son sexe.

Ça chauffe cocotte.

Ça cuit, même. Putain de Père-Noël trop hot ! Ma main s'agrippe à la sienne, nouvelle idée de merde qui ne fait rien pour me calmer. Chaque contact entre nos peaux me fait risquer l'électrocution, avec l'eau comme accélérateur. Casey se positionne en plus dans mon dos, comme s'il ne remarquait pas que je suis en phase de devenir une immense centrale nucléaire. A cause de lui.

Fucking libido !

Et une centrale nucléaire hors de contrôle, c'est Dangereux avec un putain de D majuscule si fluorescent qu'il se verrait depuis Neptune Cassie, pensé-je. Cette réflexion ô combien raisonnable sûrement influée par ma conscience dépourvue de tout péché/défaut de luxure, me donne l'impulsion nécessaire pour me détacher de lui. Mais puisque rien n'est jamais aussi simple - rappelons que nous sommes toujours en décembre, pardon Scarlett - ses yeux envoûtants ordonnent aux miens par je en sais quel sortilège de s'y arrimer. Je jette donc une double ancre dans son magnifique océan qui donnerait envie à un non voyant plus entêté et opiniâtre qu'un âne de s'y noyer sans garantie d'être ensuite accueilli au Paradis. Et si j'y discerne clairement le même trouble que le mien, il y a aussi autre chose que je n'interprète pas, ce qui déclenche une petite alarme dans ma tête. Mais avant que je n'ai pu me pencher sur la question, Will se lève en quatrième vitesse sans lâcher la main de ma copine, et ils nous abandonnent ainsi en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Statufiée, les jambes en coton pesant pourtant plusieurs quintaux, mes yeux toujours pris dans les filets de Casey, aucun de nous ne pipe mot. L'instant est suspendu quelque part sur la frise du temps. Je ne sais pas ce que j'attends, mais si je suis consciente que mes pensées d'ordinaire contradictoires devraient se faire la guerre en ce moment dans ma tête, il n'en est rien. Il y a des questions, oui. Mais la peur de faire une monumentale connerie n'est plus là. Elle ne s'est pas simplement tue, elle a totalement déserté le champ de bataille. Je me sens plus apaisée, ce qui est assez inhabituel chez moi pour que ce soit notable, même maintenant. Même quand je me dis que ma raison est probablement en train de se faire virer de la fête manu-militari pas une pulsion sexuelle que je n'avais encore jamais rencontrée, et qui crie que je dois l'assouvir.

Avec l'objet de son désir : lui.

La neige recommence à tomber, signe que la pause sur l'horloge du temps est terminée. La moitié du corps émergé, je me rends à peine compte que le froid m'enveloppe.

- Je ne t'oblige à rien Cassie, énonce finalement Casey sans rompre notre lien visuel. Tu peux sortir de l'eau, rejoindre ta chambre jusqu'à demain matin, sans craindre que je ne vienne frapper à ta porte ou déranger ta quiétude, car je ne ferai pas.

J'enregistre ses mots. Je ne les analyse plus, ce qui est d'autant plus dangereux, car cela signifie que plus de cinquante pourcent de ma tête a confiance en lui. Certainement parce qu'il n'a pas profité de moi alors que j'étais bien éméchée la dernière fois.Après une dizaine de secondes de silence, il reprend sans bouger :

- Tu auras toujours le choix, mais avant que peut-être nous n'allions plus loin tous les deux, il y a quelque chose que tu dois savoir.

- Quoi ? murmuré-je si doucement que je doute même qu'il ait pu m'entendre, retenant mon souffle.

Il ne reste plus immobile, se redresse pour me faire face. Plus grand que moi, il me domine, d'une manière néanmoins délicate et brutale à la fois, virile, qui me retourne le ventre. A la lumière de la nuit, sa beauté semble exacerbée, l'eau ruisselant sur lui accebrue sa musculature, rajoutant au trouble qui m'assaille. L'envie de retrouver la chaleur de son corps, alors même qu'elle m'irradie sans même qu'il me touche. Ô oui, cette homme est un Danger, pour mes sens et ma santé mentale somme toute relative depuis quelques semaines.

Et ton cœur.

- Je ne serai pas ton coup d'un soir Cassie, dit-il en relevant mon menton pris dans l'étau de son pouce et son index. Si c'est ce que tu attends de moi, il vaut mieux que tu fuis vers ta chambre, car c'est non négociable pour moi.

Ma bouche s'ouvre pour verbaliser je ne sais quoi, mais d'un rapide baiser il me somme de ne rien dire et continue :

- Si tu restes avec moi cette nuit, c'est pour essayer. De nous connaître, preciseprécise-t-il avant de m'embrasser de nouveau sur le front, de voir si cela peut fonctionner et nous mener quelque part tous les deux, ses lèvres se posent sur mon nez, mais en aucun cas tu n'obtiendras une baise qui s'achèvera au matin me faisant agir ensuite comme si rien ne s'était passé. Je pense que ça peut marcher Cassie, mais encore faut-il se laisser une chance.

Sa bouche rejoint la mienne en douceur, contraste déchirant avec ce qui gronde en moi et je me rappelle alors que je retenais toujours mon souffle. La neige nous a pourvus d'un fin manteau blanc qui ne va pas tenir, mais pour une fois, ce soir, je ne veux pas y avoir le signe néfaste que ses paroles ne sont que du vent, une prémonition flagrante que rien ne sert d'essayer, tout finit toujours par foirer. Décembre oblige. Nos bouches se parlent, différemment, mais je sais qu'elle se comprennent au rythme de leur bal dont la cadence vient de changer, la faim transcendant la retenue. Hors d'haleine d'une étreinte qui sans nul doute a duré bien plus longtemps qu'il ne l'avait initialement prévu, il me rend ma langue et reprend :

- Je n'ai plus envie de jouer au chat et à la souris, car tout le monde sait que le félin finit toujours par gagner.

Etonnée et un poil piqué dans ma vanité, je relève d'autant plus la tête :

- Mais qui te di que moi, pauvre petite souris, je ne suis pas plus endurante et plus maligne que le gros matou ? je lui demande conquérante fière, pourtant à deux secondes de fondre comme neige au soleil, battue par sa réplique à laquelle je ne m'attendais pas quand il fait se frôler nos lèvres pour me répondre :

- Ma belle, tu n'as pas compris. JE suis la souris et TU es le chat. J'ai ralenti ma course il y a bien longtemps car je suis une victime plus que consentante, pris dans les phares de ta beauté mais aussi de ton sale caractère qui me rend fou. Je crois qu'il faut qu'on arrête de jouer, parce que tu as déjà enroulé une gigantesque guirlande autour de moi Mon Lutin, tel un lasso autour d'une proie. Tu m'as ferré trop vite et je ne m'attendais pas à ça, et même si nous ne sommes qu'au début du chemin, je sais déjà que je veux plus qu'une nuit et ...

Et c'est bon. Il croit qu'il a perdu, mais en réalité il a gagné.

Et moi aussi, Dieu soit loué !

- Arrête de parler Sexy Santa et embrasse-moi vite avant que j'aille au marché noir. Valeur sûre! je lui lance avec un clin d'œil, sachant très bien comment il va réagir.

Après avoir bougonner un très charmant "Sale peste tu vas me le payer" Casey se rue sur moi comme un affamé qui n'a pas mangé depuis des jours. Pourtant, son baiser me paraît différent. Toujours aussi avide de conquérir chaque cellule de ma bouche pour ne rien manquer, pour assujettir cette partie de mon corps qui lui est en réalité déjà dévouée, toujours langoureusement vivifiant bien qu'incontestablement ardent, mais empli d'une remarquable touche de "plus". Il y a une fougue tendre qui m'émeut particulièrement, car je perçois sans mal qu'elle me rend un souffle que ne savais pas ne plus avoir, ou peut-être ne l'avais-je jamais eu.

Quand la chaleur de l'eau remplace la légère piqûre du froid blanc qui m'avait recouverte, mes yeux s'ouvrent d'eux-mêmes, voulant vérifier que je ne rêve pas. Nous sommes maintenant immergés jusqu'au cou et je ne l'ai pas senti nous faire bouger, trop obnubilée par ses mains sur moi ainsi que l'invasion savoureuse de sa langue dans ma bouche. Ne supportant plus ni la tension entre mes lèvres gonflées de désir ni celle logée sur mon bouton sensible érigé entre elles, je noue mes jambes autour de ses hanches pendant qu'il est occupé à picorer ma nuque en cheminant vers mon buste. Puis, sans honte je me frotte à sa courgette magique - oui une carotte, c'est fin ...

- Aurais-tu besoin d'être libérée mon lutin ?

Il peut bien se moquer, mais il n'y a pas que moi qui suis tendue comme un tronc. Et je m'en vais le lui rappeler, à cet hypocrite. Ma main droite glisse entre nous, son regard sonde le mien et à la seconde où je passe la barrière de son short de bain, sa pomme d'Adam tressaute en même temps que les muscles de ses mâchoires serrées. Envolé son sourire luciférien, il va rencontrer le petit démon qui sommeillait en moi depuis si longtemps.

Casey peine à déglutir, ça vaut le détour, et enhardit mon appétence. J'enroule mes doigts autour de son sexe et c'est le mien qui réagit. Oui, j'ai besoin d'être libérée comme il dit, mais avant, je veux le voir lutter un peu. Mon poignet bouge d'abord lentement, ma prise se fait plus ferme, mon pouce va caresser sa verge douce avant que mes mouvements passent la seconde. Casey soupire, ouvre la bouche, ferme les yeux m'empêchant de me délecter plus de son trouble tout autant que de la perversion de ses pensées que je devine. Il me laisse faire, ne dit rien, se contente de soupirer au gré de la pression que monte en lui, je le sens car il grossit encore dans la main. Incapable de bouger - mais ce n'est qu'un homme, je ne peux lui demander de faire deux choses à la fois, encore moins quand son cerveau n'est plus du tout irrigué - je profite de son état pour à mon tour aller goûter sa peau. La ligne virile de sa mâchoire en premier, puis sa pomme, le lobe de son oreille. Son cou parsemé de petit picots noirs de sa barbe de deux ou trois jours. Ma main libre caresse ses obliques, puis suit leur cartographie jusqu'à ses pectoraux bandés. Son torse se soulève plus vite, il fait craquer sa nuque plusieurs fois pour se calmer. Mes lèvres vadrouillent sur son sternum et soudain, l'une de ses mains se pose sur celle des miennes qui s'occupait toujours de son membre.

- Pas comme ça, murmure-t-il contre moi avant de m'embrasser à m'en faire perdre la tête.

Tu l'as déjà perdue ma pauvre Cassie.

D'un geste leste, Casey me fait me tourner, mon dos maintenant appuyé contre sa poitrine. Sans préavis, il me déleste de mon bas de maillot en tirant sur les liens de chaque côté de mes hanches. Sa main droite part en expédition entre mes jambes, sans demander son chemin. Elle le connait parfaitement et a déjà fait tout le tout du propriétaire, en connaissant même les moindres recoins. Mika n'aimait pas les préliminaires. Casey lui n'est pas en avare en la matière, il pourrait écrire un guide les yeux fermés. Son index et son majeur se positionnent de part et d'autre de mon clitoris, le massent de haut en bas me menant plus près du septième ciel. Le Tsunami annoncé sera bien plus dévastateur que prévu, la vague de plaisir que je sens monter à m'en faire péter les synapses faisant déjà bouillir mon cerveau. Oui, je boue, ma tête s'alourdit et je ne peux rien faire d'autre que de la laisser choir sur l'épaule de Casey. Je ne sais plus si je respire toujours, ou si au contraire, j'ai cessé de faire fonctionner mes poumons. Prise de tremblements qui m'étonnent moi-même, j'agrippe aussi fort que je le peux les poignets de Casey qui ne cesse sa délicieuse torture.

Torture est le mot juste, car quand ses doigts stoppent finalement leur ballet, je suis à un doigt d'éclater en sanglots, de frustration. Une très douloureuse frustration que jamais de ma vie de n'avais ressentie. Heureusement, mon bourreau n'est pas sadique, et ses phalanges s'infiltrent rapidement en moi pour mieux me satisfaire. Tout en suçotant mon cou et me répétant que je suis belle, qu'il a envie de moi comme jamais, il fouille ma féminité dans une cadence qui me rend folle. Son autre main se pose sur mon clitoris en le massant circulairement, puis, quand il crochète ses doigts dans mon vagin, qu'il trouve ce point sensible en moi, mon ventre se tort une ultime fois et le ras de marrée me submerge à m'en exploser les cordes vocales, car je sais que je crie mon plaisir ainsi que son prénom. Parcourue de plusieurs spams de la racine des cheveux à la pointe des pieds, je perds toute notion de tout, si ce n'est du plaisir qui ne faiblit pas ainsi que des douces caresses sur mes bras qui me font frissonner alors que je suis encore dans immergée dans l'eau chaude. Je n'entends rien d'autre que les battements effrénés de mon cœur, je ne vois rien d'autre que des flocons qui virevoltent et deviennent étoiles sous mes yeux grands ouverts.

Quand mon esprit quitte les cieux, rejoignant la Terre et les simples mortels dont ne fait clairement pas parti Casey qui relève plus du Dieu que de l'homme lambda à cet instant, je réalise qu'il est déjà hors de l'eau, sec, une serviette enroulée autour de ses reins qui ne cache rien de la bosse qui la déforme et une autre tendue qui m'attend. N'ayant plus besoin de mon haut de bikini, je m'en débarrasse sans regret ni pudeur, m'enroule dans le tissu moelleux et chaud. Casey me frictionne, ses billes bleues fixées sur mon visage qu'il observe centimètre par centimètre, comme pour graver en lui mes traits rougis post-orgasmique.

La neige vient tenter de retricoter un manteau sur nos peaux, mais le Père-Noël a un pouvoir magique qu'elle semble avoir oublié tout à coup : il fait fondre la neige par sa température corporelle qui frôle celle de lave en fusion.

Bouillant, le Santa.

Mon envie sortant la tête des eaux troubles remuées par le Tsunami qu'avait titillé Casey, la vague brûlante de ma libido reprend du service. Ma langue part en éclaireuse annoncer la couleur à celle de l'homme à demi-nu devant mon regard concupiscent, mes mains se posent sur son torse pour le faire reculer et rentrer sans sa chambre, au chaud oui, mais surtout sur son lit, car j'ai comme une idée qui mérite amplement d'être explorée, pour ne pas dire une gourmandise que je dois assouvir, tout de suite. J'avance toujours, nos bouches soudées, il recule jusqu'à ma destination. Je fais tomber sa serviette qui me gêne, il hausse un sourcil interrogateur, mais il va aimer. Une impulsion lui ordonne silencieusement de s'assoir au bord du lit, il obéit sans poser de question. Doucement, sans le quitter des yeux, je m'accroupis, m'agenouille entre ses jambes. Je pose mes mains sur ses genoux, puis le gratifie des mêmes attentions qu'il a eues pour moi dans le jacuzzi. Elles remontent lentement sur ses cuisses, glissent à l'intérieur. Je permets à mes ongles de laisser leur empreinte où ils le veulent. Avec une lenteur calculée, j'approche mon visage de ma cible, humidifie mes lèvres du bout de ma langue. Je le vois retenir sa respiration avant de chuchoter difficilement :

- Tu n'es pas obligée.

Je le sais, mais j'en ai très envie, besoin, et je sais que lui aussi car dans le cas contraire, il m'aurait déjà arrêtée. Toute langue dehors, je lèche son membre de bas en haut, une première fois, puis une deuxième, et encore. Mon contact le fait se dresser plus, mon bas ventre en ressent les plaisirs. Mais ce n'est rien en comparaison de l'instant où sa verge pénètre ma bouche, où ma langue s'enroule autour avant que je ne le laisse m'envahir totalement.

- Putain c'est pas vrai !

Là, il s'effondre, littéralement, se laissant lourdement tombé sur le dos. Le voir perdre la tête grille la mienne. C'est euphorisant au possible. Une drogue puissante, la meilleure de toute.

J'aime son gôut salé mélangé à celui de l'eau chlorée. Alors durant plusieurs minutes, il devient mon bonbon -géant. Mes mains me viennent en renfort pour caresser ses testicules aussi douces qu'une peau de pêche.

- Cassie stop !

Juste pour jauger sa résistance, je continue à le sucer en le défiant du regard. Il a raison, je suis une petite peste. Il lutte, ses mains glissent sur son bas ventre jusqu'à son pubis. Moi aussi, je vais bientôt avoir besoin de plus.

- Cassie retire-toi s'il te plaît.

En même temps que sa supplique , il se redresse et me prend par les épaules. Sur ses deux pieds, il passe ses mains sous mes fesses, me soulève, contourne le lit avant de me déposer délicatement la tête sur un oreiller. Il ouvre l'un des deux tiroirs de la table de nuit, en tire un sachet doré qu'il ouvre aussitôt de ses dents, puis déroule la protection le long de son sexe en érection. Je sens les pulsations du mien qui hurle que son vide doit être combler, mais Casey semble avoir un autre projet avant. Il s'agenouille à son tour devant moi. Impatiente et devinant ce qu'il s'apprête à me faire, sachant à quel point cet homme est doué pour me faire jouir sur ses lèvres, je bloque ma respiration jusqu'à ce que sa langue me lape en totalité. Il ne m'épargne pas, me lèche encore et encore, sa langue allant même s'infltrer entre mes lèvres puis en moi. Je sens les prémices du plaisir me fouetter. D'instinct, mes hanches décollent du matelas, mes mains s'ariment à la couette par sécurité, car j'ai la sensation que je vais chuter. Et quelque part, c'est probablement un peu le cas.

- Casey viens.

Pas besoin d'en dire dire, il obtempère, heureusement pour mon cerveau et le peu de neurones encore à même de fonctionner. Il remonte le long de mon corps en déposant une pluie de baisers humides sur son chemin. Il fait une petite pause sur ma poitrine dont il pince tour à tour mes tétons pointés vers lui, avant de les honorer de sa bouche, pour mon plus grand plaisir. Grâce à lui, j'ai découvert une zone érogène que je ne me connaissais pas.

- J'ai envie de toi Cassie, souffle-t-il à mon oreille avant de mordiller mon lobe.

- De deux choses l'une mon beau, soit tu n'as pas assez envie de moi car je ne te sens pas en moi, sois tu y es déjà et tu m'as donc trompée sur la marchan...

Mais pas le temps de terminer ma phrase. Casey m'a déjà soulevée par les fesses et emplie d'un seul coup de bassin jusqu'à la garde.

Et tu le sens.

Oh oui, je le sens. Je le sens même très bien, mais je n'ai pas mal, son intrusion est une véritable libération alors qu'il prend toute la place entre mes parois.

- Oh putain ... je ne peux m'empêcher de chuchoter pour moi-même.

- C'est exactement ce que j'ai ressenti tout à l'heure quand tu m'as pris dans ta bouche. Tu m'as rendu fou Cassie, et ce putain d'effet , il m'est tombé dessus dès que j'ai posé les yeux sur toi Mon Lutin. Dans ton costume vert, tu m'as ébloui et là, ce soir, tu es divinement belle.

Casey parle, me donne des coups de reins de plus en plus exaltés, et c'est moi qu'il rend folle. Mes jambes remontent, s'enroulent à l'endroit qu'elle ne veulent décidément plus quitter: son bassin. Mes mains ne caressent plus ses omoplates mais y laissent des marques de plus en plus profondes, perçant ses chairs tout comme il pilonne les miennes, tout comme il va de plus en plus loin en moi. Je peine à inspirer, expire fort, tout autant que la respiration de Casey devient érratique. Et allez savoir pourquoi, le voir perdre le contrôle, l'entendre souffler pour se calmer et essayer de contenir son plaisir me mène sur le paillasson des portes de la jouissance.

- Casey je vais ...

- Regarde-moi Cassie. Je vais y aller plus fort.

Mon ventre fait un ultime saltot, mes yeux s'ancrent aux siens et après un coup de butoir plus puissant que les autres, j'explose autour de Casey qui est lui aussi envahi par un orgasme bruyant. Nos cris se mêlent, s'emmêlent. Chaque muscle de mon corps convulse, mon cœur s'emballe si vite que j'ai peur qu'il s'arrête.

Et avec cette réflexion vient celle qui me grille un peu plus : il bat, et je me sens vivante, tellement plus que depuis tant d'années. Peut-être la première fois depuis tant d'années.

Un pas de plus vers une page à tourner, enfin.

Annotations

Recommandations

the Galactik
Je suis Niklas Hennessey, membre de la famille la plus riche d'Irlande.
Tout le monde vante les qualités des milliardaires. Mais moi je n'en ai qu'une : me battre ! Et cela ne convient pas du tout aux goûts familiaux. Mais je n'y accorde aucune importance. Je profite de ma vie.
Mais un soir, tout change !
Je dois arriver à gagner ma vie par mes propres moyens, tout seul, sans aucune aide. Donner des coups de poings ne me seront d'aucune utilité.
C'est alors que la possibilité de voyager dans l'Espace s'offre à moi. Mais malgré les précautions et mesures de sécurités, le voyage ne se passe pas du tout comme prévu. Je me réveille ensuite sur une planète perdue dans une autre galaxie, avec des occupants étranges, et de l'énergie cosmique dans mon organisme.
Si je veux pouvoir rentrer sur Terre, je vais devoir apprendre à la maîtriser sans commettre de dégâts. Et cela est loin d'être facile. Surtout que des aliens meurtriers tentent de me capturer...
5
6
0
73
Défi
Claude Carrès
J'avais pas de chien.. c'était sans compter sur leur fourberie et leur capacité à se déguiser en chaton.. les chat l'eau
11
13
6
1
Lou08
Voici un petit résumé de la légende de Tristan et Yseut, à la fin il y a un petit jeu. A votre avis qu'elle est la bonne fin ( pas le droit de tricher, bon je pourrais pas vous en empêcher!) n'hésitez pas a me faire part de vos réponse.
0
1
0
1

Vous aimez lire Line P_auteur ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0