Lumières ténébreuses

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Cassie

Une main caressant lentement mes cheveux tente de me réveiller en douceur. Je ronronnerais presque de la sensation de bien-être que cela m'apporte. Contre mon gré, un soupire de contentement m’échappe ; et cette constatation en amène une autre qui m'exaspère : trop de choses se passent en dehors de ma volonté, en ce moment. Mon corps est un traître dont je suis prisonnière, la vie, elle, est une prison sans limite ni frontière. Et j'ai pris perpétuité.

Tout comme moi avec toi ma grande ...

Voilà. Et non contente de devoir vivre dans cet univers où la fatalité semble pour moi être une évidence, l'adversité est aussi en moi, ma conscience étant elle aussi contre moi. Putain de vie de merde ! Voilà donc comment un réveil en douceur se transforme encore en questionnement existentiel. Allez Cassie, ne te résigne pas ! essaie de m'encourager la squatteuse dans ma tête en ayant revêtue son costume de cheerleader. Visiblement, je n'aurais pas la paix, car même Scarlett a décidé pour moi, aujourd'hui. Ses lèvres embrassent ma tempe tendrement et je la sens se blottir contre moi sous la couette.

- Cassie ma puce, j'ai préparé le petit déjeuner, tu descends ? Pancakes, chocolat chaud et plein de confitures.

Un courant m'électrise à ses mots. Merde, il se passe quoi, là ? Mes yeux s'ouvrent en grand sous la surprise de sa réplique qui me ramène des années en arrière. Une impression de déjà vu me tort le ventre et un doute raisonnable s'installe. Le temps semble suspendu pour moi tel une fleur qu'il me ferait, pour une fois, pour me permettre de réfléchir à ce qui m'arrive. Et si tout n'était qu'un mauvais rêve ? Un cauchemar que j'aurais vécu en accéléré ? Une prémonition que je dois combattre pour qu'elle ne se réalise ? Mes pensées partent dans tous les sens, mais la plus folle des explications serait bien capable d'apaiser mes craintes. J'aimerais que le passé soit encore futur pour pouvoir tout changer. Scarlett est toujours là, contre moi, comme le bouclier qu'elle est depuis des années. Sa chaleur m'entoure tout autant que son amour. Et je doute toujours, mon esprit flottant entre deux portes. Où sommes-nous sur la frise du temps ? La réponse vient d'ailleurs, de l'extérieur de ma tête, quand un petit corps se jette sur moi et rit de son timbre de bébé.

- Tatie ! Viens manger !

Sa voix perce mon corps et mon cœur car je sais dorénavant où se trouve le présent, et des sanglots qui étaient encore bien cachés éclatent sans avertissement. Je passe ma tête sous ma couette pour éviter que mon filleul ne me voie dans cet état, et ne s’inquiète ; car c'est un enfant sensible sous cette couche de coquinerie.

- Oh non Cassie ... souffle ma sœur à mon oreille après avoir appelé son mari pour qu'il récupère notre petite bouille de bonheur. Ça va aller ma puce, tu verras.

- Je déteste décembre, je la contre pour toute réponse, ce qui l'énerve prodigieusement ce matin.

Pas moi.

- Cassie Green ça suffit ! me gronde-t-elle en se détachant de moi en même temps qu'elle vire la couette du lit. Arrête avec tes conneries ! Décembre n'a rien à voir là-dedans ! C'est toi qui te raccroches à cette putain d'idée de merde depuis des années ! Et chaque année c'est pareil ! Je pouvais l'accepter quand tu étais ado mais tu as vingt-quatre ans et ...

- Et tu me traites encore comme une enfant ! je m'écrie à mon tour en me levant pour récupérer mon bien.

- Parce que tu fais l'enfant !

- Je ne faisais rien du tout si ce n'est dormir et c'est toi qui m’as réveillée je te signale ! C'est mon jour de repos !

Ma sœur ne dit rien. Me regarde, étonnée, de longues secondes. Elle hoche simplement la tête, plusieurs fois, passe une main sur son visage puis tente un petit sourire qui sonne faux avant de tourner les talons. Merde ! Qu'est-ce que j'ai dit ? Scarlett n'est pas du genre à rendre les armes si facilement. Elle quitte ma chambre en me lançant presque timidement un :

- Recouche-toi, pardon d'avoir dérangé ton sommeil. Bonne journée Cassie.

Bravo Cassie !

Je réfléchis à toute allure en connectant mes quelques neurones toujours endormis. Et je comprends quand j'entends deux voix dans le couloir.

- Elle est où Tatie, maman ? Elle vient pas jouer avec moi ?

- Non mon poussin, désolée, Tatie ne va pas jouer avec toi aujourd'hui.

Voilà, elle a compris ! Dieu soit loué !

Oh non ! La lumière s'allume, mais l'ombre des ténèbres n'est jamais bien loin. Je file à la salle de bains à toute allure et me douche comme si j'avais le diable au cul en m'insultant de tous les noms d'oiseaux que je connais. Et j'en connais beaucoup.

Tout le dictionnaire.

J'avais promis à Scarlett de m'occuper de Jack aujourd'hui afin qu'elle et Gabriel passent une journée en amoureux. Le pire ? C'est moi qui le lui ai proposé. Et ça m'est sorti de la tête. Je me file une monumentale baffe mentale, puis une deuxième. Quelle conne ! Comment ai-je pu oublier le soleil de ma vie ? Je n'aime pas le dire, ni le penser, mais Scarlett a raison il faut que je me reprenne un tant soit peu. Je hais le mois de décembre, je n'aime pas les fêtes, mais Jack est mon trésor et je l'aime plus que tout. C'est le bonhomme de ma vie, l'homme de ma vie même, car il n'y aura sûrement jamais que lui ... Puisque Gabriel est déjà pris, ris-je toute seule en me maquillant rapidement.

Ma sœur a trouvé le seul homme sur Terre certainement, qui a toutes les qualités requises pour être un bon mari, un bon père ... et un très bon amant, pour ce que j'en sais. Des flashs de souvenirs se permettent de venir brouiller ma vue mais je les chasse rapidement même si les doux crépitements dans mes reins qui les ont accompagnés n'étaient pas désagréables, mais ce n'est pas le moment. Quelques sprays de parfum, une dernière touche de blush pour me donner bonne mine. J'enfile un body en guise de sous-vêtements, mon pantalon taille haute en simili cuir noir à la va-vite, attrape dans l'armoire mon pull beige à col si large qu'il dénude le haut de mes épaules. Mon long et douillet gilet de la même couleur sur le coude, je récupère mon portable sur la table de nuit et jette un nouveau coup d'œil à l'heure qu'il est.

Et donc ?

- Et donc Hannah ne va pas tarder à rappliquer ! je m'affole en me rappelant que je lui ai aussi proposé de passer cette journée avec moi, avec nous, en même temps que le programme des festivités s'affiche sous mes paupières. MERDE et double merde !

Je me félicite néanmoins d'avoir été si rapide à me préparer tout en dévalant les escaliers. Huit minutes chrono, un record ! Mais que ne ferais-pas pour le soleil de ma vie pourrie ? Rien, et c'est bien là le problème du jour ... Je rentre dans la cuisine un immense sourire plaqué sur mon visage, mais quand les yeux ronds de Jackson brillent de mil feux en m'apercevant, il s'allonge encore touchant presque les étoiles.

- Tatieeeeee Cassiiiiieeee !!!! s'écrie-t-il en me tendant les bras depuis sa chaise d'enfant, un gâteau à la main.

Je l'enlace et hume son odeur de bébé comme une droguée en manque de sa came. Jack est un magicien, il a ce pouvoir sur moi de faire disparaître pour un temps éphémère les idées noires qui obscurcissent ma tête. Et finalement, je me plais à penser que cette journée auprès de lui est la meilleure chose qui pouvait m'arriver, aujourd'hui. Elle ne sera pas aussi pourrie que je l'avais imaginée.

Et elle ne fait que commencer ...


***


Jackson rit encore aux éclats, il ne cesse de rire et de s'émerveiller depuis que nous sommes arrivés à Candy Cane Lane, dans le quartier ultra décoré de Woodland Hills. Et c'est justement pour les décorations que nous faisons cette promenade avec lui. Les illuminations sont omniprésentes, à chaque pas, sur chaque façade de maisons et de commerces. Ici, c'est un véritable village du Père-Noël, la Laponie dans un coin de Californie. Certaines cabanes de bois sont même entourées de fausse neige. Les petits yeux clairs de Jack voguent sans jamais savoir où s'arrimer, tellement le choix doit pour lui être cornélien : des traîneaux, de fausses maisons en pains d'épices, des animaux, d'immenses canes à sucres qui bordent les trottoirs, des manèges, des vendeurs de confiseries, des lutins petits et grands, et des lumières, beaucoup de lumières. Ici, aujourd'hui, je suis certaine qu'il s'amuse encore mieux qu'à Disney. Sa bouche s'ouvre et se ferme au rythme de ses étonnements trop mignons. Et moi, mon cœur se serre pour plusieurs raisons. Les larmes me montent aux yeux, et Hannah qui guettait depuis un long moment déjà les signes comme un loup affamé guette sa proie, prend rapidement les choses en main en proposant à Jackson de lui offrir un autre tour de son attraction préférée.

Je me retrouve donc seule au milieu de ce vacarme infernal. Les bruits de la vie qui m'entourent semble exacerbés, tout à coup. Les rires et les pleures des enfants, les parents qui tentent de maîtriser sans craquer leurs progénitures si excitées par ce qu'elles voient. Même la musique me grille les tympans. Putains de chansons de Noël ! Une main de fer glaciale joue les étaux sur mon cœur qu'elle enserre plus fermement que les jours précédents, refroidissant mon sang qui ne circule plus correctement. Ancrée dans le sol et incapable de bouger, je ne peux rien faire d'autre que laisser les éléments m'agresser, la vue, les oreilles. L'âme.

Ces enfants encore innocents ne savent pas à quel point la vie peut être cruelle. Et en décembre c'est encore pire, car elle nous envoie un peu de sa poudre pailletée aux yeux, pour nous aveugler par toutes ses lumières déployées, pour faire ses coups en douce. Elle profite de l'euphorie générale, que chacun baisse sa garde et pensant que cette période ne peut être autre chose que merveilleuse et magique et alors, sans crier gare, elle vous plante un couteau dans le cœur que vous n'aviez pas vu venir. Et par la plaie sanglante qu'elle laisse, s'évadent tous les subterfuges dont elle avait usés, emportant avec elle notre candeur, notre naïveté lapidée. Ce que j'appelle moi l'hymen de notre enfance. Toute insouciance envolée, reste l'aigreur, le goût amer du fer qui tatoue nos papilles comme un tatouage indélébile. A vie, peut-être même pour l'éternité.

Au milieu de l'allégresse et de l'exultation, je suis un trou noir qui m'auto-aspire et me renvoie en même temps au visage mes joies et mes peines. Dans chaque enfant, je vois celle que j'ai un jour été. Je nous vois, Scarlett et moi. Les secondes s'égrènent, modifient les images, nous vieillissent. La magie qui jadis m'aveuglait s'éloigne, laissant la place à l'ombre de la vérité. L'obscurité dans sa laideur et sa méchanceté fut finalement pour moi celle qui a levé le rideau sur le secret bien gardé du mensonge qu'est la vie tout en rose. Alors oui, décembre nous illumine et fait briller des yeux, mais il est le pire de tous, selon moi. Pour moi. Il revient chaque année avec son lot de merdes et d'emmerdes joliment empaquetées dans un magnifique papier doré, comme si j'allais encore plonger tête la première dans l'illusion que ce qu'il traîne dans son traîneau n'est que bonheur et entrain. Non. Je ne suis plus crédule.

Bah voyons. Tu crois ce que tu veux ...

Une prise ferme sur mon épaule chasse le brouillard qui m'entourait et une tête que je reconnais me dévisage gravement.

- Hey Cassie, tout va bien ? m'interroge une voix grave dont les yeux cherchent des réponses sur mon visage.

Non, il lui faut un exorcisme.

Et toi il te faut une thérapie ! je réponds à cette saleté de conscience qui joue encore les trouble-fête.

- Cassie ? Tu es parmi nous ? Cassie ?

- Oui, oui Will, j'acquiesce en scrutant la foule autour de moi, à la recherche de mon petit rayon de soleil.

- Tu es venue seule ?

- Non, je suis avec Hannah et mon filleul.

Ses yeux s'illuminent en écho à ce qui nous entoure dès que je prononce le nom de ma meilleure amie. Un immense sourire fend son visage dont il a un peu raccourci sa barbe à la hipster. A en croire Hannah, cette barbe aurait des vertus dans un certain domaine qui nécessite d'être nue, et même si j'ai eu droit aux détails des " prodigieux pouvoirs magiques " de cette partie du visage de Will, et bien qu'il soit très séduisant, la pilosité ce n'est toujours pas mon délire, à moi.

Et visiblement t'envoyer en l'air avec un Dieu de la baguette magique non plus ...

- Je vais vraiment finir par croire que tu es un lutin féérique, tu le sais ça ? s'enquiert-il en passant maintenant son bras autour de mes épaules. Tu es une magicienne Cassie ! Alors, elle est où, Hannah ?

Je lève les yeux au ciel en pouffant de rire, à cause de son enthousiasme surtout. Derrière sa carrure de Viking au longs cheveux blonds qu'il dompte toujours dans un haut bun, Will semble être un parfait gentleman. Toujours souriant, avenant, un regard de braise espiègle et qui s'est très bien comporté avec mon amie. Enfin, toute sauvagerie au lit exclue, bien entendu. Un guerrier viking reste un viking ...

Et toi là-haut tu la fermes ! Aucun commentaire !

Putain de rabat-joie !

D'un signe de main, je désigne la zone où plusieurs manèges font virevolter les enfants. La nuit est déjà tombée, il est bientôt l'heure du bain de Jack. Nous l'avons fait vadrouiller toute la journée, emmené déjeuner dans un restaurant, il n'a pas fait de sieste et marche ici depuis près de deux heures. Si je ne veux pas qu'il s'endorme sans un bon décrassage et avoir dîné, je ne dois pas traîner. Et tant mieux, je sens depuis longtemps les démangeaisons de ma peau signe que je vais faire une urticaire sous-cutanée. Je suis allergique à décembre !

Et moi à elle. Sauvez-moi !

J'aimerais pouvoir m'endormir ce soir et ne me réveiller que le premier janvier. Nos pas nous guident jusqu'à Hannah dont le regard brille lui aussi de milliers de feux d'artifices quand il croise celui de son amant d'une nuit. Et pas que, si vous voulez mon avis. Will se sépare de moi pour aller enlacer ma meilleure amie qui plane à dix mille sur un nuage de lubricité. Je la connais, je sais exactement à quoi elle pense en ce moment, et c'est bien plus profond que la valse langoureuse qu'elle est en train de danser sous mon nez avec le grand blond. Sans mauvais jeu de mot, bien-sûr.

Au moins une qui danse, quoi.

Jack m'appelle et me fait coucou depuis le cheval blanc et or sur lequel il est assis dans le majestueux carrousel. Je dégaine mon portable pour immortaliser ce moment et l'envoyer à ses parents. Dans ma galerie, j'ai un dossier qui lui est entièrement dédié. Des photos et des vidéos depuis sa naissance, jusqu'à aujourd'hui. Je le filme quelques secondes et transmets le tout à Scarlett via WhatsApp qui réagit dans l'instant par des dizaines de coeurs qui s'affichent dans notre fenêtre de conversation. Nous échangeons rapidement et je lui promets de rentrer dès le tour de Jackson fini. Seule à mon avis, enfin sans Hannah sauf si elle découvre d'ici là un moyen de laisser sa bouche ici, avec Will. Sans aucune gêne, il se roulent des patins monumentaux et pour peu je croirais presque qu’ils sont prêts à aller valser sur la piste gelée un peu plus loin. Les parents aux alentours les dévisagent. Certains excédés par ce comportement de dévergondés lèvent les yeux au ciel ou soufflant exagérément et théâtralement pour exprimer leur mécontentement, certains nul doute envieux de voir ce qui ressemble bien à un début de passion, et d'autres ... eh bien visiblement faussement énervés car selon moi jaloux qu'ils s'en carrent complètement d'être observés. Et franchement ? Je crois bien qu'ils ont raison. Les deux enflammés de la langue, j'entends. On a qu'une vie ...

Je fais grève, au cas où ça intéresse quelqu'un ... moi aussi, je suis excédée, par elle.

Le carrousel s'immobilise et je me rue sur mon filleul afin d'éviter qu'il ne grimpe sur autre chose. J'ai bien vu ses petits yeux de coquins reluquer le gros lion un peu plus loin. Il me voit arriver, je sens à sa mine triste les problèmes pointer le bout de leurs nez ...

- Allez mon poussin, c'est l'heure de rentrer à la maison ! je lui lance avec un grand sourire pour noyer le poisson.

On est plus sur un requin là Cassie ... Une Orgue. Une baleine ...

Merde je suis d'accord avec elle ! C'est même un mégalodon que je vais devoir noyer, là. Ses petits yeux se remplissent déjà de grosses larmes de crocodiles. Oh non ! Je ne supporte pas quand il est comme ça ...

Il te prend pour un jambon. Gros le jambon !

Grosse toi-même !

- Tatie encore ! sanglote-t-il, son petit menton tremblant.

Bon Cassie, négociations. Mode Super-Tatie activé ! je m'encourage pour ne pas faiblir face au redoutable et colossal adversaire que représente le petit Jack du haut de ses trois trois sucres d'orge.

- Allez mon poussin, tu sais, tu pourras revenir avec papa et maman, mais là il faut vraiment rentrer à la maison sinon Tatie va se faire gronder.

Ouais, pathétique comme méthode de négociation. Je sais.

- Non je veux revenir avec toi !

Non, non ! Je ne ris pas ! Je suis juste morte de rire. RIP à moi-même et à ta sérénité, au passage !

OH PUTAIN DE BORDEL DE CHIOTTES DE BOULES DE NOEL ET SAPINS VERTS ! Whaoo, ça fait du bien, me dis-je. Non mais le flingue, il est où ? Qui a décidé de se servir de mon filleul contre moi?

- Oui eh bien on pourra y réfléchir dans la voiture ok ? je lui propose en le prenant par la main. Et tu sais quoi ? Je vais aller t'acheter une sucette en chocolat et tu pourras la manger au dessert, qu'est-ce que tu en penses mon poussin ?

GAGNÉ ! Jack hoche sa petite tête et ses yeux larmoyants il y a encore une minute scintillent maintenant de gourmandise, en accord avec sa langue qui lèche ses lèvres rose d'envie. Bien. Pas trop mal joué, Cassie !

Arrivés devant les deux ventouses qui ne se sont pas décollées, je me râcle la gorge mettant fin à leur exploration amygdalienne commune. Mais avant que je n'aie eu le temps d'ouvrir la bouche pour prendre congés d'eux avec l'idée arrêtée qu'il sera nécessaire que je me lave les rétines à la javel pour effacer tant d'images de langues incrustées bien profondément dans mes pupilles, mes yeux sont soudain attirés comme des aimants par une silhouette au loin qui fend la foule de passants. Je les laisse faire leur travail, détailler l'objet de leur fuite. Finalement, j'ai bien fait de venir : je sais à présent que le Père-Noël sexy et bouillant comme la braise a trouvé sa Mère-Noël.

Canon d'ailleurs, la Mère-Noël qui, d'abord simplement accrochée à son bras, rit tout à coup aux éclats et enlace son compagnon par la nuque pour l'étreinte quelques secondes ... Et elle n'a absolument rien d'un lutin.

Une chevelure de déesse californienne, plutôt.

Et le corps qui va avec.

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