Bonhomme de neige et carotte magique

15 minutes de lecture

Casey

Je laisse les jets toniques d'eau chaude fouetter ma peau et mes muscles endoloris par ma séance d'entraînement. J'adore la boxe anglaise, et Will est un formidable partenaire et adversaire. Il est mon miroir, comme pour beaucoup de choses depuis que nous nous connaissons. Mais s'il y a bien un truc que je ne comprendrai jamais, c'est comment il arrive à aller faire la fête toute la nuit après une telle journée, et pire, une telle scène de sport. Moi je ne peux pas. Les clubs, ça ne m'a jamais attiré. J'y allais bien sûr, avec mes potes, puis Will, mais la musique trop forte, l'odeur de transpiration et les crises de vomis dans les toilettes, très peu pour moi. J'en ai fait des conneries avec mon meilleur ami quand nous étions encore étudiants, des fêtes à ne plus savoir ce qu'on avait fait la veille et avec qui, mais les boîtes de nuit, j'ai toujours détesté ça. Je reste longtemps sous la douche, trop longtemps. Mais c'est un des meilleurs moments de ma journée.

Quoi qu'aujourd'hui, je dois dire qu'il a eu encore mieux. Ces quelques minutes dans l'ascenseur avec le petit lutin ont été géniales. Et j'avais raison, il y a bien une tension entre nous, c'est indéniable, elle était palpable, presque perceptible à l'œil nu. Et en pensant à elle, à ses jambes qui ne ressemblent ni à celles d'un fil anorexique de fer de podium ni à celles d'une enfant de douze ans, à sa taille bien marquée par son uniforme d'elfe de Noël, à sa poitrine qui semble généreuse et à sa bouche qui immiscent en moi des idées très peu religieuses, une partie de mon anatomie se réveille sans surprise. Et c'est loin d'être la première fois de la journée.

Déjà dans cette cabine, j'avais envie d'elle. C'est presque incompréhensible. Non pas qu'elle ne me plaise pas, bien au contraire, mais ça faisait tellement longtemps que je n'avais pas été autant attiré par une femme que j'ai l'impression que mon corps replonge en adolescence et ne sait plus quand il doit se mettre en érection ou non. Et a défaut de le savoir, mon membre se tient près dès qu'elle est dans les parages. Un vrai puceau !

Elle est trop bandante.

Oh oui elle l'est. Et je ne sais pas si elle en a conscience. Elle m'attire, comme un aimant, pourtant elle ne m'a pas dragué, plutôt repoussé. Quand je repense à sa stupéfaction quand je lui ai dit m'imaginer la prendre à quatre pattes, puis qu'elle nous a trouvé a moitié à poil Will et moi dans la loge, j'ai autant envie de rire que de me soulager seul, comme un putain d'ados en rut qui fantasme sur sa copine car il ne peut pas aller plus loin que des petits baisers. Et encore, moi je n'ai même pas eu ça avec elle.

Merde, mais pourquoi je pense à ça, moi ?

Elle t'obsède.

Oui c'est vrai, j'ai beaucoup trop pensé à elle toute la semaine, son image m'a court-circuité. Mais parce que son comportement m'a émoustillé. Elle m'a traité comme un type banal et j'ai aimé ça. Et c'est exactement ce dont j'ai besoin, cette normalité, celle des gens normaux. Car je ne suis pas idiot, je sais que je fais partie d'une classe privilégiée, mais cela n'a pas que des avantages. "À chaque bonheur sa peine" dit toujours ma grand-mère. Moi je pense plutôt qu'à chaque chance est enchaînée une pénitence. Et la mienne c'est de ne pas pouvoir me fondre dans la masse quand j'en ai envie, pour rencontrer des gens qui n'ont pas pour seul centre d'intérêt d'apprendre par cœur les cours de la bourse, le golf, le shopping ou voyage de luxe ou encore la préparation du prochain événement mondain. A part Will et ma famille proche, je n'ai personne qui veut vivre une vie normale. Mes autres amis sont plus des amis professionnels, d'affaires, qui ont un intérêt à être dans mon cercle. Will lui n'en a jamais rien eu à faire de mon statut. C'est pour cette raison qu'il est comme mon jumeau, que j'ai besoin de lui autant qu'il a besoin de moi.

Mon téléphone sonne encore, m'obligeant à quitter la bulle de mes pensées. Et à cette heure ci, cela ne peut être que mon meilleur ami. Je sors de la douche et enroule une serviette autour de mes hanches. Sur l'écran allumé de mon portable, deux appels en absence et des sms. De Will.

W.
{ Dis mec, ton lutin des neiges, c'est juste un délire dans le vent ou tu étais sérieux ??}

Lutin des neiges.

Pas mal.

{ Bon, j'ai ma réponse. Je n'aurai plus à me déguiser en serviteur vert, c'est pas plus mal. Bonne nuit vieux. La mienne s'annonce excellente }

{J'étais sous la douche, pourquoi tu me demandes ça ?}

La réponse ne se fait pas attendre.

{ Je reformule. Cette nana n'est pas un simple lutin des neiges, c'est un putain de dragon déguisé en bombasse à robe noire ! Et l'alcool la rend torride, elle a le feu aux fesses la vendeuse de jouets ... }

{ Et elle vient de m'envoyer chier pour les lui avoir sauvé, ses fesses !}

Bon sang il a bu ou quoi ?
Question rhétorique. Bien entendu qu'il a bu. Mais mieux vaut lui demander des explications. Je n'aime pas du tout ce que ses messages sous-entendent.

{ Il se passe quoi? Sois plus précis STP. Tu as vu Cassie ?}

{ Oui. Et je ne suis pas le seul mon vieux. Mais ne t'inquiète pas, moi je ne la touche pas, promis. Je suis avec sa copine . Mais le lutin cherche un bûcheron, si tu vois ce que je veux dire. Ou une belle carotte à mettre dans son bonhomme de neige, et pas forcément sur le nez ... Elle ne veut pas que je la raccompagne. Elle a bu. Sa copine dit qu'elle veut trouver un mec pour oublier son abruti d'ex et éteindre un incendie. Pas tout compris.}

{ On essaie une dernière fois. Si elle nous envoie chier on la laisse là. Après tout elle est majeure et Hannah lui a filé des munitions.}

Des munitions ? Mais c'est qu'il devient poète ce con !

{ Elle est où ?}

{ Wc}

Putain il est intelligent mais tellement con parfois !

L'alcool rend bourré, et con.

{ Le nom du club Will !!}

{2T}.

{Retiens la}

{ Tu m'as pris pour Superman ou quoi Casey ? C'est un dragon je te dis cette nana ! }

Il est sérieux ? Non il se fout de ma gueule, c'est pas possible.

{ Putain tu fais 1m85 pour 80 kg, elle doit peser 62 kilos toute mouillée alors tu la surveilles et tu retiens !}


***

Je traverse la salle à la recherche de Will. Il me faut plusieurs minutes pour le trouver. C'est immense ici, on ne dirait pas de l'extérieur. La chaleur est étouffante, la majorité des filles très peu vêtues, la musique excessivement forte. Je ne parle pas de l'odeur à cette heure avancée de la soirée. Ou de la nuit, question de point de vue. Heureusement je ne compte pas rester longtemps. Will me repère lui aussi, me fait signe, et ne perd pas de temps pour me présenter sa conquête du soir.

- Casey, voici Hannah. La copine du lutin. Enfin du dragon, se reprend-il en s'esclaffant.

- C'est lui, le Père Noël ? lui demande-t-elle en m'inspectant de la tête aux pieds sans aucune gêne aucune.

- Oui ! se marre mon pote. C'est lui, en chairs et en os ! Et en muscles aussi.

- Ah bah ouais, je comprends mieux du coup, dit-elle en hochant la tête d'approbation, il me semble, et ses sourcils parfaitement dessinés arqués.

- Tu comprends mieux quoi ? je m'enquiers à mon tour.

La jeune femme lève les yeux au plafond avec un petit sourire coquin au coin de ses lèvres peintes en rouge cerise. Elle est pas mal, Will a bon goût, y'a pas à dire.

- Pourquoi elle cherche un pompier avec une très belle lance pour étreindre le feu que tu as allumé entre ses jambes Santa ! me lance-t-elle avec un clin d'œil. Et sympa l'idée du vibro, je comptais aussi lui en offrir un moi aussi, histoire qu'elle se réchauffe les nuits d'hiver ...

Intéressant.

OK. Elles ne sont pas copines pour rien ces deux-là. Elles aiment les métaphores. Mais je retiens surtout qu'elle lui a quand même parlé de moi ...

Et ?

Et que le Père Noël lui a mis le feu aux fesses. Très bonne info. En revanche, hors de question qu'un autre type en profite. Ni d'elle et de son état d'ébriété, ni de ce que moi j'ai fait naître en elle. Si quelqu'un doit jouer au pompier pour éteinte l'incendie que j'ai allumé en bon pyromane que je semble être en sa présence, c'est moi et personne d'autre. Sa copine, Hannah donc, me montre d'un signe du doigt où elle se trouve sur la piste et me fait promettre d'en prendre soin sous peine de me, je cite, "couper la bûche en rondelles avant de la faire brûler sous mes yeux, et de me broyer les grelots si jamais je me comporte en homme des cavernes ". Ok. Message reçu 5/5. Elle vient simplement de me menacer d'émasculation. Et bizarrement, cela n'a jamais fait partie ma WishList cette année.

Ni les autres, soit dit en passant. On y tient, aux grelots.

Je retire ma veste que le laisse à leur table, et fends la masse de corps en sueur pour en faire sortir le lutin. Je me plante devant elle. Elle a les yeux fermés, se déhanche sensuellement avec un mec au sourire lubrique collé sur son cul. Cul d'enfer au passage, surtout moulé dans cette petite robe noire qu'elle porte. Je croise les bras sur ma poitrine et ordonne silencieusement au type qui lui colle littéralement au train de vite trouver un antidote pour se décoller d'elle avant que je ne prenne les choses en main, toujours au sens littérale du terme. Moins grand que moi et moins costaud, il ne cherche pas plus loin, hoche la tête avant de s'éloigner. Bon, une bonne chose de faite.

Mais quelque chose me dit que tout n'est pas gagné.

Non, qu'est-ce qui te fait dire ça ?

Je ne sais pas ... peut-être l'avertissement de Will sur le fait qu'elle se transforme en dragon, la petite bombe. Un pas de plus en avant, et déjà, mon corps réagit à la proximité du sien, c'est dingue. Elle n'a toujours pas remarqué que son pot de colle a disparu. Elle semble perdue dans son monde, enfermée avec pour seule connexion à la réalité la musique qui guide son corps divin. Un corps qui attire les regards sur elle comme la Tour Eiffel illuminée en plein Paris. Je comprends. Dans son uniforme de Noël au magasin, la coupe de sa tenue ne laissait pas entrevoir la courbe de ses hanches, que j'avais supposées être féminines, en harmonie avec sa taille et le peu de sa silhouette que j'en voyais. La jupe évasée cachait ses jambes au-dessus des genoux, et seuls les mi-bas aux couleurs de sucres d'orge accentuaient le galbe de ses mollets. Mais là devant moi, dans sa robe noire qui semble avoir été cousue sur son corps formant une deuxième peau, et malgré un simple décolleté droit qui dévoile à peine la naissance de sa poitrine, elle est à tomber. Un peu trop d'ailleurs. Mais dans mon pantalon c'est un tout autre scénario qui se joue, et surtout l'effet inverse : ça monte, rapidement. Je passe mon bras au milieu de son dos pour la coller à mon torse. Nos vêtements nous séparent mais ma peau s'échauffe déjà. Mon geste la surprend, elle se tend et cesse tout mouvement. Elle pose déjà ses petites mains au niveau de mes pectoraux, je vois qu'elle ouvre les yeux en levant lentement son visage vers le mien. Très lentement, comme en slow motion, comme si elle hésitait à savoir qui ose troubler son moment de danse.

Ou comme si elle le savait déjà, peut-être.

- Bonsoir mon lutin sexy, je lui glisse à l'oreille. Tu sais qu'il se dit que le Père Noël voit tout ? Et il paraît aussi qu'il exhausse tous les vœux.

- Santa ? s'étonne-t-elle les yeux grands ouverts en les ancrant aux miens. Mais qu'est-ce que tu fais ici ?

Elle ne danse plus mais se met à tanguer légèrement sous mon bras, alors je resserre ma prise sur son petit corps. Elle a mis de hauts talons et m'arrive sous le menton, elle est trop mignonne.

Pas mignonne, canon.

- Je te l'ai dit mon lutin, je sais tout et je vois tout.

- Je ne suis pas ton lutin Santa ! s'énerve la belle en voulant quitter le bouclier de mes bras. Je m'appelle Cassie ! CASSIE !

Mais je la retiens, j'ai trop peur qu'elle ne chute. Will a raison, elle a bu, et la chaleur saharienne de l'endroit ne soit pas aider son corps à garder la tête froide.

- Et moi je ne m'appelle pas Santa, mais Casey. Mais tu peux même me surnommer Dieu si ça te chante, je lui souffle en retour. Et crois-moi mon lutin, un jour où l'autre, c'est exactement ce qui se passera. Toi et moi, c'est écrit, comme une évidence. Alors tu peux t'amuser à courir, je te rattraperai toujours. Tu veux jouer ? Je suis ton homme, mais prépare-toi à perdre, et à chanter ... voire crier ...

Oh oui elle va chanter, et pas une comptine de Noël. Elle m'observe toujours, et je vois passer une lueur licencieuse dans ses pupilles agrandies par les effets de l'alcool qui la désinhibent totalement. L'une de ses mains s'agrippe plus fermement à mon t-shirt et elle rapproche dangereusement ses lèvres des miennes, faisant monter la pression dans mon entrejambe déjà bien gonflée, d'un cran, en même temps que ma température corporelle qui va friser la combustion spontanée. Rien que la, elle me fait un effet de dingue, alors dans une toute autre situation où tous les yeux ne seraient pas braqués sur elle, juste les miens, je n'ose pas imaginer.

- Dis-moi Santa, je dis ça comme ça, mais je crois que tes bottes de neige sont un peu trop serrées, tu devrais faire attention car c'est mauvais pour la circulation sanguine. T'as les chevilles qui enflent et ça te fait dire n'importe quoi.

Je les aime bien, ses métaphores de Noël.

- Je ne dis que la vérité mon lutin, et je peux te jurer que mon affût sanguin fonctionne parfaitement, encore plus quand tu es si près de moi, Cassie.

Elle hausse un sourcil, facétieuse, et laisse graduellement son regard vert pétillant descendre le long de mon corps tout en se mordant la lèvre. Quand il atteint sa destination, je vois le bout de sa langue caresser ses dents tandis qu'elle penche sa tête, l'étonnement se lisant sur son front. De deux doigts, je remonte son menton pour qu'elle me regarde dans les yeux, même si je ne ressens aucune gêne à ce qu'elle soit consciente de l'effet qu'elle me fait, là, tout de suite, et ce bizarrement même si nous sommes en public. Mais je sais qu'elle n'est pas dans son état normal. L'alcool désinhibe, mais il ne fait pas mentir, donc même si elle ne l'avoue pas quand elle est sobre, moi aussi je lui fais de l'effet. Tant mieux.

- Ouais, pas mal, avoue-t-elle avec sa moue de démon qui n'annonce rien de bon pour ma tension ... et certainement mon égo. Mais le problème tu vois, c'est que moi cette nuit je cherche plutôt un camarade de jeux venu d'une contrée très très chaude, dit-elle langoureusement en roulant des épaules, ou des Enfers, et toi Santa, tu es celui qui jaillit du froid et je DE.TE.STE le froid, alors ta carotte de bonhomme de neige il va falloir aller te la faire éplucher ailleurs mon beau. Mais merci pour la proposition hein !

Polaire, le vent Casey. A refroidir les flammes de l’Enfer.

La sale garce. Oui, elle a soufflé son vent, pourtant, elle m'allume plus que jamais. Elle sourit encore plus sardonique avec un clin d'œil avant de se détacher de moi et d'entamer une rotation des talons. Mais elle cesse finalement son mouvement, et pas simplement parce que je vois bien qu'elle a du mal à se mouvoir. Will a raison, elle n'a plus rien d'un lutin des neiges, ce soir. Le tableau qu'elle m'offre est plutôt celui d'un elfe des Enfers, un splendide petit démon. Et quand elle ouvre de nouveau sa jolie bouche, c'est pour m'asséner encore une fois un de ses petits piques.

- Et pour info, je n'aime pas courir.

Mes deux mains s'aimantent d'autorité à ses hanches pour qu'elle me fasse face. J'aime voir dans ses yeux le voile de l'envie, du désir, car il est bien là. Les siennes s'arriment à mes avant-bras, preuve une fois de plus qu'elle pourrait flancher à cause de son état - ou ses états - et elle le sait.

- Parfait, comme ça je t'attraperai plus vite.

- Qui te dis que j'ai envie que tu m'attrapes beau gosse ?

Beau gosse ? De mieux en mieux. On avance.

La liste est bien trop longue, il nous faudrait plusieurs heures, alors il n'y a qu'une chose à lui répondre. Ma main droite remonte le long de son flanc jusqu'à la base de sa nuque où elle se place dans ses longs cheveux, sans que jamais nos regards ne se séparent. Elle a conscience de ce qu'il va se passer, je le lis et elle me défie de ses billes émeraudes comme si elle pensait que je n'en sois pas réellement capable. Nous jouons, pourtant j'ai comme la sensation troublante de n'avoir jamais été aussi sérieux de ma vie, qu'il se joue beaucoup plus ici que la preuve incontestable qu'il y a une alchimie entre nous, bien plus forte peut-être que celle dont je suis conscient à cet instant. Elle me trouble, et une voix dans ma tête souffle que ce n'est que le début, alors qu'une autre m'avertit que ne je dois pas plonger, que c'est trop dangereux, qu'elle est trop dangereuse pour être vraie, cette fille. Mais je m'en fous, je ne sais pas si toute raison m'a abandonné au moment où j'ai passé les portes de ce club ou si au contraire elle se fait plus entendre que d'habitude, mais je ne reculerai pas, plus. C'est trop tard, de toute façon. Ma bouche se soude déjà à la sienne en lui demandant l'autorisation de l'envahir plus. Elle répond à mon assaut en passant ses mains dans mon cou et c'est elle, qui l'approfondit. Nos langues se rencontrent et ne paraissent pas avoir besoin de s'apprivoiser, comme si elles se connaissaient déjà. Cassie a le goût du bonbon et du champagne, un mélange exquis. Le combat verbal, déjà ardent, prend le chemin d'une bataille bien plus fougueuse quand j'avale ses gémissements qui me rendent fou et pourraient bien à eux seul me faire exploser. A peine nous sommes nous séparés pour reprendre nos souffles que je me rue de nouveau sur elle comme un mort de faim, sur cette putain drogue qui s'est déjà infusée dans mes veines.

Oh oui, putain de drogue.

Je ne sais pas combien de temps nous restons ainsi, à nos frotter l'un à l'autre dans une danse langoureuse qui devient bien trop indécente et sulfureuse pour que nous continuions en public. Quoi que ... tout bien réfléchi, au moins le message est clair : plus personne n'a intérêt de poser ses mains sur elle.

Ni ses yeux, visiblement.

- Est-ce que c'est assez chaud pour toi mon lutin ? je lui demande en laissant ma langue traîner le long de sa mâchoire, puis de sa nuque jusqu'à aller mordiller le lobe de son oreille.

Point très sensible apparemment. Cassie s'accroche plus encore à mes cheveux, m'obligeant à continuer ma douce torture puis geint de plus belle. Il faut qu'elle cesse de faire ça. A trop vouloir jouer avec le feu, c'est moi qui suis sur le point de me brûler. Mais la flamme est belle, attirante, si tentante, tel un chant de sirènes vers lequel voguent les matelots alors même qu'ils savent que le mirage est dangereux, voire funeste pour eux. Moi, je fonce tête baissée, car impossible de m'arrêter.

- Pas mal oui ... me susurre-t-elle contre ma peau en feu. J'espère que l'intérieur du livre est aussi attrayant que la couverture, Santa.

Oh ma belle, tu n'as pas idée ... Pas idée de ce que tu viens de réveiller, ou faire naître, peut-être. Mais chaque chose en son temps.

Annotations

Recommandations

the Galactik
Je suis Niklas Hennessey, membre de la famille la plus riche d'Irlande.
Tout le monde vante les qualités des milliardaires. Mais moi je n'en ai qu'une : me battre ! Et cela ne convient pas du tout aux goûts familiaux. Mais je n'y accorde aucune importance. Je profite de ma vie.
Mais un soir, tout change !
Je dois arriver à gagner ma vie par mes propres moyens, tout seul, sans aucune aide. Donner des coups de poings ne me seront d'aucune utilité.
C'est alors que la possibilité de voyager dans l'Espace s'offre à moi. Mais malgré les précautions et mesures de sécurités, le voyage ne se passe pas du tout comme prévu. Je me réveille ensuite sur une planète perdue dans une autre galaxie, avec des occupants étranges, et de l'énergie cosmique dans mon organisme.
Si je veux pouvoir rentrer sur Terre, je vais devoir apprendre à la maîtriser sans commettre de dégâts. Et cela est loin d'être facile. Surtout que des aliens meurtriers tentent de me capturer...
5
6
0
73
Défi
Claude Carrès
J'avais pas de chien.. c'était sans compter sur leur fourberie et leur capacité à se déguiser en chaton.. les chat l'eau
11
13
6
1
Lou08
Voici un petit résumé de la légende de Tristan et Yseut, à la fin il y a un petit jeu. A votre avis qu'elle est la bonne fin ( pas le droit de tricher, bon je pourrais pas vous en empêcher!) n'hésitez pas a me faire part de vos réponse.
0
1
0
1

Vous aimez lire Line P_auteur ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0