Chapitre 3.1 : Amusements

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Quand Mina revint à elle et que sa vue devint moins trouble, sa tête reposait sur les genoux de Sofia, qui caressait d'un geste lent et doux ses cheveux. Toutes deux se trouvaient sur un des gradins du théâtre.
Elle sentit également une présence chaude sous son bras et, en y regardant mieux, elle y vit Pedro, son petit félin qui y était logé en boule tout contre elle. Se faisnt, elle avait un peu bougé et avait ttiré l'attention de Sofia, qui s'arrêta afin de l'interroger.

  • Vous sentez-vous mieux, Dame Mina ?
  • Humm... Un peu mieux. Merci.

La prêtresse se releva avec précaution, se sentant un peu groggy, mais elle n'était plus victime de vertiges. Elle regarda autour d'elle, et ne vit que peu de personne étaient encore restées ici. Afin de savoir combien de temps elle s'était évanouie, Mina demanda à Sofia, qui lui répondit :

  • Voyons... Après votre évanouissement, Son Excellence m'a fait venir et à annoncer le début des festivités. Cela doit bien faire deux heures.
  • Je vois.

Elle attrapa Pedro et le mit sur ses genoux afin de le caresser. Ce denier ronronna de bonheur et faisait le dos rond, les moustaches frétillantes et en pétrissant de ses griffes la robe de cérémonie de sa maîtresse. Sofia, quant à elle, ne cessa de la dévisager, le visage rongé par l'inquiétude. Bien entendu, Mina l'avait remarqué, et elle évitait son regard.

  • Dame Mina, écoutez moi...
  • Non Sofia. Je vous l'ai déjà dit, je ne changerai pas d'avis.
  • Jeune fille, ne t'ai-je pas appris à ne pas couper la parole, surtout quant un adulte te parle.

Le vouvoiement n'était pas tellement le fort de Sofia, qui l'oublait toujours lorsqu'elle sermonait sa jeune protégée qu'elle surnommait à chaque fois << jeune fille >>, pour lui rappeler qui était son aînée.
Aussi, elle reprit, sûre cette fois d'être écouté jusqu'au bout :

  • Cela fait maintenant des années que je m'occupe de toi. Tu savais à peine marché quant les Duides ont commencé à utiliser ton don pour maintenir la barrière. Leur action est peut-être louable, mais ils ne prennent pas en compte le fait que cela te porte préjudice. Depuis toutes ces années, tu n'as cessé de t'évanouir à chaque fois que tu en usais. Et le fait que tu recharge en énergie toutes les armes et les protections n'arrange absolumment rien. Peut-être devrais-tu leur demander de ne pas autant dépendre de toi. À commencer par les armes.
  • Sofia, je sais que vous dites ça pour mon bien, et je vous en suis vraiment reconnaissante, mais je le fais vraiment de bon cœur. La vie de beaucoup de personne dépend du faite que je puisse leur garantir un minimum de sécurité là-bas.
  • Mais enfin ! Penses-tu au moins à ta santé ? Qui nous dis que cela n'aura un impact sur ta vie ?
  • Sofia, comprenez moi. Je m'en voudrais pour le restant de mes jours si, par mon égoïsme, il y ait plus de victime. Pourriez-vous vous même le supporter ?

Cette fois-ci, Sofia resta silencieuse. Mina se concentra alors davantage sur la cité, où elle y perçut des signes d'animation. Après la procession, les habitants avaient pour coutume d'organiser une grande nuit de fête. Spectacles de rue, feux de joie, stand de nourriture, pétards créés avec une poudre du Désert Central qui produisait avec les bonnes substances et mesures différentes couleurs, ventes d'objet. Cette fête attirait de nombreux étrangers, en plus de la procession. Les cris de joies et l'odeur de nourriture faisait naître en elle le désir d'y participer.

Cependant, une fois la procession accomplie, elle devait revenir sur-le-champs au temple.

  • Mina.

La voix de Sofia fit sursauter Mina, qui était tenaillée par l'envie de s'amuser.

  • Oui, qu'y a-t-il ?
  • J'ai eu des nouvelles de Rogue. Apparemment, il aurait terminé d'attraper les pratiquants du marché noir d'Eden.
  • C'est vrai ?! Et il va bien ?
  • Hormis des attaques de quelques Ombres et l'attaque d'un tyranours qui à fait quatre blessés dont il fait parti, et un devant rester sur place, il va bien.
  • Tant mieux.

Eden était une petite ville marchande qui se trouvait non pas dans la Rodinia, mais dans l'un des premiers Mondes de la Forteresse Interdite.

. . .

La Forteresse Interdite n'était en rien un bâtiment ordinaire. Il n'y avait aucune salle qui la composait. Seulement un grand espace qui, dit-on, ressemble à un ciel parsemé d'étoile qui s'étirait à l'infini dans l'espace. Les seules choses présentes à l'intérieur étaient de gigantesques miroirs. Les humains étaient capables de les traverser, et chacun d'eux menait à un endroit différent. Proviennent-ils du même monde, nul ne le sait. Mais la seule chose qui était sûre, c'était que là-bas vivait d'autres peuples qui pour la plupart était des plus civilisés et ressemblaient mêmes aux hommes avec qui ils firent des alliances des plus bénéfiques. Cependant, parmi eux vivaient également les redoutés Démons et Alfes. Les Ombres étaient également le plus présente là-bas.

. . .

Mina, bien que rassurée de savoir Rogue en vie, ne comprenait cependant pas pourquoi Sofia lui en parlait. Cette dernière ne tarda cependant pas à lui expliquer la raison.

  • Normalement, Rogue est ton tuteur en plus de moi. S'il avait été là, il t'aurait fait revenir tout de suite au temple.

Si Sofia essayait de la rendre bien plus maussade, c'était gagné. Mais Sofia n'en avait pas terminé.

  • Cependant, comme il n'est pas là, c'est moi qui m'occupe de toi. Et puisque tu refuses de te ménager, tu pourrais au moins essayer de te détendre et de profiter des festivités. Qu'en dis-tu ?
  • Mais Sofia, vous risquez d'avoir des problèmes, non ?
  • Je t'accompagnerai au centre de la cité, bien sûr. Tant que je suis dans les parages et que tu ne fais pas de bêtises, ces vieux grognons de Druides ne nous en voudrons probablement pas, surtout vis à vis de toi. Ils te le doivent bien, non ?

Trop joyeuse pour lui répondre, Mina ne se contenta que de se jeter sur Sofia pour l'étreindre. Sur le coup, Sofia éait devenue muette, mais elle se mit à lui tapoter le dos en rigolant légèrement. Voir le sourire de cette jeune fille lui réchauffait son vieux coeur.

  • Aller, va t'amuser ma grande.
  • Merci, merci beaucoup !

Sans perdre un instant, Mina s'élança vers la cité avec Pedro au bout des bras. Sofia se leva lentement, regardant filer à vive allure la prêtresse et, prenant tout son temps, elle la suivit.

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