Chapitre 2.2 : Barrière protectrice

7 minutes de lecture

La cité de Lumis avait été découverte par les hommes au début de leur colonisation de la Rodinia. Ils ne trouvèrent que des bâtiment anciens, et pourtant dans un bon état de conservation. Ceux qui décidèrent de s'y installer découvrir la présence de cristaux qui entouraient la totalité de la cité. Les plus grands mesuraient au moins quatre mètres et la plupart ne mesuraient qu'un mètre. Ils étaient tous d'une incroyable transparence.
Personne ne sut la raison de leur présence, ni leur curieuse disposition. Cela avait demeuré le plus grand mystère de leur cité pendant plusieurs siècles. Et jamais personne ne se douta de l'utilité de leur présence. Mais, même s'ils l'auraient découvert, ils n'auraient put avoir les moyens de s'en servir.

Depuis le début de leur présence en ces lieux, les humains étaient harcelés par des créatures qui n'avaient rien à voir avec le commun des mortels. Elles n'avaient pas de formes réelles. Ils ne s'agissaient que de formes brumeuses pouvant posséder un corps plus physique, qui apparaissaient et disparaissaient dans la nuit. Mais dôté d'une conscience, qui pouvait se mouvoir comme les êtres vivants. Au début, elles n'étaient que des rumeurs, les rumeurs colportés par des esprits brisés qui ne parvenaient pas à se faire à ce monde et des histoires que les mères racontaient aux enfants turbulants qui devaient dormir. Tout changea cependant quand leurs apparitions devinrent de plus en plus récentes et nombreuses, vues par différentes personnes. Et lorsqu'elles enlevèrent des civils, ils comprirent que ces créatures étaient bien réelles, et qu'elles n'étaient absolumment pas dotés de bonnes intentions.

Les habitants furent contraints de rester particulièrement sur leurs gardes. Surtout quand les cités et les villages se trouvaient près de la Forteresse Interdite, là où fut signalé le plus grand nombre d'apparitions et de disparitions. Il fut également interdit de sortir lorsque la nuit était tombée et, une fois à l'intérieur des demeures, ceux y vivant se devaient d'allumer un ou plusieurs feux qui limiteraient les risques d'apparitions, les Ombres ne pouvant se mouvoir que dans les ombres et l'obscurité. Mas même avec ceci, elles pouvaient toujours jaillirent de l'ombre d'une personne et, personne ne savait comment, les enlevaient en enfonçant le malheureux dans le sol, sans qu'il n'y soit découvert le moindre trous dans le sol. Et jamais les disparus n'étaient retrouvés.

La peur du noir ne fut plus alors une phobie qui n'était qu'atttribuée aux enfants. Tous, petits et grands, jeunes et vieux, ne dormaient tout à fait tranquillement. Ceux qui voyageaient durant des jours étaient très souvent victimes d'insomnies. Chaque brindille brisée les faisaient se retourner brutalement, chaque cris dans la nuit les conduisaient à empoigner leurs armes, bien que ces créatures ne les craignaient presque pas.
Une solution fut cependant trouvée, peu après que les hommes commencèrent à explorer la Forteresse Interdite.

Dans les étranges mondes qu'ils réussissaient à explorer malgré une flore et une faune qui pouvaient se révéler à certaines occasions dangereuses, voire mortelles, ceux qui revenaient rapportèrent de leurs périples diverses objets. Cela pouvaient aller à des bijoux, des pierres recouvertes de caractères inconnus et des écrits de perchemins à des armes.
Ces dernières ressemblaient souvent à des épées, des boucliers, des lances et d'autres armes en tous genre d'une incroyable splendeur, si différentes mais qui avaient cependant un élément en commun. La partie faite pour infliger des blessures, protéger ou tuer avait été faite dans du cristal. Un cristal à la lueur bleue.
Les << Conquérants >>, ainsi étaient-ils nommés, les trouvèrent en parfaite état pour la majeur partie d'entre elles, bien meilleures que les armes dont ils se paraient. Ils décidèrent donc de s'en servir. Quand les Conquérants revinrent, chargés de leurs découvertes, ils rapportèrent des nouvelles qui apportèrent une vague de bonheur.

Selon eux, les Ombres ne s'approchaient plus de leur campement, tâchant seulement de garder leur distance et ne se contentaient plus que de rôder. Ils comprirent alors pourquoi lorsque l'un d'eux décida de les chasser une bonne fois pour toute, convaincu que désormais les créatures ténèbreuses les craignaient d'une manière ou d'une autre, mais avec une de leurs armes de départ. Les Ombres se seraient alors jetées sur lui sans la moindre hésitation, poussant les autres à aller lui porter secours. Quelques uns s'étaient emparés de ces fameuses armes et les avaient poignardés de part en part et criblés de flèches. Alors que d'ordinaire leurs armes ne leur faisaient rien, celles-ci parvenaient à trancher les membres, perforés leur consistance et, enfin, les faisaient disparaître.
Aussi, quand ils revinrent avec leur découverte, la nouvelle se répendit comme une traînée de poudre, et nombreux étaient ceux souhaitant pénétrer la Forteresse Interdite malgré les risques encourus. Posséder enfin un moyen de maintenir les Ombres à distance et pouvoir riposter en cas d'attaque les rendaient audacieux, et les membres du Conseil eurent beaucoup de mal à s'y interposer.

Les victimes de la Forteresse Interdite étaient devenues très importantes durant le premier mois suivant, et il fut donc décidé de réglementer l'accès. Seules quelques personnes sélectionnées avec soin avaient la permission d'y pénétrer, à leurs risques et périls, et se devaient de ressortir avec le plus d'objets similaire afin de les redistribuer. Cette solution souleva quelques vagues de contrariétés et de violentes contestations, accusant les membres de profiter de cette découverte et de se l'accaparer afin de les vendre à bon prix aux plus influents. Mais, devant la sécurité qui avait été renforcée devant la Porte, les habitants durent se résigner.

Les siècles passèrent. Un jour, alors qu'un homme audacieux avait essayé en vain de passer la Porte et cherchait un autre passage pouvant mener à l'intérieur de la Forteresse, bien que cela soit presque impossible. Il revint après quelques jours de recherche avec, non pas l'annonce de la découverte d'un nouveau point de passage, mais avec un jeune nourrisson qu'il avait trouvé dans les Terres Damnées où les apparitions d'Ombres étaient les plus fortes. Selon ses dires, il n'avait pas pu revenir à temps jusqu'à son campement, où il avait laissé son arme qui le protégeait des Ombres. Heureusement, la lune était ronde, haute et brillante. Il put tout en se déplaçant dans la lumière lunaire et à rester constamment en mouvement à échapper aux Ombres qui, bien évidemment, l'avaient repéré ( ne pas rester au même endroit empêchait à ces dernières de l'utiliser comme point de passage ).

Durant sa marche, il aurait entendu les cris d'un bébé. Intrigué, et craignant qu'une famille se soit retrouvée dans la même situation que lui, s'était hâté de voir s'il pouvait encore les sauver. Il ne vit qu'un amas d'Ombres et, lorsque qu'elles s'éloignaient, put le voir déposé sur un rocher, gigotant ses menottes et ses jambes inlassablement. Curieusement, les Ombres ne semblaient pas vouloir ( ou pouvoir ) l'amener avec elles. À l'abri, essayant de faire le plus discret, il raconta avoir vu le bébé entouré d'une étrange barrière bleuâtre, semblable à celle du champ de force.
Ce manège dura des heures, jusqu'à ce que l'aube apparaisse et que les rayons du soleil chassent les Ombres qui repartirent rapidement dans les zones d'ombres et disparurent, bien que leurs yeux brillants étaient encore visible, ne quittant pas le bébé du regard. L'homme se hâta de prendre le bébé, sans que nul barrière ne vint le stopper, et le ramena à Lumis.

Les témoins affirment alors que, pendant que l'homme expliquait aux gardes postés là les circonstances de sa découverte et ce qui s'était produit, l'enfant aurait posé ses mains sur l'un des cristaux formant l'entrée principale et, aussitôt, il se mit à briller d'une magnifique couleur bleu. Tous les autres prirent la même teinte, bien que leur teinte était plus claire et moins voyante. Le jour suivant, les gardes rapportèrent au Conseil que, lors de leur surveillance habituelle, des Ombres furent aperçues aux alentours du Mur de Cristal, mais elles n'osaient pas s'en approcher. Celles qui essayaient ne purent passées et, à chaque contact, une fine pellicule bleue se formait et les repoussaient. Ils n'eurent même pas besoin de se servir de leur lance, et n'essayèrent pas d'en profiter sans comprendre ce qui les retenaient. Cependant, ils étaient bien sûrs d'une chose : une barrière semblable à celle de la Forteresse, mais qui ne repoussait que les Ombres, venait de se former.
Quant aux habitants, ils ne constatèrent aucune visite, aucun enlèvement. La joie était à son comble, le Conseil s'intéressa rapidement à l'enfant, à qui l'homme l'avait confié à sa femme qui avait récemment eu un bébé qui buvait encore le lait maternel pour la nourrir et s'en occuper. Après quelques temps, ils purent avoir avec beaucoup de facilité la garde de l'enfant. Beaucoup trouvèrent cette histoire assez louche. L'homme l'ayant découvert avait disparu, et la femme se fit discrète, à tel point que plus personne ne fit attention à elle, même ses proches. Mais l'affaire en resta là, et l'enfant fut élevée au sein du temple, avec les druides.

Ces derniers vérifièrent les dires et firent entrer en contact les cristaux qu'ils parvenaient à récupérer, et devinrent comme ceux des armes.
Depuis, l'enfant utilisa son don pour maintenir et restaurer cette protection par le biais de l'Arbre Divin, aux racines connectés aux cristaux et redonner de l'énergie aux armes qui, après chaque utilisation, en perdait et devenaient moins efficace.

. . .

Le Mur de Cristal se mit à étinceller de milles feux, devint aussi bleu que le ciel et propagea sa lumière dans toute la cité. Un dôme bleu transparent apparut au-dessus de la tête des habitants qui poussèrent des cris de joie et de bonheur, alors que les jambes de Mina se dérobèrent et qu'elle essayait de ne pas tomber sous l'épuisement. Elle ne pouvait s'empêcher de haleter, tremblante de la tête aux pieds. Une main se posa sur son épaule : celle de Sofia, la mine inquiète qui tenait dans l'autre son chat qui la fixait également. Un voile sombre se déposa, les effaçant progressivement. Sa tête devint lourde et pencha sans que Mina ne le voulut. Elle s'évanouit.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 20 versions.

Recommandations

Alice D.
Lorsque Zoé débarque chez Debarsy, la maroquinerie de luxe, elle est bien décidée à ne plus jamais sortir avec un collègue.
Oui, mais voilà, Alexandre n'est pas un collègue comme les autres. C'est Alec, rencontré peu avant dans une boite de nuit, mystérieux et inaccessible, mais aussi prévenant et troublant.
Obnubilé par ses objectifs et son désir de revanche, il ne s'autorise aucune relation suivie.

Entre eux, l'attirance semble inévitable, mais bien trop de secrets les séparent.




*Club Valentine*
332
328
357
315
jesuispasunerockstar

Sweet dreams are made of this, who am I to disagree...
La voix de Marylin Manson résonne dans la chambre de Sindy.
Marylin Manson, je l’écoute en boucle. La chanson Sweet dreams (1) fait partie de la bande originale de « La maison de l’horreur ». Dans ce film, un milliardaire transforme son manoir, un ancien hôpital psychiatrique, en parc d’attractions de l’horreur. Il convie des invités pour tester...
Je ne vais pas tout vous raconter, vous n’avez qu’à le télécharger. Sachez simplement qu’avec le reste de la bande, nous avons adoré.

«Some of them want to abuse you
Some of them want to be abuuuuuuuuuused.»
Sindy et moi connaissons les paroles par cœur. Sin imite super bien la voix de Marylin Manson, j'ignorais même qu'il était possible pour une fille de chanter comme lui.
Ah oui, petite précision, Marylin Manson est un mec. Son nom de scène est une référence à l’actrice Marylin Monroe et au tueur en série Charles Manson. Si c’est pas mignon ! Exubérant, provocateur, une voix d'enfer, je kiffe grave !
Pendant le solo de guitare, Sin et moi secouons la tête de haut en bas, nos cheveux noirs volent dans tous les sens.

Sindy est ma meilleure amie. Elle déteste ce prénom, elle préfère son surnom, Sin, qui signifie mal ou péché en anglais. Elle le revendique, il colle bien à l’image de sataniste que les gens lui donnent. Qu’ils imaginent ce qu’ils veulent , elle ne va pas les contredire. Sindy, ça rime avec...
une marque de chaussette !
Mais si, la pub à la télé : Cindy, les chaussettes ne se cachent plus.
Je comprends, à sa place, je préférerais Sin.

C'est une chouette fille, hyper affective, un peu trop peut-être. Elle fait toujours tout son possible pour me faire plaisir, me fait découvrir des tas de lieux sympas, me prête ses robes noires, ses bijoux et même ses New Rock(2). J’adore son look. Je m’habille comme elle, maintenant que je fais partie de la bande, et vu qu'elle me fournit la plupart de mes fringues.
Le maquillage aussi. Ce qui fait bien chier ma mère. La tête qu’elle a faite quand je me suis teint les cheveux en noir. Rien que pour cela, ça en valait le coup.
Ma mère n’aime pas que je me maquille ni mes nouveaux amis. Elle n’aime pas Marylin Manson non plus. Bizarre.

Au fait, j’ai oublié de me présenter. Moi, c’est Maélie.
Ravie de faire votre connaissance.


(1) à l'origine, c'est une chanson de Eurythmics
(2) marque de chaussure


1525
1726
1323
440
Gaëlle N. Harper
Trois espèces s'opposent depuis la nuit des temps sous ce ciel noyé par une géante gazeuse, parmi des créatures ni animales ni végétales, des divinités amnésiques et les dangers de forêts titanesques et de déserts aux gouffres létaux.

Au sommet d'une montagne isolée, Karezial, chroniqueur désenchanté, essaie de faire remonter les souvenirs de son dernier espoir : une koxji surnaturelle, née esclave au sang teinté. Mais voudra-t-elle rejoindre son berceau tribal et sauvage, déchiré par les guerres fratricides des clans ?

Dans les derniers chapitres, vous trouverez des guides et glossaires en appendice qui peuvent compléter le récit, mais dont la lecture n'est pas indispensable.

CV : N'hésitez pas à me faire part de vos remarques, critiques et pistes d'amélioration !

TW: violence
1060
1771
1896
383

Vous aimez lire Dragon Fire ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0