Chapitre 2.1 : Histoires, Demandes et Fête

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  • ... et voilà maintenant plus de trois siècles que nous commémorons le souvenir de la Grande Croisade. Celle que nos ancêtres ont entrepris de mener contre les êtres maléfiques qui peuplaient encore il y a cinquante ans la Rodinia. Depuis lors, ils se sont cachés, terrés au plus profond de la Forteresse Interdite. Mais cette épreuve nous a permis à nous, les humains, de leur montrer notre solidarité, les liens profonds et sacrés nous unissant qui nous ont permis de...

<< Voilà encore le grand discours du Haut Druide. Jamais il n'a pensé à innover un peu ? >> pensa Mina, qui retint de justesse un baîllement d'ennuis.

Depuis maintenant trois heures, la nuit était tombée et le soleil avait laissé place à une lune qui avait bien entammée sa course dans le ciel étoilé. Il y a une heure, Mina, les druides, les soldats et les civils avaient accomplis une partie de la procession rituelle qui devait se dérouler ainsi : faire le tour complet de la ville, en passant par les bâtiments historiques les plus importants de leur histoire, se diriger vers le cimetierre des Croisés et prier pendant plus d'une heure en récitant les paroles rituelles de remerciements à leur égard pour leurs âmes, refaire une fois de plus le tour de la ville, mais en sens inverse, pour rappeler à tous que même partis, certains Croisés revinrent de leur périple, victorieux et conquérants, pour enfin rejoindre le temple pour accéder à un théâtre antique qui avait été construit près de l'Arbre Divin, afin que tous puissent prendre place et entendre disctinctement le discours prononcé par le Haut Duide.

Après toute cette marche et en étant assomée de fatigue et de lassitude par les paroles du Haut Druide, surtout qu'elle se tenait debout juste à côté, surélevés tous deux sur une estrade. Mina vivait un véritable calvaire. Surtout en voyant que tous, y compris les druides, pouvaient s'asseoir sur les gradins et n'étaient dans l'obligation de rester lever. Bien évidemment, ce n'était pas par hasard qu'elle seule se devait de tenir encore un peu plus dans cette position. Son travail, à elle, n'était pas encore terminé. Et elle ne pourra l'entreprendre qu'après que le Haut Druide est terminé de parler. Heureusement, le dénouement n'était plus très loin.

  • ... ainsi, revenant de leur longs et périlleux combats sur la Rodinia et de la conquête d'une partie de la Forteresse, ils nous ammenèrent deux présents. Ceux qui nous assure depuis prospérité et protection. Une jeune pousse d'arbre qui venait à peine de germer. En mémoire aux disparus, ils souhaitaient leur rendre hommage à travers cet arbre qui leur survivra et porterait en lui les noms de ceux qui nous protégèrent vaillamment. Et des cristaux plantés autour de la ville pour témoigner de la dévotion des soldats à nous protéger. Mais ils ne savaient pas alors qu'ils nous firent un cadeau plus grand encore.

Quand il pointa le doigt en direction de la vallée plongée dans l'obscurité en direction de la Forteresse Interdite, Mina se tint prête pour entendre les paroles qui annonceraient le début de la fin. La partie la plus animée et acclamée par tous les habitants et peuples de la Rodinia.

  • Car jamais les âmes ne meurent, ceux des peuples exterminés prirent l'apparence démoniaque d'êtres informes et engloutis par les Ténèbres les plus noires et les plus obscures. Ils les nommèrent, les "Ombres".

Une explosions se produisit suite à ses mots dans la porte gauche et la porte droite. Une fumée noire et épaisse en surgit, baignant la scène dans un brouilllard âcre et épais. Des roulements de gros tambours résonnèrent dans le théâtre à un rythme régulier.
Surgissant alors de là, des hommes et des femmes recouverts de la tête aux pieds de capes et d'écharpes noires tissées dans une matière proche de la soie se ruèrent sur la scène, où des yeux rouges, jaunes ou blancs luminescents y avaient été accrochés. Ces pierres, appelées luminites, qui ne se trouvaient que sous la terre, brillaient naturellement et avaient différentes couleurs.
Au même instant, des soldats jaillirent et affrontèrent les << Ombres >> à coup de fausse lances, d'épées et de dagues. Des effets de lumière et des petites explosions jaillirent et éclairèrent le brouillard. De çà et là, les Ombres tombaient, des soldats étaient entraînés par elles dans le sol, Mina parvenait à le voir grâce à sa position, par un système de trappes.

Tout au long du spectacle, elle entendait les applaudissements de la foule, les cris de surprises et d'exclamations des veillards, des adultes et des plus jeunes, les pleurs des plus petits qui venaient pour la première fois ou qui n'étaient pas encore habitués ainsi que des sifflements d'encouragements. Une chose était sûre : ce petit spectacle pour conclure la fête rituelle réussissait à redonner de l'énergie à quiconque détestait les longs discours autant qu'elle. Le Haut Druide resta silencieux puis, haussant davantage le son de sa voix.

  • Ces créatures immondes entrainèrent beaucoup des nôtres dans les ténèbres de la mort, et parfois dans les champs de batailles nous ne pouvions retrouver leur corps. Et ces choses abjectes étaient menées par les êtres qui peuplaient la Forteresse Interdite et qui commençaient à apparaître dans toute la Rodinia : les perfides Démons et, les obscures Alfes !

Le combat continua encore quelques instants, où s'ajoutèrent cependant les ombres d'êtres à la tête humaine ornée de cornes qui déployaient de longues ailes et certaines dépourvues de tous ceci mais possèdant cependant de longues oreilles qui menaient les Ombres au combat. De même, d'autres personnes déguisées à l'aspect de jeunes adolescents ou qui atteignaient presque presque leur taille adulte jaillirent de la scène, armée de lances et de sabres, vêtues de deux capes recouvertes de plumes et d'épines qui virevoletait à chacun de leurs gestes, au visage caché par un masque avec de chaque côté des cornes, marqué de tatouages tribaux avec de la fourrure faisant office de cheveux et des trous avaient été faits à la place des yeux, laissant une impression de grande colère de par leur forme d'un triangle rectangle.

D'autres n'avaient quant à eux que des oreilles plus grandes et des cornes bien plus petites, cachés dans leur cheveux et armés d'arc et d'épée plus fine. Leur visage était dévoilé et laissait entrevoir une farouche lueur guerrière et combattant souvent les premiers.
Il y avait également des êtres humains tout à fait normaux qui soutenaient les soldats par leurs gestes.

Plus le combat s'intensifiait, plus le rythme des tambours accélérait et la cohue entre les adversaires était importante.

Enfin, de la porte principale ouverte sur l'Arbre Divin et menant au milieu de la scène, un groupe d'homme barbouillés de faux sang et aux armes tordues et brisées s'avancèrent. Le premier portait dans ses bras de cristaux transparents qui répendait un reflet de la lumière lunaire. Quand ils apparurent, les tambours cessèrent de battre, et les deux camps ennemis se stoppèrent afin de les observer, interrompant pour beaucoup d'entre eux leur attaque. Celui qui portaient les cristaux les posa en arc de cercle, formant ainsi une ligne entres les opposants qui n'osaient plus faire le moindre geste, et eux. Il tourna alors sa tête en direction de Mina et lui fit signe de s'approcher.

<< C'est à moi de jouer maintenant >>, se dit-elle intérieurement.

Descendant lentement de l'estrade, sous le regard du Haut Druide, des civils et des artistes, elle s'approcha des cristaux. Les Démons, les Alfes et les Ombres près d'elle s'éloignaient petit à petit, évitant d'entrer en contact avec elle. Elle traça une voie de l'estrade aux cristaux, sitôt rejointe par le Haut Druide qui maintenait une certaine distance.

Quand enfin elle atteignit son but, elle s'accroupit avec délicatesse au sol, tendit ses mains devant elle, ferma ses yeux... et irradia la scène de lumière bleue.

Tout en faisant ceci, elle ressentit la totalité de son corps, la moindre cellule. Les paumes de ses mains et ses doigts la picotaient légèrement tandis qu'elle accomplissait ce prodige. Elle perçut également les présences des autres êtres vivants qui l'entouraient, sans la moindre exception. Des artistes aux simples spectateurs. Mais également les animaux qui vivaient et gambadaient à proximité : les oiseaux, grands et petits qui étaient posés sur un support ou qui voletaient, les rongeurs qui grignotaient dans les récoltes et se cachaient dans leur terrier, les petits félins qui les pourchassaient ou qui étaient tranquilleemnt assis dans un endroit calme et tranquille, les canidés qui montaient la garde en attendant le retour de leur maître. Elle pouvait aisément les identifiés et les différencier.

Elle sentait son énergie se diffuser dans les cristaux, se répendre les uns aux autres. Enfin, quand elle sut qu'elle ne pourrait leur transmettre davantage, elle stoppa son entreprise. Adressant un regard au Haut Druide, qui hocha la tête, elle s'écarta un peu, attendit que chaque civils se soient levés et ouvrit la voie jusqu'à l'Arbre Divin.

Tout en marchant, elle sentit la fatigue envahir progressivement ses muscles et embrumer son esprit, mais elle eut tôt fait de l'ignorer. Il s'agissait d'une conséquence de son don : elle s'en retrouvait épuisée chaque fois qu'elle l'utilisait. Avec l'habitude, Mina avait fini par s'en accomoder. Et puis, il ne lui restait plus qu'une seule chose à accomplir, bien qu'il s'agisse de la plus difficile.

Elle arriva à l'Arbre Divin avec un léger tournis, qui s'envola cependant dès lors qu'elle posa ses mains sur son tronc si lisse.

<< Courage, c'est bientôt terminé >>, s'encouragea-t-elle intérieurement.

Et alors, puisant au plus profond d'elle même, elle offrit son énergie à l'Arbre. Presque aussitôt, le tronc se mit à briller d'une belle couleur aussi lumineuse que celle de la lune. Au-dessus, ses feuilles se mirent également à devenir bien plus bleues et claires. Elle dut rester ainsi une minute avant que se produise le véritable miracle.

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