Chapitre 1. 2 : Tradition et Procession

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Il existait dans ce monde une intriguante et immense bâtisse : la Forteresse Interdite. Dès le début, elle intrigua les humains, de part sa présencce tout à fait imposante, plus grande que n'importe quelle montagne de leur ancien monde, et bien plus complexe que n'importe quelle architeture et invention humaine. Aussi, seul ou en groupe, enflammés par la curiosité, les trésors et bien d'autres, afin de s'enrichir ou de découvrir, ceux ayant choisi de partir à l'aventure essayèrent d'y pénétrer. Rapidemment, les humains remarquèrent que la Forteresse ne possédait aucune entrée sur sa surface, et qu'elle était protégée par un étrange champ de force : nul être humain ne pouvait dépasser l'un des six colossaux piliers qui l'entourait. Il était également impossible de creuser : même si le champs de force ne s'étendait pas au sol, la Forteresse se trouvait suspendue dans le vide, maintenue uniquement grâce à ces fameux piliers reliés à elle par des ponts. Après de nombreuses observations, beaucoup de patience et de tentatives inutiles, un groupe de minier qui récupérait des combustibles trouvèrent par le plus grand des hasard une gigantesque grotte qui menait à un couloir sous la terre. Tandis que certains allèrent prévenir leur patron de leur découverte, d'autres décidèrent d'explorer cette voie, flairant très probablement une grosse opportunité de découvrir un gisement de matériaux précieux ou d'objets qui auraient intéressé les quelques scientifiques qui étaient encore présents. Mais ils découvrirent mieux, bien mieux.

En allant tout au bout du tunnel, cela leur prit plusieurs heures, sa structure se modifia. D'un simple tunnel au plafond et aux côtés irréguliers, il devint alors bien plus lisse. Il se recouvrit d'un plafond où l'on apercevait des mosaïques qui repésentaient des cités, des animaux à l'apparence complétement différente de ceux de la Terre et, enfin, des représentations d'autres civilisations finirent par apparaître. Ils ressemblaient à s'y méprendre aux humains, à la différence que ces êtres étaient munies d'ailes qui les faisaient s'envoler dans le ciel de leur mosaïque. Bien que ces oeuvres étaient un peu abîmées et que les détails n'étaient pas très clairs, il devint évident pour les mineurs qui les virent que d'autres êtres qu'eux, semblables ou différents, vivaisnt ou vivent encore dans ce monde. Et vint enfin ce qui changea tout : la découverte d'une Porte.

Elle était assez simple, sans aucune serrure ni poignée, et mesurait aux moins cinq bon mètres de haut. Les motifs qui la recouvrait étaient d'étranges inscriptions. Les miniers qui la découvrirent ne furent cette fois pas assez audacieux pour la franchir, surtout après avoir observé ces preuves évidentes de la présence d'un autre peuple. Aussi, ils attendirent que le reste de l'équipe arrivent avec des renforts. Eux-même, après que leur patron eut tôt fait de constater que cela n'était plus de son ressort, fit appel à un groupe d'homme qui commençait à avoir une certaine influence sur une partie de la population de la cité Lumis d'où venait les mineurs, de part leur effort pour assurer une entente cordiale et avantageuse vis à vis des autres cités qui commençaient à voir le jour : le Conseil des Sages et Pilier de la Renaissance ( ou plus simplement le Conseil ). Ces derniers vinrent en personne avec une petite escorte armée des quelques armes encore en état de certains militaires et chasseurs ammenés eux-aussi dans ce monde. Cependant, rien, absolument rien n'aurait pu les préparer à ce qu'ils allaient découvrir derrière cette Porte. Quand ils l'ouvrirent, ils ne virent aucun plafond, aucune salle, ni fenêtre, ni statue. Ce qu'ils découvrirent derrière cette Porte, c'était l'éclatante lumière qui baignait les landes d'un Monde. Un autre Monde.

Cette découverte fut l'avènement d'une incroyable frénésie. De nature curieuse, les hommes ne purent s'empêcher de s'intéresser de très près à ceci. Bien qu'au début, le Conseil avait interdit formellement à tout individu qu'il n'avait pas autorisé à ne serait-ce qu'approcher le tunnel, rapidement, des expéditions furent organisées afin de savoir plus sur ce lieu. On y reporta des observations faites sur des créatures qui ne ressemblaient en rien à celle de la Terre. Beaucoup d'entre elles, aux abords de la Porte, étaient de simples ruminants. Elles ressemblaient aux bovidés, mais avaient une corne longue et éffilée sur leur museau et faisait au moins deux mètres au garrot. Ceux les ayant observés remarquèrent que ces animaux étaient de nature complétement herbivore et se laissaient facilement approcher par les équipes, et même toucher. Ils furent donc ramenés et les hommes trouvèrent très rapidement une utilité à ces animaux passifs. Producteur d'un lait encore meilleur que celui des vaches de leur monde, doux, léger et sucré, vêtu d'une fourrure incroyablement chaude, d'une corne qui avait la capacité de repousser très rapidement et d'une viande très appréciée, ils en firent des élevages qu'ils vendirent à bon prix aux cités étrangères. Ce n'est bien sûr pas tout.

Comme cet accès menant à l'intérieur de la Forteresse fut découverte par le Conseil, ils décidèrent donc de profiter de la chance que leur offrait leur découverte et de la curiosité de leur voisin pour s'enrichir ( dans ce monde, les habitants découvrirent des gemmes plus ou moins rares qui devinrent la monnaie officielle ). Aussi, ils assurèrent aux mineurs d'incroyables avantages et un rang social de choix s'ils venaient à s'associer avec le Conseil pour que les droits de passages et leurs revenus soient partagés. Après de nombreuses protestations et quelques tentions, le groupe des mineurs et du Conseil s'associèrent. Grâce à cette alliance, la croissance économique de la cité s'envola jusqu'au sommet, des commerces furent établis et Lumis finit par devenir la cité la plus importante de toute la civilisation humaine, et le point de passage vers le Monde de la Forteresse. Bien sûr, des tentavives de prises de pouvoir furent tentés, la conservation de la possession de ce point de passage fut difficile. Mais le Conseil était devenu très important, et très puissant, soutenu par de nombreux alliés. Rien ne vint l'ébranler, et il devint le détenteur de tous les pouvoirs sur la Pangée.

Par la suite, de nombreuses guildes virent le jour, des cités se jumellèrent avec Lumis, l'influence du Conseil au sein des Hommes croissa ainsi que ses idées sur la manière de vivre, ses idéologies et ses pratiques. Ses membres étaient nommés les Druides et avaient un mode de fonctionnement semblable au Clergé du Moyen- Âge terrestre, bien que leur religion en était modifié ainsi que leurs croyances. Car afin d'avoir un véritable sentiment d'unité, toutes les religions et croyances furent mélangées entre elles afin d'en créer une nouvelle : le pluridéisme. Ce n'était pas le seul changement occasionné par le Conseil, qui avait décidé que les humains se devaient de retourner à un ancien mode de vie plus traditionnel à cause de l'absence de machines, des sciences oubliées et de toute politique. Désormais, presque toute construction se faisait à la main, ils réussirent à apprivoiser des bêtes pour que ces dernières les aides, que ce soit à la chasse, à la construction ou lors de simple déplacement.

Il aura fallut au moins deux siècles pour que l'humanité s'adapte. Deux siècles pour qu'ils coopèrent, qu'un nouveau pouvoir s'installe et que la paix règne. Des traditions furent créées pour commémorer et applaudir d'anciens exploits, de grands dirigeants ou des étapes importantes dans l'histoire de cette humanité. Mais Mina allait bientôt participer à l'une des traditions les plus importantes de la Rodinia.

Elle célèbre une période où des êtres célestes, provenant des légendes les plus anciennes qui étaient encore gravées dans les esprits finissent par apparaître des profondeurs même de la Forteresse Interdite, et raconte les décisions prises par les humains en ce temps.

. . .

Mina, accompagnée de deux druides hauts placés, essaya de garder une tête des plus graves et des plus sérieuses en sortant du temple par l'entrée principale. La voilà sur le point de jouer son rôle. Le rôle qu'elle avait depuis son enfance. Celle de la prêtresse de cette cité : la prêtresse de Lumis, gardienne de ces lieux. L'être qui devait raviver la lueur déclinante des cristaux protecteurs de la cité et de l'Arbre Divin.

Sous l'éclat du soleil couchant auréolé d'un halo lumineux, elle franchit lentement un couloir formé par d'autres druides qui levaient des sceptres d'où jaillissait la fumée sucrée d'un encens entrain de brûler. Lorsque qu'elle les dépassait, ils rejoignaient en binôme la procession qui commençait à se former. En sortant de l'enceinte du bâtiment les attendait une troupe d'hommes en armure qui les encadrèrent, et des milliers de civils les y attendaient, munis pour beaucoup d'entre eux de cristaux bleus, ou d'objets en possédant. À leur tour, une fois les druides passés, ils suivirent leur parcour silencieusement.
Et malgré l'importance de son rôle, la fierté que devait ressentir une personne en qui l'on plaçait un tel respect, la jeune fille souhaitait finir au plus vite ce qu'elle considirait comme une malédiction.

Durant la marche, elle sentit de nouveau cette oppressante sensation qui était présente chaque fois qu'elle accomplissait la Procession. Tous ces regards, tous cet espoir. Et le sentiment que d'en peu, pour beaucoup, elle pourra lire la déception et la colère. Comme chaque année depuis maintenant treize ans. Une sensation fortement désagréable dont elle avait malheureusement l'habitude.

<< Finissons-en une fois pour toute >>, pensa-t-elle, serrant ses manches de ses mains blêmes et moites.

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