Chapitre 23

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Quand on partit prendre le petit déjeuner, les enfants étaient déjà là. Je vis Ben adresser un clin d’œil à sa sœur.

« -Bonjour Maman.

-Bonjour Ben.

-Je peux te demander quelque chose ?

-Je t’écoute.

-Est-ce qu’on pourrait avoir la clé de la bibliothèque ?

-N’y pense même pas, jeune homme. Tu n’as pas dix-huit et ta sœur non plus. Nous en avons déjà parler.

-Tu arrive trop tard on dirait, ajouta Elise.

-Zut, elle a déjà retrouvé la mémoire.

-Je t’entends Ben.

-Et sinon, il s’est passé quoi ? Demanda Elisa

-J’ai glissé, tu avais raison Ben.

-Trop simple, je suis sûr que tu ne nous dis pas tout.

-Ça suffit.

-Excuse-toi, enchérie Océane.

-Excuse-moi maman. »

Je passai le reste de la matinée à discuter avec Ben, essayant de comprendre sa réaction. Je ne lui racontai cependant pas que j’avais effectivement voulu me suicider avant de me rétracter. Il m’en aurait trop voulu.

Pendant plus d’un mois, Océane et Emma m’aidaient dans ma recherche de la vérité. J’étais toujours persuader que ma mère était toujours en vie et que mon subconscient essayer de m’aider au travers de ma maladie. Pourtant, que se soit dans les journaux, l’actualité voire même la recherche de fugitif, jamais on ne parvient à la retrouver. Si elle était bel et bien en vie. Elle avait tout préparé avec minutie. Sa mort, son évasion, sa vie caché de fugitive et probablement son retour.

Alors que nous étions tous réuni pour déjeuner dans la grande salle, que Juliette et Matéo nous avait rejoint, les portes de la salle s’ouvrirent brutalement au milieu du repas, révélant deux garde à terre. Instinctivement, je me levai pour protéger ma famille. J’hésita un instant, pensant que c’était une crise alors que je n’en avais pas fait depuis que j’avais retrouvé la mémoire. Cependant, je vis les visages terrifié de ma femme et de mes enfants et je n’entendis aucune alarme. Je me retournai vers la porte et vit ma mère, bel et bien vivante. J’avais eu raison, elle n’était pas morte, et revenait aujourd’hui. Camille avait dû tirer avec une balle à blanc. Mais où s’était-elle cachée pendant quinze ans ? Camille s’occupait-elle d’elle ?

« -Comme c’est mignon, une belle petite famille réunit. Bonjour Emma. Mademoiselle Luisard, qu’elle plaisir de vous revoir.

-Comme c’est ironique de votre part ! Enchaina Océane en se levant.

-Je suppose qu’ils sont tes enfants Elena. La ressemblance de ton fils avec Marc est surprenante. Cette idiot de fermier à été si facile à manipuler. Comme ton père d’ailleurs.

-Vous étiez derrière tout ça ? J’aurais dû m’en douter.

-C’est qui maman ? Demanda Elise. Je ne l’avais jamais vu aussi terrorisé.

-Ma mère. En comprenant, ils se cachèrent derrière nous.

-Je vois que tu leur à parler de moi. Et oui j’ai tout organisé. De ton mariage avec Marc jusqu’à l’évasion de julien et le déclanchement de ta maladie. J’étais là ce jour-là, c’est bien moi que tu as vu.

-Ne vous approchez pas ! Je ne leur ai parler de vous uniquement pour qu’ils se rende compte de toute l’horreur que vous avez laisser derrière vous. Dans ma vie comme dans le royaume.

-Je vois que tu porte une alliance. Ne me dit pas que tu as épouser cette paysanne ingrate ? j’avais pourtant écrit une loi pour que ça n’arrive jamais.

-Je ne vous permet pas ! j’ai apporté du bonheur dans sa vie, contrairement à vous. »

Je sentis la main d’océan attraper la mienne. Je la serrai avant de la lâcher et de m’approche de ma mère.

« -Vous n’êtes qu’un monstre. Torture vos adversaire, torture votre propre fille juste pour le pouvoir. Vous ne méritez-même pas que je vous appelle mère.

-Ça suffit ! Dit-elle me giflant. Je tombai au sol, du sang dans la bouche.

-Elena ! Cria ma femme.

-Enfermez-moi cette paysanne et ramener ma fille est ses enfants dans leurs appartements. Il est tant que je reprenne ce qui m’appartient.

-Vous n’avez pas le droit ! Criais-je tandis que de hommes me maintenant fermement. Océane ! »

Ils me sortirent de la pièce avant que je ne puisse ajouter quoi que ce soit. Pendant plusieurs jours, je ne vis ni ma femme ni mes enfants. Je ne vis absolument personne sauf mes geôliers aux heure des repas. Ma mère m’aura bien pourri la vie jusqu’au bout. Puis, deux hommes vinrent me chercher, sans violence cette fois-ci, et m’emmener sans un mot dans la grande salle ou ma mère attendais, assise sur le trône avec mon ancienne couronne royal sur la tête. Peu de temps après, Océane entra accompagner par deux autres hommes, courte de bleu et de trace de sang. Elle trainer les pieds, les obligeant à la porter.

« -Océane ! que lui avait vous fait ? m’énervais-je en essayant d’aller la rejoindre en vain.

-Ça suffit ! Elle n’a eu que ce qu’elle méritait.

-Mais elle ne vous a rien fait. Que voulez-vous ? Les noms des membre d’un groupe qui n’existe même plus ?

-Je n’ai pas besoin de me justifier Elena. Tu le sais toi-même, partir pour mieux revenir, je la vis sourire. Je veux seulement reprendre ce qu’i m’appartient. Et ta chère et tendre n’en fait pas partie.

-Rien ici ne vous appartient, c’est un coup d’Etat ! Lâchez-moi ! Tentais-je encore de me dégager.

-laissez leur un peu de temps, ajouta-t-elle avec un geste de la main. Avant la fin. »

Les deux hommes me lâchèrent finalement et je pus enfin rejoindre océane, étendu par terre.

« -Océane ? Est-ce que ça va ?

-Je vais bien, j’ai connu pire, répondit-elle entre deux grimaces.

-Arrête, je sais que tu mens. Tu n’et pas obliger de paraitre aussi forte.

-Je t’aime Elena.

-Je te promet de nous sortir de là. »

Je me relevai et regarda ma mère droit dans les yeux. Cette fois-ci je n’allais plus me soumettre à elle. Je n’étais plus cette fille. Je sentis Océane essayer de se relever en s’appuyant sur moi.

« -Maintenant ça suffit, vous allez nous laissez tranquille. Je ne suis plus la fille qui avait peur de vous et vous obéissait. Il n’y a plus rien à vous ici, encore moi le pouvoir.

-De toute façon ce n’est pas toi qui décides ici c’est moi. Je ne peux pas me débarrasser de toi car tu es ma fille mais rien ne m’en empêche vis-à-vis de ton idiote de femme. »

Elle sortie un pistolet de derrière son dos alors qu’océane venait de se lever, se tenant à moi. J’entendis des cris à l’extérieur de la salle mais n’y fit pas attention. Je m’avançai doucement vers ma mère, les mains levée et visible. Je n’eu pas le temps de faire plus de dix pas qu’un coup de feu retenti et que les portes s’ouvrirent violement. En me souvenant des prises de karaté qu’océane m’avait enseigné, je réussi à récupérer l’arme et vida le chargeur de la poitrine de ma mère. Cette fois-ci, il y avait bien du sang. Je lâchai l’arme, me retourna et vit Océane étendu par terre, blesser. Du sang coulait abondamment de sa poitrine. Je couru jusqu’ç elle et plaça mes mains sur sa blessure.

« -Elena…commença-t-elle en plaçant une main sanglante sur ma joue.

-Non, ne dit rien. Ils vont te soigner et…

-Ecoute-moi. Le Dr Langstone n’arrivera pas à temps alors…

-Ne dit pas ça, s’il te plait, ajoutais-je alors que les larmes arrivaient.

-Ecoute moi Elena, je veux que tu me promettes que tu seras forte pour les enfants.

-Je te le promet mais tiens bons, je t’en supplie. Tu ne peux pas mourir océane, j’ai besoin de toi.

-C’est fini Elena, ajouta-t-elle alors qu’elle avait de plus en plus de mal à respirer. Promets-moi que tu retrouveras l’amour.

-Non, je ne pourrais jamais.

-Tu devras passer à autre chose et aimer quelqu’un d’autre, pour les enfants.

-Je ne t’oublierais jamais Océane, je t’aime trop pour ça.

-Moi aussi je t’aime. Et les enfants aussi, tu leurs diras ?

-je leur dirais.

-Merci de m’avoir fait vivre tout ça Elena… »

Je l’embrassai une dernière fois alors que je sentais sa main glisser le long de ma joue. Le Dr Langstone et Jeanne arrivèrent à ce moment-là mais c’était déjà trop tard. Je ne pouvais cependant pas m’y résoudre. Emma dut m’éloigner d’Océane en me prenant dans ses bras. En larme, je ne parvenais pas à détacher mon regard de ma femme.

« -Il faut que tu sois forte Elena, pour les enfants.

-Je n’y arriverais jamais. Pas après tout ce qu’on a vécu.

-C’est justement pour ça que tu dois rester forte. Tu es la mère de deux magnifique enfants qui vont monter sur le trône. Ils vont avoir besoin de toi. En public et face à eux tu ne peux te permettre de paraitre faible.

-Je comprends. »

J’avais cependant dit ça uniquement pour la rassurer. Je voulu rester forte, comme océane et Emma me l’avais demandé. Cependant, que je vis le Dr Langstone faire un signe de tête négatif, je m’écroulai en pleurant toute les larmes de mon corps et hurlant ma douleur. J’avais l’impression que mon cœur était déchiré en deux, qu’ils allaient exploser. Emma me sera plus fort contre elle, malgré tout le sans sur ma robe et le Dr Langstone s’approcha doucement de nous.

« -Je suis sincèrement désolé. Je n’ai rien put faire. La balle a touché l’un de ses poumons et ses loger trop prés de son cœurs. Même en arrivant plus tôt je n’aurais rien pu faire.

-Merci Docteur, répondit Emma à ma place.

-Toute mes condoléance majesté, dit-il avant de partir avec le corps de ma femme.

-Elena je…tenta Emma.

-Je ne vais pas y arriver. Je ne peux pas. »

Elle demanda à Jeanne qui était rester de l’aider et elles me portèrent jusque dans ma chambre pour me mettre sous la douche, pour me débarrasser de tout ce sang. J’avais l’impression de revivre l’une des crises, celle où j’avais le sang d’Océane sur mes mains, sauf que cette fois-ci c’était bien réel et que je n’en avais pas que sur les mains. Ma robe en était entièrement recouverte. Les enfants arrivèrent quelque instant un plus tard. Elise se blottis dans mes bras et ben s’assis sur le lit. Emma nous laissa seuls.

« -Qu’est-ce qu’il s’est passé maman ? Demanda Elise inquiète.

-On nous as dit que tu avais tué ta mère.

-Je suis désolée mes chéris, c’est votre mère elle…

-Vous vous êtes disputé ? Demanda Elise

-Elle ne t’aime plus ? Elle est partie ? Enchaina Ben

-Non mes chéris, commençais-je en me relevant. J’ai effectivement tuée ma mère avec son pistolet mais…

-Elle vous as fait du mal ? s’inquiéta immédiatement Elise.

-Oui, pendant qu’on était enfermer dans votre chambre elle s’est en prise à votre mère. Tout à l’heure elle a sortie son pistolet et à tirer sur elle avant que je ne la tue.

-Maman est…s’étrangla Elise.

-Oui, votre mère est morte. Je suis désolée. »

Elise se jeta en larmes dans mes bras tandis que ben restai immobile, abasourdi.

« -Ben ? Ça va aller ?

-Excuse-moi Maman.

-Ce n’est rien, c’est normal que tu sois choqué.

-Elle est où ?

-Je ne sais pas. C’est le Dr Langstone qui s’est occupé d’elle.

-Est-ce qu’on peut lui demander de la voir ?

-Je vais demander, aller rejoindre Emma en cuisine. On se retrouve dans trente minutes dans la grande salle.

-Tu veux la voir seule avant ?

-Exacte. Demandez as des gardes de vous accompagner. On ne sait jamais, ma mère avait peut des complices. »

Après les avoir embrassés sur le front, je me rendis à l’infirmerie ou j’étais sûr de trouver le Dr Langstone. En entrant, je le vis assis prés d’une table, à travailler. De l’autre côté de la pièce, je devinai que le corps d’Océane s’y trouvais, allongé sur une table, recouverte d’un drap blanc. Ne voulant effrayer le docteur qui ne m’avais pas vu entrer, je frappai à la porte.

« -Altesse, dit-il en se retrouvant, comme vous sentez-vous ?

-Je suis épuisée. C’est elle ? Demandais-je en désignant le drap blanc.

-Oui, vous voulez la voir ?

-S’il vous plait. »

Il retira le drap jusqu’à sa poitrine. Lentement je pis sa main avant de m’assoir sur une chaise que me tendais le Dr Langstone avant qu’il ne me laisse seule avec elle. La main de ma femme était glacée comme le reste de son corps et elle était blanche. En regardant son visage paisible, j’au l’impression qu’elle était en paix, heureuse, libérer de toute fardeaux. Avait-elle retrouvé ses parents ? je l’embrassai une dernière fois malgré la froideur et la blancheur de ses lèvres avant de me remettre à pleurer.

« -Je suis désolée océane, lui dis-je même si je savais qu’elle n’était plus là. Je n’ai pas su te protéger. J’aurait dut réagir bien avant et ne pas la laisser nous enfermer. Quel ironie, se faire tuer par la mère de son épouse et par la femme qui as tué ses parents. Je ne te l’ai jamais dit mais avec toi j’ai passé les plus belle années de ma vie. Grâce à toi j’aime mes enfants, fruit d’un viol. Je ne pourrais jamais te remercier assez pour tout ce que tu as fait pour moi et je ne le pourrais plus. Je t’ai promis de veiller sur les enfants mais je ne suis pas sur d’y arriver. Mais je te promets de faire le maximum et de faire de ta fille la plus grande reine que le royaume n’a jamais connu. Je vais essayer de vivre sans toi mais je ne sais pas si je vais y arriver. Tu me permettais de ne pas sombrer dans ma maladie. Je ne sais pas ce qu’il va se passer maintenant. Je t’aime et je t’aimerais toujours océane. Je ne pourrais jamais aimer quelqu’un autant que je t’ai aimé. »

Je l’embrassai sur le front une dernière fois avant d’aller chercher les enfants. Quand ils virent leurs mères, ils ne purent se retenir d’éclater en sanglots, même Ben.

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