Chapitre 22

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Alors qu’il était vingt-deux heure passé, je sortie de l’infirmerie le plus discrètement possible. Je fini par me retrouver devant la porte de la chambre d’Océane, enfin notre chambre. Sans faire le moindre bruit, j’abaissa la poignée et entra dans la chambre. Son odeur m’enivra. Son odeur était ma drogue, voilà pourquoi je ne l’avais pas oublié. Je regardai ma femme, elle dormait sur le côté, ses longs cheveux blond trainant derrière elle. Je contournai la lit pour me trouver du côté vide. Délicatement, je soulevai la couverture et m’allongea, dos à Océane mais le plus proche possible d’elle. Je sentis alors son bras autour de ma taille.

« -Elena ? Demanda-t-elle encore endormis

-Chut. Je ne sus répondre que ça. »

Elle se rapprocha de moi, me serrant contre elle. Ce contact fit monter une bouffée de chaleur en moi ainsi que des frissons des pieds à la tête. Est-ce que c’est ça l’amour ? Ne pouvant résister, je me retournai vers elle et vit ses yeux ouvert qui me fixait. Sans que je ne puisse rien y faire, mes yeux glissèrent le long de son visage pour s’arrêter sur ses lèvres. Je fus captivée, sentant mon cœur battre plus fort et plus vite. J’humidifia mes lèvres et cru fondre quand elle me sourit. Elle enleva sa main d’autour de ma taille pour chasser un mèche de devant mes yeux. Sa main douce et délicate me caressa la joue, continue son chemin dans mon cou avant de s’arrêter sur mon bras. Je réussi à détacher mon regard de ces lèvres pour la regarder dans les yeux. Ils exprimaient un amour infini, sans faille. Un amour qui avait survécu à plus d’un évènement. Elle entrouvrit à nouveau les lèvres, me souriant. Je craquai à ce moment-là et l’embrassa. Mon corps entier fut encore une fois parcouru d’un frisson. Je n’avais jamais rien gouté d’aussi bon. Du moins, de ce que je me souvenais, soit pas grand-chose.

« -Qu’est-ce que ça veut dire ? Demanda-elle à voix basse

-Je te confirme mes sentiments, je ne peux pas te résister.

-Je n’en ai jamais douté. Il te fallait juste un peu de temps.

-Je ne savais pas pourquoi la seule chose dont je me souvenais était ton nom et ton odeur. Puis j’ai compris.

-Et ?

-J’ai compris à quel point je t’aimais. A quel point je suis complètement folle de toi. Tout au long de la journée, étape par étape, je suis retombée amoureuse de toi. Merci d’être là en ce moment pour moi.

-Je suis là pour ça Elena. Je ne t’ai pas épousé pour devenir reine mais parce que je t’aime.

-Je t’aime aussi Océane. Ça je m’en suis rappelé.

-Tu veux que je prenne le relais ?

-Essayons de battre le record de cent cinquante pulsation par minutes.

-Ta mémoire revient on dirait, ajouta-t-elle avec un petit rire.

-C’est vrai, pourtant j’ai dit ça comme ça, sans réfléchir.

-C’est bien toute ta personnalité. En amour, tu fais avant de réfléchir. »

Cette fois-ci, ce fut elle qui m’embrassa, elle menait la dance et je me laisser faire. Quand je me réveillai, la première chose que je vis fus le cou d’Océane. Ma tête était posée au creux de son épaule, un bras autour de sa poitrine. Je levai les yeux et croisa son regard, elle me sourit et lui rendis son sourire.

« -Bien dormis ? Me demanda-t-elle

-Comme un bébé. Quel heure est-il ?

-Dix heure. On devrait se lever avant que nos ados nous trouvent.

-On est obligés ? Je suis tellement bien là.

-Je retrouve bien ma femme là, préférer le lit.

-Te moque pas ! très bien, je me lève. »

Je n’eut pas le temps de dégager la couverture qu’on frappa à la porte et Emma entra. Elle avait l’air inquiète.

« -Elena n’est pas…ah si tu es là.

-Salut Emma.

-Quel plaisir de vous revoir toute les deux ainsi. Je dérange peut-être ?

-Non, on allait se lever. Enfin si Elena se décide enfin.

-J’y crois pas ! Je lui envoyai un gentil petit coup de coude.

-Je vais te choisir une tenue et te coiffer.

-Tu n’est plus ma femme de chambre Emma. Tu es devenue reine et Océane peut très bien le faire.

-Tu es tout de même incapable de bien te coiffer toute seule. N’oublie pas que…mais elle se ravisa.

-A quoi bon résister à la plus talentueuse des coiffeuse ? Océane et Emma rigolèrent. Encore un souvenir ? Bonne nouvelle alors.

-Allez, viens par la, si ta femme veut bien te lâcher.

-Excuse-moi, enchaina Océane en me laissant sortir du lit. »

Après nous être préparer, on partit prendre notre petit déjeuner où les enfants ainsi qu’un autre femme ressemblant à Emma étaient là.

« -Tu étais où Maman ? On est allé te voir à l’infirmerie mais tu n’y étais pas, Expliqua Elise.

-J’étais avec votre mère.

-Ce monde est injuste.

-Tu doit être Juliette ? C’est dingue comme toute les sœur d’Emma lui ressemble.

-C’est bien moi. Tu as dû voir Jeanne pour dire ça.

-Exacte.

-La sœur médecin est là ? M’interrogea Ben

-Oui. Elle deviendra notre médecin quand le Dr Langstone partira à la retraite.

-Cool.

-Altesses ! S’écria le chef de la garde royal qui venait d’entrer. Nous l’avons retrouvé !

-Comment va-t-il ?

-Il attend dans la cour et demande l’asile.

-Accordez-lui, ajoutais-je, Elise suis moi.

-Elena, tu m’explique ?

-Plus tard, promis. »

Avec Elise, on se précipita dans la cour et elle se jeta dans les bras de son petit ami quand elle le vit. Du sang coulait de sa tempe et il avait un énorme cocard à l’œil gauche.

« -Rentrez donc, ne restez pas dehors.

-Tu as raison.

-Emmène le à l’infirmerie, je vais prévenir Jeanne et le Dr Langstone.

-Merci maman. »

Je me dépêchai de les trouver tous les deux et leurs expliqua ce que je savais. Moins de cinq minutes plus tard, ils arrivèrent mais le jeune homme marchait difficilement.

« -Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Demanda le Dr Langstone au jeune homme.

-Mes frères m’ont retrouvé. J’ai réussi à m’enfuir pour qu’ils me suivent et ne retrouve pas ma mère.

-Attendez, je n’ai été informer que d’une partie de la situation par mon beau-frère. Vous pouvez m’expliquer ? M’interposais-je

-Ethan fait partie d’un programme de protection des témoins parce qu’il a vu son père et ses frères battre sa mère. Ils sont venus se réfugier ici. Je t’en avais parler avant que tu ne perdes la mémoire et tu m’as aidé à la retrouver, expliqua Elise.

-Merci ma puce. Faites ce que vous avez à faire docteur. Ethan restera au château aussi longtemps qu’il le veut. Je vais demander à ce qu’on fasse venir votre mère.

-Merci Altesse, répondit Ethan. »

Moins d’une heure plus tard, la mère et le fils étaient à nouveau réuni. Je les laissai seul et retrouva Océane dans notre chambre.

« -Tu ne m’avais pas dit que le petit-ami d’Elise avait disparu.

-Ah oui ? Probablement un secret entre nous pour ne pas t’inquiéter.

-Vous l’avez retrouvé, c’est le principal.

-C’est vraiment déstabilisant de ne se souvenir de rien. Il y a plein de chose qui vienne et j’ai l’impression d’être une étrangère. J’ai su qu’Ethan avait disparu parce que ton frère m’en avait parler.

-Je ne peux qu’imaginer ce que tu dois ressentir.

-Et puis tout ça…je sais que j’ai été reine mais je ne m’en souviens pas. Ce n’est pas que je ne te fais pas confiance mais ça parait tellement impossible.

-Et pourtant c’est bien la réalité.

-D’après toi, pourquoi je me suis noyé ? Soit franche s’il te plait.

-Peu avant on s’était disputer. Tu m’avais fait part de tes émotions, de tes pensées et je n’ai pas su écouter. Je suis persuadée que tu m’en as voulu et que tu es allé toi-même dans l’eau.

-Pour me suicider ? Pourtant j’ai bien senti cette nuit à quel point je ne pouvais être éloigner de toi.

-Je ne sais pas. Les derniers mois avant ton accident ont été très dur pour nous deux mais surtout pour toi. C’est pour ça que j’ai pensée à la thèse du suicide. Mais Ben est persuader que tu as glissé.

-Peut-être que vous avez tous les deux raison. Si tu me disais pourquoi on s’est disputer peut-être que ça m’aiderait.

-Non ! Ce n’est vraiment pas nécessaire.

-Amène moi où ça s’est passé alors. Je te promets que je ne m’approcherais pas de l’eau et tu pourras rester près de moi.

-Je ne sais pas si c’est une bonne idée.

-S’il te plait Océane. J’ai réellement besoin de savoir.

-Je vais en parler au Dr Langstone d’abord, je ne te promets rien.

-Merci. »

Je l’embrassai et quitta la chambre. Machinalement, je me rendis en cuisine et y trouva Emma.

« -Qu’est-ce que tu fais là toi ? Demandais-je en m’asseyant sur le plan de travail.

-Elena ! Cuisiner m’aide.

-Ce n’est plus ton rôle, tu devrais être avec Éric à chercher à adopter.

Éric ? Nathan m’as dit qu’Emma chercher à adopter mais on dirait que je me souviens du nom du mari d’Emma.

-Tu t’en rappelle ?

-Oui. Bon alors, vous en êtes-vous ? Je vais avoir une nièce ou un neveux ? Ah ça aussi je m’en souviens.

-On cherche toujours mais on a remarqué une petite fille. Mais…

-Le plus important c’est que vous l’aimez, pas qu’elle soit parfaite pour devenir reine. Qu’est-ce qui est différent chez elle et qui vous attire ?

-Elle est sourde et est toujours en fin de liste pour les adoptions. Mais elle est si belle.

-Quel âge ?

-Un an.

-Vous devrez apprendre le langage des signes, mais pourquoi pas. Rencontrez-là au moins une fois avant de vous décider.

-Merci Elena. J’ai toujours eu besoin de tes conseils et même aujourd’hui, avec une mémoire défaillante tu m’aides.

-On dirait que je suis là pour ça.

-Et sinon, il s’est passé quoi avec Océane cette nuit.

-Je suis tombée amoureuse d’elle une deuxième fois. Je n’arrivais pas à dormir loin d’elle. J’avais l’impression qu’il me manquait quelque chose. Alors je l’ai discrètement et j’ai craqué.

-Tu as craqué d’amour ?

-Ne te moque pas, mais oui. Je n’ai pas su résister.

-Tu ne t’en rappelle surement pas mais quand tu la rencontrer, à partir du moment où tu as posé tes yeux sur elle, j’ai su que tu avais des sentiments. Tu ne m’as pas cru et il ta fallut un moment pour admettre tes sentiments pour elle. Tu avais peur de ce que voulait dire aimer.

-Hier aussi j’ai hésité. Toute la journée je me surprenais à l’observer, à penser des choses que je refusait de penser. J’avais l’impression que ce n’était pas possible, pas réel. Cette femme, aussi incroyable soit-elle ne pouvais pas être ma femme, je ne pouvais pas avoir cette chance.

-Et aujourd’hui ?

-Aujourd’hui je n’ai plus aucun doute. Elle est bien la femme de ma vie, mon âme-sœur comme on dit.

-Mais tu deviens poète dit donc.

-Des talents se révèle à moi on dirait.

-C’est déjà un très bon point que tu te souviennes de tes sentiments pour elle. Océane à toujours été ton point d’encrage avec la réalité, ton pilier en quelque sorte.

-Son odeur c’est ça ? C’est pour ça que je ne me suis souvenu que son prénom et de son odeur ?

-On dirais bien.

-Et si j’avais perdu la mémoire justement pour oublier certaines chose ?

-Ce qui est fort probable en fait. Surtout avec…

-Non, ne dit rien. Surtout si je les aie expressément oubliés. Comme si je ne devais jamais m’en rappeler car trop destructeur.

-C’est malheureusement le cas. Sauf que c’est grâce à ce que tu as oublier qu’Océane et toi pouvait être ensemble. Sans ses souvenirs, votre amour, votre couple perd de sa légitimité.

-Je tacherais de m’en souvenir, merci Emma.

-De rien. Tu veux que je te prépare quelque chose ?

-Pourquoi pas un gâteau chocolat-banane ? Pour moi et Océane.

-C’est partie pour un gâteau chocolat-banane. »

Je la vis sourire et compris que ce gâteau faisait partie de l’un de ces souvenirs oubliés. Je rejoignis Océane dans notre chambre et l’informa du gâteau en cours de préparation. Je la vis sourire jusqu’aux oreilles et l’embrassa. Je vis qu’elle était occupée mais lui demanda si je pratiquais un sport, de la course en l’occurrence, et lui proposa de venir courir avec moi. Elle accepta et cela me fit chaud au cœur. J’aimais vraiment cette femme plus que tout au monde. Je n’échangerais jamais rien contre elle, pas même mes souvenirs. Une voix intérieur me disait même que j’était prête à mourir pour elle. Est-ce que c’est ce qu’il s’est passé le jour de ma noyade ? Je ne le saurais cependant qu’au retour de ma mémoire, ce qui pour le moment, ne m’intéressait guerre. Me concentrer sur ma femme et mes enfants était bien plus important que des souvenirs pouvant être destructeur. On rentra au château pour prendre une douche avant de rejoindre Emma. Cependant, alors que j’était en train de me laver les cheveux, j’entendis Océane derrière la porte de la douche. Elle voulait se joindre à moi. Elle commença par se déshabiller et je sentis mes joue s’enflammer en la voyant. Elle entra dans la douche comme si le temps s’arrêtais.

« -Qu’est-ce qu’il y a ? Tu rougis.

-C’est que…heu…bafouillais-je.

Elle est vraiment canon ma femme.

-C’est le fait qu’on soit tout les deux sous la douche qui te dérange ? On est mariée je te rappelle.

La vache, ressaisi-toi Elena, on dirait une ado.

-Non, non, c’est…heu…enfin tu…

-T’inquiète je comprends. Tu veux que je sorte ?

-Non ! Mais reprends-toi enfin ! C’est juste que tu…

-Laisse-moi faire dans ce cas Elena. »

Elle avait compris ce que je n’avais pas réussi à dire. Cette fois encore, ce fut elle qui mena la danse, qui m’embrassa la première. Je ne parvenais toujours pas à m’y faire. Moi, mariée avec elle ? Sois-je suis vraiment chanceuse, soit je rêve. Ça doit être ça, je suis toujours dans le coma et je m’invente une vie. Non, impossible, pas avec tout ce que je ressens en ce moment. Les émotions ne sont pas aussi exacerbées dans une rêve. C’est dingue l’effet qu’elle me fait. L’expression femme de ma vie ou âme-sœur n’as jamais était aussi bien utilisé qu’à ce moment-là.

« -Attends.

-Qu’est-ce qu’il y a ?

-On est d’accord que je ne suis pas en train de rêvé, que tout ceci est bien réel ? Que je suis sous la douche avec une femme magnifique, douce, passionnée, compréhensive et…

-Oui Elena, rien n’a jamais été aussi réel que ce moment.

-Je n’arrive toujours pas à comprendre comment on a fait pour être ensemble. Qu’est-ce que j’ai fait pour te mériter ?

-On sort de la douche et je te raconte ? »

Je lui souris et elle m’embrassa avant d’attraper une serviette. Son baisé me fit toujours le même effet.

« -Je commence par où ?

-Notre rencontre, qui as fait le premier pas, le premier baisé, la première fois…enfin tout ça quoi.

-Tu m’as sauvé la vie Elena. C’est comme ça qu’on s’est rencontrer. Tu as fait le premier pas, j’avais vingt ans et toi dix-neuf. Je suis la première femme de qui tu es tombée amoureuse. Mais à ce moment-là, j’avais déjà un petit ami. Cependant, toi aussi tu m’attirais mais je ne te l’ai jamais dit. Alors j’ai joué la carte de l’amie qui te poussait à avouer tes sentiments, à ouvrir ton cœur. Nous étions totalement différents à l’époque et pourtant je n’ai jamais su te traiter en reine. Pour moi, tu restais une jeune fille perdu, une amie. Alors que j’aurais parler avec toi avec le respect dut à ton rang, je parlais à une amie. Une amie qui s’inquiétais pour moi, qui me confiait ses secrets. Il m’a fallu être dans le coma pendant six mois, à cause de mon petit- ami, pour que je comprenne que tu n’étais pas qu’une simple amie. Tu ne m’attirais pas simplement, tu me rendais complètement folle. Notre premier baisé et notre première fois ont eu lieu en même temps, le jour de mon réveil. Tu es entré dans l’infirmerie, tu as fermé la porte à clef et tu as lentement enlever ta robe en t’approchant de moi. Je t’ai demandé ce que tu faisais mais tu m’as demandé de me taire en m’embrassant. Je n’oublierais jamais cette instant.

-Ça devait être magique.

-Ça l’était. Cette fois, alors que tu n’y connaissais rien, tu as mené la danse, faisant vibrer de plaisir mon être tout entier.

-J’aimerais tellement m’en rappeler. Je baissai la tête honteuse.

-Ça reviendra un jour, j’en suis sûr. Même s’il faut attendre quarante ans, j’attendrais.

-Merci. »

Je l’embrassai à nouveau et on sortit de la chambre. Le gâteau nous attendait. On prit place sur la table de la grande salle et les enfants nous rejoignirent. Eux aussi devraient raffoler de ce gâteau. On rigola pendant une bonne heure et cela me fit du bien. J’oublia que je n’avais plus aucun souvenir de ma vie passé, soit trente-cinq ans. Alors que je m’apprêtais à retourner dans ma chambre, je croisai la mère d’Ethan.

« -Altesse ?

-Madame, que puis-je pour vous ?

-je voulais vous remercier pour nous avoir apporter votre aide.

-Je n’ai fait que mon devoir, enfin je crois.

-Ce que vous avez fait pour se royaume est incroyable. Il était en ruine et vous l’avez reconstruit en seulement quinze ans. Je ne suis là que depuis quelques années mais je n’ai jamais vue des gens aussi heureux d’habiter ici. C’est limite s’ils vous vouent un culte, demanda des nouvelles de vous quotidiennement.

-Merci, répondit-je en rougissant.

Qu’ais-je fait pour mériter ses louanges ?

-Et aussi, vous avez peut-être remarquer le rapprochement entre mon fils et votre fille.

-j’ai remarquer en effet. Mais je ne m’interposerais pas, tant que cela ne nuit pas à sa fonction de princesse. Votre fils doit savoir que c’est elle qui prendra le trône un jour et non son frère.

-Je crois qu’il le sait déjà. Merci Altesse.

-Elena ! océane arriva quand la mère d’Ethan partie.

-Qu’est-ce qu’il y a ?

-Je t’emmène quelque part. Le Dr Langstone à penser que ça pourrait t’aider à te rappeler de voir le lieu où tu t’es noyée.

-Tu es sûr ?

-Oui, tant que je reste prés de toi et que tu ne t’approche pas trop de l’eau.

-Merci. »

On marcha à travers les jardins jusqu’à arriver au bord d’un étang et d’un grand chêne. On s’assis, s’adossant au troc de l’arbre et je perdis mon regard sur la surface de l’eau, serrant la main d’océane tandis qu’elle passait un bras autour de ma taille. Petit à petit, je crus me souvenir. D’abord des sentiments et des émotions. Colère, peur, raz le bol, sentiments de rejet. Puis se dut l’eau glacé que je sentis contre ma peu alors que j’étais loin de cette eau. Je frissonnai. Lentement, elle montait vers le haut de mon corps, s’arrêtant aux épaules. Puis je doute, pourquoi je faisais ça. L’image d’Océane effleura mes pensés et je me sentis glisser, tomber. Ma tête était sous l’eau. Mes poumons s’enflammais, me brulait, cherchant désespérément de l’oxygène. Je sentis des larmes couler sur ma joue, celle-ci était bien réel. Puis un main les chassant. Je détournai le regard de la surface de l’eau et vit que c’était Océane. Elle me serra dans ses bras mais ne dit rien.

« -Je suis désolée, tu avais raison. J’ai essayé de me suicider. J’était tellement en colère. J’ai cru que tu m’avais abandonné, j’avais l’impression que tu m’avais rejeté. Mais je me suis ravisé au dernier moment. Je te jure que je n’en avais plus l’intention. J’ai juste glissé, tellement idiot. Je n’arrivais pas à remonter, quelque chose me tirait au fonde l’eau.

-Ce n’est pas grave Elena. Le plus important c’est que tu sois toujours en vie.

-J’ai été tellement égoïste. J’avais l’impression que tu ne me comprenais plus. L’impression que je n’étais qu’un point mort pour toi. Et je me suis rappelée les paroles de ma mère, que tout se terminerais avec ma mère. J’ai douté de toi, de mo. Je ne savais plus qu’elle était ma réalité, qu’elle était la vérité. Je suis vraiment désolée Océane, pardonne-moi.

-Je ne t’en veut pas. Tu n’as pas été égoïste, tu étais juste perdu. Et ce que je t’ai dit juste avant n’as fait qu’empirer les chose. J’était tellement en colère contre moi, de ne pouvoir t’aider. J m’en suis prise à toi parce que tu chercher des réponses, je n’aurais pas dû. Nous sommes toute les deux fautives.

-Je crois que pendant mon coma, j’ai vu ma vie défiler, notre vie ensemble avant que tout ne s’efface. Seul ton nom et ton odeur est rester. Parce que la dernière chose à laquelle j’ai penser avant de glisser c’était toi. Que ma réalité était peut-être celle-ci et que tu avais raison. Je te jure que j’ai glissé au dernier moment.

-je te crois Elena, je te crois. C’est fini maintenant. Tu te souviens de quoi ?

-Tout. J’avais oublié parce que c’était trop dur à encaisser. J’ai pris ça pour une trahison, pour une vengeance. Mais je sais aujourd’hui que j’avais tort.

-Je te promet de faire plus attention à toi à partir de maintenant.

-Je t’aime Océane.

-Je t’aime aussi Elena. »

Je me serrai un peu plus contre elle. Ma tête dans son cou, respirant son odeur enivrante et séchant mes larmes. On rentra au château quelques minutes plus tard et son se coucha tôt, toute les deux fatiguée par cette journée.

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