Chapitre 21

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Je fus réveillée par le chant des oiseaux à travers la fenêtre et par la lumière du soleil. Je me levai et remarqua que deux tenue m’attendais. Une robe et un jogging. Je préférai le jogging et me fit une queue de cheval. Je sortie de la pièce et marcha machinalement dans de long couloir. Je m’arrêtai cependant à chaque fois que je croisais une photo accroché au mur. Océane, les deux enfants dont je compris rapidement qu’ils étaient jumeaux, une jeune femme que je ne reconnaissais pas, surement ma meilleure amie et moi. Je fini par me retrouver devant une gigantesque salle où se trouvait un grande table. Je vis alors les deux enfants vu auparavant sur les photos et déduit que c’était eux, Ben et Elise, mes enfants. Quand ils me virent, ils se levèrent d’un bon et coururent vers moi.

« -Maman ! Tu es réveillée !

-On dirait, répondis-je en leur souriant

-Doucement les enfants, laissez votre mère respirer, intervint Océane. Tu veux manger quelque chose ?

-Avec plaisir. »

Je m’assis en face d’elle, place qui était apparemment la mienne et elle me servit un bol de chocolat chaud avec un croissant sans que je lui aie demandé. Elle me connait bien on dirait. Alors qu’on terminait de manger, un vieux monsieur entra. Il parut surpris de me voir là.

« -Majesté, vous ne m’aviez pas dit que votre femme s’était réveillée ?

Majesté ? Serait-elle reine ? Au moins il confirme mes soupçons, Océane est bien ma femme.

-Excusez-moi docteur, je n’y avait pas pensée, mais Elena est bien amnésique

-Altesse, j’aimerais vous voir dans la journée.

C’est à moi qu’il s’adresse le doc ? Altesse ? Faut que je me renseigne.

-Oui, pas de soucis.

-Bien.

-Ben, Elise, si vous avez fini de manger j’aimerais parler avec votre mère, dit Océane comme si elle avait lu dans mes pensées.

-D’accord.

-Tu as surement beaucoup de question, ajouta-t-elle une fois qu’on fut seule.

-Majesté ? Altesse ? Pourquoi tu m’as dit qu’on était à la maison alors que cet endroit est immense.

-Nous vivons dans un château Elena. Je suis devenue reine en t’épousant il y a quinze ans. Si le Dr Langstone t’a appelé Altesse c’est parce que tu as abdiqué il y a quelques mois pour passer plus de temps avec ta famille, avec nous.

-Si tu es devenue reine en m’épousant, ça veut dire que j’étais reine avant ?

-Oui. Tu es née princesse, dans ce château même.

-Et les jumeaux ? Ils sont bien jumeaux ?

-Oui Mais l’histoire est trop compliquée pour t’en parler maintenant. Tu es leur mère biologique et je les aie adoptés à leur naissance.

-Et l’autre femme que j’ai vue sur les photos ?

-Emma ? Elle est ta meilleure amie, ta confidente et était ta servante avant de se marier avec un roi il y a peu. Tu la connais depuis plus longtemps que moi.

-Ben et Elise, ils ont quel âge ?

-Quinze ans. Tu les as eus alors que tu étais âgée de vingt et un ans et tu en as trente-cinq.

-Et toi ?

-Trente-six. Je suis plus vielle que toi d’un an.

-Et leur père ? Ils en ont bien un ?

-Oui mais c’est trop tôt.

-Et mes parents ?

-Si seulement tu pouvais ne jamais te souvenir de ça, dit-elle à voix basse.

-Tu as dit quelque chose ?

-Non, rien. Suis-moi, je dois te montrer notre chambre. Ça te fera peut-être remonter des souvenirs. »

Elle m’attrapa la main, geste familier qui me perturba et je la suivie dans les couloirs jusqu’à la porte qui devait donner sur notre chambre. En entrant, la première chose que je remarquai fut l’odeur. L’odeur d’Océane était présente absolument partout. Pas de doute, c’était bien sa chambre. La pièce était immense mais ne comportait qu’un lit double, deux tables de nuit, un bureau et une penderie. Je ne reconnus cependant rien d’autre.

« -Tu reconnait certaines choses ?

-Ton odeur est absolument partout.

Oups, pourquoi j’ai dit ça moi. Quelle idiote je suis.

-C’est ma chambre après tout. J’y suis depuis quinze ans alors c’est normal Mais c’était la tienne avant que je n’y emménage.

Ouf, elle ne l’a pas mal pris. Garde ta langue Elena, tu ne dois pas lui dire que son odeur est la seule chose dont tu te souviens.

-C’est vrai, j’avais déjà oublié.

-Comme tout le reste malheureusement.

Elle fait exprès de me rabaisser ou quoi ? Je sais que j’ai tout oublié, pas la peine d’en rajouter une couche.

-J’espère que ça va revenir un jour.

Tiens, encore une photo de nous deux, jeunes en plus. Bah ça alors ce qu’elle est belle ! Je crois avoir compris pourquoi je suis tombée amoureuse d’elle. C’est possible de tomber amoureux une deuxième fois de la même personne ?

-Tu veux peut-être te changer ? Tes vêtements sont de ce côté.

Normal que même mes vêtements aient son odeur ?

-C’est à moi tout ça ? Toutes ses robes ?

-Oui, tu fais partie de la famille royal après tout.

Je ne sais pas si je vais réussir à m’y faire.

-C’est vrai. Mais je préfère garder mon jogging. Pour le moment du moins.

-Je comprends. Moi aussi il m’a fallu un temps d’adaptation.

Un temps d’adaptation ? Mais elle est née où ?

-Tu veux dire qu’avant… tout ça…

-Je vivais dans un village parmi ton peuple. Ta mère me qualifiait de paysanne.

Elle connaissait ma mère ?

-Parle-moi d’elle.

Oups, je n’aurais pas dû dire ça ainsi.

-Non ! Ce serait trop dur pour toi.

Pourquoi elle ne veut rien me dire sur mes parents ? Qu’est-ce qu’elle me cache ?

-Excuse-moi.

-Je peux te faire visiter le village si tu veux.

Je vais enfin pouvoir sortir de ce château.

-Avec plaisir. »

Elle se prépara, mit une magnifique couronne sur sa tête et posa sur la mienne ce qui devait être mon diadème. Une dizaine de minutes plus tard, nous étions dans la voiture. Quand on arriva au village, des gardes nous suivait à distance et les habitants nous saluait. Mais je ne reconnaissais personne. Alors qu’on arrivait sur la place centrale, je crus reconnaitre une maison. Les mots ‘’Océane’’ et ‘’femme’’ s’écrivirent devant moi en lettre de feu.

Le feu ! Cette maison avait déjà été en feu. Je n’eus pas le temps de faire part de mes impressions qu’une jeune fille d’environ vingt ans arriva.

« -Elena ! Alors le mariage d’Emma, c’était comment ? Tout le village aurait voulu être à mais nous n’avons eu le droit qu’à la télé.

Le mariage d’Emma ? Ah oui, ma meilleure amie et son roi.

-Doucement Estelle, intervint Océane. Il y a eu un accident il y a deux mois avec Elena.

Quoi ? Personne n’est au courant ?

-Tu me fait peur là. Qu’est-ce qu’il s’est passé ?

-Je me suis noyée, dis-je du but en blanc.

-Quoi ? Survivre à…

-Ne dit plus rien ! la coupa Océane. Elle a tout oublié.

-Même moi.

-Absolument tout.

Donc je la connais ?

-Excuse-moi petite mais j’ai même oublié ma propre femme. Tu es qui du coup ?

-Tu m’as sauvé la vie quand j’avais cinq ans, avant la naissance des jumeaux.

-Comment ?

-Lors d’un accident d’avion Tu t’es occuper de moi en attendant qu’on retrouve mes parents.

-Ils ont été retrouvés ?

-Seulement ma mère. Mon père est mort dans l’accident.

-Je suis désolée.

-Pourquoi tu ne m’as rien dit Océane ? Je serais venu aussi vite que possible.

-Je ne voulait pas te déranger dans tes études et je ne savais pas combien de temps le coma d’Elena allait durer. »

Je me détachai complétement de la conversation, me concentrant à nouveau sur le maison qui me paraissait familière. Je suis sûre à 99% qu’elle a brulée un jour ou l’autre. Instinctivement je massai mes poignés qui me picotèrent. Je remarquai alors les cicatrices. Pourquoi j’avais mal maintenant ? Est-ce que l’incendie de cette maison avait un rapport avec ces cicatrices ? Je sentis des larmes couler contre ma joue. Pour qu’elle raison ? Je l’ignore. D’une voix lointaine, j’entendis Océane m’appeler mais mon regard restait bloquer sur cette maison. Je vis ensuite des flammes gigantesque sortirent de la maison et un prénom hurler dans ma tête, celui d’Océane. C’était ça. Cette maison était la sienne et elle avait bruler alors qu’Océane était encore à l’intérieur.

« -L’incendie, mes cicatrices, tout est liés n’est-ce pas ? Demandais-je subitement sans détacher mon regard de la maison. Cette maison est la tienne et tu étais dedans quand elle a brulé.

-C’est vrai. Mais tu m’as sauvé la vie en criant mon prénom. Tu as sauvé la vie de deux personne ce jour-là. La mienne et celle de mon frère.

-Ton frère ? Demandais-je en me retournant, plantant mon regard dans le sien.

Ses yeux sont si beaux, elle est magnifique. Arrête Elena, ce n’est pas le moment. Arrête de la regarder où tu vas craquer. Sauf que j’ai déjà craquer pour elle en fait.

-Oui, j’ai un frère. Après la destruction de la maison, tu l’as faites reconstruire. Mon frère y habite avec sa compagne.

-Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Quand la maison à brulée ?

-Tu veux que je lui dise ? Intervint Estelle. Si c’est trop dur pour toi.

-Non merci, c’est à moi de le faire. Même si j’aurais préféré que tu ne t’en souviennes jamais.

-Pourquoi ? S’il te plait, j’ai besoin de savoir.

Elle est tellement belle quand elle s’inquiète. Stop ! Ce n’est pas le moment.

-Parce que ce qui est arrivé est ma faute. Je n’ai pas su te protéger, nous protéger.

Est-ce que j’ai vraiment envie de savoir ? Ça à l’air douloureux pour elle d’en parler. Oh non, voilà que je la fais pleurer.

-Tu n’es pas obliger de me raconter si c’est trop dur. Je ne veux pas te faire de peine.

-Quand ton père a su que nous entretenions une liaison, une liaison interdite, il t’a marié de force avec un homme. C’est cette homme qui est à l’origine de tes cicatrices aux poignets et au bras. Il ta retenue prisonnière, attachée pendant plus d’une semaine. C’est aussi lui qui mit le feu à la maison. Il a essayé de me tuer pour te soumettre à sa volonté. Il…il ta fait du mal et je m’en suis voulu. Je n’ai pas réussi à te protéger.

-Si j’étais mariée avec lui, les enfants…c’est leur père ?

-Oui. Il…

-J’ai compris, merci Océane.

J’ai tellement envie de la prendre dans mes bras. Non retient toi, ce n’est pas le moment, pas après ce qu’elle vient de dire. Heureusement qu’il n’est plus dans ma vie celui-là. Enfin je suppose.

-Je suis désolé Elena.

-Est-ce que je peux ? Demandais-je en m’approchant d’elle

-Bien sûr. »

Tout en délicatesse mais maladroite, je la serrai dans mes bras et respira son odeur qui m’envouta une fois de plus. Quand je la sentis se détendre, je compris à quel point j’état précieuse pour elle. Elle me le confirma par un ‘’je t’aime’’ qui fit remonter des frissons le long de ma colonne vertébrale. Je lui demandai ensuite des informations sur ma meilleure amie, Emma. Ne devrais-je pas l’appeler pour lui dire que j’étais réveiller ? Océane sortie son téléphone et me le passa.

« -Océane ? Tu as des nouvelles d’Elena ?

-Emma ?

-Elena ! C’est vraiment toi ?

-Oui c’est moi mais…

-j’ai eu tellement peur. J’ai cru que tu allais mourir. J’ai cru te perdre. Qu’est-ce qu’il s’est passé ?

-Je ne sais pas.

-Comment ça ? J’ai besoin de réponses Elena !

Et moi donc.

-J’ai perdu la mémoire. Je ne me souviens de rien du tout. Même pas de nous.

-Oh. Tu veux que je vienne au château ?

-Je ne sais pas…tu n’as pas des choses à faire en étant reine ?

-Non. Je n’ai pas de pouvoir. Je serais là en fin de journée. Tu pourras même me dire ce que tu n’arrive pas à dire à Océane, comme tu l’as toujours fait.

-Merci. »

Elle raccrocha et je redonnai le téléphone à Océane. Je vis ensuite un homme accompagner d’une femme et d’une petite fille. J’aurais pus parier, il s’agit du frère d’Océane, donc mon beau-frère. Est-ce qu’il a été tenu à l’écart de ma noyade lui aussi ?

« -C’est ton frère n’est-ce pas ? Chuchotais-je à Océane.

-Bien vue.

Majesté, dit-il en exagérant une révérence. Tu ne m’avais pas dit que tu passais dans le coin.

-Ce n’est pas prévu.

-Ce n’était pas prévu.

-Je vois que même les enfants ne sont pas là. Salut Elena.

-Salut.

Il n’a pas l’air d’être au courent.

-T’inquiète pas, tu les verras bien assez tôt.

-On allais se balader avec la petite, vous voulez venir ?

-Avec plaisir. Par contre on ne partira pas tard. A ce que j’ai compris Emma va arriver dans la journée.

-Emma qui débarque comme ça alors qu’ils cherchent à adopter ? Qu’est-ce qu’il s’est passer ?

-Tu te fais des idées.

-Elena ? Qu’est-ce que ma sœur me cache ?

-Tout vas bien heu…Comment il s’appelle ? Il ne s’est rien passé.

-Si vous le dites. »

On commença à marcher mais le frère d’Océane me ralentis.

« Qu’est-ce qu’il me veut celui-là ?

-J’ai des informations à propos du petit copain d’Elise. Je m’étranglai.

Elise, un petit copain ?

-Je t’écoute.

-Sa mère est venu me voir et elle n’a plus de nouvelle de lui depuis aussi longtemps que ma nièce. Elle est persuadée d’avoir vu trainer l’un de ses fils dans le village avant sa disparition.

Le petit ami de ma fille à disparut ? Ais-je fait quelque chose pour le retrouver ?

-Son frère serait liés à sa disparition ? Demandais-je en faisant semblant de n’avoir rien oublier.

-Probable.

-J’en parlerais à Elise, merci.

-Et n’oublie pas de prévenir le chef de la garde royal, ça l’aidera à le retrouver.

Ne pas oublier ça alors que j’ai oublié toute ma vie. Bon au moins, des gens sont déjà en train de le chercher.

-Je n’oublierais pas.

-Je peux te poser une question, tant qu’Océane n’entend pas ?

-Bien sûr.

Pourvu qu’il ne me demande pas quelque chose que j’ai oublié.

-Qu’est-ce que ma sœur ne veux pas me dire ? Emma ne débarquerait pas sans raison. Il a dû arriver quelque chose, a toi ou aux enfants.

-Tu me promet de ne pas lui en parler ?

-Promis, Elena. Parole de beau-frère.

Il est drôle, je l’aime bien.

-Je me suis noyée. J’étais dans le coma pendant je ne sais pas combien de temps mais je ne me souviens plus de rien. Je ne sais rien de toi à part le fait que tu es le frère d’Océane qui est apparemment ma femme.

-Tu t’es noyée ? Mais comment ?

-Je ne sais pas justement.

-Et tu ne te souviens d’absolument rien ?

-Amnésie totale, sauf du nom d’Océane, du mot femme et de son odeur.

-Son odeur ? Logique, elle est ton point de repère.

-Mon point de repère ? A propos de quoi ?

-Qu’est-ce qu’Océane t’as dit ?

-La question serait plutôt qu’est-ce qu’elle ne m’a pas dit.

-Je ne sais pas tout mais même si elle ne t’en parle pas pour l’instant, elle a raison. En trente-cinq ans tu as vécu pas mal de chose traumatisante. Bien plus que n’importe qui d’autre. Et dans la plupart des cas, ta relation avec Océane n’y était pas étrangère.

-Comme l’incendie et le père des jumeaux ?

-Entre autres.

-Merci. J’aurais aimée qu’elle me le dise au lieu de garder le silence.

-Océane a toujours été très protectrice envers toi alors ça se comprends qu’elle ne t’ait rien dit.

-Tu as raison, je le ressens.

-Qu’est-ce que tu ressens d’autre ?

-Je peux t’en parler à toi ?

-Nous n’avons jamais été très proche mais vieux vaut tard que jamais.

-Tu peux commencer par me rappeler ton prénom ? Ajoutais-je avec un sourire.

-C’est Nathan.

-Tu crois qu’on peut tomber amoureux deux fois de la même personne ? Je veux dire, si on ne se souvient pas de la première fois.

-Tu parles d’Océane ? Oui je crois que c’est possible. Surtout vu ce qu’il y a entre vous.

-C’est-à-dire ?

-Tu as défiée ton père pour être avec elle, tu as modifié la loi pour que votre liaison ne soit pas criminelle et tu étais prête à la laisser te tuer pour lui prouver ton amour.

-A ce point ?

-Oh oui. Dis-lui ce que tu ressens pour elle, ça lui fera plaisir.

-Je ne sais pas, c’est encore confus. Tout m’attire chez elle mais j’ai l’impression qu’il y a un vide entre nous.

-Ce vide c’est ta mémoire. Elle est compréhensive, elle saura attendre que ta mémoire revienne ou que d’autre souvenir se créer.

-Merci. »

On discuta encore quelques minutes avant de rentrer au château. Le Dr Langstone m’attendait, accompagner d’une femme que je crus reconnaitre.

« -Emma ?

-Mauvais pioche, je suis Jeanne, sa sœur.

-Pourtant j’y ai cru, je l’ai vu en photo.

-Altesse, j’aimerais faire des tests sur votre mémoire.

-je crois que c’est inutile. Océane et son frère m’ont déjà expliqué pas mal de chose. A part ça je ne me souviens d’absolument rien.

-Rien du tout, vraiment ?

-C’est pas tout à fait vrai. Je me suis souvenue du prénom d’Océane et de son odeur.

-Ça parait compréhensible.

-Tu es médecin toi aussi ? Demandais-je à Jeanne

-Oui, grâce à toi.

-Jeanne va travailler avec moi jusqu’à mon départ à la retraite. J’aurais dû m’y prendre bien avant mais…

-Vous avez toute votre tête, vous.

-C’est vrai. C’est déjà impressionnant que j’aie réussi à tenir jusque-là. Je vais former jeanne pour qu’elle me remplace ensuite.

-C’est Emma qui va être contente. Devenir le médecin de la famille royal.

-C’est pour ça que vous avez payer mes études, Altesses. Je me suis spécialisé le plus possible pour vous.

-A propos, voici le dossier médicale de votre nouvelle et première patiente.

-Mais il est énorme ! M’exclamais-je

-Je vous suis depuis vos dix-neuf ans, Altesse. Et votre père avant vous.

-Mais vous avez quel âge ?

-quatre-vingt cinq ans. Je suis entrée au service de la famille royal à vingt ans, à la naissance de votre père. Je n’étais qu’un assistant surdoué en ce temps-là.

-La vache ! Oups, excusez-moi.

-Ce n’est rien. Votre amnésie vous fait employer un vocabulaire que vous n’utilisiez pas avant.

-Elena ! Mon dieu ce que tu m’as fait peur ! »

Une femme entra précipitamment dans l’infirmerie et me pris dans ses bras. D’un regard, je demandai à jeanne si c’était elle Emma et elle me répondit par un sourire.

« -Salut Emma.

-Tu me reconnait ?

-Dison que je t’ai vue en photo et que je t’ai d’abord confondu avec ta sœur.

-Juliette ?

Juliette ? C’est qui celle-là encore, une autre sœur ? Mais elle en a combien ?

-Non, Jeanne.

-Oh, excuse-moi, je ne t’avais pas vu.

-Ce n’est rien.

-Comment-tu vas ? Me demanda-t-elle ensuite.

-A part un blackout, niquel.

-Toujours le même humour à ce que je vois.

-Nous allons vous laissez, intervint le Dr Langstone.

-Merci docteur, répondit Emma à ma place. J’ai combien de doigts ?

-Quatre.

-Et là ?

-Bon tu as fini ? Je vais bien.

-Excuse-moi, je me suis fait un sang d’encre. »

On continua de discuter le reste de la journée et sa présence me fit un bien fou. Avec elle, tout venait naturellement. Pas besoin de lui cacher des choses. Je savais que je pouvais lui faire confiance. Quand la nuit tomba, je l’informai que j’étais fatigué et elle me laissa. Cependant, je ne parvins pas à m’endormir. J’avais cette impression de manque et de vide. Instinctivement, je me retournai sur le côté et tendis mon bras. Je compris qu’il y aurait dut avoir quelqu’un à mes côtés. Il y aurait dû avoir Océane.

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