Chapitre 20

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Océane essaya tant que bien que mal de trouver une réponse autre que la tentative de suicide mais aucune ne lui vint. Elena était bonne nageuse et n’aurais jamais pu se noyer sans se trouver d’abord dans l’eau. De plus, Elena n’avait même pas pris la peine de se déshabiller, elle n’avait donc pas voulu simplement nager. Océane réussi à s’endormir quelques heures quand le soleil se leva. Cependant Ben la réveilla.

« -Qu’est-ce qu’il y a mon chérie ?

-Si maman avait réellement essayer de se suicider pourquoi elle l’aurait fait ? je n’arrive pas à comprendre.

-Lors de ses crises, sa mère ne cessait de lui répéter que tout se terminerais à sa mort et qu’elle-même n’était pas morte. Elle m’en à parler mais je n’ai pas su l’écouter.

-Alors c’est de ta faute et pas de la nôtre ?

-C’est vraiment ce que tu penses ?

-Non ! Je fais juste une constatation. Tu as dit toi-même que c’était de ta faute hier.

-C’est vrai. J’ai dit ça car je le pensais. J’aurais dû la soutenir, essayer d’être compréhensive mais j’ai fait tout le contraire de ce que j’ai fait ses dernières années. Je suis persuadée que si nous n’avions pas eu cette dispute, elle ne serait jamais aller à l’étang et n’aurais jamais céder à sa mère. Même morte, elle continue de nous hanter. Ne chercher pas à trouver des réponses qu’on ne saurait qu’à son réveil Ben.

-Elle va rester longtemps dans le coma ?

-Je ne sais pas mon chéri. Le mien a duré six mois mais mon cerveau n’a pas été privé d’oxygène pendant plusieurs minutes. Tu es arrivé à temps.

-Que se passera-t-il si elle se réveille ? Elle pourrait avoir des séquelles ?

-Elle pourrait mais je ne saurais dire lesquelles et là encore on ne saura qu’à son réveil.

-Tu veux manger quelque chose ?

-Non merci. »

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Je revois ma vie défiler devant moi, à vitesse normal, tel une spectatrice. Je viens d’ouvrir la grille menant au cachots, j’ai dix-neuf ans. Je descends les escaliers seulement éclairé par la lampe de mon téléphone. C’est là que je me rappelle. C’est le jour où j’ai rencontré Océane, où je l’ai libérée de sa cellule. C’est là que je la vois. Ce jour-là, je n’avais pas fait attention à elle, trop dégoutée par les cadavres. Profitant d’être externe à la scène qui se jouait devant moi, je m’approchai et détaillai celle qui était aujourd’hui ma femme. Celle qui est âgée de vingt ans, ses cheveux étaient recouverts de poussières, son corps entier, noircie par un mélange de sang, de sueur et de saletés. Elle était cachée au fond de sa cellule, le plus loin possible de la porte. Ses genoux repliés contre sa poitrine, elle était apeurée et paraissait faible. Elle n’était pas la femme forte que j’avais connu et épousé. Soudainement, le souvenir s’effaça, ne laissant qu’un vide dans ma mémoire. Puis aussi rapidement qu’ils étaient arrivés, les autres souvenirs disparurent, ne laissant qu’un écran noir avant de s’arrêter brusquement sur Océane, dans le coma, quinze ans auparavant. Une océane plus vielle, du même âge que le mien apparût à mes côtés.

« -Pourquoi j’oublie tout ? Qu’est-ce qu’il se passe ?

-Tu t’es noyé Elena. Tu allais te suicider mais tu t’es rétractée au dernier moment. Cependant en te retournant tu as glissé.

-Je suis morte, c’est ça ? C’est pour ça que j’oublie tout ?

-Non, tu n’es pas morte, seulement dans le coma. Des machines te maintienne en vie. Tu oublie car ton cerveau a été privée d’oxygène pendant plusieurs minutes.

-Je suis en train de perdre la mémoire ?

-Oui. En te réveillant tu seras amnésique.

-Pourquoi me réveiller si je ne me souviens de rien ?

-Pour ta femme, tes enfants et Emma. Tu es attendue Elena. Océane attendra aussi longtemps qu’il le faudra comme tu as fait pour elle mais tu dois te battre pour te réveiller, pour rester en vie. Ta vie n’est pas encore finie.

-Je suis désolé de ce que je t’ai dit peu de temps avant.

-Ce n’est pas à moi que tu dois dire ça mais à ta femme. Je ne suis que le fruit de ton subconscient. Si je t’apparais sous les trais d’Océane c’est parce qu’elle est la seul personne qui compte le plus pour toi. »

Comme tout les souvenir précédent, celui-ci s’envola ne laissant que deux mots derrière eux mais n’ayant désormais plus aucun sens pour moi. ‘’Océane’’ et ‘’femme’’. Ainsi qu’une odeur familière que je ne parvenais plus à reconnaitre.

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Cela faisait près d’une demi-heure que le Dr Langstone faisait tout les test possible pour déterminer, du moins essayer de savoir quelles pourrait être les séquelles de la noyade.

« -Vous avez trouver quelque chose ? Demanda finalement Océane

-Malheureusement non. Mais nous devrions nous attendre au pire.

-Comme quoi ?

-Paralysie, amnésie.

-Amnésie ? Elle pourrait ne plus se souvenir de nous ?

-Elle pourrait, mais ce n’est qu’une des nombreuses possibilité.

-Que devrions nous faire si c’était le cas ?

-La stimulé, l’emmener dans des lieux qu’elle connait, lui raconter les moments que vous avez passé avec elle mais surtout lui laisser le temps.

-Combien ?

-Ça dépend des patients mais ça peut varier entre quelques jours voire plusieurs années.

-Plusieurs années ? Merci Docteur.

-N’oubliez pas que nous ne savons rien pour le moment. Elle pourrait tout aussi bien n’avoir aucune séquelles. Appelez-moi au moindre changement. »

Le Dr Langstone sortie de l’infirmerie et Océane s’assis à nouveau sur son siège en prenant la main d’Elena. Encore une fois, elle laissa ses larmes couler, ne sachant que faire. Elle était impuissante et sa femme avec qui elle s’était battue pour pouvoir l’aimer, avec qui elle avait passer ses quinze dernières années allait surement l’oublier. Oublier tous les heureux et mauvais moment passer ensemble, oublier ses propres enfants. Au moins elle ne serait plus accablée par sa défunte mère mais le jour où elle retrouverait la mémoire risquerait d’être plus violent que le jour où elle avait découvert la vérité. Océane espérait sincèrement que sa femme ne perdrait pas la mémoire. Commençant à avoir faim, elle se rendit en cuisine, se fit un sandwich et retourna auprès d’Elena. Elle appela ensuite Emme et lui expliqua ce que le Dr Langstone avait dit. Elle raccrocha au moment où les jumeaux entraient dans la pièce.

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Alors que tout était noir autour de moi, que je n’entendais rien, j’eu l’impression que quelqu’un me serrait la main. Pourtant quand je regardais, il n’y avait personne. J’était totalement seule. Une odeur apparut, que je reconnu mais je ne savais pas à qui, ou à quoi elle n’appartenait ni d’où elle venait. Les deux mots qui ne semblaient pas vouloir être oublier apparurent devant moi en lettre de feu. A qui pouvais donc appartenir se prénom ? Ne voulant oublier, je me concentrai et vis trois visages. Celui d’une femme très belle et ceux de deux adolescent. Cependant leurs visage disparurent aussi vite qu’ils étaient apparus. J’hurla mais aucun son ne sortie de ma bouche. Au contraire, j’eu l’impression d’étouffer, comme si de l’eau entrait dans mes poumons. Pourtant je crachais une quantité importante d’eau, ne parvenant toujours pas à respirer.

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Alors qu’Océane lisait un livre aux cotés de sa femme, elle vit le rythme cardiaque de celle-ci s’affoler sur les moniteurs. Son corps se courbait, elle s’étouffait. Ne réfléchissant pas, elle courut chercher le Dr Langstone et revint en moins de deux minutes. Ayant compris ce qu’il se passait, il retira la sonde qui aidait Elena à respirer et celle-ci se calma aussitôt, retrouvant une respiration et un rythme cardiaque régulier. Elle ne reprit cependant pas connaissance.

« -Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Demanda Océane paniquée

-Vous n’avez pas à vous inquiéter, Majesté. Le corps de votre femme nous as simplement fait comprendre qu’elle pouvait respirer seule. C’est pour ça que j’ai enlevé la sonde.

-Elle respire seule ? C’est une bonne nouvelle. »

Cependant rien dans sa voie n’indiquait qu’elle était contente. Océane était toujours en inquiète et avait eu peur pour sa femme.

« -Oui Majesté, c’est une bonne nouvelle. Mais vous devriez aller vous reposer. Vous êtes en état de choc. Souhaitez-vous des somnifères ?

-Non, ça ira. Et puis je préfère rester auprès d’elle.

-Essayer au moins de vous reposer Majesté.

-Je ne vous garantit rien docteur. »

Sans lâcher sa femme du regard, elle entendit le Dr Langstone quitter la pièce et s’effondra en larme, s’obligeant à s’assoir par terre. Après avoir repris ses esprit, elle se releva, rapprocha la chaise du lit et embrassa sa femme sur le front puis s’assit sur la chaise en prenant sa main dans la sienne.

« -Je t’en prie Elena, j’ai besoin de toi. Je n’aurais pas dû te rejeter, j’aurais dû te faire confiance et te dire à quel point je t’aime. N’abandonne pas, je t’en supplie. »

Elle plaça la main de sa femme contre ses lèvres avant de ressentir une pression. Elena venait de serrer sa main. Cependant, comme elle n’ouvrait toujours les yeux, elle n’en parla pas au Dr Langstone mais respirer un peu mieux. Elle l’avait entendu, elle était en train de se battre pour revenir. Peut importe les séquelles qu’elle aurait, Océane ne l’abandonnerais plus jamais.

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Tout était toujours noir autour de moi, je ne voyais rien hormis le noir, sauf que j’entendais des voix. Est-ce que je deviens folle ? Non je ne crois pas. J’ai l’impression qu’on parle de moi. Mais qui parle de moi ? Je ne reconnais pas les voix.

« -Maman respire toute seule ? Demanda la voix d’un jeune homme en train de mué

-Oui, depuis quelques heures.

Je respire seule ? Est-ce que ça n’aurait pas un rapport avec l’eau que j’ai craché ?

-Est-ce que ça veut dire qu’elle va se réveiller ?

-Je ne sais pas Elise. J’étais dans le coma sous assistance respiratoire pendant prés de cinq mois et je ne me suis réveillé qu’environ un mois après.

Elise ? Qui est-ce ? J’ai l’impression de la connaitre et pourtant je ne me souviens de rien. Comme c’est énervant.

-Est-ce qu’il y a quelque chose qu’on peut faire ?

-Non malheureusement. Nous ne pouvons rien faire de plus qu’attendre. C’est à elle de se réveiller seule

Me réveillé ? Mais qu’elle est drôle, si seulement je pouvais. Ils pourraient m’expliquer ce qu’il s’est passé.

-On va encore devoir attendre un moment indéterminé pour savoir ce qu’il s’est passé ?

-Oui.

-Perso, je suis persuadé qu’elle n’a pas essayer de se suicider.

Me suicider ? Mais pourquoi aurais-je fait ça ?

-Ben ! Je t’avais dit qu’on ne reviendrait pas dessus avant le réveil de ta mère !

-Excuse-moi Maman.

Quoi ? Mais c’est quoi le problème là ? Ben, mon fils et l’autre femme serait sa mère aussi ? Aussi loin que je me souvienne ce n’est pas possible. Ah c’est vrai, je ne me souviens de rien.

-Retourner vous coucher les enfants, votre mère doit se reposer.

Donc Elise serait aussi ma fille ? Mais non revenez, je ne veux pas me reposer. Je veux juste me réveiller pour qu’on m’explique ce qu’il s’est passé.

-Bonne nuit maman. »

Et voilà, ils sont partis et je me retrouve seule avec…avec qui ? Leur mère ?

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Les enfants partirent se coucher mais Océane ne put s’endormir. Afin d’éviter à Elena de longue et douloureuse semaine de rééducation, elle enleva la couverture et massa ses jambes. En même temps, cela apaisait Océane. Elle était impuissante quant à la date de son réveil mais elle pouvait au moins lui éviter ça. Elle massa chaque jambe pendant une dizaine de minutes avant d’embrasser sa femme sur le front et se rassit dans son siège en ouvrant son livre. Elle fit la même routine pendant près de deux mois.

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Quelqu’un me massait mes jambes douloureuse et ça me fit un bien fou. Alors que je m’apprêtais à oublier, encore, je sentis comme un baisé sur mon front. Ma poitrine s’enflamma, mais ne fut pas douloureuse. Au contraire. Je n’avais jamais rien ressenti d’aussi bon, doux et délicat auparavant. Ou peut-être que si mais je ne m’en souviens pas. Soudainement, une vive lumière blanche m’éblouie. Je voulu placer ma main devant mes yeux mais ils s’ouvrirent à la place. Petit à petit, je distinguais des murs blancs, une fenêtre fermée mis j’entendais surtout le bip bip d’une machine. J’entendis alors une voix, d’abord lointaine puis de plus en plus forte. L’odeur que je n’avais pas oubliée arriva d’un bloc, m’obligeant à prendre une grande te subite inspiration qui me provoqua une quinte de toux.

« -Elena ? Est-ce que tu m’entends ?

Bien sûr que je t’entends, pas la peine d’hurler.

-Où suis-je ? Réussis-je à articuler tant bien que mal.

-Tu es à la maison, tu n’as rien à craindre.

A la maison ? Mais cette pièce est immense. »

Je tournai la tête vers la voix et cru voir un ange. La femme qui se trouvait à côté de moi était d’une beauté incroyable et pourtant de long cernes ornais ses yeux. Ses long cheveux blond retombait sur ses épaules et son sourire était apaisant. Elle semblait me connaitre mais je ne savais pas qui elle était.

« -Excusez-moi mais qui êtes-vous ?

-Je suis…elle perdit instantanément son sourire. Dis-moi de quoi tu te souviens.

Ce dont je me souviens ? Elle est drôle, je ne souviens de rien sauf de deux mots et de…son odeur ? Oui c’est ça, son odeur. Est-ce que je devrais lui dire ?

-Je ne sais pas.

-Je vais te poser quelques questions. Comment tu t’appelles ?

-Elena ? Tu l’as dit tout à l’heure.

-Ça ne compte pas alors. Comment je m’appelle ?

Mais oui, l’odeur et les deux mots, c’est elle. Océane, ma femme. Attend, ma femme ?

-Heu…Océane ?

-Oui c’est ça, elle retrouve son magnifique sourire. Comment tu as su ?

-Je ne sais pas.

-Comment s’appellent nos enfants ?

Nos enfants ? Elle serait donc vraiment ma femme ? Elle doit parler de Ben et Elise.

-Ben et Elise ? Je vous aie entendu parler une fois.

-Tu nous as entendue ?

Bas devine.

-On dirais.

-Très bien, alors quel est le nom de ta meilleure amie ?

Ma meilleure amie ? Ah non là je ne sais pas.

-Je ne sais pas.

-Que sait-tu sur toi, ta vie ? Sur nous ?

Mais qu’est-ce qu’elle croit ? Que je suis devin ? Je ne me souvent de rien sauf de ton odeur et de ton prénom. Et tu ne m’as toujours pas dit qui tu étais.

-Rien. Je ne me souviens de rien.

-Ce n’est pas grave. Je voulais juste vérifier. Tu es…amnésique Elena. Je crus voir un larme au coin de son œil.

Amnésique ? C’est pour ça que j’ai tout oublier ?

-Qu’est-ce qu’il s’est passé ?

-Tu était en train de te noyer quand Ben ta trouver juste à temps. Mais il n’a pas été assez rapide et le manque d’oxygène ta fait perdre la mémoire. Tu nous as fait tellement peur Elena. J’ai cru que j’allais te perdre.

C’est moi où cette Océane vient de me faire une déclaration d’amour ? Non mais elle se prend pour qui ? Pourquoi je ne me souviens que de son prénom et de son odeur ? Pourquoi son odeur est aussi enivrante ?

-Je suis fatiguée.

-Je comprend, je vais te laisser te reposer. Je reviendrais plus tard. »

Elle m’embrassa sur le front avant de quitter la pièce et ma poitrine s’enflamma de nouveau. Je m’assise sur le lit malgré une légère douleur à la poitrine et vis que j’étais dans une sorte de chambre d’hôpital. Mais si je suis dans un hôpital, pourquoi elle m’a dit que j’étais à la maison ? Bon reprenons les choses dans l’ordre. Je me suis noyée et mon fils, Ben, m’a trouvé juste à temps. J’ai aussi une fille, Elise. J’ai une meilleure amie dont j’ai oublié le nom et j’ai l’air de compter énormément pour la femme qi se trouvait près de moi, Océane. Et je suis à la maison dans une pièce qui ressemble plus à une chambre d’hôpital. Ah et aussi, les enfants ont l’aire d’avoir deux mère, Océane et moi. Océane serait donc ma femme ou un truc du genre ?

Je me rallongeai et réussi finalement à m’endormir mais d’un sommeil agités. Toutes mes questions sur mon identité, sur ma vie passé ne cessaient de me tourmenter. Je n’avais même pas demandé à Océane mon âge.

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