Chapitre 19

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Elle s’installa à côté de moi et commença à me brosser les cheveux avant de m’embrasser.

« -Tu as fait quoi cette nuit ? M’interrogea-t-elle

-J’ai lu.

-Elise ne serait pas venu te voir pas hasard ?

-Si mais elle m’a confié quelque chose et je ne te dirais rien.

-Je vois Tu as bien le droit d’avoir des secrets avec tes enfants.

-J’espère bien. Il faut que j’appelle le chef de la garde d’ailleurs. Je vous retrouve dans dix minutes pour déjeuner.

-A tout de suite. »

Elle m’embrassa puis sortie de la chambre suivie des enfants. J’aperçus un remerciement sur les lèvres de ma fille. Je passai mon coup de fil et lui fit part de ma requête. Il me confirma qu’il ferait les recherches nécessaire et prendrait contact avec leur royaume d’origine si besoin. Je le remerciai et retrouva ma famille et celle d’Emma pour prendre mon petit déjeuner. Tout les invités étaient partie la veille, il ne restait plus que nous.

« -Avec Éric on a discuté et on pense qu’il est trop tard pour avoir un enfant alors…

-Mais tu as tous juste quarante ans ! La coupais-je

-On préfèrerais adopter Elena. Comme ça on offrirait une famille à un enfant qui n’en a pas.

-Oh merci. J’ai cru que tu allais me dire que tu n’aurais jamais d’enfants. Enfants que je considèrerais comme mes neveux et nièces.

-Tu ne m’as pas laissé le temps de finir en même temps.

-Désolée. Vous avez déjà une idée d’où chercher ? Fille ou garçon ?

-Le sexe nous importe peu et on va chercher dans les orphelinats.

-Je suis sûr que vous allez trouver et que vous serez de magnifique parents.

-Merci Elena. Sinon rien à voir mais vous rentrez quand ?

-Dans la journée. Plusieurs affaires m’attendent à la maison, répondis-je

-Vraiment ? Tu n’as plus aucun pouvoir.

-Ça ne concerne pas le royaume mais plutôt Elise.

-Très bien. Je vis qu’Emma paraissait frustré de notre départ.

-Je te promet de revenir aussi souvent que possible et tu pourras venir quand tu voudras.

-Je sais bien mais…

-Stop ! Tu ne dois plus te préoccuper de ma santé mais uniquement de celle de ton époux et de tes futurs enfants.

-Je m’y engage personnellement, Altesse, intervint le Roi.

-Je n’en doute pas un instant, Majesté. »

Emma se leva et me serra dans ses bras Cette fois-ci, ce fut moi qui essuyai une larme qui coulait sur sa joue. On finit de manger et ont partie faire nos valises. Océane m’aida, je terminai rapidement et pus passer le reste de la matinée avec Emma et Éric. Il me raconta l’histoire de son royaume, les lois majeurs mis en vigueur et je fis la comparaison avec ma législation. Nous avions une grande partie de lois commune et d’autre différentes. Mais cela me rassura, ce que j’avais changer en quinze ans était presque similaires aux lois des royaumes voisins. Peu avant midi, on se dit au revoir avant de partir. Ce départ était plus difficile car je ne savais pas quand est-ce que j’allait la revoir. Mais ce fut elle qui pleura et non moi. Dans la voiture, sur le chemin du retour, Océane me questionna.

« -Ça va aller ?

-Va bien falloir. Je vais devoir m’habituer à ne plus la voir tous les jours comme avant. Mais je ne suis pas seule alors tout vas bien. Tant qu’on reste tous les quatre ensemble.

-A nous aussi Tatie Emma va nous manger, ajouta Ben

-Je m’en doute mon chérie. Elle s’est occupée de vous, avec nous, depuis votre naissance.

-Elle n’aurait pas pus rester avec nous éternellement de toute façon, enchaina Océane.

-Tu as raison, c’est pour ça que je l’ai poussé à l’épouser.

-Et tu as eu raison. »

Une fois qu’on fut arrivé au château, nos domestiques nous aidèrent à décharger nos valises. Je rangeai mes affaires dans ma penderie avant d’aller retrouver l chef de la garde. Cependant, celui-ci m’informa qu’il n’avait toujours rien trouver et irais demander des informations supplémentaire directement à Elise si besoin. Je me rendis ensuite à la bibliothèque et vit Ben qui y était déjà installé.

« -Chéri, qu’est-ce que tu fais ?

-Oh ! Euh…je décris les paysages qu’on a vu sur le trajet.

-J’aurais besoin de ton aide pour faire des recherches.

-Bien sûr, je vais t’aider.

-Merci mon chéri. Va chercher ton ordinateur, je t’attends. »

Moins de cinq minutes plus tard, il revenait, ordi sous le bras. Il s’installa à sa place habituelle et l’alluma.

« -Que veux-tu que je cherche ?

-Tout ce que tu peux trouver sur la mort de ma mère. Vrai, faux, tu notes tout.

-Mais je croyais qu’on devait attendre d’avoir dix huit ans pour en savoir plus. Tu es sûr ?

-Oui Ben. J’ai besoin de savoir ce qu’il s’est réellement passé.

-Je m’y colle tout de suite.

-Merci. »

Je me dirigeai ensuite vers la grille et enleva la clef d’autour de mon cou. Sans la moindre hésitation, je l’ouvris et récupéra les deux derniers journaux de ma mère. Je m’installai ensuite en face de mon fils et relu les journaux en entier. Malheureusement, à part le fait qu’elle savait qu’elle allait mourir, rien ne m’aidé à trouver une réponse. Cependant, à la fin de l’ultime journal, je remarquai qu’il y avait une double page. En faisant attention à ne pas la déchirer, je la décollai et l’ouvrit. De nouveaux paragraphes étaient présent. Ils évoquaient les tortures que ma mère avait faites à Océane mais une phrase retint mon attention plus que les autres. ‘’Partir pour mieux revenir’’. Suivant mon intuition, j’informa Ben que j’allais dans les cachots et qu’il devait prévenir sa mère Muni de la lampe torche de mon téléphone, j’examina attentivement chaque murs jusqu’à trouver ce que je cherchais, la fameuse phrase. Elle était gravée dans la cellule où j’avais trouvé Océane. Cette derrière arriva à ce moment-là.

« -Qu’est-ce qu’il y a ?

-Quand est-ce que ma mère a écrit ça ? Demandais-je en montrant la phrase.

-Partir pour mieux revenir ? Je dirais une semaine avant sa mort. Pourquoi ?

-Elle l’as aussi écrit dans son dernier journal, sur une page cacher.

-Je ne comprend pas où tu veux en venir.

-Tu ne trouve pas ça étrange que je trouve cette phrase à deux endroit alors qu’elle savait qu’elle allait mourir ? Et que ma mère n’arrête pas de me répéter qu’elle n’est pas morte et que Camille avait tiré avec une balle à blanc.

-Je crois que tu te fais des films Elena. Tu n’as jamais réellement parler avec ta mère, ni même avec ton père.

-Tu ne me crois pas c’est ça ?

-Je n’ai pas dit ça. C’est juste que tu es malade et que ça te fait croire tout et n’importe quoi.

-Je vois, tu me prends pour une folle. Pourquoi je t’ai raconté ça en fait ? »

Je quittai la cellule et retourna dans la bibliothèque où mon fils travaillais toujours. Je vis autour de lui plusieurs pages annotées. Je voulu m’assoir mais Océane me rattrapa et me tira dans le couloir.

« -Je peux savoir ce qu’il t’arrive ? Depuis hier tu ne fais que chercher une réponse imaginaire et tu embraque Ben avec toi.

-Ce qui m’arrive ? Je m’attendais à un peu de compassion de ta part. Ou au moins que tu fasses semblant de comprendre ou de t’y intéresser. Ça va faire trois mois que je vis dans la crainte d’une nouvelle crise, de perdre tout mes repaires et de ne plus savoir qu’elle est la vérité. Trois mois que je vis enfermer au fond de moi-même, perdu sans savoir quoi faire. Et là que je trouve enfin quelque chose auquel me rattacher, occuper mes journées, tu me dis que rien n’est vrai et que j’ai aucune raison de m’inquiéter ! Que ferais-tu à ma place si tu devais remplir à l’infini la même journée sans n’avoir aucun objectif ? Parce que c’est ça, mes journées sont toute identiques !

-Mais rien n’est vrai Elena ! Cette sensation que quelque chose ne vas pas est aussi imaginaire que l’apparition de tes parents ou mon sang sur tes mains. Rien de ce qu’ils te disent ne fait partie de cette réalité. Et en cherchant cette réponse imaginaire, tu ne fais que t’enfoncer dans une réalité qui n’est pas la tienne !

-Et cette phrase alors ? Partir pour mieux revenir. Je l’invente peut-être. Qu’elle n’ait écrite nulle part et est du pur délire comme tout le reste, persuader que ma mère me tourmente encore ?

-Ce n’est absolument pas ce que j’ai dit. Je l’ai vu aussi bien que toi.

-Dans ce cas c’est peut-être toi la réalité qui n’est la mienne. Toi, les enfants et tout ce que j’ai vécu ses quinze dernières années. Si tu été réellement de mon côté tu ne serais pas en train de m’enfoncer comme tu es en train de le faire.

-Non mais tu te rends compte de ce que tu dis ? Dire que cette réalité n’est pas la tienne est aussi farfelu que de dire qu’une licorne se promène dans notre cour. Tu sais pertinemment que cette réalité est la vrai.

-Prouve le moi Océane ! Enchainais-je en pleurs. Je suis perdu et tu ne m’aide pas.

-Elena…

-Tu sais quoi laisse tomber, tu ne comprends rien de toute façon. Tout ce que je demandais c’est du réconfort, de l’aide et toi tu nie tout en bloc. Tu sais très bien que je fonde tout sur toi et te voir me rabaisser plus bas que terre et pire que de perdre à tout jamais la notion de la réalité. Mais on dirait que j’ai eu tort de me reposer ainsi sur toi.

-Ton obstination te perdra Elena. Et je ne pourrais rien faire pour t’aider.

-Tu ne m’aide déjà plus de toute façon, ajoutais-je en lui tournant le dos.

-Dans ce cas, tu peux bien penser ce que tu veux ça met égale. Qui sait peut-être que tu n’es jamais née dans une famille royal et que tu n’est qu’une simple bohémienne complétement timbrée. Ne viens pas te plaindre après si je ne suis pas là quand tu en as besoin ! »

Furieuse, elle se retourna et s’en alla. Sans m’arrêter, je marchai jusqu’au grand chêne et m’installer contre son tronc où les larmes coulèrent de plus belle. Je me rappelai alors ce qu’avait dit ma mère, que tout se terminerais avec ma mort. Ne parvenant même plus à distinguer quelle était ma réalité, Océane m’ayant mis plus que le doute, je ne pus résister à l’appel des profondeurs de l’étang. Sans même prendre le temps d’enlever ma robe, je m’avançai dans l’eau froide, étape par étape. Mais alors que l’eau atteignais mes épaules, je fus prise à nouveau d’un doute. Et c’était celle-ci ma réalité et qu’Océane avait raison ? Je me retournai pour sortir de l’eau mais je glissai et tomba. A cette instant, je crus que tout était fini. Malgré le fait d’être bonne nageuse, je ne parvenais pas à remonter à la surface. Quelque chose m’attirait au fond plus rapidement que je ne l’aurais cru. Je sentis rapidement mes poumons se vider de leur air, me brulant la gorge. Je voulu pousser un cris, un appel au secours mais de l’eau entra dans ma gorge, dans mes poumons m’étouffant. Quand je compris que je ne pouvais plus rien faire pour vivre, j’arrêta de me débattre et ma vision se troubla avant de devenir complètement noir.

------------------------------

Alors que Ben avait entendu la dispute entre ses mères depuis la bibliothèque, il retrouva Elise cinq minutes plus tard et lui demanda si elle savait où leur mère se rendait quand elle avait besoin d’être seule. Elle hésita quelques minutes, minutes qui risquait d’être fatale, avant de lui indiquer où se trouvait le grand chêne. Sans en demander plus, il s’y rendit et crus halluciner quand il vit sa mère inerte dans l’étang. Sans hésiter, il enleva sa veste, où il y avait son téléphone, et se jeta à l’eau Etant un nageur exceptionnel, il réussi à la ramener sur la rive en moins de cinq minutes. Malheureusement, celle-ci ne respirait plus. Il attrapa son téléphone au moment où une alarme se déclencha. La montre de sa mère n’enregistrait plus aucun rythme cardiaque. Il appela aussitôt le Dr Langstone, le mis sur haut-parleur et commença le massage cardiaque.

« -Altesse ? Que se passe-t-il ?

-Maman s’est noyé, elle ne respire plus. J’ai commencé le massage cardiaque.

-Bonne initiative. Où êtes-vous ?

-Au bord de l’étang, vers le grand chêne.

-J’arrive tout de suite. Trente massages et deux insufflations au bouche à bouche.

-Je sais faire.

-Bien et surtout ne t’arrête pas. »

Le Dr Langstone raccrocha et Ben se concentra sur sa mère. Dix minutes plus tard, Le Dr Langstone arriva avec un défibrillateur. Il prit le relai, laissant Ben reposer ses bras. Ben installa le défibrillateur et ils ne s’arrêtèrent pas avant qu’elle ne recommence à respirer, cinq minutes plus tard environ. Le docteur mis un masque à oxygène sur le visage de sa patiente et parti chercher un brancard et des gardes pour de l’aide, laissant al mère sous la surveillance du fils. Quand ils revinrent, ils la placèrent sur le brancard et la ramenèrent au château le plus délicatement possible. Ils l’installèrent à l’infirmerie et branchèrent tout les machines mais Elena ne respirait plus à nouveau. Le Dr Langstone dut l’intuber pour la faire respirer artificiellement. Il fit ensuite un encéphalogramme, non plat heureusement et autorisa enfin Ben à prévenir sa mère et sa sœur. Elles arrivèrent en courant moins de dix minutes plus tard.

« -Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Demanda Océane paniquée

-Elle s’est noyée, je suis arrivé juste à temps, expliqua Ben.

-Oh non ! Je crois qu’elle a essayé de se suicider. J’ai dit tellement d’horreur juste avant, enchaina-t-elle en s’effondrant en larmes.

-Il y a surement une autre explication maman. Elle a très bien pu glisser.

-Tu ne comprends pas, c’est de ma faute. Je lui aie dit que notre réalité n’était pas la vrai et tout un tas de chose que je ne pensais pas. Je l’ai poussé à se suicider.

-Elle n’aurais jamais fait ça, enchaina Elise. Et ce n’est pas de ta faute.

-On ne sauras ce qu’il s’est réellement passé qu’à son réveil, coupa le Dr Langstone.

-Et quand ?

-Je ne sais pas, elle est dans le coma.

-Oh non, ça recommence ! Ben serra sa mère dans ses bras avant de quitter l’infirmerie, laissant ses deux mère seules, sa sœur le suivit.

-Je suis désolée Elena. Je n’ai pas su voir à quel point tu n’allais pas bien alors que tu te confiais à moi tout le temps. Je n’ai pas compris à quel point ta maladie te pesait. J’ai été complètement à côté de le plaque. Pardonne-moi, ne me laisse pas, je t’en supplie. Bats-toi comme je l’ai fait durant mon coma. Je te promets de prendre soin de toi. J’ai échoué, encore, mais ça n’arrivera plus Pardonne moi Elena. »

Océane laissa ses larmes couler le long de la main inerte de sa femme. Elle embrassa son front avant de vérifier ses constantes et de s’assoir sur la chaise à côté du lit. Elle resta là le reste de la journée, ne cessant de fixer Elena dans le but d’apercevoir le moindre signe de son réveil. Cependant, elle ne se faisait pas trop d’idée. Le sien avait duré six mois et son cerveau n’avait pas été privée d’oxygène pendant plusieurs minutes. Alors que le soleil terminait sa course à l’horizon, elle se décida à appeler Emma.

« -Allo ?

-Emma ? Est-ce que je te dérange ?

-Bien sur que non. Tu as une petit voix, qu’est-ce qu’il ne va pas ?

-C’est Elena. Elle s’est noyée et…elle ne réussit pas à terminer sa phrase, pleurant de nouveau.

-Océane ! S’étrangla Emma. Dis-moi ce qu’il se passe, dit-moi qu’elle est toujours en vie, je t’en supplie.

-Elle l’es mais dans le coma et elle ne respira pas seule.

-Comment ça à put arriver ?

-C’est de ma faute. Je lui aie dit tellement d’horreur juste avant. Je m’en veux tellement si tu savais.

-Elle as essayer de se suicider ? Elena n’aurais jamais fait ça.

-Pourtant je pense que c’est bien ce qu’il s’est passé. Mais Ben évoque la possibilité qu’elle ait glisser. C’est lui qui la trouver et s’il était arrivé quelques minutes plus tard, elle serait morte.

-Elle s’est noyée où ?

-Dans l’étang, prés du grand chêne. Je n’ose pas imaginer ce qu’il se serait passé s’il n’était pas arrivé à temps.

-Calme toi Océane. Respire un bon coup et ne pense pas à ce qui aurait put se passer mais au fait qu’elle est encore vivante. Certes dans le coma mais vivante. Tu en es bien sortie toi.

-Mais six mois après.

-Laisse lui le temps. Elle t’a attendue six mois, à toi de l’attendre maintenant. Tu veux que je vienne ?

-Non, tu ne pourras rien faire de plus.

-Donne moi régulièrement des nouvelles alors.

-Ça marche, merci Emma.

-Courage Océane. Appelle-moi s’il y a quoi que se soit qui ne vas pas. Je suis prête à accueillir les jumeaux s’il faut.

-Merci. A bientôt. »

Océane raccrocha et se rassit en attrapa la main, plutôt froide, d’Elena. Elle ne put malheureusement s’endormir cette nuit-là, ayant trop peur pour sa femme.

----------------------

« -C’était qui ? Demanda Éric à sa femme

-C’était Océane. Elena est dans le coma.

-Mince, qu’est-ce qu’il s’est passé ?

-Elle s’est noyé. J’ai peur Éric. J’ai peur qu’elle ne se réveille jamais. J’ai vu Elena faire des insomnie pendant six mois pendant le coma d’Océane et j’ai peur de faire la même chose.

-Si tu veux aller la rejoindre, vas-y.

-Je ne servirais à rien là-bas. En fait, j’ai toujours été impuissante. Je n’ai jamais su la protéger du monde extérieur. Quand elle s’est faites poignarder, son mariage forcée, sa maladie et maintenant son coma. Je ne sais plus quoi faire. Je ne sais même pas comment elle a pu se noyer, elle nage super bien.

-Il y a surement une explication logique à tout ça.

-J’espère que cette explication n’est pas le suicide.

-Pourquoi aurait-elle voulu se suicider ? Après tout ce qu’elle a vécu.

-Je n’en sais rien ! S’énerva Emma. Je ne sais même pas ce qu’il s’est passé ni ce qui l’aurait poussé à se suicider si c’était le cas.

-Excuse-moi. Je n’ai pas utilisé les bons mots. J’essaye juste de te réconforter.

-Je sais. De toute façon, je ne peux rien faire de plus que m’inquiéter et attendre des réponses, ses réveil, comme tout le monde.

-Est-ce qu’Océane sait pourquoi elle s’est noyée ?

-Je ne sais pas. Mais je ne pense pas. C’est Ben qui la sauver juste à temps. »

Le roi Éric serra sa femme dans ses bras pour essayer de la réconforter au maximum. Il savait que seul le réveil de l’ancienne reine permettrait à Emma de dormir en paix, rassurer.

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