Chapitre 18

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Je fus réveillé par les rayons du soleil Océane n’était pas dans la chambre alors je regardai l’heure sur mon téléphone et vit qu’il était déjà treize heure passé. Je sortie du lit et me prépara. Cependant, je remarquai une paire de ciseau sur le bureau et me rappela les paroles de ma mère et de la fausse Océane. Pour elles, le seul moyen de mettre fin à tout ça, était de mourir. Chassant ses idées noir de ma tête, je détournai le regard des ciseaux. Je sortie de la chambre et trouva facilement le chemin jusqu’à la salle du trône. Les invités qui étaient restés dormir au château étaient tous présent en train de manger et discuter. Océane me vit et m’invita à prendre place en face d’elle. Je discutai avec tout le monde pendant une vingtaine de minutes puis j’aperçut ma mère derrière ma femme. Sachant pertinemment que ce n’était qu’une crise, que personne ne la voyait, je tentai de l’ignorer. Surtout qu’une alarme se déclencha.

« -C’est le moment idéal Elena. Tu as un couteau à porter de main, tu as juste à te trancher la gorge avec et tout sera fini. Qu’est-ce que tu attends ? Il n’y a personne pour te retenir ici. Ta femme et tes enfants te mentent, tout le monde te ment. La réalité c’est moi et la crise c’est eux Depuis le jour où je suis soi-disant morte dans ton monde, ta maladie s’est déclenchée. Ça fait quinze ans que tu vis dans le mensonge, rien n’est vrai. Tu n’es pas réellement dans se royaume mais dans un hôpital psychiatrique depuis ce jour. A quoi bon te garder enfermer et en vie quand la seule solution pour te libérer est la mort ? Je dis ça pour toi ma fille, pour que tu puisses enfin être libérer d’un monde imaginaire qui n’est pas le tiens. Tu ne t’es jamais mariée avec cette paysanne, elle est morte d’ailleurs. Tu n’as jamais eu d’enfants et tu n’es jamais devenu amie avec ta servante. Ils sont ta prison…

-Ça suffit ! M’écriais-je en me levant et en cognant sur la table, faisait taire tout le monde. Comment osez-vous me dire que ceci n’est pas la réalité ? Vous qui avez commis les pires atrocités soi-disant à cause de votre maladie ! Vous n’avez pas le droit de dire que je ne me suis jamais mariée, que je n’ai jamais eu d’enfants. Je sais que c’est eux ma réalité et vous le délire. Quand allez-vous me laissez tranquille ? Quinze ans que vous êtes mortes et je me porte bien mieux sans vous. Ma femme et mes enfants ne sont pas ma prison mais vous oui. Vous qui m’avez enfermé pendant dix-neuf ans, me faisant croire que les habitants respiraient le bonheur. Vous qui me frappiez à chaque tentative de fugue et m’isolait pendant une semaine. Vous qui m’avez contrainte à avoir comme unique amie ma servante. Où étiez-vous quand j’avais besoin d’une mère pour me réconforter, pour me rassurer ? Où étiez-vous quand je m’affamais dans ma chambre, quand je déprimais de ne pouvoir savoir ce qu’il se passait derrière les murailles ? Vous trouvez ça normal, qu’Emma ait dû jouer votre rôle ? Vous préférez torturer vos ennemies plutôt que de prendre soin de votre propre fille. Vous m’avez abandonné pour le pouvoir alors que je n’étais qu’à dix mètre de vous ! Vous…

-Tu ne pourras me vaincre que quand tu comprendras qui je suis réellement et pourquoi je suis là. Pourquoi ton inconscient, ta maladie, me fait apparaitre ainsi à tes yeux. Pourquoi moi et pas quelqu’un d’autre. Océane te l’as dit et tu n’as pas écouter. Que veut-tu te dire Elena ?

-Ce que je veux me dire ? Je ne comprends pas. Père ? Ma mère se transforma en mon père.

-Je vais t’aider à comprendre ma chérie. Tu sais des choses mais tu refuse d’y croire. Tu refuse de croire que cela puisse être possible. Tu as l‘intime conviction que ça ne peut être vrai alors que c’est le cas. Tu es pourtant la seule à pouvoir comprendre. C’est pour ça qu’on est là ta mère et moi. Malgré toute les horreurs qu’elle te dit, il y a des phrases vrai, à toi de découvrir lesquelles. A toi de découvrir la vérité, ce qui a été caché à tous depuis quinze ans.

-La vérité ? Elle ne cesse de répéter qu’elle n’est pas morte, que Camille à tirer avec une balle à blanc. Est-ce cette vérité-là ?

-Je ne peux rien te dire Elena, seulement te guider.

-Non, attendez, ne partez pas !

-Elena ! Qu’est-ce qu’ils te disent ? Demanda alors Océane. »

Je repris enfin conscience de ceux qui m’entouraient même s’ils n’avaient jamais quitté mon champs de vision. Je vis le visage inquiet des invités qui ne comprenait pas ce qu’il se passait. Océane s’était approcher de moi, avait passer un bras dans mon dos, un main sur ma jouer et me regardait dans les yeux. Je compris qu’ils avaient entendue tout ce que j’avais dit mais pas les paroles de mes interlocuteurs. Je m’écartai d’Océane et me rassit à ma place. Elle comprit que je ne dirais rien de plus pour le moment et retourna s’assoir en face de moi. Discrètement, j’essuya une larme qui coulait du coin de l’œil. Je me perdis ensuite dans mes pensées alors que les discussions reprenaient. Que devais-je découvrir ? Tout ce que ma mère ne cessait de me répéter était que je la décevais, que je ne servais plus à rien, me poussant à me suicider, qu’elle avait simuler sa mort avec l’aide de Camille. Subitement, je me levai et sans adresser le moindre regard à personne, je quittai le pièce pour me rendre dans notre chambre temporaire. Je m’assise en tailleur sur le lit, récupéra mon téléphone et chercha toutes les informations possible sur l’assassinat de ma mère. Je ne vis pas le temps passer. Quand Océane entra dans la chambre, je vis qu’il était dix-sept heure et quart.

« - Ça m’énerve ! Je ne trouve rien.

-A propose de quoi ? Demanda-t-elle calmement en s’asseyant à mes côtés.

-Ma mère. Je suis persuadée que la vérité que je dois découvrir concerne sa mort. Je ne saurais t’expliquer pourquoi.

-C’est ton père qui ta dit ça ?

-Indirectement oui. Et ma mère aussi.

-Je pense que tu devrais arrêter de chercher pour se soir. Dit-elle en me prenant mon téléphone des mains.

-Non ! Je…

-Tu es bien trop bouleverser pour réfléchir correctement. Surtout après la façon dont tu t’es subitement énervée.

-Alors vous avez tout entendu ? Je m’en doutais. Ça faisait bien dix minutes qu’elle était là, derrière toi, à raconter des salades. Pour que je m’énerve ou que je prenne mon couteau pour me trancher la gorge.

-Mais tu ne l’as pas fait, c’est ça qui compte.

-Comment on réagit les autres en me voyant ainsi, hystérique ?

-Les invités n’ont rien compris mais les enfants ont eu peur Ils ne t’on jamais vu t’énerver ainsi.

-Je comprend, j’irais les rassurer.

-Pas se soir, tu as besoin de calmer et de repos.

-Si tu le dis. Je te fais confiance.

-Essaie de dormir sinon lit un peu mais pas de téléphone.

-Et s’il y a le moindre soucis ?

-Je le saurais t’inquiète. »

Elle m’embrassa et quitta la chambre, mon téléphone à la main. Je m’allongeai sur le dos, cherchant des réponses en vain. Je fini par m’endormir quelque minutes plus tard. En me réveillant, Océane était allongée à côté de moi, sur le ventre, un bras autour de ma poitrine. Délicatement, je déplaçai son bras et sortie du lit. En regardant à travers la fenêtre, je vis que la lune était encore haut dans le ciel. Je restai un moment-là, à regarder la lune éclairer la grande cour quand j’entendis remuer derrière moi. C’était Océane.

« -Elena ? Tu es où ?

-Je suis là, répondis-je en revenant vers le lit

-Tu ne dors pas ?

-Non Je t’ai réveillé ?

-Non, ce n’est pas toi. Enfin, j’ai senti que tu n’étais plus là.

-Excuse-moi, je ne voulais pas. Je regardais dehors. C’est beau de voir qu’à la lumière de la lune, il y as encore des êtres vivant éveillé.

-Comme toi.

-On dirais. Je vais faire moins de bruit pour que tu puisses dormir.

-Toi aussi tu as besoin de dormir, Elena.

-Je n’y arrive pas. »

Je l’embrassai et sortie de lit. Je pris un livre et me rendis dans le petit salon faisant attention à ne pas réveiller les enfants. Cependant Elise me rejoignis une vingtaine de minutes plus tard. Elle avait les yeux rouge et les cheveux en bataille.

« -Elise ? Qu’est-ce qu’il se passe ?

-Je n’arrive pas à dormir.

-Est-ce que c’est de ma faute ? Tu t’inquiètes pour moi ?

-Non, c’est plutôt à cause d’Ethan.

-Qui est-ce ?

-Le garçon que j’ai rencontrer après la demande en mariage d’Emma. Tu te souviens ?

-Ah oui, qu’est-ce qu’il ta fait ?

-Rien. C’est juste qu’il fait partie d’un programme de protection des témoins et ça fait deux semaines que je n’ai plus de nouvelles. J’ai peur qu’il lui soit arrivé quelque chose.

-Qu’est-ce qui te fait dire ça ?

-Il y a trois semaines, il m’a appelé paniquer. Il était persuadé d’être suivie. J’ai peur que son père voire ses frère ne l’ait retrouvé.

-Pourquoi fait-il partie d’un programme de protection des témoins ?

-Je ne sais pas si je peux te le dire. Pour le protéger.

-Comment puis-je t’aider si tu ne me dis rien ? Avec plus d’information je pourrait demander à la garde royal de faire des recherches.

-Tu ferais ça ?

-Bien sûr. Je vois bien qu’il compte pour toi. N’oublie pas que j’ai tout fait pour être avec ta mère, même ce qui m’était interdit.

-Il y a deux ans, il a surpris son père et ses deux frères en train de frapper sa mère. Il a appelé la police qui, pour le protéger lui et sa mère, l’on fait entrer dans ce programme. Ils ont changé leurs identités et sont venu s’installer dans notre royaume. Les dirigeant du programme leurs ont conseillés de s’installer prés du château au cas où ils auraient besoin d’assistance. Son père et ses frères ont disparu, aucun procès n‘as pu avoir lieu et ce changement d’identité leurs permet d’être protéger.

-Et tu as peur qu’ils l’aient retrouvé ?

-C’est ça. Tu pourras faire quelque chose pour lui ?

-J’appellerais le chef de la garde royal demain matin à la première heure.

-Merci maman. Elle me serra dans ses bras.

-Ethan est son vrai prénom ?

-Non, c’est celui de sa nouvelle identité.

-Très bien, retourne te coucher ma puce.

-Et toi ?

-Je suis suffisamment grande pour savoir quoi faire ? »

Elle se retourna et partie se recoucher. Je me replongeai dans me livre jusqu’à ce que la lumière du soleil éclaire mon livre et qu’Océane me rejoigne.

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