Chapitre 17

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Le réveil sonna à huit heure et je me levai en moins de deux. Océane fit de même. Je réveillai ensuite les enfants dans la pièce voisine. Une chambre avait été aménagée pour que nous soyons tous les quatre. Chacun se prépara en silence. On ne mit cependant pas encore nos plus beau habits. Je revêtis mon jogging, attacha mes cheveux en queue de cheval et partie courir avec Océane pendant une heure. Cela faisait maintenant une semaine que nous avions rejoint Emma chez elle pour son mariage et aujourd’hui était le grand jour. Nous avions attendue deux mois avec impatience. Je me rendis ensuite dans la salle du trône où les domestiques s’agitaient, mettant tout en place. La salle était plus petite que celle que nous avions au château. Un long tapis rouge partait de la porte jusqu’aux trônes.

Pour la décoration de la salle, Emma avait pris exemple sur mon mariage avec des centaines de fleurs, de bancs et les drapeaux aux couleurs du royaume. Je m’assurerai que tout était parfait avant d’aller réveiller la mariée. Il était dix heure. Je sortis sa robe et d‘autre domestiques l'aidèrent à la mettre. Elle était longue, touchait le sol, des voiles de dentelle parcourait les divers jupons et du vert pomme se reflétait si et là avec la lumière du soleil. Sans bretelles, le bustier mettait en évidence sa poitrine et un long fils d’or fermais la robe dans le dos.

La mère d’Emma arriva et pris le relais pour sa coiffure. Elle mit dans ses cheveux une multitude de barrette, retenant la moindre mèche dissidente. De multiples tresses, partant de n’importe où, se retrouvait en un seul endroit, un sorte de chignon. A un moment, je crus même apercevoir ma propre coiffure lors de mon mariage. Le style était identique et sa mère était aussi doué qu’elle. Encore un don qu’elle tenait d’elle.

Ne l’ayant jamais vu habillé ainsi, en reine, j’en resta bouche bée par tant d’élégance et de grâce. C’était comme si elle était faite pour ça, née pour devenir reine. Sa mère la maquilla légèrement, ce qui amplifia sa beauté naturelle.

« -Qu’est-ce que tu en pense Elena ? M’interrogea-t-elle en se tournant vers moi.

-Tu es magnifique. Je reconnais bien là ton style de coiffure et de maquillage. Enfin celui de ta mère et toi.

-Merci, ton approbation compte énormément pour moi.

-Tu es la plus belle de toute les mariées.

-N’exagère pas.

-Je suis sincère Emma. Depuis le jour où ta mère ta embaucher pour être à mon service, tu es magnifique. Ta beauté ne cessait de s’affirmer, de se développer.

-Merci.

-Elle a raison ma chérie, renchérie sa mère, tu es sublime. Ton père serait fier de toi.

-Oh non maman ! Ne commence pas à pleurer sinon je vais faire de même.

-Excuse-moi ma grande. J’aurais tellement aimé qu’il puisse être là aujourd’hui, qu’il t’accompagne jusqu’à l’autel à ma place.

-Moi aussi j’aurais voulu qu’il soit là. Mais peut être qu’il sait ce qu’il se passe, où qu’il soit.

-Je n’en doute pas un instant, je suis si fière de toi Emma.

-Merci maman. »

Océane débarqua une heure plus tard avec les enfants une fois changé. Tous, restèrent bouche bée en voyant Emma.

« -Tu es prête ? Lui demanda Océane

-Plus que jamais.

-Parfait. Tu entre dans dix minutes. Les enfants en premier suivie d’Elena et moi, le Roi puis toi.

-Ça marche, répondis sa mère à sa place.

-Tu es magnifique, termina Océane.

-Merci. »

On sortit tous et Océane referma la porte. On se rendit dans la salle du trône d’où on entendait une magnifique musique. Des caméras étaient disposées tout le long de la rangée. Les enfants entrèrent en premier, marchant sur le tapis rouge et allèrent s’assoir sur le premier rang à droite. J’entra à mon tour au bras de ma femme, vêtu d’une longue robe rose, large au niveau des chevilles avec deux fines bretelles, mon diadème sur la tête. Océane portait une robe bleu pâle plus courte, sans brettelle, sa couronne royal en place. Elle m’embrassa puis je me plaçai à gauche sur l’estrade et Océane au centre. Le roi arriva alors, vêtu de son uniforme militaire. Le même qu’il avait arboré le jour de sa demande en mariage. Sa couronne royale sur sa tête lui aussi. Il se plaça en fasse de moi et me sourit. Peu de temps après, je vis Emma entrer au bras de sa mère. Elle resplendissait de beauté, sourire au lèvres. Tout les invités se levèrent et elle avança doucement. Avec la lumière du soleil, sa robe illuminait toute la pièce tel un phare. Quand elle arriva au pied de l’estrade, sa mère l’embrassa avant d’aller s’assoir au côté des sœurs de la mariée. Elle me sourit et se plaça entre moi et le Roi. Océane demanda aux invités de s’assoir avant d’entamer son discours.

« -Nous sommes aujourd’hui rassembler pour unir deux être qui pourtant tout oppose. L’un est né prince, l’autre parmi le peuple. Emma est l’incarnation même de celle qui a réussi dans sa vie. Elle est née parmi le peuple, devenue la servant personnelle d’une princesse puis sa meilleure amie. Elle est la tante adoptive d’un prince et d’une princesse d’un autre royaume et aujourd’hui, elle s’apprête à épouser un roi, à devenir reine. Que dire de plus devant cette ascension ? Je connais Emma depuis que j’ai rencontrer Elena il y a quinze ans. J’ai vécu avec elle pendant quatorze ans et je m’apprête à célébrer un mariage. Je suis ravie que mon premier soit le tiens. Si vous le voulez bien, nous allons échanger les vœux. Majesté, à vous l’honneur.

-Emma, depuis le jour où je t’ai rencontré, au mariage des deux reines de Briton Dynastie, ton visage n’a cessé d’apparaitre dans mes songes. A ce moment, tu n’étais pas encore prête à te marié alors j’ai épousé ma première femme. Mais aujourd’hui tu es là, j’ai attendu pendant quatorze ans et je ne le regrette pas. Tu feras une très belle reine, même sans les pouvoirs comme tu là désirée.

-L’amour peut supporter l’attente et rester intact même quatorze ans après, repris Océane. Emma, à ton tour si tu le veux bien.

-Pour être franche avec toi, je ne sais pas quoi dire. Pendant quinze ans, mon unique priorité était le bonheur d’Elena, de ses enfants et de toi Océane. Je n’ai jamais cherché à avoir plus. Et puis il y a quelque mois, j’ai reçu une lettre de ta part. Je pensais que tu m’avais oublié mais non. Je ne connaissais pas encore la nature de mes sentiments et il a fallu que tu viennes chez moi. C’est là que j’ai compris que je t’aimais. Mais je doutais encore, je ne voulais pas Elena surtout en se moment. Mais c’est elle qui m’a fait changer d’avis, c’est elle qui ma poussée dans tes bras. Merci, termina-t-elle en se tournant vers moi.

-Qui apporte les alliances ? Demanda ma femme. »

Juliette, la sœur d’Emma arriva avec deux alliances en or sur un fin coussin rouge. Ils prirent chacun celle de l’autre.

« -Éric, Roi d’Erisia, acceptez vous de prendre pour épouse Emma, habitante de Briton Dynastie ici présente ?

-Je le veux.

-Emma, habitante de Brinton Dynastie, acceptez-vous de prendre pour époux le Roi Éric d’Erisia, ici présent ?

-Oui. Son regard s’illumina quand elle prononça se mot sacré.

-Moi, Reine de Brinton Dynastie, par les pouvoirs qui me sont conféré, je vous déclare unis pas les liens du mariage. Un mariage faisant de toi la Reine Emma d’Erisia. Vous pouvez embrasser la mariée. »

Le roi Éric se pencha sur Emma et l’embrassa en plaçant ses mains dans son dos. Océane s’approcha de moi et passa n bras autour de ma taille. Tout les invités applaudirent et cette fois-ci je ne peut retenir mes larmes. Les premières larmes de joie depuis plus de trois mois. J’observa océane et vit qu’elle aussi pleurait. Mais elle les enleva du bout des doigts aussi vite qu’elles étaient apparues. Un par un, mes invités se rendirent dans la salle de bal. Je signai le certificats de mariage en ma qualité de témoin et félicita la première les deux nouveaux époux. On se rendis ensuite dans la salle de bal où ils furent accueillis par des dizaines de pétales de rose fraiches, leurs odeurs encore présente. Ils s’installèrent à la table d’honneur, nous à leur droite et tout les invités virent les salués. A la fin du repas, avant le dessert, ils ouvrirent la danse avec un magnifique slows. C’était la première fois que je voyais Emma danser ainsi, pas même à mon mariage. Au début de la musique suivante, je les rejoignis avec Océane sur la piste de danse. Malgré la musique, je les entendais discuter.

« -Ton père serait fier de toi, tu es sublime.

-J’aurais aimé que tu puisses le rencontrer, qu’il nous interrompe pour danser avec moi. Mais il a quitté le foyer bien avant notre rencontre. Il nous a abandonnées.

-Si tu tiens à ce qu’on nous interrompe demande à ton témoin. Je suis sûr qu’Elena acceptera. Après tout tu étais sa domestique personnelle mais aussi sa meilleure amie.

-Dit pas ça, elle le fera si elle nous entend. »

Je ne vins cependant pas les interrompre, trop bien dans les bras de ma femme pour les quitter Son odeur, plus forte que les pétales de fleurs, m’enivrais et je n’avais en aucune façon, envie de quitter se cocon de bien-être. Je me berçai au son de la musique et des battement du cœur d’Océane qui s’accélérait à chaque fis que ma main se déplaçait dans son dos. Je restai dans ses bras toute la durée de la musique, satisfaite. La pièce montée arriva et chacun fut servie. Je m’amusai jusqu’à tard dans la soirée, jusqu’aux problèmes.

Subitement, la pièce se vida, il n’y avait plus personne. Enfin si, ma mère était là. Plusieurs alarmes raisonnèrent dans mes tympans, trois je dirais et une force invisible me sortie de la pièce. Je compris rapidement que les trois alarmes venaient des téléphone des mes enfants et de ma femme et que je faisais une crise. Cependant, je ne les vis nulle part alors que ma mère me suivait dans les couloirs.

« -Tu me déçoit de plus en plus Elena. Comment as-tu osé être le témoin du mariage d’une servante ? Avec un roi en plus. Ce mariage est contre-nature, tout comme le tiens d’ailleurs.

-Mon mariage n’est en rien contre nature ! Et celui d’Emma non plus. Vous n’avez aucun droit de juger !

-Qu’attend-tu de moi Elena ? Pourquoi me faire apparaître à chaque fois ?

-Ce que j’attends de vous ? Mais rien voyons, vous êtes morte !

-Oublie-tu notre dernière conversation ? Je ne suis pas morte Elena. Camille à tirée avec un balle à blanc.

-Une balle à blanc ? Pas morte ? Non c’est impossible. Je suis en crise, je le sais. Vous n’êtes pas vraiment là.

-Si je suis là, dans ta tête, dans ton cœur. Mon sang coule dans tes veines, Elena. Je serais toujours là, quoi qu’il arrive.

-Non ! Arrêtez !

-Le seul moyen de me repousser est de mourir. Tu es la seule à pouvoir le faire.

-Me tuer ? Non, je ne vous laisserai pas m’atteindre. Je suis bien plus forte qu’il y a quinze ans.

-Tu es si naïve, ma pauvre fille. Ne comprendras-tu donc jamais ? Je suis toute puissante.

-Non…soufflais-je.

-Elena ! Réveille-toi, ce n’est qu’une crise, s’égosilla Océane qui venait d’apparaitre.

-Océane ?

-Oui c’est moi. C’est fini, je suis là.

-Qu’est-ce qu’il s’est passé ?

-Tu as fait une crise et nos alarmes se sont déclenché. On t’a emmené à l’écart. On suppose que tu parlais à ta mère vue ce que tu as dit.

-Ce que j’ai dit ? Vous avez tout entendu ? Je vis qu’Emma et les enfants étaient là aussi.

-Oui, absolument tout, rétorqua Emma.

-Je suis désolée, pour ce que j’ai dit sur nos mariages.

-Au contraire, tu les as défendus. Tu as dit qu’il n’était pas contre-nature.

-Et la balle à blanc ? Et si c’était vrai ?

-Nous ne saurons jamais Elena. Personne ne sait où est le corps de ta mère.

-Ça va mieux, la crise est finie ? Demanda Emma inquiète

-Oui je crois.

-Tu veux revenir dans la salle avec nous ? Demanda ensuite Océane

-Laissez-moi un instant retourne-y Emma, c’est ton mariage, tu ne peux pas t’absenter.

-Bien.

-Je te laisse dix minutes Si tu n’es pas revenue dans dix minutes je viens te chercher.

-Merci »

Elle se retira et me laissa seule dans le couloir. Je laissai mes larmes couler comme à chaque fois ? Ma mère m’avait suggéré de me tuer alors qu’elle avait toujours fait en sorte qu’il ne m’arrive rien. Et si Camille avait vraiment tiré avec une balle à blanc, qu’elle avait prévu le coup depuis longtemps. Partir pour mieux revenir. Alors qu’Océane devait revenir que dix minutes plus tard, elle se trouva devant moi cinq minutes trop tôt.

« -Ta mère à raison Elena. Ça ne s’arrêta pas tant que tu seras toujours envie. Il n’y a qu’une solution et tu la connais.

-Quoi ? Mais je croyais…

-Tu es si naïve Elena. Pourquoi crois-tu que je t’aie épousée ? Je voulais devenir reine et j’ai réussi grâce à toi.

-Non, tu mens. Je m’approchai d’elle et ne sentis pas son odeur. Ce n’est pas toi, tu n’es pas vraiment là.

-Mais bien sûr que si. Que je prenne le visage de ta femme ou de ta mère, je reste la même personne. Je suis toi Elena, quand le comprendra tu ?

-Non ! »

Elle disparut subitement et je me retrouvai seule. Je compris que je ne pouvais plus me fier à ma vue et que seul mon odorant était encore protéger contre ma maladie. Je m’en doutais avant mais voir Océane alors que ce n’était pas elle, venez de me le confirmer. Je séchai mes larmes et retourna dans la salle de bal, m’avançant vers ma femme. Je la pris dans mes bras et respira son odeur, bien présent cette fois-ci.

« -Tu as fait une autre crise ? Me demanda-t-elle alors qu’elle connaissait la réponse.

-Oui, toi cette fois. Mais j’ai compris ce que ce n’était pas toi car ton odeur était absente. Comment je peux distinguer la réalité du délire si mes sens ne fonctionnent plus ?

-Ta vue alimente tes crises mais ton odorat est encore capable de faire la différence. Ne regarde pas que les point négatif et concentre-toi plutôt sur les point positif.

-Tout vas bien ? Demanda Emma en nous rejoignant

-Deux crises en moins de dix minutes ça commence à faire beaucoup, répondit Océane.

-Tu devrait aller te coucher Elena. Tu n’as jamais veillé aussi tard, même à ton mariage.

-Je m’en occupe, enchaina Océane en voyant que je ne répondais pas. »

Délicatement, elle me poussa à l’extérieur de la salle et m’emmena dans notre chambre où elle resta jusqu’à s’être assuré que je sois endormis, ma tête posée contre sa poitrine.

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