Chapitre 16

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Je marche dans les couloirs du château, il fait complètement nuit. Une capuche noir recouvre mon visage et je longe les murs. En faisant le moins de bruit possible, je sors la clé de ma poche, subtilisé à ma mère il y a deux jours et la tourne dans la serrure. La première étapes est passé, je suis dans la cour. Evitant les lumières des gardes, je cours silencieusement jusqu’au portail. Celui qui doit signifier ma liberté mais qui signifie aussi mon emprisonnement. Je n’ai même pas le temps d’atteindre la porte qu’une voix hurle dans mon dos. Celle de ma mère. Je me stoppai net, n’osant plus ni respirer ni bouger, attendant qu’elle se trouve devant moi comme lors de mes autres tentatives de fugues.

« -Je peux savoir où tu comptes aller comme ça ?

-Heu…nulle part, mère, dis-je en baissant les yeux

-Tes mensonges sont vain ma fille. J’ai compris que tu avais encore essayer de t’enfuir.

-Mais non, mère. Pitié.

-Suffit. »

Sans que je m'y attende, je vis la main droit de ma mère se lever et filer rapidement vers moi. Moins d’une seconde plus tard, cette dernière frappa ma joue. Les larmes vinrent aussitôt, avant même de ressentir la brulure de la gifle. Ma mère attrapa violemment mon bras et me tira jusqu’au château, me faisant chanceler. Elle me tira jusque dans ma chambre où elle me poussa subitement, je tombai à terre.

« -Relève toi !

-Vous n’avez pas le droit ! M’insurgeais-je

-Comment ça je n’ai pas le droit ? Je suis la Reine je te rappelle

-Pourquoi me retenez-vous enfermer dans ce château ? Pourquoi ne puis-je pas aller voir ce qu’il y au-delà des murs ?

-Mais pour te protéger du monde extérieur, voyons.

-Mensonges, dis-je tout bas. Vous ne pouvez pas me retenir indéfiniment prisonnière ! »

Emporter par un élan de courage, voir de folie, je couru jusqu’à la porte, réussi à dépasser ma mère, à sortir dans le couloir mais je fus arrêtée net par deux gardes, deux gorilles. A cause de mon élan, soudainement arrêter, je tombai à la renverse. Ma mère me rattrapa avant que je ne touche le sol et me gifla à nouveau.

« -Non ! Hurlais-je en me réveillant

-C’est fini Elena, je suis là, dit une voix calme à mes côté tout en me prenant dans ses bras.

-Non, je voulais oublier ça, je ne voulais pas…

-Ce n’est qu’un cauchemar.

-Océane ? Demandais-je en tourna la tête vers elle.

-Oui, c’est moi. C’est fini maintenant, ce n’était pas réel.

-Au contraire, c’était un souvenir. »

Je n’en rajoutai pas plus, me refermant sur moi-même. Je me dirigeai vers la fenêtre et regarda le portail, fermer pour la nuit. Ce portail qui m’avait maintenu emprisonner si longtemps. Ce portail contrôler par ma mère. Je sentis Océane se rapprocher de moi mais je me dérobai et sortie de la chambre. Sans réfléchir, je me rendis dans la salle de balle, m’assura de bien fermer la porte et m’assise sur les tapi et laissa mes larmes couler. Depuis plus d’un mois, je pleurais à cause de ma maladie mais aujourd’hui ce n’était plus le cas. Mes souvenirs remontaient, ceux que j’avais voulu enfouir, oublier. Ce dont je n’avais jamais parler à Océane ni à personne d’autre. Encore moins à Emma qui n’était pas encore là lorsque cela c’était passé. Comment aurais-je pu avouer à océane, torturer par ma mère, que cette dernière m’avais fait la même chose mais d’une manière différente. Quelques gifles par ci, quelques gifles par là ainsi que l’isolement était pour moi les tortures que ma mère m’infligeait. Même si ce n’était rien en comparaison de ce que ma femme avait subi, je culpabilisais de penser cela comme de la torture, n’ayant connu que cela. Dés que j’avais rencontrer Océane, j’avais voulu oublier tout ça, car je savais ce qu’elle avait subie. Je voulais être heureuse avec elle mais surtout oublier.

Or aujourd’hui, tous ses souvenir enfui, oublié depuis quinze ans remontais à la surface et je les prenais de plein fouet. La douleur d’une blessure non cicatrisé n’est-elle pas plus forte des années plus tard ? Pour moi c’était le cas. Ses souvenirs vite oubliés étaient encore plus douloureux, pesant aujourd’hui, alors que j’avais été heureuse pendant quatorze ans. Ma maladie jouait un rôle dans ce retour soudain mais mon impuissance, plus grande que face à une crise, était le plus difficile à géré alors que j’étais déjà fragiliser. Lors d’une crise, je savais que ce n’était pas réel alors que là, tout c’était réellement passer et je n’étais même pas encore majeur.

Perdu dans mes réflexions pessimistes, je ne remarquai pas la présence d’océane, pourtant là depuis une bonne dizaine de minutes. Ce ne fut seulement quand elle me prit la main que je m’en rendis compte. Son contact me fit sursauter et je retirai ma main en m’éloignant d’elle. Pour me protéger mais surtout pour la protéger, elle. J’avais trop honte de ce qu’il s’était passer et de la façon dont je qualifiais les actes de ma mère envers moi.

« -Pourquoi tu me fuis, Elena ?

-Laisse-moi tranquille, s’il te plait.

-Parle-moi enfin. Je suis là pour ça, ne te l’ais-je pas dit suffisamment ?

-Justement, je ne peux rien te dire cette fois.

-Je ne comprend pas, en général tu me parle tout le temps.

-S’il te plait Océane. Je ne veux franchement pas t’embêter avec ça et j’en ai trop honte.

-Je vois. »

Elle se releva et quitta la salle. Je ne la retins pas alors que je savais qu’elle était vexée. Je me dirigeai vers la fenêtre et vit que le soleil commençait à se lever. J’alluma la chaine hi-fi et lança une musique aléatoire. Je retournai m’assoir contre la fenêtre, fixant mon regard sur le portail qui venait de s’ouvrir. Quinze ans que je le voyais ouvert alors que je l’avais vu fermé pendant dix-neuf ans. Plusieurs heures plus tard, mais je ne saurais dire combien, je vis par la fenêtre Elise et Ben sortirent. Ils discutaient mais lançait régulièrement un regard en ma direction. Chacun savait que l’autre le voyait. Alors que le soleil était haut dans le ciel, je décidai enfin de sortir de ma torpeur, me rendis dans ma chambre prendre un douche et me préparer avant de partir retrouver les autres dans la grande salle. Tout le mondé était présent mais seule Elise vint me voir alors qu’océane détournait le regard.

« -Je sais Elise, j’ai vexé ta mère, commençais-je

-Pourquoi ?

-Il y a quelque chose que je ne vous ai jamais dit, à vous comme à votre mère parce que je voulais oublier. Sauf que c’est revenu cette nuit mais je ne veux toujours pas en parler. J’ai peur de blesser votre mère en lui disant.

-Quoi qu’il se soit passé elle comprendra.

-Je ne sais pas. »

Elle rejoignit les autres sans ajouter quoi que ce soit. Comprenant qu’océane ne viendrait pas, je quittai la salle. En même temps, je lui avais dit de me laisser tranquille. Alors que j’errait sans but dans les couloirs, je croisai le DR Langstone qui m’interpella.

« -Altesse : Vous avez une minutes ?

-Bien sûr.

-Ce matin en analysant vos données médical, j’ai remarqué une augmentation de votre rythme cardiaque tôt dans la nuit. Mais cela n’a pas déclencher d’alarme, savez-vous ce qu’il s’est passé ?

-Un cauchemar, rien de plus.

-Vous voulez en parler ?

-Pourquoi tout le monde veut que j’en parle ?

-Excusez-moi Altesse.

-Non, c’est à moi de m’excuser. Vous pourriez ne rien répété à Océane ?

-Secret médicale. Allons à l’infirmerie. »

Je lui racontai alors mon souvenir qui me hantais depuis le début de la journée et la honte que j’avais vis-à-vis de ce qu’il s’était passé. C’était aussi la première fois que j’en parlais à quelqu’un.

« -Aucun autre mot ne pourrait remplacer celui que vous utiliser déjà. Ce que votre mère vous à fait subir est aussi de la torture, même moral. Isolement, mensonge, c’est ce que vous avez subit.

-Si vous le dites.

-Vous n’avez pas à avoir honte de ce que vous ressentez, surtout si vous mettez un tel mot sur ces actes. Parlez-en à votre femme, elle comprendra. Je ne vous le répéterais jamais assez mais Océane est votre point central, celle autour de qui tourne votre réalité. N’ayez pas peur de ce qui n’arriveras jamais, elle ne vous jugera jamais car elle vous aime.

-Je la fait tellement souffrir en ce moment. Je culpabilise de l’obliger à s’occuper de moi alors que je suis au plus mal sans même lui demander comment elle, elle va.

-Pourquoi ne le faites-vous pas alors ?

-Je ne sais pas.

-Je vous conseil d’y réfléchir dans ce cas.

-Merci docteur.

-Tout le plaisir est pour moi. »

Je me rendis dans ma chambre, espérant y trouver ma femme. Elle était en effet là, à se recoiffer. Elle me jeta un regard avant de se reconcentrer sur sa coiffure en silence. Je m’assise en tailleurs et garda un instant le silence, les yeux baisser, ne sachant comment commencer. Je fini par en parler de but en blanc.

« -Adolescente, j’ai essayé de m’enfuir plus d’une fois, dés treize ans. En m’entendant, Océane se retourna. Je faisais en sorte de faire ça la nuit. Je lui avais dérobé la clé du château ainsi que celle du portail. J’arrivais toujours à passer la première porte mais jamais la deuxième. Ma mère me surprenait à chaque fois. Alors elle me giflait et me ramenait violement dans ma chambre. S’en suivait de plusieurs jours d’isolement. Je ne voyais qu’un garde, une fois par jour et jamais le même, qui m’apportais un plateau repas. Une fois, à seize ans, j’ai tenté de défier ma mère après une énième tentative de fugue avorté. Je lui aie dit qu’elle n’avait pas le droit de me maintenir ainsi enfermer et j’ai couru dans le couloir. Mais je me suis fait arrêter par deux gardes, tombant en arrière sous mon élan. Elle ma rattraper à temps, ma gifler de nouveau avant de me jeter sur mon lit comme si je n’étais qu’une vulgaire poupée de chiffon. J’ai bien cru se jour-là qu’elle allait aller plus loin, pour me punir de mon insubordination, mais non. Elle a fermé les volets de la fenêtres, les a bloqué pour que ne puisse pas les ouvrir et elle est partie sans rien dire. Je n’ai revue la lumière du jour qu’une semaine plus tard. Pendant une semaine, personne ne me rendit visite, personne ne m’apporta à manger. Je n’avais que ma salle de bain pour boire. Je ne t’en ai pas parler parce que j’ai voulu oublier et j’avais honte du mot que j’utilisais pour qualifier cela surtout après t’avoir rencontré. Pour moi c’est de la …

-Torture, me coupa-t-elle d’une voix faible. Ce que ta mère t’as fait subir se jour-là c’est bien de la torture.

-J’aurais dut te le dire avant mais…mes mots restèrent bloquer par mes sanglots

-Comment t’en vouloir de ne m’avoir rien dit ? Tu culpabilisais alors que j’avais subi bien pire. Mais écoute moi Elena, la torture physique et la torture moral sont deux chose très différente. La seconde pouvant être plus destructrice que la première.

-Tu me connait bien plus que je ne me connais moi-même. J’ai cru qu’en te disant cela tu me trouverais injuste, égoïste. Que ce que j’avais vécu n’était rien comparé à ce que toi, tu avais vécu. Dés le jour où je t’ai rencontré, couverte de bleu, de sang et de poussière, j’ai cherché à oublier ses souvenir, à oublier que ma mère m’avait complètement isolé du monde extérieur depuis ma naissance. J’ai réussi pendant quinze ans mais cette nuit tout est revenu. Je me sentais coupable de m’en rappeler et d’avoir vécu ça. Je n’arrivais pas à t’en parler, persuadée que ce n’était rien, que je devais oublier à nouveau. Je n’avais pas le droit de plaindre de ça, surtout à toi.

-La culpabilité est un sentiment humain Elena. Ton geste n’était en rien égoïste, au contraire. En voulant oublier, tu as cherché à te protéger, à nous protéger. Pourquoi crois-tu que la plupart des gens qui ont vécu un moment traumatisant l’oubli, s’efforce de ne pas s’en rappeler ? C’est leur inconscient qui travaille. Pour les protéger d’eux-mêmes et de leur passé. Malheureusement pour toi, ta maladie ne t’aide pas et tu ne peux plus oublier.

-Je m’en veux Océane. D’avoir gardé ça en moi si longtemps. A tes côtés, j’avais fini par compétemment oublier, par être moi-même. Pourtant malgré quinze ans de liberté et quatorze avec toi, je ne sais pas si je sais qui je suis. J’ai l’impression d’être aussi perdu que le jour de la mort de ma mère. J’ai été conditionné à être une petit fille modèle, exclue de la société pour ne pas être influencée et portant je défiais ma mère et en prenant le trône, j’ai fait le contraire de tout ce qu’elle avait fait ou m’avais appris à faire. Comment savoir si ce n’est pas la femme que je suis aujourd’hui qu’elle à conditionner ? Comment savoir si en m’isolant elle n’a pas cherché à faire de moi l’inverse de qui elle était ? On sait très bien qu’elle était folle mais comment savoir quel aspect d’elle-même ma élevé ? Son esprit malade, pour que je devienne comme elle, en vain, ou son esprit réel pour que je devienne libre et maitre de moi-même ? Comment dépasser ma maladie en ne sachant même pas qui je suis, ni comment je le suis devenue ?

-Tu te pose trop de questions existentielles. La question n’est pas de savoir ce que ta mère à voulu faire de toi mais ce que tu es devenu seule. Tu étais une reine respecter, adoré par ses sujets, tu es une mère incroyable et tu comble ta femme plus que tu n’as l’air de l’imaginer. Ce n’est pas ta mère qui a fait de toi qui tu es mais toi et toi seule. Ceux qui t’on entourés comme Emma ou moi, n’ont fait que t’aider à te découvrir, te dévoiler.

-Merci océane. Mais je ne sais tout de même pas qui je suis.

-Tu auras tout le temps pour y réfléchir et on le fera ensemble. »

Elle s’avança vers moi et me sera dans ses bras. Son contact me réconforta ainsi que son odeur si familière. Ensuite, sans dire un mot, elle m’attrapa la main et me tira hors du lit. On marcha ainsi, main dans la main jusqu’au grand chêne et on s’assis contre le tronc. Je posai ma tête sur son épaule et regarda droit devant moi, où se situait l’étang. Océane passa un bras derrière mon dos et me ramena contre elle avant de parler.

« -Tu veux que je te dise qui tu es ? De mon point de vue.

-S’il te plait.

-Tu es une femme qui se bats pour ses convictions, une femme qui prône la justice et la liberté. Une femme guider par l’amour. Tu ne baisse jamais les bras et te bat pour ce dont tu as envie comme tu t’es battue pour moi, pour Emma, pour les enfants, pour l’amour. Tu es une femme courageuse qui à essayer de défier sa mère et tu continue de le faire aujourd’hui. Tu as rendu la liberté et la richesse au royaume alors que ta mère avait tout volé. C’est la vérité qui te fait vivre et non le mensonge. Tu es courageuse, altruiste, attentionné et surtout passionné car tu vas ou bout de ce que tu désir, de ce que tu aimes.

-Toi, l’interrompis-je

-Oui moi mais aussi tout ce qui t’entoure et on peuple. C’est parce que tu les aimes qui tu as améliorer leurs conditions de vie.

-Tu as raison. Si je perdais l’amour, la foi en se sentiment, je ne sais pas ce que je deviendrais.

-Je ne le sais pas non plus mais je sais que tu as volé mon cœur comme celui de tous les habitants.

-Belle métaphore.

-Je le pense réellement. Mon cœur n’est plus entre mes mains mais entre les tiennes. Mais l’inverse est vrai aussi, j’en ai conscience. J’ai eu ton cœur entre mes mains le jour où tu as posé les yeux sur moi alors que je n'en avait pas encore conscience. N’est-ce pas pour cela que tu veillais quotidiennement sur moi pendant mon coma ? Parce que ton cœur ne t’appartenait plus. Je te l’avais volé avant même de m’en rendre compte.

-Je t’aime, dis-je en tournant la tête vers elle.

-Je t’aime aussi, elle tourna la tête vers moi, se pencha et m’embrassa du baisé le plus passionné et le plus doux qu’elle ne m’ait jamais offert en quatorze ans. »

On resta là, assise dans les bras de l’autre jusqu’à midi. Quand le repas fut prêt, on retourna au château. A la fin de celui-ci, Emma nous annonçait qu’elle partait en début d’après-midi, avec son fiancé, pour le royaume qui était désormais le sien. Vers quatorze heure, elle nous attendit dans la cours pour un dernier au revoir.

« -Tu va me manquer Elena, me dit-elle en retenant ses larmes

-Toi aussi tu va me manquer mais on sera très bientôt pour ton mariage.

-J’espère bien. A propos, je me demandais si tu pouvais nous mariés.

-Moi non mais Océane le peut oui.

-Et j’en serait ravi, répondit la concernée

-Merci océane. Dans ce cas tu veux bien être mon témoin Elena ?

-Avec plaisir. Je te dois bien ça après tout ce que tu as fait pour moi.

-merci.

-Filez avant que ce ne soit trop dur. »

Elle embrassa tour à tour les jumeaux, Océane puis me sera fort dans ses bras avant de monter dans la voiture. Je la saluai d’un signe de la main quand la voiture se mit en route. Ça y est, la femme qui m’avait accompagné depuis plus de quinze ans, ma meilleure amie et confidente venait de quitter la demeure pour vivre une histoire d’amour avec son Roi et devenir Reine à son tour. Son départ était dur à encaisser mais j’éprouvais une joie incommensurable de la voir heureuse, à son tour dans les bras d’un homme. Tout les quatre, on rentra au château avec l’impression d’un vide, le départ d’Emma, alors que j’était l’unique responsable de son départ. Je l’y avais poussé. Je passai le reste de l’après-midi avec ma fille, profitant de chaque instant auprès d’eux.

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