Chapitre 15

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Le lendemain, je me réveillai difficilement. Cependant, le soleil n’était pas encore levé. Je voulu attraper mon téléphone pour regarder l’heure mais cru voir du sang sur mes mains. Je me plaçai devant la fenêtre et avec la lumière de la lune, vit que mes mains étaient bien ensanglantées. Une alarme stridente retenti subitement dans la chambre, m’obligeant à plaquer mes mains sur mes oreilles. Je compris qu'elle venait du téléphone d’Océane, j’étais en crise. Au moment où l’alarme s’éteignis, ce qui signifiait, le réveil de ma femme, je courus dans la salle de bain et alluma la lumière. Le sang était toujours là. J’ouvris l’eau du robinet et mis mes mains sous l’eau pour faire partir le sang en vain. Je posai mes mains sur le rebord du lavabo en entendant Océane entrer.

« -Ce n’est pas réel, tentais-je de me calmer en respirant. Je suis en crise et ce n’est pas réel. N’est-ce pas ? Je n’ai pas de sang sur les mains ? Demandais-je à ma femme

-Non, juste une coupure que tu as dut te faire pendant la nuit. Tu as raison, ce n’est pas réel.

-Tu saignes ? Oh non, c’est ton sang que j’ai sur les mains. Non, non, non. Je m’assis par terre adosser contre le mur, les genoux repliés et les mains sur les tempes.

-Je ne suis pas blesser, Elena, dit-elle calmement en s’agenouillant devant moi. Je vais très bien et tu n’as pas de sang sur les mains, encore moins le mien.

-Pourquoi ? Pourquoi je vois tout ça ? Tous ces trucs glauques, ma mère ou toi ? Demandais-je en pleurant, encore.

-Ta mère Elena. C’est elle qui relie tout tes délires et surtout à moi.

-Je ne comprend pas.

-Tes brulures à mon contact, mon sang sur tes mains, tu es à la place de ta mère quand elle m’a torturé. Tout ce que tu crois voir ou ressentir, je l’ai vraiment vécu.

-Comment le saurais-je ? Je ne sais même pas ce qu’elle ta fait exactement.

-Je t’expliquerais tout si tu veux mais pas maintenant.

-Tu n’es vraiment pas blesser ? Demandais-je alors que sa chemise de nuit, blanche à l’origine, était recouverte d’un rouge vermeille.

-Non, donne-moi ta main. Tu vois, je n’ai rien. Pas de blessure et mon cœur bat toujours. Et c’est réellement moi. Son odeur ne la contredit pas.

-Excuse-moi, dis-je en baissant la tête.

-Tu n’as pas à t’excuser. Viens te recoucher, je resterais près de toi, promis. »

Elle me souleva délicatement et me tint jusqu’au lit. Elle s’assura que la couverture était bien remontée avant de s’installer contre moi, dans mon dos, en passant son bras autour de ma taille. Sa présence me rassura, son souffle chaud dans mon cou aussi et je fini, malgré ma réticence, par m’endormir rapidement. Cette fois-ci, je me réveillai sans crise et le soleil était levé. Océane était toujours dans le lit et me regardait. J’étais tourner vers elle. Je me tournai sur le dos et regarda le plafond.

« -Tu as réussi à dormir ? Me demanda-t-elle

-Un peu.

-Comment tu te sens ?

-Je ne sais pas, c’était très déstabilisant.

-C’est tout à fait compréhensible. Dis-moi ce que tu ressens quand tu es en crise.

-Je ne saurait pas t’expliquer mais c’est comme si j’étais spectatrice de ce qu’il se passait autour de moi. Comme si j’étais dans le corps de quelqu’un d’autre en même temps d’être dans le mien et que je ne pouvais pas participer alors que je sais que ce n’est pas réel.

-Je suis navrée que tu aies à subir ça. Si seulement je pouvais faire quelque chose pour t’aider.

-Tu m’aides déjà. Tu me rassure, tu m’expliquer la réalité. Ta simple présence est déjà super efficace.

-Pourtant tu me fuis à chaque fois qu’une crise se déclenche. Pourquoi ?

-Parce que j’ai peur, expliquais-je sans la regarder. J’ai peur que tu aies pitié de moi, de te faire du mal. J’ai tellement envie que tu sois avec moi dans ces moment-là et pourtant je ne veux pas que tu me vois dans cette état, dans un état de faiblesse.

-C’est pour ça que tu n’as plus su retrouver la réalité quand tu as vu mon sang sur tes mains ?

-Je crois oui. C’est comme si tu étais mon point d’encrage.

-Tu veux venir avec moi prendre le petit déjeuner ou je te l’apporte ?

-Je ne préfère pas. Je ne sais même pas ce que je veux en fait.

-Je comprend. Envoie-moi un message si tu veux quoi que ce soit.

-Je le ferais. »

Elle se leva, mit sa robe de chambre sur ses épaules et sorti de la chambre après m’avoir embrassé. Je m’assis en tailleur sur le lit, regarda mes mains, heureusement propre et laissa couler quelques larmes.

Après être sortie de la chambre, océane se rendis dans la grande salle où était déjà présent Emma et les enfants. Aucun ne parla pendant une partie du repas jusqu’à ce que ben romps le silence.

« -Maman a fait une crise cette nuit.

-Oui, mais j’étais là pour la rassurer.

-Comment vas-t-elle ? Demanda finalement Emma

-Bof, elle est pas mal perturbée.

-C’était quoi cette fois-ci ?

-Mon sang sur ses mains.

-Ah oui, quand même. Totalement déstabilisant, ça se comprend qu’elle n’aille pas très bien.

-C’est encore plus terrifiant pour elle puisqu’elle se rend bien compte que tout ce qu’elle voit n’est pas réel. Sauf quand ça me concerne directement. Elle arrive encore à distinguer le réel de l’imagination même en période de crise, expliqua Océane

-Tu devrais aller la rejoindre.

-Je pense qu’elle préfère plutôt rester seule. Et puis elle est partie courir dans les jardin du château il y a cinq minutes, enchaina-t-elle après avoir regardé son téléphone.

-Tu sais mieux que nous ce qui mieux pour elle et ce dont elle a envie. »

Je rentrai au château une heure plus tard. Courir, m’avait permis de me vider la tête mais j’étais toujours préoccupée. Je pris une douche mais au lieu de mettre une robe, je mis un survêtement propre. Je me rendis ensuite dans la salle de bal faire des étirements sur les tapis de karaté d’Océane avant de faire des exercices de respiration. A midi, je récupérai un simple sandwich en cuisine avant de retourner dans la salle de bal. J’y resta le reste de la journée, allongé sur les tapis, perdu dans mes pensées mais ne pensant plus à rien. Je ne ressentis la présence d’Océane qu’au moment où elle s’allongea à mes côtés et qu’elle posa une main sur ma poitrine. Elle ne dit cependant rien.

« -Merci de m’avoir laissé seule aujourd’hui.

-Je me doutais que tu en avais besoin. Comment tu te sens ?

-Mieux. Plus calme et plus détendue.

-Tant mieux. Tu as fait quoi aujourd’hui ?

-J’ai fait du sport, des exercice de relaxation et … il est quel heure ?

-Presque dix-sept heure.

-Alors j’ai passé toute l’après-midi allongée là à ne rien faire.

-Tant que ça t’apaise.

-Tu veux bien me parler de ce que ma mère ta fait ? Comment elle t’a fait toute ces cicatrices ? demandais-je subitement.

-Heu…oui pourquoi pas, répondit-elle en se redressant. Ça ne me dérange pas d’en parler mais tu es sûr d’être prête ?

-S’il te plait, ajoutais-je en la regardant dans les yeux avant de poser ma tête sur ses genoux quand elle commença.

-Très bien. Elle est venue me chercher, enfin pas elle directement, alors que j’était en cours. Ça c’est passer tellement vite. J’avais l’impression que les gardes savaient exactement où j’étais assise. Ils étaient une dizaine. Trois se sont approcher du prof qui donnait cours, trois vers mois et les autres bloquait les issus. J’ai rapidement compris qu’ils venaient pour moi alors j’ai laissé mes affaires en plan et essayer de m’enfuir. Ils m’ont rattrapé avant et m’ont plaqué au sol violemment pour me passer les menottes. Heureusement pour moi, je n’étais déjà plus au niveau des escaliers. Celui qui me maintenant au sol avait son genoux sur mon dos, au niveau des poumons et je respirais difficilement. Personne dans la salle, n’a réagit face à mon arrestations musclée. Ils m’ont ensuite enfermé dans les cachots du château où tu m’as trouvé. Je suis restée un moment sans boire ni manger, dans le noir et seule. Je ne saurais pas te dire combien de temps ça à durer. Puis ta mère est arrivée et c’est là que tout à commencer.

Elle marqua une pause tandis que je retenais mes larmes en silence.

Au début, ça allait, c’était surtout de la torture moral comme répéter sans cesse que qu’elle voulait, me priver de nourriture pour me faire perdre la notion du temps et d’autre chose. Ce n’est qu’après un ou deux mois je dirais, qu’elle à commencer la torture physique. Ta mère le faisait elle-même. Entaille au couteau, brulure, et je ne te dirais pas le reste. Tu veux que je continue ?

-Non…je…elle…

-C’est fini Elena, depuis longtemps maintenant.

-Je m’en veut Océane. J’ai toujours vécu ici, juste au-dessus de tous ces gens, de toi, alors que vous subissiez les pires horreurs.

-Tu ne pouvais pas savoir. Tu ne savais rien d’ailleurs.

-Lors d’une crise, où ton contact me brulait, c’était…Comment tu as fait pour tenir pendant près d’un an sans jamais dévoiler le moindre nom et en restant en vie ?

-Au fil des mois, d’autre mon rejoint. On se protégeait mutuellement et mon devoir envers le royaume entier. Faire tomber ta mère était plus fort, plus important que ma propre vie.

-Merci, de m’avoir tout raconter.

-Je l’ai fait pour t’aider Elena. Tout ça c’est du passé et ça ne m’affecte plus.

-Tu es beaucoup plus fort que moi. La seule fois où je t’ai vu pleurer c’est quand je t’ai annoncé la mort de tes parents.

-Je ne suis pas si forte que ça. Je ne te le montre juste pas pour t’éviter du soucis supplémentaire. Avant toi, c’était mon devoir qui me permettait de tenir. Aujourd’hui, c’est toi ma force. Te rendre heureuse, prendre soin de toi, c’est tout ce qui compte. Tout ça parce que je t’aime Elena et rien n’y changera, encore moins ta mère ou ta maladie.

-Je t’aime aussi Elena. S’il y a bien une chose dont je suis sûr que c’est réel, c’est ça. Mes sentiments pour toi et le bien-être que tu m’apporte.

-C’est tout ce qui compte. »

Je me relevai, me tourna vers elle et l’embrassa avant d’attraper son téléphone. Il était déjà dix-sept heure et quart. Je reposai son téléphone et m’allongea à nouveau sur le dos en regardant le plafond. On resta là, allongée l’une à côté de l’autre, silencieuse, jusqu’au diner. Je lui en fut reconnaissante de cette instant paisible à ces côtés. N’ayant pas la force de voir d’autre personne et étant fatiguée, je retournai dans ma chambre quand elle partie manger et pris une douche avant de me coucher sas attendre son retour. Je m’endormis rapidement.

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