Chapitre 14

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Le château est en ébullition depuis très tôt ce matin. Emma avait pris un congé forcé pour retrouver sa famille, Juliette étant rentrée avec elle pour cacher les apparences. Le prétendant d’Emma arriva à dix heure comme prévu et depuis trois heure on répétait sans cesse sa demande en mariage. Il était nerveux mais moi encore plus à vrai dire. Je redoutais un refus de la part de celle qui avait veillez sur moi depuis près de dix-sept ans. Je redoutais qu’elle refuse pour continuer de veiller sur moi et sur les enfants. Je redoutais qu’elle dise non à l’amour pour l’amitié et sa loyauté envers ses reines. A treize heure, on se prépara tous. Je mis une longue robe rose à manche longue et des ballerines blanches. Une servante me tressa les cheveux avant de les attacher en couronne et d’y déposer mon diadème. Océane avait elle aussi revêtu une longue robe mais beige en laissant ses cheveux tomber en cascade sur son épaules. Ben avait revêtu quant à lui, son costume de prince, mis du gel dans ses cheveux pour les aplatir. Elise avait enfiler une longue robe bleu avec de la dentelle sur les bras et fait une coiffure identique à la mienne. Mais en ce moment, le plus beau était le Roi qui allait demander en mariage sa futur reine. Il avait revêtu son uniforme militaire royal, ses décorations militaire sur son côté gauche, une écharpe au couleur de son royaume et sa couronne royal délicatement poser sur sa tête.

« -Majesté, vous êtes resplendissant.

-Merci Altesse, vous aussi êtes magnifique.

-Vous allez faire une jalouse, Majesté.

-Pourquoi je serais jalouse ? Intervint Océane, qui plus est d’un homme qui va faire sa demande en mariage.

-Tu as très bien compris ce que je voulais dire. Vous êtes prêt, Majesté ?

-Je le suis. C’est le moment ou jamais.

-Alors en route. »

Quand on arriva au village, notre délégation, qui ne passait pas inaperçu, ainsi que les villageois se rendirent en silence vers le lieux où se situait la maison d’Emma. On se plaça devant sa maison. Son prétendant caché derrière nous. Elise frappa à la porte et Emma nous ouvrit, comme on avait prévu avec Juliette, suivie de toute des sœurs et sa mère. En nous voyant ainsi habiller, elle écarquilla les yeux et ne su quoi dire.

« -Qu’est-ce qu’il se passe ? tu m’exile pour que j’aille retrouver mon roi ? C’est ça ?

-Non, je ne t’exile pas Emma. Tu le feras toi-même.

-Comment ça ? »

Avec Océane, on s’écarta pour laisser apparaitre son Roi. A son apparition, elle resta bouche bée. Il avança, sorti une boite de sa poche et l’ouvrit en se mettant à genoux devant elle. Emma retint un petit cri en plaquant ses mains sur sa bouche et des larmes de joie coulait le long de ses doigts.

« -Emma, après avoir entendu ta revendication, après avoir attendu que tu sois enfin prête, je te le demande une bonne fois pour toute. Veux-tu m’épouser et devenir Reine à mes côtés ?

-C’est vraiment en train de se passer ? Me demanda-t-elle ému

-Oui Emma, lui répondis-je en retenant mon souffle, en attente d’une réponse. »

Je vis alors la scène se dérouler au ralenti. Il n’y avait aucun bruit derrière moi. Emma sourit à son prétendant avant de répondre oui. Un cri du cœur. Il lui passa une bague en diamant autour du doigt avant de se lever, de la prendre dans ses bras et de l’embrasser. Une larme coula sur ma joue, faisant repartir le temps à vitesse normal. Océane me sera contre elle tandis que tous les villageois applaudissaient. Sa mère et ses sœurs pleurait à chaude larmes encore surprise par la scène qui venait de se dérouler devant elles. Ils s’embrassèrent pendant une minute entière avant qu’elle ne se tourne vers moi. Je savais ce qu’elle voulait me dire mais j’intervint avant elle.

« -Tu viens de lui dire oui, tu n’as plus à rester avec moi.

-Tu es sûr que je peux te laisser ?

-Certaine. Je suis bien plus entourée que je ne le voudrais. Profite de ta nouvelle vie Emma.

-Je te promet de prendre soin d’elle, ajouta Océane.

-On s’appellera souvent, ajoutais-je

-On se verra souvent, déplacement diplomatique.

-Je voie que tu as déjà appris ta leçon.

-Non, j’ai juste vécu auprès d’une reine pendant près de dix-sept ans. Comment avez-vous fait pour que je ne me rende compte de rien ?

-Ton congé et grâce à l’aide de ta sœur qui s’est assurer que tu restes chez toi aujourd’hui et que tu nous ouvres la porte, expliquais-je.

-Tu était au courant ? Demanda-t-elle à sa sœur

-Bien sûr.

-A toi de découvrir les cent cinquante pulsation par minutes maintenant.

-Très drôle Elena.

-Je suis sérieuse. Tu verras c’est incroyable.

-Altesse, Majesté ? nous interrogea la mère d’Emma

-Oui ? Répondis Océane.

-Accepteriez-vous de diner avec nous ? je n’ai pas eu l’occasion de vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour mes filles.

-Avec plaisir. Faites-moi savoir l’heure et nous serons là, répondis-je.

-Merci Altesse. »

Elle rentra dans sa demeure accompagner de ces filles et Emma nous suivie avec son fiancé. On décida de rester au village jusqu’au diner. Après une heure de marche, on se retourna sur la place centrale. On écouta Emma expliquer l’histoire de son village, tout en marchant, alors que j’étais lové dans les bras d’océane. Sur la place, une dizaine d’ados jouaient ensemble. Ou plutôt discutait, leur téléphones à la main. Je remarquai qu’Elise s’était arrêter de marcher et fixait se groupe de jeunes. Je m’approchai lentement d’elle et vit entre temps qu’un des jeunes garçons regardait aussi dans notre direction. Et plus spécifiquement ma fille, avant de lui lancer un sourire. Il commença ensuite à approcher.

« -Pourquoi tu ne vas pas le rejoindre ?

-Et je lui dirais quoi ?

-Je ne sais pas, tu pourrais t’intéresser à ce qu’il est en train de faire. De toute façon il approche et fera le premier pas.

-Et…

-Altesse, commença le jeune homme avec une révérence maladroite. Votre robe vous sied à ravir.

-Vous parlez bien, répondit-ma fille en rougissant. »

Je m’éloignai et retrouva océane qui discutait toujours avec Emma et son fiancé. Elle jeta un coup d’œil à notre fille et le jeune homme. Je suivis son regard et vis aussi qu’Estelle venait d’arriver et parlait avec ben.

« -Qui est-ce ? Me demanda-t-elle finalement

-Un jeune homme qui a tapé dans l’œil de ta fille. Et je crois que l’inverse est vrai aussi. C’est lui qui est venu en premier.

-Tu lui as dit quoi avant de la laisser ?

-De parler avec lui sur ce qu’il fait.

-Espérons qu’il n’au pas de mauvaises intentions.

-On verra bien. On doit lui laisser faire ces découvertes elle-même. Quitte à en avoir le cœur brisé après.

-Tu n’as pas vécu ça toi mais c’est dur de ce rendre compte qu’on a fait des erreurs.

-Si j’en ai vécu mais pas celle dont tu penses. C’est vrai je ne suis jamais tombée amoureux de quelqu’un qui ne s’intéressait à moi que pour le trône mais j’ai vécu ma première et plus grande erreur en te laissant avec Julien, en n’intervenant pas plus tôt se jours-là et en n’ayant pas réussi à te protéger comme j’aurais voulu et dut le faire. C’est ça ma plus grande erreur, une erreur qui a fait mal mais aussi mon plus grand échec. Et te voir aujourd’hui à mes côtés malgré tous ces moments difficile qu’on a traversé m’ont fait comprendre que se sont ses erreurs-là qui nous rendent plus fort, qui nous permettent de savoir qui on est réellement.

-Moi aussi je t’aime Elena et oui tu as raison. »

Elle me serra contre elle et m’embrassa sous les regards intrigués des ados. Mais ça faisait bien longtemps que le regard des autres ne me dérangeait plus. Vers dix-neuf heure, la mère d’Emma lui envoya un message pour lui dire que tout était prêt. Sans se presser, on rejoignit la maison et Emma frappa à la porte en entrant sans attendre la réponse. Une odeur qui donne faim nous accueillis et la mère d’Emma nous demanda de nous asseoir. Elle avait préparé un gros poulet avec des pommes de terre et des petits légumes. Pendant tout le temps du repas, elle ne cessa de me remercier d’avoir aidée Juliette à guérir, ainsi que d’avoir payé les études de médecines de Jeanne. Je ne cesser de lui répéter que j’avais fait cela car Emma était ma meilleure amie et que le bien être de sa famille était aussi important que le bien-être de la mienne. Pour le dessert, elle nous avait fait une délicieuse mousse en chocolat. Je reconnus la recette d’Emma et compris qu’il devait surement s’agir d’une recette familiale. On se retira vers vingt-trois heure, alors que les enfants commençaient à s’endormir à leur place.

« -Tu n’avais jamais rencontrer ma mère, n’est-ce pas, me demanda Emma une fois au château.

-C’est vrai, elle est adorable. Je retrouve plein de truc de toi chez elle.

-Exactement.

-Dis-moi, ta mousse au chocolat et celle de ta mère, ce ne serez pas la même pas hasard ?

-Exact. Tu as fine bouche on dirait.

-Je connait simplement tout tes plats. Ton futur mari va se régaler, ajoutais-je en le regardant

-Si tu crois que je vais arrêter de cuisiner jusque parce que je suis reine, tu rêves !

-Je n’en doute pas un instant. Aller je te laisse avec ton fiancé et vais rejoindre ma femme qui doit m’attendre.

-Je ne te retiens pas, bonne nuit.

-Bonne nuit à toi aussi. »

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