Chapitre 10

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Une douce chaleur me réveilla. Je branchai rapidement mon téléphone et vit que l’électricité était revenue. Je me retournai dans le lit, Océane m’observait et nous n’étions plus que toute les deux.

« -Salut, elle m’embrassa.

-Salut, l’électricité est revenue.

-J’ai, vue.

-Qu’est-ce qu’il y a ?

-Rien. Je te regarde juste, tu es magnifique.

-Je doit avoir une tête affreuse, je viens de me réveiller.

-Au contraire, tu n’as jamais été aussi belle. »

Elle souleva la couverture et s’assise sur moi. Elle déposa un baisés dans mon cou tout en passant ses mains sous ma chemise de nuit. Cependant ses mains me brulaient, ses lèvres contre ma peau aussi. Chaque partie de mon corps en contact avec elle me brulait comme si des flemmes se trouvait entre nous.

« -Océane…

-Qu’est-ce qu’il y a ? Ça ne te plait pas ?

-Ce n’est pas ça, c’est…mais j’oublia ce que je voulais dire.

-Qu’est-ce c’est alors ?

-Heu…je…arrête Océane, s’il te plait, tu me fais mal.

-Rho, qu’est-ce que tu es rabat-joie. »

A la seconde suivante, Océane se trouvait devant moi, sur son oreiller. En la regardant, je vis qu’elle s’inquiétait.

« -Elena ? Ça va ?

-Heu…qu’est-ce qu’il vient de se passer ?

-A toi de me le dire, tu as eu un moment d’absence. Ça va ?

-Je vais prendre une douche.

-Attend un peu, l’électricité viens juste de revenir, il n’y a pas assez d’eau chaude.

-Tu as raison. Je sortis de la chambre.

-Elena, parle-moi ! Elle m’attrapa le poignet.

-Ne me touche pas ! Tu me fais mal. Excuse-moi, terminais-je quand je me rendis compte de ce que j’avais dit. »

Son contact me brulait encore. Je me rendis dans la grande salle sans m’apercevoir qu’elle me suivait. Le petit déjeuner était déjà prêt, j’attrapa un verre de jus d’orange et me plaça devant la fenêtre. Je le bus d’une traite avant de me perdre dans mes pensées en regardant dehors. J’aperçut une fine silhouette que je ne reconnus pas puis petit à petit, son visage apparut jusqu’à ce que je puisse le distinguer complètement, le visage de ma mère. J’entendis le bruit d’un verre qui se casse mais ne ce fut qu’en entendant mon nom que je tournai la tête. Mes enfants ainsi qu’Emma et Océane accourait vers moi. Les ignorants, je regardai à nouveau dehors et la silhouette avait disparu.

Revenant à moi, une vive douleur dans la main apparut et je vis qu’elle était en sang avec des morceaux de verre planté dans ma paume. J’avais écrasée le verre avec seulement la force de ma main et ce, sans m’en rendre compte. Emma s’attela à enlever les morceau de verre de ma main puis Océane l’entoura d’une serviette en tissu. Mais son contact me brula encore et m’arracha un cris de douleur. Je vis plusieurs émotions passé sur son visage. De la surprise, de l’inquiétude puis de la peur. Elle avait peur de moi et s’éloigna. Ne comprenant pas ce qu’il se passait, je fondis en larme avant de courir dehors, malgré la neige, pied nu et simplement vêtue de ma chemise de nuit. Cependant, la morsure du froid me fit moins mal que le contact d’Océane. Cette dernière arriva derrière moi et m’attrapa par la taille pour me porter à l’intérieur. J’hurla à nouveau de douleur et me débattit pour qu’elle me lâche, ce qu’elle ne fit qu’une fois qu’on fut au chaud après qu’un liquide parcourant mes veines me vit sombre dans l’inconscience.

Une fois encore, ce fut la chaleur qui me réveilla. J’étais à l’infirmerie mais pas attachée cette fois. Un bandage propre entourait ma main et j’étais seule. Du moins jusqu’à ce que j’aperçoive Océane dans un coin de la pièce, adosser contre un mur, les genoux repliés contre sa poitrine et sa tête entre ses bras. J’entendis à peine ses sanglots. Je me relevai, m’assise sur le lit espérant attirer son attention, en vain. Je l’interpellai et ce que je vis sur son visage me fit froid dans le dos. Ses yeux étaient injectés de sang et une peur sans nom s’y dévoilait. C’était de moi qu’elle avait peur. Elle était terrifiée mais terriblement inquiète. Je me souvenais parfaitement de ce qu’il s’était passé, de son contact douloureux comme une brulure. Honteuse, je baissai les yeux et ramena mes genoux vers ma poitrin.

Puis quelque minutes plus tard, ne supportant pas de la sentir si prés et si éloigné de moi en même temps, je descendis du lit, mis des chaussons, attrapa mon pull et sorti de l’infirmerie. Je croisai Emma et les enfants mais ne les regarda pas, toujours honteuse. Je me rendis dans ma chambre, pris une douche et me changea. Emma arriva quelque instant plus tard.

« -Qu’est-ce qu’Océane ta fait pour que tu te mettes dans un état pareil ?

-Ce n’est pas elle, enfin…je n’en sais rien. Je l’ai blessé ?

-Pas physiquement, tu ne t’en es pris qu’à toi-même. Mais psychiquement oui. Pourquoi tu hurlais à chaque fois qu’elle te touchait ?

-Son contact me brulait, pire que la morsure du froid. Regarde j’ai… Mais je n’avais aucune marque de brulure.

-Tu n’as rien Elena. Rien à part ta main. On s’inquiète tous pour toi.

-Laisse tomber Emma, tu ne peux rien faire de plus.

-Va parler à Océane, elle a eu peur pour toi.

-Non Emma, elle a peur de moi. Je suis un monstre, un danger, avouais-je en larme

-Ne dit pas ça, tu n’as rien d’un monstre, tu es juste malade.

-J’ai très bien vue ça façon de me regarder. Quand j’ai cassé le verre et à l’infirmerie. Elle n’a pas eu peur pour moi, elle a réellement eu peur de moi.

-Elena…

-Laisse moi Emma, s’il te plait.

-Si c’est ce que tu veux. »

Je m’assise contre le mur et laissa libre cour à mes larmes. Océane arriva dans la chambre une demi-heure plus tard, s’arrêta en me voyant, récupéra quelque chose sur le bureau et reparti sans m’adresser la parole. Je cherchai ensuite le Dr Langstone et le trouva à la bibliothèque en compagnies de Ben. Il me vit et vint à ma rencontre.

« -Comment puis-je vous aider ?

-Je n’en peux plus Docteur. La pitié d’Emma et ma propre femme qui a peur de moi. Je ne peux pas rester ici, je ne veux pas faire du mal à ceux que j’aime.

-Retrouvez moi dans deux heures à l’infirmerie. Je vais vous trouver une place dans un hôpital psychiatrique. C’est ce que vous voulez ?

-Oui, merci, reniflais-je.

-Préparez vos affaires en attendant. »

Je retournai dans ma chambre et sortie une valise. Je ne mis aucune robe mais embarqua l’un des tee-shirt d’Océane. Je mis ma tenu de sport que je n’avais pas eu le temps d’essayer, la photo de ma famille et plusieurs livres. Je m’attelai ensuite à rédiger une lettre pour Océane.

“Ma chérie,

Je suis désolée de partir comme une voleuse, désolée de t’avoir fait souffrir. Je n’ai rien voulu de tout cela. Mais je ne supporte plus de te voir t’éloigner de moi à cause de ma maladie alors que je suis impuissante pour te retenir. Emma est persuadée que tu as peur pour moi mais ne nous voilons pas la face. J’ai vu comment tu me regardais, comment tu refusais de t'approcher à plus d’un mètre de moi. Tu n’as pas peur pour moi, enfin si un peut-être un peu, mais tu as surtout peur de moi. Tu as peur que je devienne comme ma mère et que je m’en prenne à toi. Moi aussi j’ai peur et c’est pour ça que j’ai décidé de me faire interner. Avant d'être véritablement violente avec toi ou les enfants. Avant de voir du mépris, du dégoût voir même de la honte dans tes yeux. Avant de perdre ton amour, qui m’est plus cher que tout au monde mais surtout avant que tu ne regrettes de m’avoir épousée et d’avoir adopter mes enfants. La dernière chose au monde que je veux c’est te faire souffrir et encore moins de te voir souffrir. S’il te plait, ne cherche pas à me rattraper ni à m’en empêcher. Ma place n’est plus au château où je ne suis surveillée que par ma famille et le Dr Langstone mais dans un hôpital psychiatrique entourée de vrai professionnel de la schizophrénie.

Prend soin des enfants et de toi, Océane. Et n’oublie jamais à quel point de j’aime. C’est pour ça que je pars aujourd’hui malgré tout ce qu’on a dut affronter pour pouvoir vivre notre amour.

Je t’aime, ta femme, Elena. »

Je pliai la lettre, écrivit ‘’Océane’’ au dos et la posa sur le bureau avant de prendre ma valise et d’aller à l’infirmerie attendre le Dr Langstone. Il arriva une demi-heure plus tard, avec mon dossier médicale dans les mains.

« -On vous attend, vous êtres prête ?

-Allons-y.

-Souhaitez vous voir votre famille avant ?

-Non, les au revoir seront trop déchirant. Les enfants comprendront et j’ai laisser une lettre à Océane dans notre chambre. Vous pourrez lui donner mon diadème ?

-Laissez le ici, je lui apporterais. »

On retrouva une voiture dehors qui nous attendais. Au moment de monter dans la voiture, je vis Ben et Elise devant la porte. Je les embrassai d’un signe lointain avant de m’installer dans la voiture, laissant couler mes larmes. On roula pendant prés d’une heure avant de passer un énorme portail entourer de murs imposant surmonter de barbelés. On s’arrêta cinq minutes plus tard et un garde m’ouvrit la porte. Une femme plus âgée que moi nous accueillis, en tenu de médecin.

« -Madame Stinley, c’est très courageux de votre part d’avoir demandé à venir ici.

-Je n’avais pas le choix.

-Vous serez patient ici, pas de Majesté ni d’Altesse.

-Ça me convient très bien.

-J’ai oublier de me présenter, Dr Cain. Je serais votre médecin jusqu’à votre retour chez vous.

-Enchantée Docteur.

-Merci de me l’avoir amené Dr Langstone.

-Je n’ai fait que ce que ma patiente ma demander.

-Si vous voulez bien me suivre, dit-elle en prenant ma valise. Je vais vous conduire à votre chambre où signera les document attestant votre entrée. »

Le bâtiment était immense, à approximativement comme le château sauf que les murs était pain en blanc. Plusieurs grilles bloquaient le passage et seuls les soignants avait la clé. Ma chambre était la numéro 667 et ne disposait que d’un lit à une place, une table de nuit et un bureau. Elle était beaucoup plus petite que celle que j’avais au château. Le Dr Cain m’informa que c’était l’une des chambres les mieux meublé du bloc. Etant donné l’évolution de ma maladie, je pouvais me permettre se luxe sans risquer de les utiliser pour me faire du mal. Elle posa ma valise sur mon lit et me demanda de m’assoir au bureau pour signer les documents de mon entrée.

« -Est-ce que vous avez des questions ?

-J’aurais d’autre médicaments ?

-Non, pour le moment ceux prescrit par votre médecin sont amplement suffisant.

-Et niveau sport ? J’avais prévu de commencer la course.

-Nous avons des tapis de crouse dans votre bloc et le Dr Langstone m’as fait parvenir votre programme d’entrainement.

-Merci.

-D’autre question ?

-Non.

-Parfais. Le petit déjeuné est servie de huit heure à dix heure, le déjeuner à midi trente et le diner à vingt heure. Extinction des feu à vingt-deux heure trente. Et vous êtes libre de circuler comme vous voulez dans votre bloc.

-Merci. »

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