Chapitre 8

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En me réveillant, je fus particulièrement surprise de constater qu’il faisait très froid. J’attrapa un plaid et sortie de la chambre sans réveiller Océane. Dans les couloirs, je vis les domestiques courir dans tout les sens avec de gros pull sur les dos. En arrivant en cuisine, je vis Emma s’occuper de rallumer un vieux four à flamme.

« -Pourquoi il fait si froid ? Demandais-je à Emma

-Panne d’électricité, un arbre est tombé sur une ligne électrique. Il a neigé cette nuit et l’arbre n’as pas supporter le poids.

-Il a neigé, sérieusement ? La dernière fois que j’ai vu de la neige j’avais 12 ans.

-Va vérifier par toi-même. J’ai réussi à récupérer des combinaison pour vous et les enfants, pour que vous puissiez jouer.

-Super. Comment comptez-vous réchauffer le château ?

-Bonne question. Nous ne savons pas encre mais au moins grâce à se four on mangera chaud.

-Heureusement qu’on n’a pas fait enlever se vieux four.

-Tu m’étonne.

-Bon, je vais réveiller les jumeaux, ils n’ont jamais vu la neige. »

Je les réveillai mais ils étaient mécontents qu’il fasse froid.

« -Maman ! Je peux rester sous la couette ? Il fait froid.

-J’ai une surprise pour toi. Tu te souviens quand je te parlais de mon lointain souvenir de la neige ?

-Mmm.

-Regarde dehors. »

Sur ce, il sortie du lit pour regarder par la fenêtre et resta ébahie devant la beauté du paysage. La lumière se reflétait sur la neige comme s’il y avait des milliers de diamants.

« -C’est ça la neige ? C’est tellement beau.

-Va voir tatie Emma. Elle te donnera une combinaison pour aller jouer. Je me souviens d’une bataille de boule de neige.

-Trop cool ! »

Je fis de même avec Elise qui se réveilla aussitôt. Je partie ensuite réveiller Océane. Elle dormait à moitié alors j’acheva son réveil avec un baisé. Elle était emmitouflée sous la couverture.

« -Ton baisé réchauffe mieux qu’un chauffage.

-Les batailles de boule de neige ça réchauffe aussi.

-Tu as dit bataille de boules de neige ? Dit-elle en se réveillant complètement en moins d’une seconde.

-Exact, regarde dehors.

-Mais c’est génial ! La dernière fois que j’ai jouer dans la neige je devais avoir quoi, 13 ans.

-Oui, j’en avais 12. Dépêche-toi, les enfants sont impatients. »

On s’habilla, s’attacha les cheveux en queue de cheval et on retrouva Emma dans la grande salle qui nous donna des combinaisons. Les enfants ainsi qu’Océane étaient surexcité.

« -On y va Maman, ? Dit, on y va tout de suite ?

-J’ai une meilleure idée, que diriez-vous d’aller au village jouer avec les autres enfants ?

-Oh oui ! Super »

On se mit en route et on arriva une dizaine de minutes plus tard. Les habitants jouaient déjà, bataille, bonhomme de neige. Ben se mit alors à crier et attira l’attention de tous le monde.

« -Bataille de boule de neige général ! Enfants contre adultes ! »

Les deux groupes se formèrent aussitôt. On s’amusa pendant près d’une heure en oubliant tout nos soucis. Nous étions n’étions plus une famille royal mais une famille ordinaire. Pui alors que tout le monde était allongé dans la neige, épuisé, j’éclatai de rire. Un souvenir m’était revenu en mémoire, comme un flash.

« -Qu’est-ce qui es si drôle ?

-Tu ne devinera jamais ce que je viens de me souvenir.

-Quoi donc ?

-Moi, mon père, ma mère jouant dans la neige et j’ai 12 ans.

-Mais ton père avait déjà disparu à ce moment-là. Tu es sûr que ce n’est pas ta maladie ?

-Aussi certaine que si cela se passait en ce moment. Je ne l’ai vu qu’une fois ce jour-là. Ma mère m’as fait croire qu’il était un ami à elle de passage. Il m’a appris à faire un bonhomme de neige, un énorme igloo. Pas une seconde je me suis douté que c’était mon père mais aujourd’hui c’est très clair. C’était ma journée préféré, c’était la première fois que je pouvais jouer dehors sans risquer la colère de ma mère. C’était la première fois que je jouais avec elle et que je l’entendais rire. La première et dernière fois malheureusement. J’étais vraiment heureuse. Du moins pour une fille de douze ans prisonnière de chez elle et qui n’avais jamais connu d’autres enfants.

-C’est cool que tu te souviennes de ça aujourd’hui.

-C’est clair.

-Majesté ? Nous interrompîmes une jeune femme de vingt-cinq ans environ. Si vous souhaitez vous réchauffer, ma maison est chauffée. Nous avons un poêle à bois.

-Ce serait avec plaisir. Océane ?

-Pourquoi pas. J’ai oubliée de vous demander mais vous non plus n’avez plus d’électricité ?

-Non plus. Vous aller pourvoir faire quelque chose ? Demanda-t-elle en me regardant

-Ce n’est plus à moi de répondre à cela.

-Et tu ne compte pas m’aider en plus ?

-Absolument pas. Trouve une solution et je donnerais ensuite mon avis.

-Ce n’est pas cool ça Elena.

-Moi aussi je t’aime mon cœur. Vous habitez où ?

-A une dizaine de minutes d’ici, suivez-moi.

-Ben ! Elise ! On y va !

-Où ça ? On ne rentre pas au château quand même, on est bien ici. Rechigna Elise

-Non, on va juste se mettre au chaud chez cette gentille jeune femme.

-J’ai trente ans vous savez, ajouta-t-elle

-Tiens donc, je vous en aurais donner vingt-cinq.

-On me le fait souvent remarquer. »

En entrant chez elle, la chaleur nous accueilli. Notre hôte nous prépara de délicieux chocolat-chaud fumant. On resta quelque minutes en silence à profiter de la chaleur avant que ma femme n’intervienne.

« -On pourrais accueillir les villageois au château ?

-Franchement, je préfère être ici au chaud, qu’au château où il fait froid.

-C’est vrai, tu as raison. Dites, vous avez un poêle mais est-ce que vous avez de quoi cuisiner chaud ?

-Nous avons un four à bois mais pas assez de bois pour nous chauffer et manger chaud.

-Alors pourquoi ne pas leur proposer de venir manger chaud au château ? Avec notre vieux four on devrait pouvoir nourrir tout le monde. Et ça réchaufferais le château au passage.

-Ça c’est une bonne idée.

-C’est parfait. Cela vous semble convenable ? Vous gardez votre bois pour vous chauffer et on vous offre un repas chaud.

-Ça devrait convenir à tout le monde.

-Si cela ne vous dérange pas, nous allons rentrez au château prévenir nos cuisiniers. Quel heure est-il ?

-Dix heure, Majesté.

-Vous pourrez prévenir les villageois de venir pour treize heure ? Trois heure devrais suffire au cuisiniers si je leur offre un coup de main. Ça fait longtemps que je n’ai pas eu se genre d’activité.

-Je préviendrais tous le monde, merci Majesté.

-A dans trois heure alors.

-Au revoir Majesté, Altesses.

-Ça fait bizarre de se faire appeler Altesse. Avouais-je une fois sortie.

-C’est toi qui l’as voulu je te rappelle.

-C’est vrai mais j’ai l’impression de retomber en enfance. On ne m’a appelée Majesté qu’à la mort de ma mère.

-Tu finira par t’y faire.

-Va bien falloir. »

On rentra au château et on prévint les cuisiniers, Emma paraissait dépitée.

« -Préparer un repas en trois heure pour près de mille personnes ? Mais c’est de la folie ! Nous ne sommes pas assez et n’avons pas assez d’équipement pour cuisiner aussi vite en grande quantité.

-On pourrait faire plusieurs services. Comme ça quand un groupe de disons 300 personnes mangent, ça vous laisse le temps de préparer la suite. Et on vous aidera autant qu’on peut. Proposais-je

-Va pour plusieurs services. Par contre je ne veux pas de toi dans ma cuisine Elena. J’accepte Océane car elle s’y connait. Je préfèrerais même travailler avec les jumeaux qu’avec toi. Tu es une catastrophe ambulante en cuisine.

-Bah voyons. Pas grave, je me reposerais. Si tu veux, je peux demander aux enfants de t’aider.

-Oui, fait donc ça. »

Je trouvai Elise et Ben à la bibliothèque en train de discuter. Je les informai qu’Emma avait besoin d’aide et ils furent ravi de pouvoir aider en cuisine. Quand ils furent partis, je me frottai la nuque et sentis la cordelette de la clef de la cage. Je me rappelai que je n’avais jamais lu le dernier journal de ma mère. J’avais fini par accepter ce qu’elle avait faire et n’avais pas chercher à en savoir plus. Après quelques minutes d’hésitation, je retirai la clef d’autour de mon cou et ouvrit la porte grillagée. Je retrouvai rapidement le journal. Je sorti, referma la porte à clef et m’assise à une table pour commencer à lire. Après deux heures de lectures, je découvris un passage qui me fit froid dans le dos.

« C’est le grand jour, Camille va venir me détrôner. Je ne la remercierais jamais assez de m’avoir prévenue. Au moment où j’écris ça, j’ai l’impression d’avoir fait des choses terribles mais quoi ? Je ne m’en souviens plus. Léo devait avoir raison, je suis vraiment malade. En tout cas, ma fille est ma plus grande fierté. Quand elle sera reine, elle fera bien mieux que moi c’est certain. Sur ces dernières année, j’ai oublié plein de chose mais aucun moment avec elle.

Pourtant pourquoi ai-je l’impression d’avoir échouer là aussi ? Pourquoi ai-je l’impression d’avoir été trop dure avec elle ? Elena est ma fille unique, je voulais la protéger. J’aurais dû garder son père auprès de moi. Mon grand amour me manque mais je ne me souviens même plus pourquoi je l’ai éloignée ni où je l’ai envoyé. J’ai l’impression d’être deux personne totalement différente et si je suis l’une des ses personnes, l’autre disparait.

Elena, je sais qu’un jour tu liras mes journaux, j’espère que tu es devenue la reine que tu avais envie de devenir, que tu as trouver l’amour. A propos d’amour, il y a une jeune femme emprisonnée dans les cachots, mais je ne sais pas pourquoi. Dois-je la libérée ? Ça fait n moment maintenant qu’elle est là je crois et elle te ressemble. C’est vrai, je sais avant toi que tu aimes les femme et si tu la découvre avant qu’elle ne meure, ne la laisse pas filez. Elle pourrait faire ton bonheur. Je profite de ce moment de lucidité, le denier je crois, pour te dire à quel point je t’aime et que je regrette tout ce que j’ai bien put faire à toi et à tant d’autre.

Que dis-je le pouvoir est bien plus important que tout. N’est-ce pas pour ça, que j’ai exilé ma propre mère, enfermer ma fille pour qu’elle ne me supplante pas, organisé ma propre exécution ? Je n’ai pas encore fini ce que j’avais à faire. Je n’ai pas encore eu le noms des résistants du mouvement ‘’La liberté d’abord’’. Il ne me reste que quelques heure tout au plus pour arracher cette information à Mlle Luisard. Cette insignifiante paysanne regrettera de ne pas avoir parler. Pourquoi m’éterniser à écrire alors que mon règne se termine dans quelque heure ? »

Les larmes me montaient aux yeux, c'était ces dernier mots. Elle avait fini par retrouver la raison quelque minutes avant de rechuter. Elle savait que Camille allait l'abattre, elle savait que j'allais devenir une grande reine mais surtout elle savait pour moi et Océane. Même en me faisait croire qu'elle ne s'intéressait pas à moi, elle me connaissait mieux que moi-même. Je refermai le livre et me rendis en cuisine où ils achevaient de préparer le premier service. Océane me vit, arrêta de cuisiner et s'approcha de moi. Elle sécha mes larmes du revers de sa main avant de me serrer dans ses bras.

"-Qu'est-ce qu'il se passe ? Demanda-t-elle d'un ton réconfortant

-Ma mère, elle...elle savait qu'elle allait mourir, elle savait pour nous deux.

-Comment ça ?

-J'ai lu son dernier journal. Et dans ses dernière paroles elle avait retrouvé la raison avant de la perdre aussi subitement qu'elle était venue. Elle..."

Mes mots se bloquèrent dans ma gorges, accompagné de larmes tandis que je lui donnais le journal. Elle le lut rapidement, plus vite que moi avant de le refermer et de le poser sur le plan de travail.

"-Je suis désolé Elena. Savoir que sa mère était revenue à elle quelque heures avant son exécution ça doit être dur.

-Elle savait qu'elle allait mourir, que Camille allait débarquer. Comment ? Elle savait et elle s'est laissée se faire tuer. Pourquoi ?

-On ne le sauras jamais Elena mais peut-être qu'elle était revenue à elle. Que Camille lui ait rappelé tout ce qu'elle avait commis et qu'elle ne voulait plus vivre en sachant cela.

-J'étais là au moment de l'exécution. J'ai entendu le coup de feu. Pourquoi elle n'est pas venue me voir pour me dire qu'elle regrettait.

-Elle n'en a peut-être pas eu le temps. Ou alors elle avait trop honte de ce qu'il c'était passé pour te l'avouer. Tu devrais aller te reposer.

-Et les villageois ?

-Je gère. Élise, assure-toi que ta mère se rende dans sa chambre. Je passerais te voir régulièrement.

-Merci."

Elle me serra un peu plus conte elle avant de me laisser à ma fille. Je me couchai et Élise s'allongea avec moi.

En me réveillant, je vis un verre d'eau sur la table de nui. Il était déjà 15h. En ouvrant la porte, j'entendis des bruits dans les couloirs mais ne vit personne. Pensant que ça venait de la grande salle, je me rendis et vit tous les villageois. Il y avait tellement de monde que je ne parvenais même pas à repérer qui que ce soit. Océane me vit la première et me serra dans ses bras.

"-Comment tu te sens ?

-Peu mieux faire.

-Tu as réussi à dormir ? Élise est restée avec toi jusqu'à ce que tu t’endormes.

-Oui un peu.

-Tu veux manger quelque chose ? On ta laisser une assiette de côté.

-Non. Donne-la à quelqu'un d'autre.

-Aller, viens t'asseoir.

-Tu crois qu'elle n'est pas venue me voir parce qu'elle savait que j'étais en sécurité avec Emma ?

-Possible. Si elle savait que Camille dirigeait la rébellion, elle devait savoir quelle était le rôle d'Emma.

-Elle savait et n'auriez rien fait ? Non ça me parait improbable.

-Ou alors Camille lui as juste dit qu'elle ne te ferait pas de mal.

-Ça me parait plus logique.

-Cesse de te torturer avec ça. On ne saura jamais qu'elles ont été ses réels intentions.

-Et pour nous, comment elle a pu savoir ?

-Elle te connaissait, Elena. Et j'ai passé presque un an dans les cachots avant que tu ne me libère. En un an elle a appris à me connaitre.

-C'est étrange de voir qu'en deux phrases elle me dit qu'il ne faut pas que je te laisse filé puis que tu n'es rien. Comment dois-je interpréter ça ?

-Tu n'as rien à interpréter, Elena. Dans la première ta mère était elle-même alors que dans la deuxième c'était la maladie qui parlait.

-Tu crois que je vais devenir comme elle ? Te dire que je t'aime un instant et que je te déteste la seconde suivant ?

-Je ne te laisserais jamais devenir comme elle, Elena. Il lui a fallu voir la mort en face pour accepter qu'elle était malade alors que toi tu l'as accepté juste après qu'on te l’a annoncé. Tu n'es en rien comme elle et c'est pour ça que je t'aime.

-Merci.

-Aller cesse d'être morose et profite de la journée."

Je rejoignis les enfants à une table et les laissa finir leur partie avant d'intégré le jeu. Je n'étais pas d'humeur mais essaya tout de même de m'amuser. Alors que le soleil commencer à peine à se coucher, j'informa Océane de mon mal de tête et que je retournais me coucher.

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