Chapitre 6

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En me réveillant à dix heures, je fus étonné de ne pas m’être fait réveiller par les enfant. Sans déranger Océane, je me rendis en premier dans la chambre de Ben, celui-ci était malade. Puis je retrouvai Elise. Elle aussi était malade, surement pour avoir trop manger. Je me rendis dans la grande salle prendre mon petit déjeuner et croisa le Dr Langstone au passage. Je l’informai de l’état des enfants et il me dit qu’il passerait dans la matinée. Une demi-heure plus tard, ma femme me rejoignit et s’étonna de ne pas voir les jumeaux.

« -J’ai pensée à quelque chose cette nuit, après avoir vu Mathilde et sa fille, commençais-je.

-Je t’écoute.

-Ça ne te dérange pas d’avoir d’enfants à toi ? Je veux dire génétiquement. Ton frère fait de même avec la fille de Mathilde et génétiquement vous n’avez personne pour continuer votre lignée.

-Ça ne me dérange en aucun cas Elena. C’est vrai que j’y ai pensée ces dernières années mais si tu n’étais pas tombée enceinte de Marc, tu aurais été dans le même cas et on aurait surement adopté.

-Tu es sûre ? Je ne voudrais pas te priver des joies de la grossesse.

-Je suis sûre. De toute façon est-ce que tu voudrais un troisième enfant ?

-Non, deux c’est suffisant.

-Et moi non plus je n’en veux pas d’un troisième. Rassurée ?

-Oui, merci, terminais-je en l’embrassant. »

Dans l’après-midi, alors qu’Océane veillait sur les jumeaux et que je travaillais dans ma chambre sur le budget à allouer pour la rénovation de l’orphelinat, je vis Emma passer en coup de vent devant ma porte ouverte.

« -Tu as une minute ? L’arrêtais-je

-J’en ai même vingt.

-Alors entre.

-Qu’est-ce qu’il y a ?

-J’ai appris qu’un beau Roi allez arriver la semaine prochaine pour séduire ma meilleure amie.

-Comment tu sais ça toi ? Pourquoi je demande, une reine est toujours au courant quand un roi débarque.

-Tu ne m’avait pas dit que vous étiez toujours en contact. Il s’agit bien du jeune prince qui m’as demandé si tu étais promise à un autre le jour de mon mariage ?

-Oui c’est lui. Mais je lui avais dit que je ne voulais pas devenir reine ni te quitter. Nous avons repris contact y a un an seulement.

-Et qu’est-ce que tu vas faire ?

-Entre temps il s’est marié mais sa femme est décédée d’une maladie avant qu’il ne me recontacte. Et il voudrait que je prenne sa place sur le trône, dit-elle en oubliant ma question.

-Est-ce que tu as des sentiments pour lui ?

-Possible.

-Pourquoi tu hésites alors ? Un Roi te demande ta main, un Roi qui a attendu que tu sois prête et tu as des sentiments pour lui.

-Je ne veux pas être reine.

-Mais rien ne t’oblige à régner même en l’épousant. Si tu le décide, avec lui, tu n’auras le titre de reine que par mariage mais sans aucun pouvoir.

-Mais et toi ? et les enfants ?

-Je n’ai plus vingt ans Emma. J’ai accepté que tu rester auprès de moi et des enfants après mon mariage mais il est tant que tu partes, que tu vives ta propre vie auprès d’un homme qui t’aime.

-Je ne sais pas. Ma vie est ici. Toi, les enfants, mes sœurs, ma mère.

-Ils n’ont plus besoin que tu veille sur eux en permanence. Juliette s’est mariée avec Matéo et elle est heureuse. Tes sœurs sont épanouies désormais, comme je le suis avec Océane. Ne m’oblige pas à t’ordonner de l’épouser et de vivre ta vie.

-Tu ne le feras jamais mais tu es sûre ?

-Plus que jamais. Une seconde chance t'es offerte avec cet homme, ne gâche pas tout pour moi. Et on pourra toujours se voir.

-Je vais y réfléchir.

-Tu as jusqu’à la semaine prochaine. J’espère te voir partir à son bras à la fin de son séjour.

-Merci Elena. »

Je laissai Emma retourner vaquer à ses occupation et me reconcentra sur mes documents. Une demi-heure plus tard, ayant fini, je retrouvai Océane qui était dans la chambre de Ben.

« -Il va mieux ? Demandais-je doucement

-Oui, il s’est endormi il y a une heure.

-Et Elise ?

-Aussi. On n’aurait pas dû les laisser manger autant hier soir.

-Ils sont assez grand pour savoir quand s’arrêter. Ils le sauront pour la prochaine fois.

-Et toi ça va ? On dirait que quelque chose te chiffonne. Ajouta-t-elle en sortant de la chambre

-Je viens de dire à Emma qu’il était temps pour elle qu’elle s’en aille et qu’elle se marie. Tu te souviens du prince à notre mariage ?

-Celui qui draguait Emma ?

-Oui, sa femme est décédée il y a un an et il tente avec Emma. Il veut qu’elle devienne sa reine.

-Ça as dut être dur pour toi de lui dire partir. Elle était là quand ta mère était encore vivante et sas elle rien de tout cela se serait arriver.

-Emma est ma meilleure amie alors oui ça fait mal qu’elle parte mais je n’ai pas le droit de la garder auprès de moi éternellement, avouais-je tandis que les larmes me montaient légèrement aux yeux.

-Tu lui as dit ça ?

-Non, si je lui dis elle ne partira jamais.

-Fat quand même attention à toi d’accord ? Sentimentalement tu es fragile.

-Mais tu es là. Même si elle part, toi tu reste et c’est tout ce qui compte. C’est si toi tu devais partir que je serais anéantie.

-Je ne partirais jamais, Elena.

-Tu as très bien compris ce que je voulais dire.

-Alors faisons en sorte que je meurs le plus tard possible. Cent ans devraient convenir.

-Merci, ton humour m’aide.

-C’était le but. Va te détendre sous le grand chêne, tu as travaillé toute la journée.

-Tu me rejoint ?

-Dés que je peux promis. »

Elle m’embrassa et je préparai des affaires de piscine, de quoi grignoter et boire avant de partir sous le chêne au bord de l’étang. Elle me rejoignit une dizaine de minutes plus tard et se déshabilla avant d’entrer dans l’eau.

« -Bon alors, tu viens ? m’interpella-t-elle

-J’arrive. Mais elle est froide ! Pourquoi tu ne me l’as pas dit ?

-Qu’est-ce que ça fait maintenant que tu es dans l’eau ?

-C’est déloyal, tu sais très bien que je n’aime pas l’eau froide.

-C’est justement pour ça que je ne t’ai rien dit, ajouta-t-elle en m’éclaboussant er en riant »

Je nageai jusqu’à elle et lui mis la tête sous l’eau. On s’amusa comme des enfants pendant une vingtaine de minutes avant de sortir et de rapidement se sécher pour ne pas attraper froid. On resta ensuite silencieuse pendant une dizaine de minutes. La tête d’Océane posée sur mes jambes tandis que je jouais avec une même de ses cheveux.

« -On est bien là n’est-ce pas ? Me demanda Océane

-Oui, ce n’est pas souvent qu’on a du temps rien que pour nous deux comme au bon vieux temps. Je ne devrai pas dire ça mais les jumeaux devraient être malade plus souvent.

-Parfois je le pense aussi mais le plus étonnant c’est que toi, la mère surprotectrice pense ça.

-Tu n’imagine pas à quel pont je suis heureuse de t’avoir trouvé dans ses cachots se jour là même si j’aurais préféré te rencontrer dans d’autre circonstances.

-Et moi donc ! Et dire que je t’ai rejeté un nombre incalculable de fois.

-Merci.

-De quoi ? De t’avoir rejetée ?

-D’avoir survécu à ma mère, de m’avoir aidé à surmonter toutes les épreuves que j’ai dut traverser, de m’avoir demandé de t’épouser et d’avoir accepter les enfants que je t’imposais.

-J’ai fait ça parce que je t’aime, sauf pour ta mère mais je ne te connaissais pas encore.

-Chut, ne dit plus rien.

-Qu’est-ce qu’il y a ?

-Je crois qu’on nous observe.

-Qu’est-ce que tu vois ?

-C’est…ma mère ?

-Tu as dut halluciner, on ferait mieux de rentrer. »

Même si je voulais croire Océane, j’était persuader d’avoir vue ma mère. Immédiatement, je me rendis en cuisine où j’espérer trouve Emma. Par chance elle y était.

« -Elena ! Ça ne va pas ? On dirait que tu as vu un fantôme.

-J’en ai bien peur.

-Viens à l’écart me raconter.

-A l’instant, j’était avec Océane sous le grand chêne et j’ai eu la sensation d’être observée. J’ai ensuite crue voir ma mère.

-Mais elle est morte depuis 15 ans !

-Je sais bien, c’est là le problème. Dis-moi, tu es toujours en contact avec Camille, la chef de la résistance ? J’aimerais savoir ce qu’elle à fait du corps de ma mère.

-Non malheureusement, mais je peux te certifier qu’un membre de la résistance ne s’est occuper de ta mère après son exécution.

-J’ai comme un mauvais pressentiments, merci.

-S’il y a le moindre problème tu me tiens au courent !

-Promis. »

Je retentai avec le chef de la garde mais lui non plus ne savais pas. Je cherchai alors dans tous les documents administratif à ma disposition mais en vain, là encore. Je me rendis finalement dans la grande salle ou je vis ma famille qui m’attendais pour manger.

« -Elena, qu’est-ce qu’il se passe ?

-Manger sans moi, j’ai une affaire urgente à régler.

-Elena !

-Plus tard Océane, s’il te plait.

-D’accord. »

Je regardai alors l’endroit où j’avais vue ma mère pour la dernière fois, morte et c’est là que tout me revint. Emma arriva à ce moment-là et congédia les enfants dans leurs chambre en voyant mon état de panique.

« -Qu’est-ce que tu as à t’agiter ainsi ? Me demanda-t-elle le plus calmement possible

-Tu était là lors de l’exécution de ma mère, qui…

-Calme toi voyons.

-Qui a tiré ? Qui as exécuté ma mère ? S’il te plait Emma aide moi.

-Camille je crois, pourquoi ? Explique-toi enfin !

-Je m’en souvient maintenant, quand j’ai vue ma mère, il n’y avait du sang nulle part. Elle a tiré où ?

-Je n’en sais rien moi ! Je te rappelle que j’était en train de m’occuper d’une jeune fille totalement apeurée !

-Et si j’avais raison, et si c’était bien ma mère que j’ai vu tout à l’heure ? Et si elle était toujours en vie ? Non, non, ce n’est pas possible.

-Océane, va chercher le Dr Langstone, vite ! Ecoute-moi Elena, ta mère est morte il y a 15 ans, elle ne ferait plus jamais de mal à qui que ce soit. »

Elle voulu me prendre dans ses bras mais je la repoussai et me réfugia dans un coin de la pièce. La panique me submergea et je commençais à étouffer. Moins de 5 minutes plus tard, le Dr Langstone arriva mais je le repoussai comme j’avais fait avec Emma.

« -Qu’est-ce qu’il se passe ? Qu’est-ce qui la mise dans un état pareil ?

-Elle fait une crise de panique, elle est persuadée que sa mère est encore vivante et qu’elle l’a vue.

-Majesté ? Dit-il calmement en s’adressant à moi

-Je vous dit qu’elle est encore vivante, je l’ai vue, je l’ai vue.

-Majesté, allez me chercher des anxiolytique à l’infirmerie. Premier tiroir du haut à côté de la porte, en seringue.

-Tout de suite.

-Qu’est-ce qu’il s’est passé ?

-Je ne sais pas docteur, elle s’est mise à délirer, à demander qui avait exécuté sa mère et comment.

-Je vais devoir faire des tests pour déterminer si elle a la même maladie que ça mère mais…

-Maman ? Le coupa Elise

-Allez dans votre chambre Altesse !

-Qu’est-ce que qu’elle a ?

-Tout de suite Elise ! Renchérie Emma

-Merci Majesté, dit le Docteur eu retour d’Océane. Je vais avoir besoin de votre aide, maintenait la contre le mur.

-Je l’ai vue, elle est encore vivante, je…

-Majesté ?

-Non, n’approchez pas ! Non, non, non !

-Maintenant. »

Je n’eu pas le temps de réagir qu’Emma et Océane me plaquait contre le mur et que le Dr Langstone me faisait une injection. Moins d’une seconde après, je m’apaisai et ma vue se brouilla jusqu’à perdre totalement connaissance.

En me réveillant, ma tête m’élançait et je ne parvenais pas à savoir où je me trouvais. J’entendis des voix lointaine, floue. Je voulu me masser les tempes mais quelque chose retenait mes bras le long de mon corps. Je repris totalement connaissance et compris que j’était à l’infirmerie avec Océane, Emma et le Dr Langstone. Je regardai mes poignés et vit qu’ils étaient attachés au barreau du lit médicale, mes chevilles aussi.

« -Vous m’avez attaché ! M’insurgeais-je

-Elena ? Tu es vraiment là ? Me demanda Océane visiblement inquiète

-Quelle question idiote, bien sur que je suis là. Je ne peux pas partir loin avec ses entraves.

-Elle est revenue à elle-même.

-Ne vous réjouissez pas trop vite Majesté.

-Je peux savoir ce qu’il se passe ? Vous savez que je n’aime pas être attachée.

-Quelle est la dernière chose dont vous vous souvenez ?

-D’avoir noyer Océane après qu’elle ait oublier de me prévenir que l’eau était froide.

-C’est ce que je pensais, la première crise à commencer à ce moment-là.

-Quelle crise ? Pourquoi je suis attachée ?

-Est-ce qu’elle est malade ? Comme sa mère ? Demanda ma femme

-Je n’ai pas encore les résultats mais j’en ai bien peur.

-Non ! Je ne suis pas malade, je ne suis pas schizophrène !

-On devrait la laissez se reposer. Je vais vous redonner une dose d’anxiolytique Majesté.

-Non ! Océane, s’il te plait ! »

Elle détourna le regard et je m’endormis avant même qu’elle ne sorte de l’infirmerie. Cette fois-ci, en me réveillant, je mis moins de temps à me rappeler où j’était et je vis Elise à ma droite, sa main dans la mienne, toujours attachée.

« -Ne pleurs ma puce, lui dis-je doucement

-Maman ? Tu es réveillée ?

-Oui, que ta dit ta mère pour que tu pleurs ?

-Elle m’as dit que tu étais peut-être malade et le Dr Langstone ma interdit de te détacher. J’ai dû attendre toute la journée pour te voir.

-Je suis désolée ma puce.

-Tu ne vas pas me demander de te détacher hein ?

-Non, s’ils l’ont fait c’est qu’il y a une bonne raison, ils savent que je n’aime pas ça. Cesse de pleurer maintenant.

-Je ne veux pas que tu sois malade, je ne veux pas que tu meures.

-Je ne vais pas mourir Elise.

-Je t’aime maman.

-Je t’aime aussi ma puce et je t’aimerais toujours. Quoi qu’il se passe à l’avenir, quoi je fasse ne l’oublie pas.

-Je doit y aller.

-Je ne te retiens pas. »

Elle m’embrassa sur la joue avant de partir et Océane vint me voir une dizaine de minutes plus tard. Elle avait des cernes sous les yeux et semblait plus qu’épuisée.

« -Depuis combien de temps tu n’as pas dormi ?

-Depuis ta crise, il y a deux jours. Je peux t’embrasser sans que tu deviennes violente.

-Tu peux. Qu’est-ce qu’il s’est passé.

-Tu ne te souviens vraiment de rien ?

-Rien du tout, avouais-je.

-A l’étang, tu as cru que nous étions observées, tu as cru voir ta mère. Et tu es partie dans le délire qu’elle était toujours en vie. Et puis tu as craqué et fait une crise de panique, tu refusais que quiconque t’approche. Tu m’as fait tellement peur tu sais, j’ai cru que j’allais te perdre, avoua-t-elle an laissant couler ses larmes.

-Je suis désolée, ce n’est surement pas ce que j’ai voulue faire. Je voulu poser ma mains sur sa joue mais mon entrave m’en empêcha.

-Je sas, je n’aurais pas dû te dire ça, enchaina-t-elle en me détachant.

-Tu me détaches ?

-Les anxiolytiques font toujours effets, on ne craint rien.

-Elise à dit que j’étais peut-être malade, ajoutais-je en la prenant dans mes bras, tu as plus d’infos ?

-Non. Le Dr Langstone ta prélever du sang pour savoir si tu étais schizophrène comme ta mère mais j’attends encore les résultats.

-Qu’est-ce que tu feras si c’est positif ? je t’v=avais prévenue que je ne voulais plus régner si la maladie se déclarait.

-Je n’ai pas oubliée. Je ne sais pas encore. Tu maintien toujours ta position ?

-Oui. S’il me dit que la maladie s’est déclarée, j’abdique le lendemain.

-Je ne sais pas si j’y arriverais toute seule.

-Je n’ai pas dit que je te laisserais gouverner seule. Je veux juste m’empêcher de commettre l’irréparable, m’empêcher d’édicter des lois que je n’aurais jamais mis en place sans la maladie. Tant que j’aie encore les idées claire, je continuerais de te conseiller. Ce sera à toit de savoir si je suis en crise psychotique ou non car comme on vient de le voir, je ne me souviens de rien.

-Merci, je te promet de faire attention.

-C’est toi que je dois remercier. Tu ne crois pas que je devrais aller parler aux enfants ? J’ai vue comment Elise était.

-Non, attends d’avoir les résultats. Elise en as vue plus qu’elle n’aurait dut. Elle était là quand la crise était à son apogée, en même temps que la crise de panique.

-C’était si terrible que ça ?

-Tu n’imagine pas à quel point tu as faire peur à tout le monde. Tu veux sortir prendre l’air ?

-Tu es sûre, ça ne risque rien ?

-S’il devait y avoir une autre crise ce ne sera pas avant plusieurs semaines et on n’aura pas les résultats avant quelques heures.

-Alors je te suis. »

Je me changeai et on sortit dans la cour. On s’assit sur un banc et je posai ma tête contre son épaule. On resta silencieuse, à écouter les oiseaux chanter pendant près d’une heure.

« -C’est le Dr Langstone, il les résultats et nous attend à l’infirmerie

-Allons-y.

-Quoi qu’il se passe je ne te lâche pas.

-Merci. »

On se rendis à l’infirmerie où Emma nous attendais déjà. Les enfants nous attendaient dehors. Je m’assise sur le lit avec Océane et Emma autour de moi. Je restai quelques seconde silencieuse à les regarder avant de prendre la parole.

« -Allez-y docteur, je suis prête.

-Non, pas moi, coupa Océane. J’ai peur Elena. Peur de ne pas assurer avec les enfants, avec le royaume si tu n’es pas complétement là pour m’aider. C’est grâce à toi que je suis devenue mère et reine. C’est toi qui m’as appris à régner et tu y arrives bien mieux que moi.

-Un jour l’élève dépasse le maitre, c’est bien connu, regarde avec Juliette et Matéo.

-Ce n’est pas drôle Elena.

-Au contraire, tu y arriveras très bien toute seule. Et puis nous avons appris aux enfant à faire ce que nous faisons aujourd’hui. Tu ne seras jamais seule tant qu’ils seront là.

-Merci. Vous pouvez y aller cette fois-ci docteur.

-J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle, je commence par laquelle ?

-La mauvaise, devançais-je tout le monde

-La maladie c’est bien déclencher, c’est ça qui as provoqué votre première crise ainsi que la violence et les circonstance qui vont avec. Cependant il est possible que tout ce que vous ayez dit, vue ou ressenti ne soit pas de l’invention ni du délire.

-Comment ça ?

-Votre maladie est à un stade bien trop peu avancée pour que vous imaginiez absolument tout. Il est probable que vous ayez réellement eu l’impression d’être observée, que se soit le cas et que la maladie ait ensuite pris le dessus en se fondant sur vos angoisse et en mettant le visage de votre mère sur celui qui vous observait.

-J’aurais donc réellement vu quelqu’un et imaginer ma mère à sa place ?

-C’est probable. Je vous laisse en famille.

-Merci docteur. »

Quand il partit, je ne pus retenir mes larmes. J’était vraiment malade, comme ma mère mais je n’avas pas tout inventer.

« -Promettez-moi que vous ne me laisserais jamais devenir comme ma mère.

-On te le promet Elena, répondit Emma

-Océane ?

-Oui ?

-Promet-moi que si je tente quoi que se soit contre toi ou les enfant, tu m’éloigne et me fait enfermée.

-Elena ! J’ai dit que je ne te laisserais jamais tomber !

S’il te plait Océane, je ne veux pas devenir folle en sachant qu’il n’y aura personne pour m’empêcher de faire du mal à ceux que j’aime.

-Très bien, je te le promets.

-Merci, demain je vais abdiquer comme prévu.

-Tu ne veux pas attendre encore un peu ? Demanda Emma. Ta maladie n’est pas très avancée.

-Non, je me suis faite à l’idée depuis un moment.

-Comme tu veux.

-Je vous aimes, toutes les deux, ne l’oubliez jamais.

-Nous aussi on t’aime Elena. »

Elles me serrèrent dans leurs bras tandis que je continuais de pleurer. Une dizaine de minutes plus tard, je séchai mes larmes et on fit entrer les enfants. Cependant on n’eut le temps de ne rien dire qu’ils virent mes yeux rougis.

« Tu es malade ? Demanda Ben tandis que sa sœur venait s’asseoir sur mes genoux.

-Oui, comme ma mère, la schizophrénie.

-Est-ce que c’est grave ? Demanda ensuite Elise

-Pas pour le moment mais ça peut le devenir. C’est une maladie qui va me faire perdre la notion de la réalité et…

-Tu vas nous oublier ?

-Non ! Mais il se pourrait que je vous dise le contraire de ce que je pense. Mais avec votre mère on fera toutes les démarches pour que nous n’ayez à vous occuper de rien.

-Est-ce que toi aussi tu vas devenir violente ?

-Je n’espère pas. Mais je vais devoir profiter des mes moments de lucidité pour vous dire que je vous aime et que rien ne changera même si la maladie me fait dire autre chose.

-Tu feras comment pour gouverner alors ?

-Je ne gouvernerais plus. Je vais abdiquer dès demain.

-Mais tu ne seras plus reine !

-Si Elise, par alliance mais je n’aurais plus aucun pouvoirs de décision. Je ne pourrais plus faire ce que j’ai fait pendant quinze ans.

-Ça veut dire que l’un de nous devras monter sur le trône ?

-Non. J’arrangerais tous ça avec votre mère le plus tôt possible.

-Je t’aime maman, me dit Elise en se serrant un peu plus dans mes bras.

-Moi aussi je t’aime ma puce. »

Je restai encore quelques instant avec les enfants avant qu’ils ne retournent à leurs affaires. Je me rendis ensuite à la bibliothèques et chercha la procédure d’abdication. Elle devait se faire en public et les raisons devaient être expliquées. Je mis ça de côté et m’attela à rédiger mes ‘’derrières volontés’’ avant de perdre complètement la notion de la réalité. J’écrivis qu’à mon abdication, Océane resterait rein et que je continuerais de la conseillée tant que je le pourrais. Elle règnerait seule jusqu’à ce qu’Elise ait atteint sa majorité et la remplace. Ben devra attendre sa majorité avant de partir explorer le monde si l’envie lui prenait. S’il devait arriver à quelques chose à océane avant les dix-huit ans des jumeaux, ceux-ci devraient régner conjointement jusqu’à leurs dix-huit ans où Ben pourrait abdiquer. A partir du moment où Océane, les jumeaux et moi-même auront signer ce document, je ne pourrais pas revenir dessus. Après avoir tout rédiger en bonne et dut forme pendant plus d’une heure, je conviai ma femme et mes enfants à me rejoindre à la bibliothèque. Je leur expliquai tout ce que je voulais mettre en place.

« -Mais je ne veux pas gouverner ! S’écria Ben

-Je sais chéri c’est pour ça que s’il devait arriver quelques chose à maman vous règnerez tous les deux jusqu’à vos dix-huit. Il est hors de question que je laisse ta sœur régner seule alors qu’elle n’est même pas encore majeure. Est-ce que tu comprends Ben.

-Oui maman, excuse-moi.

-Tu es sûre Elena ? Tu ne pourras revenir en arrière après avoir signer.

-Je le suis océane, c’est le but de tout ça. Je ne veux pas que vous vous trouviez dans un flou.

-J’ai l’impression qu’il y a autre chose.

-Je sais que je t’ai demandé de me promettre de m’éloigner si c’était nécessaire mais je te connais. Je sais que tu ne parviendras pas à m’éloigner de vous, à me faire enfermée. Je sais que tu m’aimes trop pour ça.

-Pas faux, que compte tu faire alors ?

-Demander au Dr Langstone de le faire si tu n’y arrives pas. Mais seulement en derniers recours.

-Très bien, si c’est ce que tu veux. Où dois-je signer ?

-Merci, ici. Et vous les enfants ?

-J’accepte, répondit Elise.

-J’accepte aussi. »

Tous signèrent et Océane partie avant qu’on ne la voie pleurer. Je retins alors les enfants.

« -Soyez près demain matin à 8h. je vous emmène avec moi voir votre oncle. Mais ne dites rien à votre mère.

-Pourquoi ? Tu dois quand même prévenir quelqu’un.

-Je préviendrais Emma. J’ai quelques chose à demander à votre oncle.

-Et tu ne compte rien dire à maman ?

-Non, elle n’acceptera jamais sinon.

-D’accord. »

J’informa alors mon beau-frère de mon arriver ainsi qu’Emma de mes intentions. Pour ne pas en parler aeternam, je changeai de sujet.

« -Bon alors, tu as des nouvelle de ton roi ?

-Elena ! Je ne vais pas partir alors que tu es malade, qui va veiller sur toi ?

-Océane.

-Et qui va veiller sur les enfants ?

-Océane.

-Tu te rend compte que tu me demande de quitter le royaume alors que tu vas avoir besoin de moi, que vous aller tous avoir besoin de moi ?

-Je ne changerais pas d’avis Emma. Même si je suis malade, tu dois vivre ta propre vie. Je serais suffisamment entourée.

-Je me sens coupable de t’abandonner.

-Tu ne m’abandonne pas. De toute façon, je t’aurais sûrement abandonné avant. Je crais qu’Océane refuse de me faire internée, qu’elle fasse comme mon père avec ma mère. Mais j’ai pris tout les dispositions nécessaire au cas où.

-Alors c’est sur ? Tu vas vraiment abdiquer demain ?

-Oui, fini toute ses lourdes responsabilité, je rends ma couronne.

-Je t’en trouverais une nouvelle, un jolie diadème. Tu resteras toujours un membre de la famille royal.

-Merci. Le problème c’est que mon abdication doit se faire publiquement et je dois expliquer pourquoi.

-Et tu n’as pas forcément envie que tout le monde sache que tu as la même maladie que ta mère.

-Exactement, mais je trouverais un moyen de contourner cette règle sinon tant pis.

-Tu n’es pas obliger de dire la vérité. Tu n’as qu’à simplement dire que tu n’as plus envie de régner.

-J’y réfléchirais. Merci. »

Heureusement, le diner se passa comme d’habitude. Je pris ensuite une rapide douche et Océane me rejoignis dans la chambre pendant que je me coiffais. Elle m’embrassa.

« -Le Dr Langstone m’as donné ça pour toi, m’informa-t-elle en tendant une boite

-Qu’est-ce que c’est ?

-T’es médicaments, un cachet par jour. Ils te permettront d’éviter au maximum les délires. Et il va donner à Emma et aux jumeaux une seringue d’anxiolytique au cas où tu refais une crise. Ils devront toujours l’avoir sur eux.

-Et pour toi ?

-il m’en as donner deux dont une à mettre dans la table de nuit. Si jamais ça arrive en pleine nuit.

-Il as eu raison.

-Tu te couche déjà ?

-Oui, je suis épuisée.

-Je vais essayer de ne pas faire beaucoup de bruit alors.

-Merci, bonne nuit.

-Bonne nuit ma chérie. »

Elle m’embrassa une dernière fois et remonta la couverture avant de partir prendre sa douche.

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