Chapitre 5

21 minutes de lecture

Le lendemain, je me réveillai avant tout le monde. J’envoya un message à Emma pour qu’elle nous prépare un petit déjeuner. Elle déposa le plateau et on sortit discuter dans le couloir.

« -Comment tu vas ? me demanda-t-elle. J’ai appris ce qu’il s’est passé hier soir.

-Plus de peur que de mal. Mais ça à beaucoup affecter Océane car l’homme qui est entrer par effraction c’était Julien.

-Je croyais qu’il était encore en prison.

-Il l’était mais il s’est évadé. C’est pour ça que je suis rentrée plus tôt.

-Et maintenant ?

-Il est mort. Toute cette histoire est derrière nous.

-Et toi ça va ?

-On va dire que oui. Avec ma mère ça n’est jamais arriver. J’avais beau être prisonnière ici pendant dix neuf ans, j’étais au moins protéger des gens comme lui. Malgré ma promesse de la protéger, j’ai encore échoué.

-Tu n’as absolument rien à te reprocher Elena. Au contraire.

-Je n’y arrive pas Emma, à chaque fois que je lui fais cette promesse, j’échoue. Ce sera quoi ma prochaine erreur ? Sa mort ?

-Ne dit pas ça Elena. Tu y arrive très bien.

-Si tu le dis.

-Et avec les enfants ?

-J’arrive à gérer mais j’ai toujours peur de devenir comme mère et je les surprotège. Une balle m’a touchée hier quand j’ai protégé Elise de Julien. Mais rien de grave.

-Elena, commença-t-elle en posant ses mains sur mes épaules et en me regardant dans les yeux, tu n’as rien à voir avec ta mère. La preuve, tes enfants dorment dans ta chambre alors que ta femme revit le pire moment de sa vie.

-Tu as raison. Merci d’être là encore aujourd’hui.

-Maman ? Nous interrompîmes Ben. Vous parlez de grand-mère ? Bonjour Tatie Emma

-Oui mon chéri mais…

-Elena ! Tes enfants sont assez intelligents. Il est temps de leurs dire ce qu’il s’est passé. Pour tes parents, pour leurs naissances, pour toute les difficultés que vous avez rencontrer avec Océane mais aussi pour Julien.

-Elle a raison maman. On sait bien qu'il s'est passé quelques chose de pas forcément cool entre vous avant nous.

-Tu voie, ajouta Emma

-Ok, ok. Dis-je en levant les mains. On en parlera tout à l’heure. Par contre pour Julien c’est à Océane de décider, pas moi.

-Je vous laisse. Bonne journée

-A bientôt Emma

-A bientôt Tatie Emma. »

Quand on rentra dans la chambre, Océane et ma fille était réveillées. J’apporta le plateau sur le lit avant d’embrasser Elise puis Océane. On mangea en silence jusqu’à ce que je commence à parler.

« -Ma chérie, m’adressais-je à Océane, je crois qu’il est enfin temps de tout expliquer aux enfants.

-Ce n’est pas trop tôt, depuis le temps que je te le dis.

-Et oh ! Ajoutais-je en balançant un coussin

-Vous allez nous parlez de vous ? On ne sait rien de ce qu’il s’est passé avant nous. Enchaina Elise

-C’est exact ma chérie. »

Je leur parlai de mon enfance, de ma prison doré, des atrocités commise par ma mère, ma rencontre avec Océane, mon père, mon mariage forcé avec Marc, leurs naissances et tout ce qui devait être dit. Après quelques secondes de silence et des larmes de leurs part, Ben demande finalement qu’on parle de Julien. Mais après un coup d’œil à Océane, je vis qu’elle n’était pas prête et dit aux enfants qu’on en parlerait plus tard.

« -Maman, demanda Elise, comment notre père est mort ?

-Les habitants du village où habitait votre mère se sont rebellés contre lui quand ils ont appris ce qu’il m’avait fait. Il ne l’acceptait pas en roi et l’on pendu. Mais c’était aussi pour me protéger.

-Et toi ils t’on accepter tout de suite ?

-Non car ils pensaient que j’étais comme ma mère. C’est Océane qui m’as…disons accepter tout de suite la première.

-Est-ce qu’on ira au village un jour ?

-Un jour peut être …

-Il y a une compétition de karaté cette après-midi. On pourrait y aller ? Me coupa Océane

-Trop cool !

-Tu es sur ? Lui demandais-je en m’inquiétant. Après les évènements de cette nuit…

-Je vais bien Elena ! Je n’ai plus 20 ans.

-Je m’inquiète juste pour toi.

-Allez retrouver Emma, les enfants. On se retrouve à midi. Leur dit Océane en voyant que la discussion tournait mal

-Oui maman.

-Je peux savoir ce qu’il te prend ?

-Cesse de t’inquiéter tout le temps pour moi Elena ! Je ne suis plus la jeune fille qui est tombée dans le coma à cause de son petit ami.

-Et c’est justement à cause de lui que je suis rentrée plus tôt. Pour toi. Parce que…

-Je ne t’ai jamais demandé de mettre fin à tes vacances pour moi Elena ! Je ne t’avais rien demander.

-Là tu es injuste Océane ! Excuse-moi de m’inquiéter pour ma femme quand j’apprend que son ex petit-ami violent s’est évadé. Excuse-moi de prendre soin de toi quand tu en as le plus besoin. Excuse-moi de t’aimer, Océane !’’

J’avais presque crié cette dernière phrase. Océane n’ajouta rien mais je vis ses yeux briller à cause des larmes. Sentant les miennes monter, je quittai la chambre en claquant la porte mais je m’aperçus que les jumeaux étaient encore là. Quand ils me virent, ils partirent en courent. Je marchai jusqu’aux portes du château et croisa Emma au passage. Voyant les larmes qui coulait sur mes joues, elle me demanda ce qui n’allait pas mais je l’informai uniquement du fait que les enfants allaient là rejoindre. Instinctivement, je me rendis sous le grand-chêne et laissa mes larmes couler pendant une bonne dizaine de minutes. Je n’entendis même pas ma fille me rejoindre. Elle s’assise à côté de moi, sans rien dire et posa sa tête sur mon épaule. Je ne la remarquai qu’à ce moment-là.

« -Où est Emma ? Lui demandais-je en levant la tête, les yeux rougis

-Je lui ait faussé compagnie. Tu t’es disputé avec maman ?

-Je n’ai pas à te dire ça.

-Peut-être. Mais je voisbien que tu es triste.

-Ecoute ma puce, c’est un problème d’adulte, entre ta mère et moi et je n’ai pas envie que tu te trouves entre nous deux.

-Je le suis déjà maman ! Pourquoi vous vous êtes disputées ?

-Très bien. Parce que j’aime ta mère et qu’elle a été injuste envers moi.

-Pourquoi ?

-Elle me reproche d’avoir interrompus mes vacances pour elle. J’entendis Elise réprimer un rire. Qu’est-ce qu’il y a ?

-Moi je crois qu’elle te reproche surtout de trop t’occuper de nous, d’elle et pas assez de toi.

-Mais c’est mon rôle.

-C’est aussi le sien. D’après ce que tu nous as dit tout à l’heure, on s’est peu occuper de toi mais aujourd’hui elle est là pour ça.

-J’ai l’impression d’entendre Emma au début de ma relation avec ta mère.

-Et elle avait raison. Ecoute maman, je ne sais pas ce qu’il s’est passé avec ce julien mais tu as peut-être été injuste avec elle aussi.

-Non ma puce. Et pourtant s’il n’avait rien fait, je n’aurais jamais su à quel point j’aimais ta mère. Vous ne seriez jamais nés car mon père ne m’aurait pas empêché de l’aimer. Sauf que s’il n’avait pas été là, on n’aurait pas perdu six mois, je ne me serais pas inquiété pour elle pendant six mois en ne sachant pas si elle finirait par mourir ou par se réveillé.

-Je suis désolée.

-Tu sais ma puce, ta mère ainsi que toi et ton frère êtes mes biens les plus précieux. Ma couronne n’est rien comparé à vous. Sans ta mère, je ne serais jamais devenue la femme indépendante que je suis aujourd’hui. Je ne sais même pas si j’aurais réussi à être reine sans elle et…Pourquoi je te dis tout ça ?

-Continue.

-Vous êtes tout les trois ma force, ma famille et mes amours. Alors oui, c’est vrai je vous surprotège surement, Océane aussi mais c’est parce que je vous aime et que je n’ai pas eu la chance d’avoir une mère aimante. Je vous donne ce que je n’ai jamais eu. Je n’étais qu’un pion pour ma mère. Quoi qu’il en soit je vous aimes tout les trois plus que tout au monde et ma plus grand peur est de perdre l’un d’entre vous.

-Pourquoi tu ne lui dis pas ça à maman ?

-Parce que j’ai peur ma puce. C’est ta mère qui m’a appris à aimer, c’est elle qui m’a appris ce que voulait dire être aimé. Ta mère est aussi ma plus grand peur, bien plus que ma propre mère, parce j’ai peur de la perdre. Je ne sais pas ce que je deviendrais sans elle, même si je vous ai encore toi et ton frère. Je sais ce qu'est une vie sans amour et je n’ai pas envie de revivre ça.

-Je crois comprendre.

-Tu parle comme une adulte, mon cœur.

-Parce que vous nous avez appris à le devenir, toute les deux. Maintenant, tous ce que tu viens de me dire, tu dois le dire aussi à maman.

-Je…

-Je crois que c’est déjà fait. Nous interrompîmes Océane

-Océane …Lui dis-je en me levant et en la regardant

-Rentre au château Elise. Mais faudra nous dire comment tu as trouvé ta mère. Lui dit-elle sans me lâcher du regard.

-D’accord. »

Une fois qu’elle fut partie, je voulu commencer mais elle m’en empêcha en m’embrassant puis en me serrant dans ses bras. On resta ainsi pendant quelques instant avant qu’elle ne s’écarte.

« -Moi aussi j’ai peur de te perdre Elena. Me chuchota-t-elle au creux de l’oreille

-Tu es là depuis combien de temps ?

-Depuis que vous parlez de Julien.

-Je suis désolée d’avoir réagi aussi violemment.

-C’est à moi de m’excuser. Même après quatorze ans de vie commune je n’ai jamais compris à quel point je comptais pour toi. J’avais oublié que, sans compter Emma, j’étais la première personne à t’avoir aimé, la première personne à qui tu faisais confiance. J’ai oublié que tu n’avais connu que moi, que tu t’es marié avec ta première et unique petit-amie.

-J’aurais dut te dire tout ça bien avant mais j’avais peur. En t’aimant, je redeviens l’ado de dix-neuf ans qui n’as jamais connu l’amour, qui ne sais pas quoi faire ni comment réagir et qui commet des erreurs tous les temps. Avec toi, j’expérimente tout, tout le temps et j’ai sans cesse peur de mal faire, de te vexer et de te perdre. Avouais-je en larme

-Ton inexpérience ne me vexera jamais. Excuse-moi si c’est ce que je t’ai fait croire.

-Je t’aime Océane, plus que tu ne peux l’imaginer. C’est vrai que je veux te surprotéger mais tu dois me comprendre, après Julien, après mon père et après l’avion je ne veux pas qu’une nouvelle catastrophe arrive à nouveau.

-Je comprend très bien. J’ai ressenti la même chose quand j’ai assisté au loin à ton mariage avec Marc et j’ai eu encore plus envie de prendre soin de toi, de te protéger quand j’ai su qu’il t’avait fait du mal. Un mal à la limite de la torture mais qui en était pour toi. Nous avons toute les deux commis des erreurs pour se protéger mutuellement. Je t’aime aussi.

-Embrasse-moi ! Embrasse-moi et ne t’arrête jamais ! »

Quasi immédiatement, elle attrapa ma tête entre ses mains et m’embrassa d’un baisé le plus passionné possible. Elle posa une main dans mes cheveux en continuant de m’embrasser, ne s’arrêtant que pour reprendre notre souffle. Elle se pencha de plus en plus vers moi et je dus m’allonger pour éviter de tomber. Elle passa sa main sous ma chemise de nuit avant d’ajouter :

« -Notre amour nous perdra Elena.

-Je n’en doute pas un instant. »

Je passai mes mains dans son dos sous son tee-shirt de sport en l’embrassant de plus belle avant de le lui retirer. On continua ainsi durant toute la matinée. Je fini par m’endormir, la tête posé sur sa poitrine, en la regardant, en écoutant son cœur battre rapidement ainsi que sa respiration. Quand elle me réveilla en déplaçant délicatement une mèche derrière mon oreille, le soleil était déjà haut dans le ciel.

« -On ne devrait pas tarder à rentrer pour manger sinon ils vont s’inquiéter. Commença Océane

-Ne t’inquiète pas pour ça. Je suis certaines qu’Elise savait ce qu’il allait se passer ensuite.

-En parlant d’elle, tu lui as dit qu’ici c’était ton repaire ?

-Non. Je voulais justement le garder secret pour les jours où j’en ai besoin.

-Comme aujourd’hui ?

-C’est un exemple parmi d’autre. On n’aurait jamais pu faire ça au château au même moment.

-Tu peux dire faire l’amour tu sais ? Même quatorze ans après tu refus d’appeler ‘ça’ comme on doit l’appeler.

-Je n’y peut rien, ça…l’amour a toujours été taboue avec ma mère. Le simple fait de dire ‘je t’aime’ pouvait être un crime.

-Tu ne changeras donc jamais.

-Eh oh, je t’entant.

-Je sais. Rentrons, tu dois te changer avant qu’on mange. Tu es encore en chemise de nuit…enfin non pas là. Se corrigea-t-elle en me souriant

-C’est bon j’ai compris. Lui rendis-je son sourire en me rhabillant »

On rentra au château et je vis les regard surpris des domestiques. En effet, j’étais toujours en chemise de nuit et j’avais les cheveux en bataille. Je ne pus m’empêcher de pouffer de rire. En chemin, je croisai Emma et les enfants. Ils partirent dans leurs chambre et Océane partie s’entrainer un instant, après m’avoir embrassé. Emma me suivie et me coiffa.

« -Ça va mieux avec Océane on dirait.

-En effet, on a pu parler. Enfin j’ai parlé à Elise et Océane m’a entendue.

-C’est pour ça que tu as des feuilles dans les cheveux ?

-Disons qu’on est allé plus loin que la simple discussion.

-Je voie. C’est bien que vous ne soyez plus en froid. Que lui as-tu dit ?

-Que ma plus grande peur était de la perdre et que j’avais toujours peur de mal faire. Ça peut paraitre étranger mais aujourd’hui encore je ne sais comment lui montrer à quel point je l’aime. Avec elle je suis comme une ado qui vit sa première vrai histoire d’amour.

-Ce qui est le cas puisqu’avant de vous mariée, Océane était ton premier et unique amour.

-C’est exactement ça. Sinon vous avez fait quoi avec les enfants ?

-Tu verras. Ils vous ont fait une surprise. Le repas sera prêt dans 20 minutes.

-Merci. Je vais aller retrouver Océane dans la salle de bal alors.

-Evite de te décoiffer et de te déshabiller cette fois-ci.

-Ah ah, très drôle. »

Je retrouvai Océane en train de s’entrainer et vis les jumeaux qui l’observait. Je la regardai cinq minutes avant qu’elles ne s’aperçoivent de ma présence. Elle me sourit et récupéra des cibles qu’elle me lança. J’avança sur les tatamis et me mis en place pour qu’elle puisse frapper sur les cibles dans mes mains.

« -Comment tu te sens ? Demandais-je

-Prête. Ça fait longtemps que je n’ai pas combattu mais je me suis entrainée tous les jours.

-Tu me promet de faire attention ? Ce n’est pas parce que tu es reine qu’elles vont retenir leurs cours.

-As-tu oublier que j'étais la seule et unique triple championne de karaté du royaume ? Et que je le suis toujours soit dit en passant. Personne n’a fait mieux.

-Je n’oublie pas mais tu avais seize ans, dix neuf au maximum. Aujourd’hui tu en as trente cinq.

-Les sportifs arrêtent leurs carrières à 40 ans et tu m’as déjà vu combattre.

-Justement ! Je sais à quel point elles sont violentes et…

-Ça va bien se passer. Je te promets que si je sens la moindre fatigue ou douleur j’arrête.

-Merci, l’embrassais-je. On va manger ?

-Je vais prendre une rapide douche et je vous rejoins.

-Venez les enfants. »

En chemin, je ralentis ma fille, laissant mon fils partir devant.

« -Merci pour tout à l’heure.

-Il n’y as pas de quoi.

-Comment tu as su où me trouver ?

-Je vais là-bas moi aussi quand j’ai besoin alors je me suis dit que tu devais le connaitre toi aussi.

-Comment l’as-tu découvert ?

-Il y a deux ans, je me baladais dans les jardins et l’ai découvert par hasard. C’est calme et avec l’étang ça permet de se détendre.

-Je suis bien d’accord. C’est aussi un endroit idéal pour des sorties amoureuses.

-Je m’en souviendrais.

-De quoi ?

-Bah de ce que tu viens de me dire.

-Mais je ne t’ai rien dit jeune fille. Enchainais-je avec un sourire

-Je voie. »

A la fin du repas, au moment du dessert, je vis les enfants s’agiter sur leurs chaises, impatient. Je compris que leur surprises était le dessert.

« -Bon alors c’est quoi cette surprise ? Leur demandais-je

-Avec Tatie Emma on a fait un gâteau chocolat-banane, commença Elise.

-Elle nous as dit que c’est votre préféré. Ajouta Ben

-C’est vrai. Tu te rappelles la fois où j’ai appris à cuisiner rien que pour toi, pour notre rendez-vous secret ?

-Bien sûr. Tu y avais passé la journée. Heureusement qu’Emma était là. C’était mon plus beau rendez-vous.

-C’est vrai que c’était réussi…jusqu’à ce que mon père nous découvre. Bref, vous êtes prêt pour cet après-midi les enfants ?

-Oui, on a hâte. »

A la fin du repas, les enfants partirent se changer et on mit tous notre couronne/diadème. On alla au village en voiture et je sentis qu’Océane était nerveuse, elle me serait la main plus fort que d’habitude et tremblait. Je mis ça sur le compte du stress mais je savais pertinemment que l’intrusion de Julien et sa mort l’avais perturbée. Au village, on fut accueilli par Nathan, qu’on n’avait pas revue depuis la naissance de jumeaux, chacun était bien trop occuper. Les jumeaux étaient par conséquent timide et rester derrière nous.

« -Océane ! Quel plaisir de te revoir. Tu t’es embellit.

-Merci, et toi tu ressemble de plus en plus à papa. A ce que je voie c’est toi qui diriges le village maintenant.

-En effet, j’ai repris ta place. C’est toi qui m’as donné envie de m’investir. Toi et ta femme. Toujours aussi belle à ce que je vois, Elena.

-La liberté me va bien au teint, répondis-je avec une pointe d’humour. Rappelle-moi la dernière fois que tu as vu les enfants ?

-A leur naissance. Ce sont eux ? Comme ils sont grand, aucun doute se sont bien tes enfants, vu comment ils te ressemblent.

-Elise, Ben, je vous présente votre oncle, Nathan.

-Tu devrais aller te préparer Océane, ça ne va pas tarder à commencer.

-Porte moi chance p’tit frère, dit-elle en l’embrassant avant de partir

-Comment va-t-elle ? Me demanda Nathan en marchant. J’ai appris ce qu’il s’est passer hier soir.

-Pas très bien. Elle fait croire que si mais elle s’est réveillée en pleine nuit après avoir rêvée de son accident. Je lui aie dit que je ne m’inquièterais pas mais je ne peux pas m’en empêcher. J’ai peur que ce tournoi de karaté soit une énorme erreur.

-Les enfants sont au courent ?

-Pas encore. Ils le sont pour ma mère et notre passé mais pas pour ça. Elle leur en parlera quand elle sera prête.

-Je lui parlerais. Vous pouvez aller vous assoir là-bas, dit-il en désignant trois places.

-Merci.

-A bientôt les enfants, Majesté. »

On partit s’assoir et les combattants entrèrent chacun leur tour pour les présentations. Les combats furent ceux des hommes et les enfants étaient silencieux, ils ne bougeaient plus. C’était la première fois qu’ils étaient aussi calme. Quand se fut au tour de leur mère de combattre, je vis leur visage ébahit, ils n’en revenaient pas. Océane gagna tous ses matchs sauf la final. Elle avait l’air absente et je crus plus d’une fois que le combat allait se terminer par un KO. Avant la remise des médailles, je proposai aux jumeaux de le faire à ma place. Heureux, ils se dépêchèrent de descendre de l’estrade. L’un donnait les médailles tandis que l’autre donnait les fleurs. Je restai cependant derrière eux.

« -Tu as été géniale maman, commença Ben suivie par Elise

-Merci mes chéris, enchaina-t-elle en les embrassant. Elena…

-Tu as fait de ton mieux, la coupais-je. Elle est plus jeune que toi et…

-Ce n’est pas ça, j’ai été perturbée mais je n’arrive pas à savoir par quoi.

-Tu te ment à toi-même là Océane. Je sais très bien ce qu’il s’est passer, on en parle se soir si tu veux.

-Majestés ! Nous interrompîmes Nathan. Ça vous dit de venir diner à la maison avant de rentrer ?

-Avec plaisir. Océane ?

-Pourquoi pas. Je vais me changer, on se retrouve à la maison. Et elle partit sans un mot

-Tu avait raison Elena, j’espère que ce repas va lui changer les idées.

-Je l’espère aussi. Tu n’as pas déménagé ? Demandais-je en montrant la maison que j’avais faites reconstruire à l’identique après l’incendie

-Toujours là même. A tout de suite. »

En me retournant, je vis les enfants essayer de reproduire des prises de karaté.

« -Doucement ! Vous allez vous faire mal, les séparais-je

-Maman ! Moi aussi je veux faire du karaté ! Ajoute Ben

-Moi aussi, enchaina Elise

-On verra ça avec votre mère se soir. En attendant on est invité à diner chez votre oncle. Je veux une tenu irréprochable et vous restez calme, compris ?

-Oui maman.

-Bien, allons attendre votre mère. »

Une dizaine de minutes plus tard, Océane réapparut en robe avec sa couronne. En la voyant avancer, je compris rapidement qu’elle avait enfin laisser tomber son masque. Je montrai la maison aux enfants afin de parler seule avec ma femme. Quand elle arriva devant moi, elle s’effondra en larmes dans mes bras, elle qui n’avait pas l’habitude de pleurer.

« -Tu avais raison, je n’arrive pas à faire semblant, c’est trop dur.

-Je suis là pour ça, tu n’as plus rien à craindre. Tu as réussi à te reconstruire après lui et tu y arriveras encore cette fois.

-Parce que tu étais là.

-Exactement et je suis encore là.

-Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée ce repas. C’est là que tout à commencer.

-Ce n’est plus la même maison. Certes je l’ai fait reconstruire à l’identique mais l’agencement des meubles ne sera surement pas le même.

-J’y ai trop de souvenir.

-Et le château alors ? Ma mère y a tué tes parents, elle t’a torturé dans ses sous-sols et tu y vis depuis quatorze ans. Tout va bien se passer, j’en suis sûr.

-Si tu le dis.

-Sèche tes larmes. Il ne faudrait pas que les enfants te voient pleurer après la démonstration que tu as faite.

-Tu as raison, merci. »

Tranquillement, ont parti retrouver les enfants chez leurs oncle. Quand on entra, ils étaient en train de regarder des photos d’Océane jeune avec ses parents. Des photos que je n’avais jamais vues. Je fus surprise de voir à quel point Océane ressemblait à sa mère et Nathan à son père et leur fit la remarque. Elle retrouva le sourire et nous raconta plein d’anecdote sur ses parents. C’était eux qui l’avaient poussé à faire du karaté à 5 ans alors qu’elle était sans cesse ridiculiser à l’école. Elle nous raconta ensuite comment les gardes royaux était venue leurs arrachés leurs parents alors qu’ils rentraient tout juste de l’école. Ma mère ne s’était évidemment pas déplacée mais les gardes n’avaient donner aucune explication quant à leur arrestation. Elle tue cependant la façon dont ma mère les avait torturés avant de les tuer. Au début du repas, les enfants restaient sages car intimidé puis commencèrent à échanger avec nous, à poser des questions. Quand on arriva au dessert, la nuit était tombée et les enfants commençait à s’endormir. Ils partirent s’allonger dans la chambre de leurs oncle avant qu’on rentre.

« -Comment tu vas ? Demanda finalement Nathan. Parler des parents a dut être dur pour toi.

-Au contraire, ça ma fait du bien, merci de nous avoir invités.

-Tu peux revenir autant que tu veux, tu sais si tu as envie de parler. Tu es chez toi ici.

-C’est gentil mais on est pas mal occupé au château et…

-Heureusement qu’on et deux à régner alors ! Rigolais-je. Plus sérieusement, elle a raison, régner et élever des ados ce n’est pas facile et épuisant.

-Je m’en doute.

-Et sinon quand est-ce que je deviens tata ? Enchaine Océane subitement

-Et bien pour tout te dire j’ai déjà rencontré quelqu’un et elle a déjà une fille.

-Petit cachotier, et tu comptais me le dire quand ?

-Heu…

-Laisse, je te charrie mais je veux la rencontrer.

-Ce serait avec plaisir mais elle ne sait pas encore que je suis le frère et le beau-frère des reines.

-Comment ça ? Tout le royaume le sait.

-Justement, elle ne vient pas de se royaume. Elle est venue ici pour échapper à son mari, elle aussi a été mariée de force.

-Je comprend, répondis-je à la place d’Océane. Venez ensemble au château un jour, on trouvera un moyen de la protéger de son mari.

-Vous ne considérez pas ça comme de l’adultère ? Elle est quand même mariée.

-Oublie-tu que j’ai fait la même chose avec Marc ?

-Excuse-moi, merci.

-Elle est où en ce moment ? Enchaina Océane

-Chez une amie à quelques maison d’ici. Elle ne devrait pas tarder à rentrer.

-Tu veux qu’on parte avant son retour ?

-Non, je crois que c’est le moment de faire les présentations.

-Avec plaisir. »

Comme prévu, elle arriva une vingtaine de minutes plus tard. C’était une jeune femme blonde d’environ 30 ans, plutôt mince et de la même taille qu’Océane. Elle avait de long cerne sous les yeux et portait une jeune fille d’environ sept ans dans ses bras. Ses long cheveux étaient simplement attacher et elle portait une robe grise délavé. Quand elle nous vit, elle s’arrêta sur le seuil de la porte et nous dévisagea. Je me rappelai que nous portions toujours nos couronnes. Elle voulut prendre la parole mais Océane la devança et je ne pus retenir un rire en voyant l’air coupable de son frère.

« -Ne me dit pas que tu les laisses s’habiller ainsi ? Ne t’ai-je pas appris à mieux respecter une femme ?

-Heu…si…heu…

-Ma pauvre. Je vais devoir refaire votre garde-robe à tous les trois. Tu me déçois frérot

-Océane ! Laisse-les respirer voyons, ça fait longtemps qu’il n’ait plus sous ta responsabilité contrairement au deux garnements qui dorment là-haut.

-Excuse-moi mais…

-Mathilde, enchaina Nathan, je te présenter Océane, ma sœur et sa femme, Elena.

-Ta sœur est la reine ? Pourquoi tu ne pas rien dit ?

-Oui, ma sœur est devenue reine en épousant la reine.

-Majestés, nous salua-t-elle d’une révérence maladroite

-Pas de Majesté ici, me devança Océane

-Je vais coucher la petite, intervint notre hôte, installe-toi.

-Merci.

-Parle nous de toi.

-Océane !

-Rohh ça va Elena. On a toute les trois était dans le même bateau.

-Tu vas mieux toi à ce que je vois.

-Depuis le temps que j’attend que mon frère me présente quelqu’un.

-Vous avez dit qu’on était toute les trois dans le même bateau, c’est-à-dire ?

-Un mari violent, mariée de force…

-Océane ! M’insurgeais-je. Tu es la mieux placée pour savoir que c’est dur d’en parler.

-Ce n’est rien, enchaina Mathilde. Mon père m’a marié à dix huit ans à un homme de dix ans de plus que mois. Quand je suis tombée enceinte de lui il y a sept ans, j’ai décider que je ne voulais plus vivre ainsi. Je voulais une meilleure vie pour ma fille. Je n’ai réussi qu’il y a deux ans. J’ai rencontré votre frère qui m’a hébergé le temps que je trouve un logement et finalement je suis resté habiter ici.

-Et heureusement pour moi, ajouta Nathan en nous rejoignant.

-Ça fait deux ans que vous vous connaissez et tu ne m’as jamais rien dit ?

-Tu l’as dit toi-même Océane, vous est beaucoup occuper au château.

-Mouais, ajouta-t-elle en faisant la moue

-S’il te retrouve n’hésite pas à venir au château, ajoutais-je, on te protègera toi et ta fille.

-Merci. J’ai remarqué vos cicatrices au poignés, est-ce que c’est…

-Oui. Mariée de force par mon père parce qu’il n’acceptait pas ma relation avec Océane et il était aussi violent. Heureusement pour moi ça n’a pas duré longtemps. Mais il m’a donné deux magnifiques enfants.

-Je suis désolée, où sont-ils en se moment ?

-Ils dorment à l’étage. Ils ont assistés au tournois de karaté et sont épuisés.

-J’y était aussi. C’est vous qui avait fini deuxième n’est-ce pas ? S’adressa-t-elle à Océane

-C’est exact, répondit Nathan, tu as devant toi la reine mais aussi la tripe championne du royaume de karaté dans sa jeunesse.

-Dit qu’on est vieux tant que tu y es ! Je te rappelle qu’on a tous à peu prés le même âge ici.

-Excuse-moi sœurette.

-Je préfère ça. »

On continua de discuter pendant une bonne heure avant de rentrer au château. On déplaça les enfants sans les réveiller. Je portai Elise qui était plus légère et Océane Ben car elle avait plus de force que moi. On les déposa dans leur lit, habillé et ont partie se coucher. On s’endormis rapidement, dans les bras l’une de l’autre.

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Défi
Nicodico

La petite fille tremblait dans son lit, couchée dans le noir. L'histoire que lui avait racontée son grand frère la terrifiait encore. Celle d'un garçon qui était entrainé aux enfers par un monstre effrayant caché sous sa maison. Elle entendit soudain un grincement, puis plusieurs bruits sourds qui semblaient venir de l'étage d'en dessous. Ses parents marmonnèrent quelque chose depuis la chambre d'à côté, puis se levèrent tous les deux et descendirent.
Elle entendit un cri suraigu, un grognement de douleur, puis plus rien. La petite fille se redressa dans son lit, et appela :
- Maman ? Papa ?
Des grincements montèrent depuis les escaliers, signe qu'une masse lourde gravissait les marches. La porte de sa chambre s'ouvrit. Une forme apparut, une forme effrayante, monstrueuse, abominable : un être constitué de parties d'humains que la petite fille n'aurait su reconnaitre. Tout ce qu'elle sut faire, ce fut de crier.
Ce qui ne l'empêcha pas de mourir sous les mâchoires de l'abomination.
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