Chapitre 1

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Le soleil apparaissait derrière les rideaux, on commence à entendre les oiseaux chanter. J’aurais pu être réveillée par ça mais non. Ça fait quatorze ans que mes enfants viennent nous réveiller en sautant sur le lit. J’entendis Océane grogner, je sentis qu’elle tirait la couverture vers elle et je sentis les bisous baveux des jumeaux. Par surprise, j’attrapa ma fille, la renversa entre Océane et moi et la harcela de bisous et de chatouille.

« -Arrête maman, arrête s’il te plait, me supplia-t-elle en ne cessant de rire.

-Doucement les enfants, enfin, vous savez que votre mère est grognon le matin, enchainais-je

-Je t’entend Elena, me dit Océane en me jetant son oreiller

-Je sais. Allons déjeuner, laissons maman dormir encore un peu.

-Ce n’est pas trop tôt.

-Moi aussi je t’aime Océane. »

J’attrapa ma robe de chambre et suivie les enfants jusque dans la grande salle. Je regardai mon téléphone et vit qu’il n’était que huit heures. Je compris pourquoi Océane était rester coucher. Quand ils mangeaient, les jumeaux était silencieux. C’était le seul moment où on pouvait avoir un peu de calme.

« -Maman, c’est aujourd’hui qu’on va avoir un téléphone ? Me demanda Elise

-Oui ma puce mais seulement après avoir pris un bain, vous êtes habillés et avoir fait vos devoirs.

-Oh non, pas les devoirs !

-Comment veut-tu régner plus tard si tu ne connais pas l’histoire, la géographie, les maths et tout ça ?

-De toute façon je ne veux pas régner moi. Enchaina Benjamin

-Je sais Ben. Mais tu dois quand même avoir un certain nombre de connaissances.

-Et toi, tu savais tout ça ? Demanda Elise

-Mon enfance était bien différente de la vôtre mais je vous en parlerais plus tard. Dépêchez-vous d’aller prendre un bain. On se retrouve dans une heure à la bibliothèque.

-Oui maman. »

Je retournai dans ma chambre et vit qu’Océane était levée. Je l’embrassai pour la salué et choisie une robe bleue dans ma penderie. Une fois habillée, je m’assise sur le lit et regarda Océane se coiffer. Elle s’arrêta un instant, voyant dans le miroir que je l’observais puis recommença.

« -Qu’est-ce que qu’il y a ?

-Elise m'a encore demandé de lui parler de mon passé et Ben s’entête à ne pas vouloir de la couronne…

-Ils ont 14 ans, Elena ! Il est peut-être temps de leur dire la vérité. Et tu ne peux pas forcer Ben à devenir roi s’il n’en a pas envie. Même s’il est le premier né. Elise acceptera volontiers le trône si son frère n’en veut pas.

-Certes mais…

-Quand vas-tu accepter que ton fils préfère la littérature ? Ce qu’il veut c’est voyager et découvrir le monde. Il ne veut pas rester enfermé dans un château à gouverner un royaume. Il se sent prisonnier ici, comme toi à son âge.

-Sauf que je n’avais pas le choix ! Je comprends très bien ce qu’il peut ressentir mais…

-Vous êtes comme des étrangers tous les deux. Tu n’as jamais réussi à établir une dialogue avec lui. Tu dois apprendre à le connaitre et lui doit cesser d’être toujours en colère contre toi. Combien de fois te l’ais-je dit ? Vous devez parler tout le deux et tu ne peux plus attendre.

-Tu as raison. »

Terminais-je en l’embrassant dans le cou pour rompre le dialogue. Je partie ensuite retrouver les jumeaux à la bibliothèque et leur fit un cour de maths. Une heure plus tard, Océane nous rejoignis pour un cour d’Histoire. Elle avait toujours su l’histoire du royaume bien mieux que moi. Quand ont eu fini, je donnai du temps libre aux enfants jusqu’à midi et ne m’étonna ni de voir Elise partir en courant dans la cour ni de voir Ben rester à la bibliothèque. Je retournai ensuite dans la grande salle pour travailler tandis qu’Océane partis s’entrainer dans la salle de bal. Quand vint midi, ils arrivèrent tous en même temps, Emma, Juliette et Matéo aussi. Alors qu’on allait commencer l’entrée, un garde nous interrompis.

« -Majesté, Estelle vient d’arriver. Annonça-t-il

-Merci, faites-là entrer. Répondis-je en me levant

-Suis-je en retard ?

-Tu arrives pile au bon moment. Tu es devenue une belle jeune femme, Estelle. Contente que tu sois parmi nous. Dis-je en la prenant dans mes bras

-Merci. »

Estelle mesurait à présent environ un metre soixante-quinze et était toujours aussi fine. Ses yeux bleus exprimait un bonheur sans nom et ses long cheveux noir tombait au creux de ses reins. Elle avait désormais dix-neuf ans et était devenue la miss beauté du village comme Océane à l’époque. Elle portait une jolie tunique verte et un pantalon noir. Quand je regardai Ben, je vis qu’il l’a détaillait des pieds à la tête et il rougit en croisant mon regard.

« -Viens donc t’assoir avec nous. J’ai appris pour ta mère, je suis désolée.

-Moi aussi. La maladie l’a emporter il y a peu. Mais j’ai passée de belles années avec elle.

-C’est le principal. Tu es toujours dans ton école d’art ?

-Tu le savais ?

-Disont que j’ai aidé ta mère à te trouver une place dans la meilleur école d’art. Je n’allais pas gâcher un talent comme le tiens.

-Tu n’aurais pas dut. Mais oui, j’y suis encore et je suis major de promos. J’en suis à ma dernière année avant d’obtenir mon diplôme. »

Pendant que je discutais avec Estelle, ben interrogea sa mère sur elle.

« -C’est qui maman ?

-Une jeune fille que ta mère et moi avons sauvé lors d’une accident d’avion. Elle n’avait que cinq ans. Ta mère et Estelle sont rester proche.

-Pourquoi Estelle tutoie-t-elle maman ? Elle devrait l’appelée Majesté.

-Elle devrait. Mais étant petite elle ne l’avait jamais dit et ta mère ne voulait pas que ça change.

-Pourquoi elle n’est pas venue avant ? Elle a quel âge aujourd’hui ?

-Pourquoi t’intéresse-tu à elle ainsi ?

-Oh pour rien. Répondit-il en rougissant.

-Je voie. Elle a dix-neuf ans et un talent fou en dessin. Tu pourrais lui demander qu’elle t’apprenne si tu veux passer du temps avec elle.

-Mais non je…heu…

-Très bien, alors je n’ai rien dit.

-…une chambre t’as été préparer Estelle, tu peux rester au château autant que tu veux. Tu es chez toi ici.

-Merci Elena. Ce sont tes enfants ?

-Oui. Je te présente Elise et Benjamin. Tu ne les avais jamais rencontrés.

-Enchantée. Non, on peut dire que je n’ai pas eu beaucoup d’occasion de venir au château. Ils te ressemblent.

-C’est vrai. Et Ben à son père.

-Tu ne m’as jamais parler de lui.

-Et je ne te dirais rien. C’était avant qu’on se rencontre.

-Excuse-moi. Je voulais aussi te remercier pour ce que tu as fait pour moi le jour de l’accident et après.

-J’aurais fait la même chose si j’avais trouvé quelqu’un d’autre à ta place.

-Mais tu aurais pu me laisser à un garde et retourner tous les débris de l’avion pour retrouver Océane.

-J’allais le faire mais le Dr Langstone m’en as empêché. J’étais déjà enceinte des jumeaux et après…bref ne parlons plus de ça. Je suis fier de la femme que tu es devenue. Sincèrement. »

Je passai le reste de l’après-midi à discuter avec Estelle. De temps en temps, j’apercevais Ben qui nous observaient. Finalement, vers quinze heures, alors qu’on était dans la cour, je vis Ben s’approcher avec un carnet et des stylos. Je laissai Estelle seule pour que Ben ose enfin l’approcher.

« -Tu as vue comment Ben regardait Estelle ? Me demanda Océane une fois dans notre chambre

-Oui, j’ai remarqué. C’est pour ça que j’ai quitté Estelle.

-Et qu’en pense-tu ? Elle est plus âgée que lui.

-C’est vrai mais cinq ans d’écart ce n’est pas grand-chose. Cependant s’il devait vraiment se passer quelque chose entre eux, je leur demanderais de faire attention car il n’a que quatorze ans et qu’elle en as dix-neuf.

-Tu as raison. Et puis il ne faudrait pas qu’Estelle ne l’utilise pour devenir reine.

-Estelle n’est pas comme ça mais oui, il faudrait faire attention.

-Au moins nous sommes d’accord sur ce point-là. Au fait tu avais demandé à Juliette d’installer des logiciels de protection sur leurs téléphones ? Il ne faudrait pas qu’ils apprennent ce que ta mère à fait avait qu’on leur en ait parlé.

-Oui je l’ai fait. Elle ne surveillera pas leur recherche internet ni leurs conversation mais s’ils tombent par hasard sur mon passé ou l’histoire de ma mère, le site sera bloqué et nous en serions avertie.

-Ça me rassure. Mais nous ne devrions pas attendre trop longtemps pour leur en parler. Ils sont en âge de comprendre maintenant.

-Je sais. Mais je ne sais pas si j’en serais capable.

-Il va bien falloir le faire un jour, Elena.

-Je le sais bien. »

Au repas du soir, on continua de parler d’Estelle et je surpris encore une fois Ben à l’observer. Parfois il en oubliait même de manger. Je me rappelai alors la première fois que j’avais vu Océane, une fois qu’elle s’était lavée et la façon dont j’avais réagi quand Emma et Juliette m’avais dit que j’étais amoureuse d’elle alors que je ne les avais pas écoutés. Résultat, elles avaient eu raison puisque j’étais mariée avec elle depuis quatorze ans et nous avions désormais deux magnifique enfants ensemble. Je ne peux m’empêcher de sourire en la regardant. Elle croisa mon regard et me souris en retour. Même avec ses trente-six ans, elle était toujours aussi belle et mon amour pour elle ne cessait de grandir de jour en jour. Cela faisait quatorze ans que je vivais avec elle dans le bonheur, dans la joie et la liberté. C’était les quatorze plus belles années de ma vie. Ensemble et même séparément nous avions vécu plein de chose pour en arriver là. Si ma mère été toujours en vie, elle serait encore au pouvoirs malgré son âge avancé et mes trente-cinq ans. Je n’aurais jamais rencontré Océane et n’aurais jamais eu mes deux enfants. Elle m’aurait surement mariée avec un prince pour conclur une alliance et je serais toujours prisonnières du château. Si elle été toujours en vie, je n’aurais jamais vécu ce qui fait de moi qui je suis, la femme que je suis aujourd’hui. Quartorze ans plus tard, je suis toujours soulagée qu’elle soit morte ce qui m’as permis de me découvrir, de devenir qui je voulais être et d’avoir eu la chance de fonder ma propre famille.

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