Chapitre 14 : La magie oubliée

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Ibytrem éprouvait un étrange sentiment de malaise. Installé sur la chaise grinçante de son bureau, ses mains posées sur ses accoudoirs, il prêtait une attention vacillante à son environnement. D’aspect malingre dans son ample robe de mage verte, il peinait à relever la tête. Ni la chaleur extérieure, ni son aveulissement progressif ne le géhennait mentalement. En réalité, la présence d’autant de membres dans la même pièce l’étouffait, car il n’en avait plus l’habitude.

Amroth resserrait ses phalanges sur la table, la sévérité creusant ses traits. À la limite de la hargne, il s’évertuait à rendre souple son épaule soigneusement couverte par un bandage, mais il en étouffait des rictus de douleur. À ses côtés, Anlika frottait sa douce main sur son épaule en vue d’apaiser sa blessure, sans toutefois détacher son regard de son maître. Erihelle exprimait son exténuation différemment de l’archère. De fait, la jeune femme relâchait ses bras et inspirait par saccades, presque extérieure à la scène. Muette et nonchalante, son amie Alga était adossée contre le mur latéral, près de la basse commode. Seule sa curiosité l’incitait à écouter la conversation dont elle n’était qu’une simple spectatrice. Son collègue, Hermod Gunnof, patrouilleur d’une trentaine d’années de chevelure châtain foncé et équipé d’une brigandine en cuir, agissait pareillement. La seule disparité entre eux deux résidait en la raison les ayant menés vers ce bureau. En effet, si la patrouilleuse s’enquérait de son amie, son confrère, lui, s’était amené sur demande personnel du mage. Occupés à enseigner la magie à leurs élèves, Ludia et Cabain n’avaient pas pu se libérer, au grand regret d’Amroth.

Ibytrem oubliait dans la minute chaque mot débité. Il comprenait le sens général du développement d’Amroth, mais il ne parvenait pas à rester concentré. Pourtant, son ouïe était encore impeccable. Malgré tout, il se contentait d’hocher la tête. Quand Erihelle reprit avec moins d’entrain mais plus de retenue, il se redressa malhabilement et tendit l’oreille.

— Finalement, cette mission, c’était plus de peur que de mal, dit-elle. Ces mages nous ont terrorisés, surtout Anlika, mais ils nous ont laissé en vie alors qu’ils auraient pu nous tuer. C’était intriguant. Nous sont-ils vraiment hostiles ? Ils ont exécuté notre ennemie tout en nous épargnant… Qu’est-ce que cela signifie ?

— Qu’insinues-tu ? grommela l’archère. Ils ont revendiqué que la forêt de Zéliak était leur territoire. Ce sont donc nos ennemis.

— Parfaitement, renchérit Amroth en s’écartant de la table. Ces mages ont été capables de tuer la mercenaire instantanément, alors qu’Erihelle et Anlika l’avaient affrontée à deux. Je n’ai jamais vu un tel type de magie. Dans tous les cas, elle est dangereuse et doit être combattue.

— Vous vous précipitez trop, releva Erihelle. Au lieu de chercher directement à les combattre, ne devrions-nous pas nous interroger sur leurs motivations ?

— Ce n’est pas comme ça que fonctionne la justice, rétorqua Anlika. Notre but est d’arrêter toutes les personnes dangereuses pour la sécurité de Graef. Vu de quoi ils sont capables et ce qu’ils nous ont dit, ils sont clairement hostiles. Inutile de tergiverser !

— Ne vous disputez pas, supplia Ibytrem. Vous me livrez tous trois une même nouvelle : les rumeurs étaient fondées. Plusieurs personnes m’avaient déjà parlé de mages renégats aux intentions belliqueuses, mais je ne voulais pas y croire. Je savais que tous les mages n’agissaient pas pour le bien du royaume. Par contre, j’ignorais l’étendue de leurs pouvoirs. Comme Erihelle l’a soulignée, c’est intriguant. Ils sont si proches d’ici…

— Voilà pourquoi j’ai fait venir les patrouilleurs ici, dévoila le mage. Je pense sincèrement que se mettre à leur recherche doit être notre priorité, et ils sont les meilleurs pour ça. Si possible, la plupart doivent intervenir, car ils ne sont pas beaucoup.

— La forêt de Zéliak est immense, intervint Hermod, et je doute que tous ces mages se terrent au même endroit. De plus, si vos descriptions sont réalistes, alors ils sont capables de tuer instantanément n’importe qui, et sans se fouler. Ne serait-ce pas trop risqué pour nous ? Nous sommes impuissants face aux désastres dont la magie est capable…

— Je suis prête à prendre le risque, affirma Alga avec une résolution surprenante.

Le patrouilleur la dévisagea d’un air dubitatif lorsqu’elle se rapprocha de ses alliés. Satisfait de son attitude, Amroth la gratifia d’un sourire incongru. Par-devers Ibytrem, seule Erihelle n’était pas irrésolue concernant la problématique. Le vieil homme porta une main à sa barbe et la gratta avec nonchaloir.

— Je ne vais pas t’empêcher de lancer une traque, assura-t-il. Après tout, Amroth, tu es responsable et déterminé. Nul doute que ta description est réaliste. Néanmoins, j’estime que cette traque ne doit pas être non plus irréfléchie. Même si leurs intentions vous paraissent nébuleuses pour le moment, elles doivent s’éclaircir. Renseignez-vous sur leurs motivations autant que possible. Notre royaume comporte un grand nombre de mages, il est donc étrange que nous ne connaissions pas toute la magie. J’aimerais aussi que…

Il n’eut pas le temps d’achever ses instructions que la porte s’ouvrit à la volée. La stupéfaction des membres fut d’autant plus grande que l’homme qui se présenta n’était nul autre que Pilan Cale. En dépit de sa précipitation, l’adjoint affichait une outrecuidance notable. Le jeune homme ne passait jamais inaperçu : son médaillon argenté scintillait légèrement et sa veste typique tout de noir lui seyait. Dès qu’il l’aperçut, Ibytrem se releva d’un geste inusuel pour un homme de son âge et haussa la voix.

— Sortez tous, ordonna-t-il en tentant d’être autoritaire. J’aimerais m’entretenir seul avec Pilan. Laissez-nous en privé.

Amroth émit un râle de protestation, aussitôt réfréné par son épouse. Hormis lui, nul ne s’opposa à la volonté de leur supérieur. Tandis que le second s’approchait de la table, l’allure détachée, les membres se soumirent à l’ordre. Les patrouilleurs s’en allèrent en premier, rapidement suivis par l’archère et le mage. Erihelle croisa successivement les regards indécis d’Ibytrem et de Pilan, puis elle franchit le seuil en agrippant mollement la poignée. La fermeture de la porte engendra un fugace courant d’air qui souffla quelques peu sur la chevelure noire de l’adjoint.

Dès que le souffle s’estompa, le second fixa le maître et entama la conversation.

— Désolé, maître, s’excusa-t-il. Je n’ai pas réussi à sauver votre frère.

Ibytrem faillit se rasseoir, tant Pilan avait jeté d’emblée un froid dans le dialogue. À la place, il baissa la tête et se rembrunit. Un soupçon de curiosité se lisait sur sa figure.

— Pilan, que s’est-il passé ? demanda-t-il d’une voix faible. Comment mon frère aîné a-t-il péri ?

— Je ne dois plus rien vous cacher, s’épancha-t-il. Alors voilà, le décès de Thosur est lié à un apprentissage de la magie oubliée qui a mal tourné. Croyez-moi, je ne voulais pas lui causer du tort, mais il s’est trop précipité. Sa soif de connaissance aura eu raison de lui…

— Mais de quoi parles-tu, Pilan ? Que lui as-tu appris ? Je ne comprends pas…

— Je ne peux pas vous le révéler ici, s’aperçut Pilan. Suivez-moi, je dois vous montrer quelque chose. Quelque chose qui changera votre conception même de la magie.

Perplexe, Ibytrem ne consentit pas directement à se plier à sa volonté. De surcroît, ce qu’il venait de révéler à propos de son frère l’intriguait beaucoup. Il parvint à passer outre ses appréhensions et à quitter son bureau, à bonne distance du mage.

Cette approbation le conduisit dans les recoins de la base, lors d’une interminable errance. Le parcours en question consista en une succession de marches de pierre rugueuses à l’abri des regards indiscrets. Si Pilan se déplaçait avec vivacité, Ibytrem peinait à descendre les escaliers. Ses jambes trémulaient, son dos souffrait de courbatures et, pour ne pas glisser, il était forcé de s’appuyer contre les murs. Par commisération, le second s’arrêtait régulièrement afin de laisser le vieil homme le rattraper. Chaque fois qu’il se situait à trois marches de lui, le mage poursuivait sa descente avec un rythme similaire, le distançant derechef. Une opacité lugubre se propageait à mesure qu’ils s’enfonçaient vers des endroits plus obscurs. Près de leur destination, Pilan dut générer un sort de lumière afin de mieux s’y repérer. Ainsi, une sphère bleuâtre flotta à hauteur de son buste et illumina les alentours.

Ils atteignirent un couloir aussi étroit que les escaliers en colimaçons menant au sous-sol. La longue allée droite comprenait un dallage triangulaire et des murs en grès envahi d’une poussière tenace. Par ailleurs, il régnait une odeur si particulière que le vieux maître voulut se couvrir le nez. Il se rétracta car le comportement de Pilan le troublait plus encore. Le jeune homme parcourut le couloir avec une aisance frappante. Ibytrem n’osa pas faire un pas de plus dans le silence.

— Cela fait longtemps que plus personne n’est venu ici…

— Personnellement, j’y allais toujours, affirma arrogamment son guide. Il est facile de cacher des secrets au sein de la guide…

Sur cette assertion, Pilan s’immobilisa à la première porte à sa droite. D’apparence, rien ne la distinguait des autres, bien qu’elle semblât enfoncée à même le mur. Quand Ibytrem le rejoignit, il essaya de l’ouvrir, mais malgré son acharnement sur la poignée, rien ne se mouvait. D’un air dédaigneux, son second haussa son bras. Armé de virtuosité, il fit apparaître un halo bleu y apparut, beau mais éphémère. Ibytrem tressaillit lorsqu’un cliquetis stridulant retentit. À son tour, l’adjoint agrippa la poignée. Sans aucune difficulté, il l’ouvrit et pénétra dans la pièce.

Pilan tendit l’index et permit à la boule d’illuminer l’ensemble de la pièce. En l’absence de magie, elle ne disposait d’aucune source de lumière, excepté des bâtons accrochés à des socles rouillés sur les murs. Ces anciennes torches ne fonctionnaient plus depuis longtemps, puisque leurs bouts étaient consumés. Contre les murs latéraux, des étagères en ébène contenaient une pléthore de livres. Sur chacune d’entre elles, des bouquins de centaines de pages s’alignaient selon la couleur de leur reliure, allant du carmine au mordoré. Au surplus, une table d’alchimie occupait le coin opposé de la salle, inutilisé depuis un certain temps, vu qu’aucun flacon n’y trônait.

Le second s’arrêta au milieu de la pièce et balaya du regard l’ensemble des livres qui appartenaient à la guilde. Ibytrem l’imita avec moins de vélocité. Il en reconnut quelques-uns, mais il ignorait que Pilan en avait collectionné autant au cours de sa carrière de défenseur de la justice. Alors qu’il sentait ses jambes flageoler, il examina l’adjoint du regard, lequel se préoccupait davantage des lieux. Le vieil homme comprit alors la raison de sa venue et resta bouche bée.

— Attends un peu…, se souvint-il. C’était ici que tu avais amené mon frère avant que vous ne partiez à Dagoni ?

Pilan opina du chef. Devant la stupéfaction de son maître, il haussa les sourcils et décocha un sourire déconcertant.

— Thosur était un mage plus curieux qu’il ne le paraissait, révéla le jeune homme. Contrairement à vous, il n’a pas choisi de se servir de ses connaissances pour protéger Graef de ses menaces internes.

— Je pense surtout qu’il ne m’a jamais pardonné, murmura à demi-mot le vieil homme.

— Oui, vous m’aviez raconté que votre passage à l’âge adulte ne s’était pas bien passé. Que vous aviez accidentellement tué votre petit frère en expérimentant de la magie dans une grande tour sans savoir qu’il vous avait suivi. Vos parents ne vous avaient pas pardonné non plus et vous vous êtes lancés dans l’exploration du vieux continent pour cette raison. Mais ne divergeons pas. Toujours est-il que votre aîné vous ressemblait plus qu’il n’osait l’admettre.

— Pilan, s’impatienta Ibytrem, réponds-moi franchement. Quelle est cette histoire de magie oubliée ? Toute ma vie, j’en ai entendu des échos, des rumeurs, des signes, mais je n’ai jamais eu de définitions concrètes. Soulève ce mystère pour moi. Rends-moi service.

Au lieu de satisfaire son supérieur, Pilan poursuivit son parcours de la pièce. En sifflotant, il se dirigea vers l’étagère du milieu du mur latéral et jeta un coup d’œil à la plus haute étagère, là où des livres à la reliure noire étaient disposés selon une symétrie rigoureuse. Il attrapa le dos d’un épais bouquin de la gauche et l’amena vers son maître alors que ses doigts glissaient sur l’entrenerf. Subitement, il souffla dessus. La poussière sur les pages disparut instantanément. De cette manière, le titre à l’écriture curviligne se dévoila.

La magie interdite de l’historien de Shaden Zayn, lut-il à voix haute. Ce livre comporte l’histoire de la magie que le peuple Graefien n’aurait jamais dû oublier.

— Tu cachais ce livre-là sans m’en avoir jamais informé ? s’étonna Ibytrem. Quoi d’autre as-tu omis de me révéler ? C’est le moment ou jamais, Pilan…

— Maître, êtes-vous bien d’accord que l’un des buts des mages est de connaître le mieux possible tous les secrets de la magie ? Votre curiosité vous a menés dans l’ensemble des royaumes de Déra, et même sur le vieux continent. N’y avez-vous pas vu des phénomènes étranges, comme des sorts dont vous n’aurez pas soupçonné l’existence ?

— C’est vrai, concéda le vieux maître avec humilité. Mais si ces sorts furent interdits dans nos royaumes, il y avait bien une raison, n’est-ce pas ?

— Ce livre le relate très bien, relança Pilan en saisissant l’opportunité. Les lois interdisant ces sorts furent établies quelques années après que la colonie de Déra fût fondée, au moment où les trois enfants de Thaob étaient encore adolescents. Parmi les hommes et les femmes qui entouraient le seigneur des lieux, une magicienne particulièrement influente tenta de mettre la magie au cœur des préoccupations. Elle s’appelait Izarde Taar, un nom que peu de gens prononcent aujourd’hui. Au fur et à mesure, elle tenta de convaincre Alka du bien-fondé de ses intentions, mais sa réputation ne la trompa pas. Elle dénonça l’attitude de la mage auprès de son père, ce qu’Izarde n’apprécia guère. Entourée d’un groupe d’alliés, elle détruit une partie de Dagoni et faillit assassiner Thaob. Elle et ses alliés furent arrêtés à temps, mais elle avait causé des dommages irréversibles. À partir de ce jour, les sorts considérés comme les plus dangereux furent interdits et quiconque les utilisait était enfermé ou tué.

— Avec toutes les légendes circulant autour des Fondateurs, interrompit Ibytrem, comment se fait-il que celle-ci ne soit que très peu connue ?

— Parce que le temps passa, et la magie interdite devint la magie dite oubliée. À cause des ravages dont elle est capable, on a préféré oublié son existence. Cependant, les véritables mages ne sont pas dupes. Pour cause, les lois sur la magie varient d’un royaume à l’autre sur le vieux continent, mais il n’y a qu’à Déra qu’une scission aussi nette a été faite. Ne soyez pas naïfs, Ibytrem : pratiquement toutes les magies peuvent être mortelles. Que l’on périsse d’une spirale de magie noire ou d’un rayon incandescent de magie élémentaire, le résultat est le même. Un déséquilibre s’est créé avec le temps. Il est primordial de le rétablir, ou les conséquences risquent d’être dévastatrices. À force de vouloir plus de sécurité, nous en avons oublié nos propres origines.

Sans écouter les dernières phrases de son interlocuteur, Ibytrem recula de quelques pas, le front en sueur. Il dévisagea Pilan, le visage livide, malgré la placidité du jeune homme.

— Tu maîtrises donc cette magie oubliée ? demanda en rhétorique le vieil homme, interloqué.

— Depuis un certain temps, en effet, confirma le second. Croyez-moi, je suis loin d’être le seul. Je viens vous proposer de l’apprendre aussi.

En plein ébahissement, Ibytrem tenta de se dérober, mais les lieux le ceignaient dans cet environnement sombre. À cet instant, il redécouvrit son second, et cette vision lui amena des frissons incontrôlables. Dans une optique de le comprendre, il gambergea, mais son malaise le rattrapa. Face à lui se présentait un jeune mage débordant de connaissances et d’assurance. Une sensation tarauda l’esprit du vieil homme, celle de le rencontrer pour la première fois.

— Dans votre état, ça ne peut que vous être utile, insista Pilan. Regardez-vous donc. Vous tenez à peine debout. On dit que la magie permet de rester en forme. Il est vrai que vous avez vécu pour l’instant plus que la moyenne, mais justement, vous ne devez pas simplement mourir de vieillesse avant d’avoir accomplir votre destinée. En apprenant la magie oubliée, vous n’avez rien à perdre. Vous aurez l’esprit tranquille de tous les mystères qui assaillissent votre esprit et vous comprendrez mieux le monde qui nous entoure. Qu’en pensez-vous ? Allez-vous accepter ?

Ibytrem ne répondit pas, car il ignorait comment satisfaire les attentes de son second. Il ne savait pas non plus s’il était prêt à risquer la fin de sa vie pour assouvir sa soif de connaissances. Son physique faiblissant l’entraînait inexorablement aux portes de la mort. Songer à ce destin sinistre le paralysait. De nouvelles opportunités se présentaient à lui, là où il imaginait préparer la génération subséquente, et ainsi préserver son héritage. Il cessa de s’emmurer dans ses pensées au frémissement ostentatoire de Pilan.

— Attendez-moi ici, exigea-t-il, l’oreille tendue.

Ce disant, il tendit le livre au vieil homme, se dirigea vers la porte et alla vers le couloir en y propageant sa lumière magique. Dans l’obscurité réduite par sa venue, il repéra Erihelle. Cette dernière s’était glissée subrepticement jusque-là en les suivant. D’instinct, Pilan tendit son bras et ouvrit sa paume vers elle. La mage demeura impavide face à la menace physique de la part de Pilan, nonobstant une goutte de sueur suintant sur son front. Afin d’exhiber son absence de peur, elle croisa les bras et arqua un sourcil. Une lueur s’accrut entre l’index et le majeur de l’adjoint, mais il préféra laisser le bénéfice du doute à la jeune femme.

— Pourquoi nous as-tu suivis ? questionna-t-il d’une voix agacée.

— J’étais curieuse, répondit franchement Erihelle.

— Tu as entendu ce que nous disions ?

— La majorité, avoua-t-elle sans gêne. Pourquoi, ça vous dérange ? Je me doutais déjà que vous maîtrisiez une magie illégale. Vous n’avez fait que confirmer mes soupçons.

— Je vois que tu es extrêmement curieuse, Erihelle. Quand cesseras-tu de fouiner partout ?

— Je crois que nous nous sommes mal compris. Je ne suis pas venue ici pour ensuite vous dénoncer.

Pilan fronça les sourcils de perplexité et joignit les bras en attendant une justification correcte de la jeune femme. Déterminée, Erihelle fixa Pilan dans les yeux.

— En fait, j’aimerais apprendre la magie oubliée.

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