Fantaisie (Partie 1)

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Ce chapitre ainsi que tous ceux du même nom n'ont strictement aucun lien avec le roman, il s'agit de ma participation au Narrathon 2018, un concours de nouvelles annuel dans mon lycée. Le but est simple : les participants ont six heures pour écrire un texte commençant par une même phrase : "Un jour, nous nous sommes retrouvés sous un arbre, à la lisière du village." Je me suis amusée avec une parodie de FFVII mélangée à Papy Grenier !
Ce n'est donc pas la peine d'annoter, lisez et riez si vous trouvez ça drôle, c'est tout ce que jej vous demande !

« Un jour, nous nous sommes retrouvés sous un arbre, à la lisière du village. La lune livide brillait paisiblement dans l’empyrée, nous enveloppant dans un halo blafard. Le vent taquin nous caressait la peau et jouait gaiement dans nos cheveux emmêlés, nos mèches diaprées volaient au gré des bourrasques printanières. Assis dos à dos sous le chêne centenaire, nous contemplions les astres suspendus dans le firmament, tels des… des taches de sauce sur un T-shirt.

— Mais Papy, c’est pas du tout poétique, ça ! interrompit un bambin.

— Oui, bon, j’avais plus d’inspiration, grommela le vieillard cacochyme en caressant sa barbe fournie.

— Et puis, c’est pas le jour, mais la nuit, puisqu’il y a la lune !

— Bien moi je te dis que c’est le jour ! Y a pas de règle qui interdit à la lune de nous illuminer de sa sombre clarté qui tombe des étoiles… Euh, je crois que je me suis perdu, là.

— Et après ? poursuivit un des quatre enfants installés en face de lui, suspendus à ses lèvres.

— Après ? Et bien… Nous avons passé environ dix minutes sous ce pommier.

— Mais tu avais dit que c’était un chêne !

— Bon, vous voulez que je la raconte, cette histoire, non ? C’est moi qui décide ! Si je te dis que c’était un prunier, alors c’en était un ! Zut, à la fin ! Alors, où en étais-je ? Ah oui, donc ce moment romantique et tellement cliché prit fin assez rapidement, lorsque nos parents découvrirent que nous avions fugué et nous ramenèrent à la maison manu militari. Ils nous privèrent de sorties pendant deux semaines, mais nous avions attrapé la crève, alors nous restâmes tout ce temps au fond de nos lits.

— C’est tout ? interrogea une fillette, la déception peinte sur son visage juvénile.

— Raconte encore ! renchérit son frère en dardant son regard céruléen sur son grand-père.

Désemparé, ce dernier croisa les mains sur sa canne et se racla la gorge. Le feu crépitant dans l’âtre derrière lui diffusait une agréable chaleur dans le salon exigu où il passait le plus clair de son temps, et les tableaux accrochés aux murs lui évoquaient de douces réminiscences de sa lointaine et mémorable jeunesse. Devant l’air implorant de la chair de sa chair, il ne put résister et fondit de tendresse.

— Très bien, je vais vous raconter la suite de mes aventures avec… Comment elle s’appelait, celle-là, déjà ?

— Nana Numéroïn, lui rappela la plus petite de ses descendantes. Comment ça se fait que tu ne te souviennes même pas du nom de Mamie ?

— Oui, c’est vrai, ça me revient. On va l’appeler Nana, pour plus de facilités. Nous avons grandi ensemble à Nibelheim, un village situé dans les régions septentrionales d’Ouranos juste au-dessus d’une décharge de cabines téléphoniques. Nous étions naturellement beaux – après tout, nous étions des personnages principaux ! Je me souviens de ses magnifiques cheveux noirs avec une touche de pourpre, et ses yeux verts profonds et intelligents, deux abîmes insondables où je me plaisais à plonger…

— Vous n’étiez pas un peu jeunes, Papy ?

— Mais non, c’est normal, en tant que personnage principal, j’avais droit à un crédit d’une amie d’enfance à courtiser dès le début de l’aventure – même si j’ai dû le négocier cher avec l’assurance, vous imaginez pas le boulot que c’est… Enfin bref, passons les étapes inutiles et qui n’intéressent que les fans hardcore, blablabla, on a grandi, on est devenus encore plus beaux, parfaits, divins, musclés et charismatiques, jusqu’à atteindre l’âge requis pour débuter une aventure : vingt ans. Nous avions acquis une maîtrise irréprochable des techniques de combat, elle avec ses poings gantés, moi avec mon épée titanesque, Bustier. Je me trimballais avec cet amas de métal dans le dos, mais cela s’avérait peu pratique lorsqu’il s’agissait de la dégainer, vu qu’elle était presque aussi grande que moi et qu’il est impossible de toute façon d’étendre le bras plus loin que ne le permettent les articulations humaines. Toujours est-il que nous étions forts, et avions toutes les qualités exigées pour le casting : le beau gosse blond aux yeux bleus et la fille qui ne sert à rien d’autre qu’à respecter le cahier des charges pour la parité. Un jour, nous partîmes pour la Terre du Milieu…

— Papy, c’est pas la Terre du Milieu, c’est du plagiat sinon !

— Pas faux. Ce n’est pas de ma faute si les designers de l’aventure n’avaient aucune inventivité en matière de noms !

— Pourquoi pas Midgar ? suggéra le petit garçon.

— Va pour Milieugare.

« Donc, nous décidâmes de quitter ce village envahi par la pollution et enseveli sous les cadavres s’amoncelant des cabines téléphoniques, vestiges de la gloire passée des hommes. Nous avions dans l’esprit de rejoindre un groupe écologiste, PELLETÉE, qui combattait courageusement depuis des décennies la société à la source de cette décadence, Dé-mon. À sa tête, le terrible Professeur Wyxiçuïn, qui ambitionnait de... En fait, je ne sais pas vraiment ce qu'il voulait, ça n'a jamais été très clair. Mais ce qui est sûr, c'est qu'il était méchant ; avec un nom pareil, si dissonant et contrastant tellement avec les nôtres, il ne pouvait être que le boss final de l'aventure ! Mais là n'est pas la question.


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